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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:46

Fillon maintient sa candidature : Le Maire, Lellouche, Lagarde ou encore Boutin claquent la porte

Fillon maintient sa candidature : Le Maire, Lellouche, Lagarde ou encore Boutin claquent la porte

De gauche à droite : Bruno Le Maire, Jean-Christophe Lagarde, Pierre Lellouche, Christine Boutin.

PRÉSIDENTIELLE 2017 - François Fillon a annoncé mercredi son maintien coûte que coûte dans la course à l'Élysée malgré sa possible mise en examen. Une sortie qui alimente la division à droite avec de premières défections, de Bruno le Maire et des centristes de l'UDI notamment.

François Fillon a annoncé mercredi 1er mars qu'il était convoqué le 15 mars par les juges afin d'être mis en examen dans le cadre de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope et de ses enfants. Mais "je ne céderai pas, je ne me retirerai pas", a-t-il déclaré, dénonçant un "assassinat politique".

Une déclaration aussitôt suivie de la démission de Bruno Le Maire de ses fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne du candidat Les Républicains à la présidentielle. "Je crois au respect de la parole donnée, elle est indispensable à la crédibilité de la politique" et "la condition nécessaire pour mener sereinement les efforts de redressement de la France", a affirmé l'ex-candidat à la primaire de la droite dans un communiqué.

Au lendemain des premières révélation du Canard Enchaîné sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, et de ses enfants par la suite, François Fillon avait assuré le 26 janvier au 20h de TF1 qu'il se retirerait de la course à la présidentielle en cas de mise en examen. 

Ceux qui quittent le navire

Plusieurs députés qui avaient soutenu la candidature de M. Le Maire à la primaire ont dit dans la foulée soutenir sa décision, à l'instar de Franck Riester, député-maire LR de Coulommiers, de la députée d'Eure-et-Loir Laure de La Raudière, ou du député de Haute-Saône Alain Chrétien.

"L'idée que je me fais de la Politique m'oblige à me mettre en retrait de la campagne", a aussi tweeté Arnaud Robinet, député-maire LR de Reims, lui aussi ancien soutien de M. Le Maire.

Autre retrait notable, celui de Jean-Luc Warsmann, député LR des Ardennes et ex-président de la commission des Lois. Dans un communiqué relayé sur son compte Twitter, il note que "des éléments nouveaux" sont apparus depuis la primaire. Le candidat désigné "vient aujourd'hui de réagir par des arguments et des mots que je ne partage pas. Chacun comprendra donc que je ne participerai pas à sa campagne électorale", écrit le député, qui avait défendu récemment le Parquet national financier (PNF) comme un "outil efficace" en présentant un rapport d'information sur la fraude fiscale.

La sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller a elle appelé François Fillon à prendre une décision "plus grande que son destin personnel". Cette ancienne porte-parole de la campagne d'Alain Juppé, qui estime que la situation est "très grave", demande également au candidat LR d'arrêter "de faire campagne contre la Justice". 

Ceux qui réclament son départ

Dans l'après-midi, le député sarkozyste Pierre Lellouche a demandé au candidat de se retire et souhaiteque l'élection présidentielle soit reportée. "Inaudible auprès des Français depuis plusieurs semaines, la campagne de François Fillon a atteint aujourd'hui 1er mars, un point de non-retour avec l'annonce pour le 15 mars, c'est-à-dire à deux jours de la clôture de la date du dépôt des candidatures, de la mise en examen du candidat de la droite et du centre", a écrit dans un communiqué le député de Paris.

"Face à cette situation sans précédent, j'appelle les instances de notre parti à rechercher les voies et moyens d'une sortie de crise par le haut, avec l'accord de François Fillon lui-même", poursuit le député de Paris. "Il importe également, dès à présent, d'envisager de saisir le Conseil constitutionnel aux termes des articles 7 et 61 de la Constitution, afin de demander le report de l'élection présidentielle", conclut cet élu.

Même son de cloche chez Catherine Vautrin, une des vice-présidentes LR de l'Assemblée nationale, qui souhaite que désormais "François Fillon consacre toute son énergie à défendre son honneur" et réclame "un autre candidat".

"En ce moment je pense au Général de Gaulle...", a tweeté de son côté le sarkozyste Sébastien Huyghe, en référence à la pique que François Fillon avait lancé à ses adversaires Nicolas Sarkozy et Alain Juppé pendant la campagne de la primaire. "On ne peut pas dire 'les yeux dans les yeux' aux Français qu'on se retirera en cas de mise en examen et faire le contraire aujourd'hui", a-t-il fait valoir.

Sur Twitter, Christine Boutin, ancienne ministre du Logement et de la Ville, a aussi demandé à son ex-Premier ministre de "retirer sa candidature".

L'UDI "suspend" sa participation à la campagne

De son côté, l'UDI a décidé de "suspendre" sa participation à la campagne présidentielle de François Fillon, a indiqué son président, Jean-Christophe Lagarde. 

"Je réunirai la semaine prochaine le bureau exécutif de l'UDI afin que nous prenions une décision collective", a-t-il précisé. "En attendant cette décision, la participation de l'UDI à la campagne de François Fillon est suspendue."

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Published by Ricky
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  • : Le blog de Zuwala Richard
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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