Marine Le Pen en meeting à Paris, le 17 avril 2017.
Marine Le Pen en meeting à Paris, le 17 avril 2017. - ALAIN JOCARD / AFP
 

En tassement dans les sondages, Marine Le Pen durcit ses propositions sur l’immigration. A six jours du premier tour de la présidentielle, la candidate du Front national a proposé lundi d’instaurer un « moratoire immédiat sur toute l’immigration légale » si elle parvient à l’Elysée.

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« Je déciderai d’un moratoire sur toute l’immigration légale pour arrêter ce délire, cette situation incontrôlée qui nous entraîne vers le fond. Un moratoire pour faire le point de la situation avant de mettre en place de nouvelles règles et une nouvelle régulation beaucoup plus drastiques, plus raisonnables, plus humaines, plus gérables », a déclaré la présidente du FN lors d’une réunion publique au Zénith de Paris devant environ 5.000 partisans très enthousiastes, malgré quelques chaises vides.

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Même si les frontistes évoquent souvent « l’arrêt de l’immigration » sur les plateaux télévisés, Marine Le Pen proposait jusque-là dans ses « 144 engagements présidentiels » l’engagement de « réduire l’immigration légale à un solde annuel de 10.000 » et de « supprimer les pompes aspirantes de l’immigration ».

« Avec moi, il n’y aurait pas eu les terroristes du Bataclan et du Stade de France »

« Moi présidente, le rétablissement des frontières sera mis en place dès le lendemain de ma prise de fonctions. Je recruterai 6.000 douaniers supplémentaires pour le quinquennat », a également déclaré la présidente du parti d’extrême droite.

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« Pour les réfugiés, nous mettrons en place des solutions locales avec des camps humanitaires protégés, mais chez eux ». Et « pour l’immigration, nous passerons des accords avec les pays d’origine en échange d’une coopération économique restaurée », a également prôné la candidate d’extrême droite.

 

La fille de Jean-Marie Le Pen s’est érigée en « candidate de la protection, et la protection nécessite des règles », ainsi que des « frontières ». Elle a mis en garde contre « demain, pourquoi pas, l’adhésion à l’UE du Maroc ou de l’Algérie ». « Avec moi, il n’y aurait pas eu Mohammed Merah », auteur des tueries de Toulouse en mars 2012, « avec moi, il n’y aurait pas eu les terroristes migrants du Bataclan et du Stade de France » de novembre 2015, a encore assuré la candidate.