Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:41

«Pourri», «ruine», «escroc»... Entre Gattaz et Hamon, la guerre est déclarée

POLEMIQUE Les invectives fusent entre le patron des patrons et Benoît Hamon…

Benoît Hamon et Pierre Gattaz le 7 juillet 2014.
Benoît Hamon et Pierre Gattaz le 7 juillet 2014. - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

 

Ça sent la poudre. Depuis quatre jours, la tension grandit entre le patron des patrons et le candidat socialiste à la présidentielle. Si vous avez raté le début, 20 Minutes rembobine le film.

Acte I : Gattaz sonne la charge

Il n’y est pas allé de main morte. Dimanche dansLe Parisien, le président du Medef sort la sulfateuse. Il estime que Benoît Hamon est « dans un scénario destructeur pour l’économie française ». « Voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c’est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée », affirme-t-il.

>> A lire aussi: Marine Le Pen le jure aux patrons, «elle n’est pas le grand méchant loup» qu’ils croient

Acte II : Le scud de Hamon

Lundi, Benoît Hamon sonne la charge : « M’associer au projet de Marine Le Pen, c’est bien la preuve qu’il y a quelque chose de pourri à la tête du Medef ». « Si on en est arrivés à faire un signe "égal" entre le projet de Mme Le Pen et le projet de Benoît Hamon, c’est franchement qu’il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans la tête d’un certain nombre de dirigeants de ce pays », insiste le socialiste au cours d’une conférence de presse présentant ce que seraient les six premiers mois de son action présidentielle. Il réclame au passage des « excuses » de Pierre Gattaz.

« Qui ne voit que toutes les politiques encouragées par le Medef, de recul des services publics, de suppression des postes de fonctionnaires, de démantèlement du modèle social français, ont conduit à la prospérité du Front national ? Qu’il s’interroge sur sa propre responsabilité », attaque le candidat. « Je n’accepte pas que le candidat de la gauche que je suis, issu d’un scrutin populaire, soit associé à Marine Le Pen, c’est inadmissible », tonne Benoît Hamon, jugeant que Pierre Gattaz est « durablement disqualifié » pour être au nom du patronat un partenaire de la négociation sociale.

Acte III : Gattaz persiste

Des excuses de Pierre Gattaz ? Certainement pas. Lors de sa conférence de presse mensuelle, mardi, le patron des patrons remet le couvert : « Il ne faut pas se tromper de choix », insiste-t-il, mettant en garde contre « les apprentis sorciers de l’économie », que sont, à ses yeux, Mélenchon, Le Pen et Hamon. Il se dit de nouveau « inquiet » de leurs programmes, y voyant « repli », « renoncement » et « démotivation ». Pierre Gattaz va cependant plus loin dans la critique à l’égard des programmes de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen craignant des scénarios de types vénézuélien et argentin. « Regardez l’Argentine en 2000, quinze ans après vous avez encore une inflation délirante, une classe moyenne complètement paupérisée, des fonctionnaires pas payés, plus payés ou mal payés », dit-il. Quant au Venezuela, le numéro un de l’organisation patronale affirme que « la moitié de la population » y est « en dessous du seuil de pauvreté ». Résultat à l’adresse des deux candidats : « Il faut revenir sur terre ».

Acte IV : Hamon enfonce le clou

Œil pour œil, dent pour dent. Ce mercredi, Benoît Hamon dévoile son plan pour créer un million d’emplois en France dans un entretien publié dans Les Echos. Et il en profite pour tacler une nouvelle fois le patron du Medef : « Faire le lien entre ma candidature, qui conduirait selon lui à la ruine et la désolation, et Marine Le Pen est affligeant. Ça en dit long sur l’état de décrépitude du Medef. » Mardi soir, en meeting, il avait de nouveau répondu à Pierre Gattaz.

Acte V : La garde rapprochée s’en mêle

Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon, monte au créneau. « Il a raconté [Pierre Gattaz] partout que si on donnait des milliards d’euros aux entreprises, elles créeraient des millions d’emplois. Quarante milliards d’euros ont été ainsi gaspillés. Pour combien de créations d’emplois ? », se demande-t-il aujourd’hui sur CNews. « S’il y a bien une personne qui n’est pas qualifiée pour parler des politiques économiques dans ce pays, c’est bien M. Gattaz. Qu’il m’attaque en justice, c’est un escroc », ajoute-t-il, refusant que le programme de Benoît Hamon soit comparé à l’extrême droite. Avant d’enfoncer le clou : « Le grand patronat, sous le régime de Vichy, a collaboré, y compris dans les aspects les plus ignobles. Je n’ai aucune leçon de morale à recevoir de cet escroc ».

Acte VI : LA CFDT au secours de Hamon

Le leader de la CFDT Laurent Berger dénonce « l’outrance » des attaques de Pierre Gattaz à l’encontre de Benoît Hamon, jugeant « scandaleux » de mettre le candidat du PS « dans un paquet d’ultra-populisme ». « Je pense que Pierre Gattaz fait une profonde erreur de se positionner comme ça », estime-t-il ce mercredi dans l’émission Questions d’info LCP-FranceInfo-Le Monde-AFP.

Partager cet article

Repost 0
Published by Ricky
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Zuwala Richard
  • Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
  • Contact

Recherche

Liens