Marine Le Pen a fustigé la campagne de François Fillon, le 15 mars 2017 à Saint-Raphaël (Var).
Marine Le Pen a fustigé la campagne de François Fillon, le 15 mars 2017 à Saint-Raphaël (Var). - BORIS HORVAT / AFP
 

« Honnêtement, il faut accorder quelque chose (à François Fillon) : il a transformé sa famille en un champ de ruines, en un lieu où les coups bas succèdent aux calomnies, une grande cour de récréation où l'on ne cesse de jouer aux petits ponts massacreurs », s'est moquée la présidente du FN devant une salle comble dans cette ville voisine de Fréjus, tenue par son directeur de campagne David Rachline.

« Sa campagne est en jachère, plus rien ne se passe, François Fillon a déserté le terrain public, il est trop occupé à essayer de se rabibocher avec ceux qui ont voulu le lâcher, le voilà à reprendre sans cesse ses négociations avec ses amis de l'UDI », avec qui un accord a été conclu mardi, « qui veulent toujours plus et surtout toujours plus de circonscriptions » législatives, a ajouté l'eurodéputée.

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« Quant à son projet (...), il y a quelques jours, voilà qu'il nous le présentait pour la troisième fois alors même que ce projet devait être celui de la primaire et ne pas bouger ! », a encore ironisé la présidente du FN.

L'UDI en prend aussi pour son grade

« La vérité, c'est que le projet ne bouge pas, il ressemble cruellement à cette terrible continuation de ce à quoi nous assistons depuis 30 ans, marqué par le sceau de l'ultralibéralisme, une purge irréaliste dans la fonction publique, un démontage en règle de la Sécurité sociale pour la confier aux amis assureurs, la fin des heures supplémentaires et de la durée légale du travail » , a asséné la présidente du FN.

« Ah si », a-t-elle ajouté, « Il y a deux nouveautés qu'on doit à l'UDI, un terrifiant gouvernement économique européen et la réintroduction dans son projet de l'acquisition de la nationalité par le droit du sol », s'est-elle inquiétée.

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Pour la candidate  Le Pen, François Fillon, comme Emmanuel Macron, dont les sondages actuels font son adversaire lors d'un second tour éventuel, sont des « variantes de la feuille de route imposée par Bruxelles à la France. » Ils « diffèrent à la marge et poursuivent un seul objectif, l'enterrement définitif de la France », alors que sa campagne, dont elle a longuement déroulé les orientations ensuite, serait un « roc » source « d'espérances ».