Bruno Le Maire, député LR de l'Eure, le 14 janvier 2017.
Bruno Le Maire, député LR de l'Eure, le 14 janvier 2017. - THOMAS SAMSON / AFP
 

Le candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, qui se présente « en tant qu’homme de droite libre » aux législatives, n’aura pas de candidat de la République en marche ! (REM) face à lui lors du scrutin de juin. Une faveur accordée par le parti d’Emmanuel Macron, qui n’empêche pas Bruno Le Maire d’avoir en plus quelques exigences.

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Vendredi soir, à l’issue d’une réunion électorale à La Couture-Boussey, dans la 1ère circonscription de l’Eure, l’ancien ministre a répété qu’il était prêt « avec d’autres élus de droite, à travailler avec le président de la République ». « Sous réserve », a-t-il toutefois ajouté, « que lui-même fasse des gestes vis-à-vis de cet électorat de la droite et du centre qui a voté pour lui au second tour de l’élection présidentielle ».
Bruno Le Maire réclame « des gestes » de la part d’Emmanuel Macron. Et cite en exemple le choix du futur locataire de Matignon : « Ces gestes c’est notamment la nomination d’un Premier ministre qui soit issu de la droite et du centre ».

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République le 7 mai, Bruno Le Maire multiple les interventions dans les médias pour transmettre ses revendications au nouveau président.

Interrogé sur le fait de savoir si le maire LR du Havre Edouard Philippe, pressenti pour Matignon, serait un bon choix, Bruno Le Maire a simplement répondu que « c’est au président de la République et à lui seul de décider ». « S’il y a une vraie recomposition, si nous avons demain une majorité suffisamment large qui puisse aller du centre gauche jusqu’aux gaullistes (…) est-ce que c’est pas ça, dans le fond, la solution qui fera le mieux avancer notre pays », a-t-il estimé, plaidant pour un quinquennat utile.