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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:24

UDI

UDI: Le siège du parti centriste perquisitionné ce mercredi

JUSTICE Une enquête a été ouverte en octobre sur des soupçons d’abus de confiance et de financement illégal de campagne électorale…

Les locaux de l'UDI, situés rue des Volontaires dans le 15e arrondissement de Paris.
Les locaux de l'UDI, situés rue des Volontaires dans le 15e arrondissement de Paris. - Lionel BONAVENTURE

Les policiers de la brigade financière ont perquisitionné ce mercredi le siège de l’UDI dans le cadre d’une enquête ouverte depuis octobre pour abus de confiance et financement illégal de campagne électorale.

Cette perquisition est conduite dans le cadre d’une information judiciaire dirigée par un juge d’instruction. A ce stade, l’information judiciaire n’a donné lieu à aucune mise en examen.

Jean-Christophe Lagarde « serein »

Cette enquête avait été ouverte en octobre sur des soupçons d’abus de confiance et de financement illégal de campagne électorale après un signalement Tracfin, a précisé la source judiciaire. La période concernée va de septembre 2015 à avril 2016.

Les locaux de l’UDI, situés rue des Volontaires dans le 15e arrondissement de Paris, abritent la fédération de partis centristes. L’UDI loue l’immeuble et en sous-loue des espaces à différentes composantes. Selon le président du parti Jean-Christophe Lagarde, la perquisition vise à « vérifier les conditions de location des locaux à l’Institut Jean Lecanuet ». Cette institution présidée par le sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo occupe le premier étage depuis « un ou deux ans », a déclaré Jean-Christophe Lagarde, tout en assurant être « serein » car le loyer a été « calculé au mètre carré près ».

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:20

Présidentielle 2017: Mélenchon «se réjouirait de traiter avec Trump» sur le libre-échange

ECONOMIE « Il prétend se situer sur la base des intérêts des Nord-Américains, donc il comprendrait parfaitement que je me situe strictement sur le point de vue des Français », a déclaré le candidat à la présidentielle…

Jean-Luc Mélenchon reçu à l'Elysée, le 25 juin 2016.
Jean-Luc Mélenchon reçu à l'Elysée, le 25 juin 2016. - Y. Bohac / Sipa

Négocier avec Trump ? Pour le candidat de « la France insoumise », ça serait un véritable plaisir. Jean-Luc Mélenchon a affirmé ce mercredi sur France Inter qu’il se « réjouirait de traiter avec un homme pareil ». « Il prétend se situer sur la base des intérêts des Nord-Américains, donc il comprendrait parfaitement que je me situe strictement sur le point de vue des Français », a déclaré le candidat à la présidentielle.

Evoquant les deux accords de libre-échange, le Tafta et le Ceta, le leader du Front de gauche a ajouté : « Si Donald Trump renonce de lui-même à Tafta […] je saisirai l’occasion au bond et cette affaire serait enterrée alors qu’elle traîne depuis maintenant 1996 […] et nous réglerions en quelques jours ce problème-là, de même que nous réglerions le Ceta (traité de libre-échange de l’Europe et le Canada). »

Mélenchon et Trump, même combat ?

Jean-Luc Mélenchon n’a jamais caché sa farouche opposition au Tafta ou TTIP (en anglais), vaste accord commercial en négociation depuis des années, qui vise à supprimer les barrières douanières et réglementaires entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

>> A lire aussi : Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique de gauche le plus populaire de France, selon YouGov

Durant la campagne électorale américaine, Donald Trump avait également critiqué le libre-échange, responsable selon lui de la suppression de nombreux emplois aux Etats-Unis.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:48

Présidentielle: Le Pen a besoin de six millions d'euros supplémentaires

Présidentielle: Le Pen a besoin de six millions d'euros supplémentaires

Marine Le Pen, le 16 novembre 2016 à Paris

 

Présidentielle: Le Pen a besoin de six millions d'euros supplémentaires

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a affirmé mardi qu'il lui manquait encore six millions d'euros pour financer sa campagne, malgré le prêt d'un même montant du microparti de son père, dénonçant un "combat" des banques contre elle.

"Il manque 6 millions d'euros", a dit Mme Le Pen sur BFMTV-RMC.

"Si un parti politique est pauvre - c'est le cas du nôtre -, si les banques, pour des raisons qui restent très mystérieuses, refusent de prêter à la campagne présidentielle de Marine le Pen, alors même qu'elles n'ont aucun risque - nous sommes sûrs d'avoir les 5% et les parrainages d'élus -, on voit bien qu'il y a un acte politique derrière tout ça", a mis en cause l'eurodéputée d'extrême droite.

Marine Le Pen figure actuellement autour de 25% au premier tour dans les sondages d'intention de vote pour la présidentielle. Contrairement aux scrutins de 2007 ou 2012, l'important volant d'élus acquis depuis la dernière présidentielle devrait lui permettre d'obtenir sans difficulté les 500 parrainages nécessaires pour se présenter au premier tour de la présidentielle.

Le FN, deux de ses dirigeants et plusieurs très proches de Marine Le Pen sont renvoyés en procès pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'Etat notamment lors des campagnes présidentielle et législatives 2012, une "persécution profondément injuste" selon Mme Le Pen.

"Que (les banques) prennent le pouvoir au point d'agir pour contrer une élection aussi importante que la présidentielle, ça pose un vrai problème démocratique", a poursuivi Mme Le Pen, qui s'est dite "combattue par les banques" françaises.

"J'ai sollicité des banques européennes, anglaises, américaines, russes bien sûr, etc... La première qui me dit oui, j'accepterai", a-t-elle indiqué.

Marine Le Pen a confirmé avoir emprunté environ six millions à Cotelec, le microparti de son père Jean-Marie Le Pen. "Ce n'est pas l'argent de Jean-Marie Le Pen mais des militants du Front national".

Mais pour elle, son père, exclu du FN en août 2015 mais rétabli en tant que président d'honneur du parti par une récente décision de justice, ne doit pas rester président d'honneur. 

Dans un entretien au mensuel Causeur, elle dit qu'elle ne lui parle plus. Craint-elle qu'il sabote sa campagne par des "provocations"?, lui demande-t-on. "Il essaiera sûrement mais ça ne marche plus. Il dit des choses plus horribles les unes que les autres, et si certains journalistes lui tendent encore le micro, les Français, eux, ont tourné la page."

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:45

Fillon ne "prendra jamais de décision contraire" à "la dignité humaine"

Fillon ne

François Fillon, lors d'une visite dans un centre Emmaüs, le 3 janvier 2016 à Paris.

 

Présidentielle: "Gaulliste et humaniste", Fillon ne "prendra jamais de décision contraire" à "la dignité humaine"

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, s'est dit mardi soir sur TF1 "gaulliste" et "chrétien", raisons pour lesquelles il ne "prendra jamais de décision contraire à la dignité humaine" alors que ses adversaires taxent son programme de "brutal". 

Interrogé sur son programme concernant la sécurité sociale, il a redit qu'il avait été "caricaturé de manière scandaleuse" et qu'il "réformera la sécurité sociale" afin de "remettre de l'ordre". "J'ai été amené compte tenu de l'excès de critiques à préciser un point", a-t-il dit. 

"Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité", a-t-il affirmé. 

Accusé de vouloir procéder à une "purge" avec une baisse de 500.000 fonctionnaires et d'avoir un programme "brutal", il a rétorqué: "Je vais mettre en oeuvre le programme pour lequel j'ai été élu (...) il n'y a rien de brutal dans ce programme". 

"C'est le seul qui peut permettre le redressement national, le seul qui peut permettre d'atteindre le plein emploi", a-t-il argumenté. "La purge, c'est aujourd'hui et moi je veux qu'on en sorte", a-t-il dit. 

Il a bien assuré qu'il procéderait à la nomination d'un gouvernement avant l'élection afin d'avoir les femmes et les hommes "prêts" pour lancer "dès le 1er juillet trois grandes réformes", "sous forme d'ordonnances ou sous forme de projets de loi" a-t-il précisé, une sur "la sécurité publique", une sur "le travail", une sur "la fiscalité". 

Interrogé sur Emmanuel Macron, il a expliqué que ce dernier "était surtout un problème pour la gauche". "Il y aura trois candidats à gauche et dans le système de scrutin à deux tours qui est le nôtre, trois candidats à gauche, c'est quand même pour la gauche une sacrée menace de ne pas être au second tour". "Macron quand il aura un programme, je le commenterai", a-t-il ajouté. 

Interrogé sur ce qu'allait être son slogan, il a dit qu'il ne "voulait pas de slogan", avant d'ajouter qu'il voulait "être le candidat de la vérité". "Je veux une France forte, je veux une France qui protège les Français", a-t-il dit. 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:40

Primaire de la gauche : les grandes orientations des principaux candidats

On connaît les grandes orientations des quatre principaux candidats à la primaire de la gauche. Guillaume Daret nous explique leur "marque de fabrique".

 

Les quatre principaux candidats à la primaire de la gauche, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, ont tous la même ambition : remplacer François Hollande à l'Élysée, en mai. Deux d'entre eux incarnent le centre gauche : Vincent Peillon et Manuel Valls. "Tous les deux sont persuadés que c'est par l'Europe qu'on peut redresser notre pays, explique le journaliste politique Guillaume Daret, sur le plateau de France 2. Vincent Peillon veut un grand plan européen d'investissement de 1 000 milliards d'euros".

Des mesures pour le pouvoir d'achat en France

L'ancien Premier ministre propose quant à lui un salaire minimum européen, qui pourrait être variable selon les pays. "Pour ce qui est du pouvoir d'achat en France, Vincent Peillon veut un bouclier fiscal, mais cette fois-ci pour les plus modestes, poursuit le journaliste. Manuel Valls propose, lui, de remettre en cause les heures supplémentaires défiscalisées."

"Arnaud Montebourg et Benoît Hamon incarnent quant à eux la gauche du Parti socialiste", indique Guillaume Daret. Le premier s'inscrit dans une tendance protectionniste et souhaite que 80% des commandes publiques soit confiées à des PME françaises. Le second souhaite un revenu universel et la réduction du temps de travail.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:06

Présidentielle 2017: Marine Le Pen estime que «ses idées sont majoritaires dans le pays»

ELECTION La patronne du FN a dévoilé quelques mesures de son programme pour la présidentielle…

Marine Le Pen, le 2 décembre 2016, Paris.
Marine Le Pen, le 2 décembre 2016, Paris. - Nicolas Messyasz / Sipa Press

Marine Le Pen accélère le tempo en vue de la présidentielle. La présidente du Front national avait passé l’année 2016 de manière relativement discrète. 2017 s’annonce tout autre.

Ce mardi matin, la patronne du FN était sur le plateau de BFMTV pour sa grande rentrée. D’emblée, Marine Le Pen a affirmé qu’elle ne raccrocherait pas en cas de défaite à l’élection présidentielle. « Non. Je ne me bats pas pour moi-même, je me bats pour le pays, pour le peuple », a expliqué la patronne du FN. «  Les grandes idées que je défends sont majoritaires dans le pays », a-t-elle assuré, avant de dévoiler quelques mesures de son futur programme pour l’élection présidentielle qui sera présenté en février prochain.

« Il manque 6 millions d’euros » pour financer la campagne. La présidente du Front national a affirmé ce mardi qu’il lui manquait encore six millions d’euros pour financer sa campagne, dénonçant un « combat » des banques contre elle. « Si les banques, pour des raisons qui restent très mystérieuses, refusent de prêter à la campagne présidentielle de Marine le Pen, alors même qu’elles n’ont aucun risque (nous sommes sûrs d’avoir les 5 % et les parrainages d’élus), on voit bien qu’il y a un acte politique derrière tout ça », a expliqué l’eurodéputée.

>> A lire aussi : Marine Le Pen va emprunter 6 millions d'euros à son père

« J’ai sollicité des banques européennes, anglaises, américaines, russes bien sûr, etc... La première qui me dit oui, j’accepterai », a-t-elle ajouté.

« Je demanderai aux Français d’avoir […] 300 députés, 200 sénateurs ». La patronne du FN veut également réduire le nombre de parlementaires. « Beaucoup d’élus pourraient être économisés. La diminution du nombre de parlementaires doit être inscrite dans la Constitution », a défendu l’eurodéputée sur BFMTV-RMC. « Je demanderai aux Français d’avoir (…) 300 députés, 200 sénateurs », a-t-elle prôné, soit au total 500 parlementaires, contre 925 actuellement.

« Mettre fin au mille-feuille administratif insupportable ». Marine Le Pen veut purement et simplement supprimer les régions. « On supprime trois strates (régions, intercommunalités et Union européenne), on organise autour des communes, des départements, de l’Etat », avec une « revalorisation du statut de maire », a-t-elle expliqué.

Plus généralement, Marine Le Pen a promis en cas d’accession à l’Elysée de « mettre fin au mille-feuille administratif insupportable » qui entraîne d’après elle une « explosion des dépenses, une dilution des responsabilités, un enchevêtrement des compétences ».

« Une réforme du droit d’asile ». La présidente du Front national a promis qu’elle ne « s’attaquerait pas à titre individuel aux immigrés ». En revanche, elle « proposera une réforme de la demande d’asile » car « ces demandes d’asile sont une filière d’immigration clandestine », a-t-elle déclaré.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:00

Problème de financement de la campagne du FN : « Cette communication est très adroite de la part de Marine Le Pen »

INTERVIEW Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite, explique les raisons qui ont poussé Marine Le Pen de communiquer sur les soucis d’argent du Front national…

Marine Le Pen à Paris, 9 décembre 2016. Mandatory Credit: Photo by Alfonso Jimenez/REX/Shutterstock
Marine Le Pen à Paris, 9 décembre 2016. Mandatory Credit: Photo by Alfonso Jimenez/REX/Shutterstock - Alfonso Jimenez/Shutter/SIPA

Malgré les bons scores que lui prédisent les sondages pour l’élection présidentielle 2017, ce début d’année est plutôt stressant pour Marine Le Pen. La candidate FN à la présidentielle a affirmé mardi sur BFMTV qu’il lui manquait encore six millions d’euros pour financer sa campagne, malgré le prêt d’un même montant du microparti de son père. Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite, explique à 20 minutes quel est l’intérêt politique pour Marine Le Pen de communiquer sur les soucis d’argent du Front national.

Le Front national s’est-il vu réellement opposer des refus de prêts répétés de la part des banques françaises ?

C’est tout à fait vraisemblable et, d’ailleurs, Marine Le Pen avait publié en 2014 des lettres de refus de prêts pour le prouver. Sans doute les banques ont-elles peur pour leur image et préfèrent ne pas être associées à ce parti.

Cet aveu de souci financier ne risque-t-il pas de fragiliser la campagne de Marine Le Pen ?

Cette communication est au contraire politiquement très adroite. Car cet exercice de transparence est intelligent pour une candidate qui veut apparaître « mains propres-tête haute » par rapport aux candidats des autres partis, qui font preuve d’opacité sur la question du financement de leur campagne.

Ces déclarations servent-elles également le discours antisystème de Marine Le Pen ?

Oui, elles assoient la candidate dans une posture victimaire. Car cela pose un problème démocratique qu’une candidate, qui représente potentiellement des millions d’électeurs, ait des problèmes de financement de campagne. Et cela contribue à renforcer l’idée auprès de son électorat que le Front national se bat seul contre ce qu’il appelle «  la caste » qui est une sorte de collusion du pouvoir politique avec le pouvoir bancaire.

Est-ce aussi un moyen d’attirer les donateurs ?

Oui, mais ce ne sont pas des dons modestes qui pourront permettre au Front national de collecter les six millions qui lui manquent.

Mais n’était-il pas risqué de communiquer auprès de son électorat son emprunt au microparti de son père, alors que Marine Le Pen s’oppose à lui médiatiquement depuis des mois ?

Non, car malgré les divergences réelles entre le père et sa fille, leur détestation commune du système est plus forte que tout et leur volonté de voir leurs idées triompher va au-delà de leur brouille. Marine Le Pen a cependant pris soin de dire qu’elle n’empruntait pas « l’argent de Jean-Marie Le Pen, mais des militants du Front national ». De son côté, Jean-Marie Le Pen ne pouvait porter sur ses épaules la responsabilité de l’échec de la campagne électorale de sa fille pour des raisons économiques.

Les affaires de Marine Le Pen vont-elles finalement s’arranger ?

Sûrement, d’ailleurs, elle a déclaré son intention d’emprunter à l’étranger.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 18:54

Présidentielle : pourquoi le Front national peine à financer sa campagne

Malgré un prêt de six millions d'euros souscrit auprès du microparti de son père, Marine Le Pen cherche encore à réunir une somme équivalente.

La présidente du Front national et candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, le 9 décembre 2016, lors d\'un meeting à Paris.
La présidente du Front national et candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, le 9 décembre 2016, lors d'un meeting à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

La même rengaine revient à chaque échéance électorale. Les dirigeants du Front national se plaignent d'avoir des difficultés à réunir les fonds nécessaires au financement de leur campagne. La présidentielle 2017 ne fait pas exception. 

Mardi 3 janvier, la présidente du FN et candidate du parti, Marine Le Pen, a affirmé qu'il lui manquait encore six millions d'euros, malgré le prêt d'un même montant accordé par le microparti de son père, Cotelec, les ex-Cotisations électorales Le Pen créées dans les années 1980, créancier historique des candidats frontistes. Voici pourquoi le FN peine à se financer.

Parce qu'une campagne coûte cher

D'après Le Parisien, le FN a besoin de 30 millions d'euros pour financer ses prochaines campagnes électorales : 15 millions d'euros pour la présidentielle et 15 autres millions d'euros pour les législatives.

Le Figaro estime que la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle nécessiterait, à elle seule, un budget de 5 millions d'euros.

Et ces sommes viennent s'ajouter à celle nécessaire au fonctionnement même du parti : un budget d'environ 8 millions d'euros par an en 2014, évalue Le Figaro.

Parce que les revenus du FN sont limités

Les cotisations de ses adhérents. Le Front national revendiquait 85 000 adhérents en avril 2016, selon Marianne. Or les adhésions au FN coûtent entre 15 et 250 euros, selon que l'on est étudiant ou que l'on est prêt à payer une formule "prestige". Mais, au printemps 2016, seuls 57 000 adhérents frontistes étaient à jour de cotisation. Un sérieux manque à gagner pour le parti.

Les versements de ses élus. Le Front national se finance aussi grâce à ses élus. D'après RTL, le parti leur propose des prélèvements automatiques pour que chacun puisse reverser 10% de son indemnité. Depuis les élections régionales de 2015, le FN compte 1 995 élus. Il n'en avait jamais eu autant. Mais environ 400 d'entre eux auraient démissionné depuis leur élection, d'après France Inter. Et la plupart de ceux restants sont des élus locaux qui perçoivent des indemnités plus modestes que celles des élus nationaux. C'est là que le bât blesse : le Front national ne dispose que de deux députés et deux sénateurs.

Les subventions, dons et ventes. Pour boucler son budget, le FN peut compter sur les dons, les subventions publiques versées à chaque parti politique, et sur les recettes de la vente de ses produits dérivés, achetés par ses militants et sympathisants lors des meetings, par exemple. 

D'après Le Figaro, les subventions rapportaient en 2014 environ 5 millions d'euros au FN, les adhésions 2 millions, les versements de ses élus 500 000 euros et les recettes diverses également 500 000 euros. Soit tout juste 8 millions d'euros, l'équivalent de son budget de fonctionnement annuel. Si les revenus du parti n'ont pas évolué, le FN n'a donc aucune réserve d'argent pour financer ses campagnes électorales.

Parce que le parti a du mal à obtenir des crédits

Beaucoup de refus essuyés. Marine Le Pen se plaint d'être "combattue par les banques" françaises, qui, affirme-t-elle,"refusent de prêter à [sa] campagne présidentielle""J'ai sollicité des banques européennes, anglaises, américaines, russes bien sûr, etc. La première qui me dit oui, j'accepterai", a assuré la patronne du FN, mardi, sur BFMTV.

Un argument que les dirigeants du Front brandissent à chaque élection, quand ils médiatisent leurs difficultés financières. Comme en 2014, lorsque le parti s'était justifié d'avoir souscrit un prêt de neuf millions d'euros auprès d'une banque russe, la First Czech Russian Bank (FCRB). 

A l'époque, le Front national avait publié les courriers qu'il avait envoyés pour solliciter des emprunts auprès de quinze banques, françaises et européennes. Il avait aussi dévoilé les lettres qu'il avait reçues des banques ayant refusé de lui accorder des prêts en juillet 2013.

Des banques prudentes. Le CIC avait alors expliqué que "compte tenu de la diversité des opinions des clients, sociétaires et administrateurs élus du Groupe Crédit Mutuel-CIC, nous souhaitons nous en tenir à un principe de neutralité en nous abstenant de financer des formations politiques".

Outre l'argument de la neutralité politique, un analyste financier, contacté par franceinfo, avait confirmé une certaine frilosité des créanciers face au risque. "Les partis et les élus ont un statut précaire aux yeux des banques : ils ont des dépenses considérables et leurs rentrées d'argent dépendent de leur score", avait argumenté ce professeur d'analyse financière.

Une image sulfureuse. Les banques "n'ont aucun risque – nous sommes sûrs d'avoir les 5% et les parrainages d'élus –,on voit bien qu'il y a un acte politique derrière tout ça", rétorque aujourd'hui Marine Le Pen. Dans les sondages, la candidate est créditée d'environ 25% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Et, contrairement aux scrutins de 2007 ou 2012, l'important volant d'élus acquis devrait lui permettre d'obtenir sans difficulté les 500 parrainages nécessaires pour se présenter.

Mais "si l'on connaît le FN de réputation, les banques ont besoin de connaître ses comptes, de savoir comment ils sont gérés", expliquait l'analyste financier à franceinfo. Et le FN, deux de ses dirigeants et plusieurs très proches de Marine Le Pen sont mis en examen pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'Etat, notamment lors des campagnes présidentielle et législatives de 2012.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 16:08

Elections 2017

Les #5 infos de la présidentielle aujourd'hui
Valls et Peillon présentent leurs programmes, Le Pen accélère sa campagne, l'imbroglio Bedos-Montebourg...
Valls et Peillon présentent leurs programmes, Le Pen accélère sa campagne, l'imbroglio Bedos-Montebourg...

Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, jusqu'au 7 mai 2017, date du second tour de l'élection présidentielle, franceinfo résume ce qu'il ne faut pas rater de l'actualité de la campagne. Voici l'essentiel à retenir de ce mardi 3 janvier.

#1 Valls et Peillon présentent leurs programmes

Premier temps fort de la campagne éclair pour la primaire de la gauche : Manuel Valls et Vincent Peillon, qui revendiquent chacun une large partie de l'héritage du quinquennat de François Hollande, présentent leurs programmes mardi matin. Vous pouvez retrouver ces présentations sur franceinfo. De leurs côtés, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont déjà dévoilé une large partie de leurs programmes.

#2 Marine Le Pen accélère sa campagne

Fin de la "diète médiatique" pour Marine Le Pen. La présidente du FN fait sa rentrée et compte accélérer le tempo jusqu'à l'élection présidentielle en multipliant les interviews et les déplacements thématiques, explique Le Monde. Invitée mardi matin de BFMTV, la candidate à l'Elysée a détaillé une partie de son programme. Elle souhaite supprimer les régions et les intercommunalités et diminuer le nombre de parlementaires à 500 : 300 députés et 200 sénateurs.

#3 L'imbroglio Bedos-Montebourg

Annoncé lundi matin président du comité de soutien d'Arnaud Montebourg, Guy Bedos a d'abord démenti. "On en a discuté, j'en ai plaisanté avec lui, mais je ne veux pas avoir de rôle officiel en politique", réagit l'humoriste dans un premier temps. Finalement, en fin d'après-midi, Guy Bedos "accepte" le titre du bout des lèvres pour ne pas "gêner" le candidat à la primaire de la gauche. Mais il précise d'emblée : "J'ai autre chose à faire". Franceinfo a résumé ce couac en six actes.

#4 Pourquoi y a-t-il si peu de sondages sur la primaire de la gauche ?

Qui de Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon ou encore Benoît Hamon est bien parti pour remporter la primaire de la gauche ? Depuis que les noms des principaux protagonistes de cette dernière sont connus, aucune enquête d'intentions de vote n'a été réalisée. Le calendrier politique et un relatif désintérêt des électeurs et des médias expliquent cette absence d'enquêtes d'opinion dans la campagne pour la primaire de la gauche, comme l'explique franceinfo.

#5 Taubira hésite entre Montebourg, Hamon et Peillon

Christiane Taubira n'a pas encore fait son choix pour la primaire de la gauche. Invitée le 30 décembre de Guyane 1ère, l'ancienne ministre de la Justice a dit hésiter "entre trois candidats", citant Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Benoît Hamon. Sans surprise, elle s'est gardée de citer Manuel Valls, avec qui ses désaccords sont nombreux.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 06:44

Impossible de gagner la présidentielle pour le PS s'il critique le bilan du quinquennat Hollande, d'après Bernard Cazeneuve

Impossible de gagner la présidentielle pour le PS s'il critique le bilan du quinquennat Hollande, d'après Bernard Cazeneuve

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve aux côtés de François Hollande, le 21 décembre 2016, après le conseil des ministres à Paris.

 

Lui, le fidèle parmi les fidèles, continue de défendre le "bon bilan" de François Hollande. Bernard Cazeneuve, invité de la matinale de France Inter ce lundi 2 décembre, il a prévenu les candidats de la primaire de gauche : s'ils continuent à renier le bilan du quinquennat socialiste, ils courent à leur perte.
 


"Il sera très difficile de gagner la primaire et la présidentielle en étant critique à l'égard du bilan François Hollande".

Pour le Premier ministre fraîchement nommé, "le bilan est bon, et c'est parce qu'il est bon que nous devons nous y adosser pour gagner la présidentielle". "Pendant ce quinquennat, énormément de sujets ont progressé", a-t-il encore affirmé, exemples à l'appui. Il a notamment cité les progressions en matière de recul du chômage et de l'investissement industriel.



"Mon souhait, c'est que la gauche gagne la présidentielle, c'est assez simple". Bernard Cazeneuve, s'il a d'ores et déjà déclaré qu'il ne soutiendrait aucun candidat à la primaire de gauche, affiche tout son soutien pour son parti. Tout en réaffirmant son soutien indéfectible au Président de la République. "Il est rare en politique que de grands chefs d'Etat s'effacent pour que l'essentiel puisse être préservé".

À Patrick Cohen, le journaliste de France Inter, qui l'interroge sur la guerre contre le groupe État islamique, l'ancien ministre de l'Intérieur affirme que la France doit se battre sur plusieurs fronts : en Irak, où François Hollande est présent ce lundi pour "témoigner aux militaires de la reconnaissance de la nation", là où se trouve "l'état-major du groupe État islamique", et sur notre territoire, "si nous voulons éviter des attentats sur le territoire européen, il faut faire monter en puissance notre dispositif antiterroriste".


Enfin, il a aussi abordé la question du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu : "c'est une mesure qui permettra aux contribuables en difficulté d'être moins impactés qu'auparavant au moment du paiement de l'impôt". Et déconseille à ses adversaires, s'ils "arrivent au pouvoir", de "le remettre en cause".
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  • : Le blog de Zuwala Richard
  • Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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