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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 05:37

Présidentielle: Ce qu'il faut retenir du débat parfois houleux entre les 11 candidats

BILAN Vous avez loupé le débat ou vous vous êtes assoupis au milieu ? Pas de problème, « 20 Minutes » vous résume l’essentiel des déclarations des 11 candidats à la présidentielle…

Les onze candidats à l'élection présidentielle dans «Le Grand Débat» sur  BFM TV et CNEWS, le 4 avril 2017.
Les onze candidats à l'élection présidentielle dans «Le Grand Débat» sur BFM TV et CNEWS, le 4 avril 2017. - Lionel BONAVENTURE / AFP

 

Un marathon télévisuel surprenant et parfois tendu. Les onze candidats à la présidentielle ont présenté leurs propositions pendant plus de trois heures, à trois semaines du scrutin. Voici les temps forts de ce premier débat du premier tour qui s’est déroulé mardi en direct sur BFMTV et CNews.

Les « petits » candidats animent le débat

Six candidats n’étaient pas là lors du premier débat le 20 mars dernier, qui n’avait réuni que les cinq favoris dans les sondages. À onze, les échanges ont été plus animés. Premier à prendre la parole selon le tirage au sort, Nicolas Dupont-Aignan, le candidat de Debout la France, a insisté sur ses « convictions gaullistes, sociales » et glissé qu’il a « toujours servi les Français sans jamais me servir », allusion aux affaires de François Fillon.

A l’extrême gauche, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud se sont affichés dans le camp de travailleurs. « Je veux faire entendre le camp des travailleurs, l’intérêt des ouvriers, caissiers, cheminots et j’inclus les chômeurs, les travailleurs condamnés à l’inactivité, les retraités, les indépendants, les artisans étranglés par le capital », a déclaré la candidate LO.

Le souverainiste François Asselineau a de son côté dressé le constat que « les dirigeants français n’ont plus les manettes », insistant sur sa volonté de sortie de l’UE et de l’Otan. « Homme en colère », Jacques Cheminade s’est, lui, élevé « contre tous ces héritiers d’un système usé qui n’ont pas voulu prendre le taureau financier par les cornes ».

Enfin, Jean Lassalle a rappelé ses origines modestes de « fils de berger, frère de berger ». « Je l’ai été moi-même », a-t-il précisé, avant de dérouler un programme de défense de l’échelon communal.

Philippe Poutou superstar

Des onze postulants à la fonction présidentielle en plateau ce mardi, il a été le plus en vue. Philippe Poutou, l’ouvrier girondin, n’a pas hésité à citer nommément François Fillon et Marine Le Pen lorsque le sujet de l’éthique en politique a été abordé. Il a dit du candidat LR qu’il se « sert directement dans les caisses » de l’Etat, ce à quoi Fillon a répondu discrètement qu’il va lui « foutre un procès ».

Sur les réseaux sociaux, Twitter en particulier, le candidat NPA a fait un bond en nombre d’abonnés et s’est retrouvé dans les sujets les plus discutés du site. Une image de lui se retournant vers son équipe a été détournée à plusieurs reprises.

Fillon ciblé sur ses affaires

Il avait été plutôt épargné lors du débat à cinq candidats le 20 mars dernier, mais mardi soir, il n’y a pas échappé. François Fillon, mis en examen mi-mars notamment pour détournement de fonds publics, a été attaqué sur ses affaires par Philippe Poutou, puis Nathalie Arthaud, avant d’être interrogé par Ruth Elkrief. Il faut dire que le thème de la moralisation de la vie politique en faisait une cible de choix, comme Marine Le Pen. Et son anaphore sur le « président exemplaire » n’a pas suffi à faire taire les attaques de ses adversaires.

Marine Le Pen ciblé par Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron

L’ancien ministre de l’Economie a pris à partie la députée européenne sur son programme économique, lui reprochant son aspect protectionniste, le taxant de « nationalisme » : « Ce que vous proposez madame Le Pen, c’est de la baisse du pouvoir d’achat pour les Français. Ce que vous proposez, c’est la guerre économique. Nous ne sommes ni la Suisse, ni la Corée du Sud. Le nationalisme c’est la guerre, moi je suis d’une région qui est pleine de ces cimetières. » Emmanuel Macron faisait référence à la Somme, dont il est originaire, et où s’est déroulée la bataille de la Somme en 1916, lors de la Première guerre mondiale.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas non plus manqué l’occasion de tacler la candidate Front national, qui défendait l’installation de crèches en mairie. « Fichez-nous la paix avec la religion », a lancé l’ancien ministre.

La directive européenne sur les travailleurs détachés fait débat

C’est l’un des sujets qui a le plus fait parler entre les candidats. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, opposés à ce texte européen, demandent son abrogation ou sa renégociation, quand Macron y est favorable car « on oublie de dire à chaque fois qu’il y a près de 300.000 Français qui sont travailleurs détachés, donc vous irez leur expliquer les uns et les autres que dès demain c’est fini pour eux ».

Le candidat de Debout la France a promis que « du premier jour de mon élection, je supprimerai la directive des travailleurs détachés, c’est inacceptable que des personnes viennent de Roumanie, de Pologne, d’Espagne et ne payent pas les charges sociales quand nos artisans, nos indépendants les payent ». Au passage, Jean-Luc Mélenchon a rappelé à Marine Le Pen qu’elle n’avait pas voté contre au Parlement européen, mais qu’elle s’était abstenue, contrairement au candidat de la France insoumise qu’il s’y est opposé.

 

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  • : Le blog de Zuwala Richard
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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