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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:35

Primaire de la gauche : pourquoi Valls a du souci à se faire pour le second tour

L'ancien Premier ministre n'est arrivé qu'en deuxième position à l'issue du premier tour, derrière Benoît Hamon. Sans (grandes) réserves de voix, il se retrouve désormais dans la position d'outsider.

Manuel Valls, le 22 janvier 2017, à Paris.
Manuel Valls, le 22 janvier 2017, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Compliquées. C'est bien le mot qui convient pour qualifier les chances de Manuel Valls de l'emporter au second tour de la primaire de la gauche. L'ex-chef du gouvernement de François Hollande n'a obtenu que la deuxième place, dimanche 22 janvier, à l'issue du premier tour. Avec plus de 31% des suffrages, il devance certes (et élimine) Arnaud Montebourg mais arrive derrière Benoît Hamon et ses 36%. Devant ses partisans, Manuel Valls a tenté de faire bonne figure, se disant "heureux de [se] retrouver face à Benoît Hamon". Mais, à moins de créer une grosse surprise durant cette dernière semaine de campagne éclair, l'ancien Premier ministre voit s'éloigner ses chances de remporter la primaire.

>> DIRECT. Suivez les résultats et les réactions après le premier tour de la primaire

Parce que la dynamique est du côté de Benoît Hamon

Les soutiens de Benoît Hamon en sont persuadés : l'ancien ministre de l'Education a le vent en poupe. "Rien n'est gagné mais la dynamique est clairement de notre côté", soutient Régis Juanico, député de la Loire et porte-parole de Benoît Hamon, interrogé par franceinfo. Même les proches de Montebourg le reconnaissent. "Il s'est passé quelque chose lors de 'L'Emission politique' de France 2, les gens l'ont découvert", explique par exemple le député Laurent Baumel, qui admet que certaines idées de Hamon étaient plus novatrices. Le député des Yvelines a notamment frappé les esprits avec son idée de revenu universel. Celui qui se rêvait en "François Fillon de la primaire de gauche" pourrait donc réussir son pari, au détriment de Manuel Valls.

Parce que Manuel Valls a peu de réserves de voix

Pour l’instant, seule Sylvia Pinel et ses 2% ont annoncé rallier l’ancien Premier ministre. François de Rugy et ses presque 4% pourrait venir s’ajouter une fois que le candidat écologiste aura rencontré les deux finalistes, mais dans tous les cas, cela n’augure pas d’une réserve de voix importante pour Manuel Valls, qui a déjà un retard de cinq points à combler.

En face, Benoît Hamon peut déjà compter sur les un peu plus de 17% d’Arnaud Montebourg. La configuration de ce premier tour ressemble un peu à la primaire de la droite, où François Fillon avait finalement conforté son avance lors du second tour. Mais rien n'est perdu pour le candidat Valls, selon son porte-parole David Habib : "La réponse au deuxième tour, c'est la mobilisation. La politique, ce n'est pas une addition. Il y a un tel réservoir de votants : il faut qu'on arrive à atteindre 2,5 millions de participation." 

Il faut qu'il fasse du Valls, absolument. Surtout s'il veut mobiliser 500 000 ou un million d'électeurs en plus.

David Habid

à franceinfo

Parce que le second tour risque de tourner au "tout sauf Valls"

"Le second tour risque de tourner en un référendum anti-Valls", observe encore Régis Juanico, soutien de Benoît Hamon. Depuis le début de la campagne, l’ancien Premier ministre joue l’équilibriste entre la défense du bilan et la nécessité de porter un nouveau projet. "Le problème de Valls, c'est d'être un candidat de droite dans une primaire de gauche, et il porte un bilan dont personne ne veut", ironisait le camp Montebourg auprès de franceinfo durant la campagne.

La popularité de Manuel Valls reste ainsi pénalisée par son expérience à la tête du gouvernement, comme le prouve le hashtag #TSV, autrement dit "Tout sauf Valls", largement relayé sur les réseaux sociaux. 

 

Parce qu'il est difficile de se refaire une image en une semaine

Manuel Valls a donc bien du mal à se défaire du quinquennat Hollande. S'il a tenté d'infléchir son programme à gauche, les revirements de l'ex-Premier ministre ont irrité les électeurs. Sa volonté de supprimer le 49.3, lui qui y a recouru à six reprises lors de son passage à Matignon, a particulièrement marqué les esprits. "Si Valls renie Valls, il tombe dans le pot commun et ça lui injecte un soupçon d'insincérité", affirmait à franceinfo un soutien de l'ex-Premier ministre. 

Manuel Valls dispose néanmoins d'une dernière carte pour tenter d'inverser la tendance : jouer la gauche responsable et réaliste face à une gauche supposée laxiste et dépensière. C'est précisément ce qu'il a commencé faire lors de son discours dimanche soir, en défendant la "gauche responsable" face aux "promesses" qualifiées d'"irréalisables et infinançables" de Benoît Hamon. Cela sera-t-il suffisant ?

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Published by Ricky
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  • : Le blog de Zuwala Richard
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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