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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:13

Projet; les fonctions publiques.

 

Après l’emploi, les retraites, la sécurité, je vous propose de continuer notre étude comparative des programmes des principaux candidats en nous concentrant sur les propositions de chacun en matière de fonctions publiques.
Le sujet est un vrai sujet de clivage entre les candidats. Je ne l’aborde pas moi-même de manière froide et technocratique. Alors que ma formation d’ingénieur me destinait à travailler dans le secteur privé, il se trouve que j’ai fait un parcours mixte (15 ans dans le privé, 21 ans dans le public). Venant de l’industrie privée, j’ai d’abord appris à connaître, puis à respecter et enfin à aimer celles et ceux qui font vivre le service public – et notamment le service public local - dans notre pays, la France.
Alors, forcément, il y a dans cet éditorial beaucoup de subjectif, beaucoup de mon parcours personnel, à la Mairie d’Agen ou à l’Assemblée nationale.

Commençons par quelques chiffres de cadrage nationaux.
En France, la fonction publique est composée de trois versants (État, territoriale et hospitalière), qui ensemble emploient 5,65 millions d'agents fin 2015 (5,45 millions d’agents hors contrats aidés), soit un salarié sur cinq.
Nos fonctionnaires nous coûtent environ 13% de la richesse nationale en France.
Les dépenses de personnel dans la fonction publique atteignent 300 milliards d'euros en 2016 en France, soit près du quart de la dépense publique.

La fonction publique de l'État compte 2,47 millions d'agents (43,87 %), la fonction publique territoriale 1,98 million (35,17 %) et la publique hospitalière 1,18 million (20,96 %).
La part des agents de la fonction publique appartenant à la fonction publique de l’État a ainsi progressivement diminué de 7 points en dix ans au profit principalement de la fonction publique territoriale (+6 points) et de la fonction publique hospitalière (+1 point).
Avec 80 fonctionnaires pour 1 000 habitants, la France se situe au même niveau que la Belgique, loin derrière le Danemark, qui domine le classement avec plus de 145 agents pour 1000 habitants. La part des fonctionnaires français dans la population reste toutefois nettement supérieure à la médiane européenne. La plupart des voisins de l'hexagone (Allemagne, Italie, Espagne et Luxembourg) se situent sous la médiane européenne, avec moins de 60 fonctionnaires pour 1 000 habitants.

L’analyse comparative des cinq programmes principaux se divise clairement en deux parties :

- d’un côté Le Pen, Hamon, Mélenchon qui veulent continuer à recruter des fonctionnaires supplémentaires et, en même temps, à revaloriser leurs situations. C’est le même camp du déni de la réalité financière de notre pays déjà asphyxié par ses déficits et sa dette. C’est clairement le camp de la faillite de notre pays, avec les conséquences sociales dramatiques que nous avons pu voir en Grèce.
- de l’autre Fillon et Macron proposent de diminuer le nombre de fonctionnaires, mais avec des programmes d’une intensité et d’une cohérence très différente.

Après l’emploi, les retraites, la sécurité, je vous propose de continuer notre étude comparative des programmes des principaux candidats en nous concentrant sur les propositions de chacun en matière de fonctions publiques.
Le sujet est un vrai sujet de clivage entre les candidats. Je ne l’aborde pas moi-même de manière froide et technocratique. Alors que ma formation d’ingénieur me destinait à travailler dans le secteur privé, il se trouve que j’ai fait un parcours mixte (15 ans dans le privé, 21 ans dans le public). Venant de l’industrie privée, j’ai d’abord appris à connaître, puis à respecter et enfin à aimer celles et ceux qui font vivre le service public – et notamment le service public local - dans notre pays, la France.
Alors, forcément, il y a dans cet éditorial beaucoup de subjectif, beaucoup de mon parcours personnel, à la Mairie d’Agen ou à l’Assemblée nationale.

Commençons par quelques chiffres de cadrage nationaux.
En France, la fonction publique est composée de trois versants (État, territoriale et hospitalière), qui ensemble emploient 5,65 millions d'agents fin 2015 (5,45 millions d’agents hors contrats aidés), soit un salarié sur cinq.
Nos fonctionnaires nous coûtent environ 13% de la richesse nationale en France.
Les dépenses de personnel dans la fonction publique atteignent 300 milliards d'euros en 2016 en France, soit près du quart de la dépense publique.

La fonction publique de l'État compte 2,47 millions d'agents (43,87 %), la fonction publique territoriale 1,98 million (35,17 %) et la publique hospitalière 1,18 million (20,96 %).
La part des agents de la fonction publique appartenant à la fonction publique de l’État a ainsi progressivement diminué de 7 points en dix ans au profit principalement de la fonction publique territoriale (+6 points) et de la fonction publique hospitalière (+1 point).
Avec 80 fonctionnaires pour 1 000 habitants, la France se situe au même niveau que la Belgique, loin derrière le Danemark, qui domine le classement avec plus de 145 agents pour 1000 habitants. La part des fonctionnaires français dans la population reste toutefois nettement supérieure à la médiane européenne. La plupart des voisins de l'hexagone (Allemagne, Italie, Espagne et Luxembourg) se situent sous la médiane européenne, avec moins de 60 fonctionnaires pour 1 000 habitants.

L’analyse comparative des cinq programmes principaux se divise clairement en deux parties :

- d’un côté Le Pen, Hamon, Mélenchon qui veulent continuer à recruter des fonctionnaires supplémentaires et, en même temps, à revaloriser leurs situations. C’est le même camp du déni de la réalité financière de notre pays déjà asphyxié par ses déficits et sa dette. C’est clairement le camp de la faillite de notre pays, avec les conséquences sociales dramatiques que nous avons pu voir en Grèce.
- de l’autre Fillon et Macron proposent de diminuer le nombre de fonctionnaires, mais avec des programmes d’une intensité et d’une cohérence très différente.

 

Macron propose de réduire le nombre d’agents publics de 120 000 emplois sur la durée du quinquennat. Cela correspondra, selon lui, à un volume de 50 000 postes non-renouvelés dans la fonction publique d’Etat et d’environ 70 000 dans la fonction publique territoriale, où les départs en retraite vont être nombreux dans les années à venir. Les effectifs de la fonction publique hospitalière seront en revanche maintenus.
C’est un programme d’ampleur limitée qui ne permettra ni d’améliorer les conditions de rémunération des fonctionnaires actuels, ni de diminuer significativement le poids de leurs salaires dans la dépense publique nationale.

Fillon propose, au contraire, un vrai pacte de progrès pour la modernisation de nos fonctions publiques. Ce pacte se décline dans un plan d’actions concret :

- Conduire rapidement une négociation associant tous les partenaires sociaux et portant sur la progression de carrière, la modernisation de la gestion des ressources humaines et la qualité de vie au travail au sein des différentes administrations.
- Réaffecter une partie des économies réalisées à l'amélioration des rémunérations.
- Augmenter progressivement le temps de travail dans la fonction publique à 39 heures hebdomadaires, sur une base annualisée permettant aux administrations d'organiser les cycles de travail les plus adaptés à leurs missions et métiers.
- Remplacer un départ d’agents publics sur deux en moyenne à l'échelle des fonctions publiques, ce qui permettra de réduire de 500 000 le nombre d’emplois publics en 5 ans tout en maintenant un niveau de recrutement significatif sur la période
- Instituer 2 jours de carence dans la fonction publique.
- Mettre en œuvre à compter de 2018 un grand plan de modernisation de la gestion des ressources humaines au sein des administrations, dans tous les domaines clés (recrutement, évaluation, formation, accompagnement des carrières, dialogue social).

Ce programme reste bien sûr à débattre : quels secteurs pourront de manière dérogatoire recruter (armée, justice, police…), mais le praticien que je suis devenu de la fonction publique voit enfin se dessiner une vision, une perspective gagnant-gagnant pour les fonctionnaires d’abord (qui verront leurs salaires augmenter, les promotions internes se multiplier) et pour les finances hospitalières, locales et nationales…
Enfin ! La fonction publique a besoin d’un changement profond. Ce changement souhaitable, ce n’est pas celui du contre-sens qui promettent "de travailler moins et de gagner plus" avec au bout du chemin, la faillite de notre pays. Ce n’est pas non plus celui des demi-mesures.
Ce changement attendu, c’est celui de l’effort raisonnable, celui d’une réforme d’ensemble où allongement de la durée de travail, réduction du nombre de postes et augmentation des salaires marchent ensemble.
Ce programme de mouvement pour nos fonctionnaires, c’est celui de François Fillon.

 

Par Jean Dionis du Séjour, secrétaire général des Centristes
 

 
 

Macron propose de réduire le nombre d’agents publics de 120 000 emplois sur la durée du quinquennat. Cela correspondra, selon lui, à un volume de 50 000 postes non-renouvelés dans la fonction publique d’Etat et d’environ 70 000 dans la fonction publique territoriale, où les départs en retraite vont être nombreux dans les années à venir. Les effectifs de la fonction publique hospitalière seront en revanche maintenus.
C’est un programme d’ampleur limitée qui ne permettra ni d’améliorer les conditions de rémunération des fonctionnaires actuels, ni de diminuer significativement le poids de leurs salaires dans la dépense publique nationale.

Fillon propose, au contraire, un vrai pacte de progrès pour la modernisation de nos fonctions publiques. Ce pacte se décline dans un plan d’actions concret :

- Conduire rapidement une négociation associant tous les partenaires sociaux et portant sur la progression de carrière, la modernisation de la gestion des ressources humaines et la qualité de vie au travail au sein des différentes administrations.
- Réaffecter une partie des économies réalisées à l'amélioration des rémunérations.
- Augmenter progressivement le temps de travail dans la fonction publique à 39 heures hebdomadaires, sur une base annualisée permettant aux administrations d'organiser les cycles de travail les plus adaptés à leurs missions et métiers.
- Remplacer un départ d’agents publics sur deux en moyenne à l'échelle des fonctions publiques, ce qui permettra de réduire de 500 000 le nombre d’emplois publics en 5 ans tout en maintenant un niveau de recrutement significatif sur la période
- Instituer 2 jours de carence dans la fonction publique.
- Mettre en œuvre à compter de 2018 un grand plan de modernisation de la gestion des ressources humaines au sein des administrations, dans tous les domaines clés (recrutement, évaluation, formation, accompagnement des carrières, dialogue social).

Ce programme reste bien sûr à débattre : quels secteurs pourront de manière dérogatoire recruter (armée, justice, police…), mais le praticien que je suis devenu de la fonction publique voit enfin se dessiner une vision, une perspective gagnant-gagnant pour les fonctionnaires d’abord (qui verront leurs salaires augmenter, les promotions internes se multiplier) et pour les finances hospitalières, locales et nationales…
Enfin ! La fonction publique a besoin d’un changement profond. Ce changement souhaitable, ce n’est pas celui du contre-sens qui promettent "de travailler moins et de gagner plus" avec au bout du chemin, la faillite de notre pays. Ce n’est pas non plus celui des demi-mesures.
Ce changement attendu, c’est celui de l’effort raisonnable, celui d’une réforme d’ensemble où allongement de la durée de travail, réduction du nombre de postes et augmentation des salaires marchent ensemble.
Ce programme de mouvement pour nos fonctionnaires, c’est celui de François Fillon.




 

 
 

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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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