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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 09:13

«Bayrou ment»: Trois questions pour comprendre les nouvelles révélations sur le MoDem

EMPLOI FICTIF L’homme a travaillé cinq ans à Bruxelles, entre 2004 et 2009, comme assistant parlementaire d’un europdéputé centriste. Et il assure que la pratique des emplois fictifs était courante au sein du MoDem...

 

Le ministre de la Justice François Bayrou, le 7 juin 2017 à l'Elysée

Le ministre de la Justice François Bayrou, le 7 juin 2017 à l'Elysée — VILLARD/SIPA

« J’ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député. »

L’étau se resserre sur François Bayrou et le MoDem ce vendredi alors que franceinfo publie le témoignage anonyme d’un ancien attaché parlementaire d’un eurodéputé centriste. Depuis le 9 juin, le parti est l’objet d’ une enquête préliminaire pour « abus de confiance et recel », soupçonné d’avoir détourné des fonds européens au profit de son parti.

 

>> Lire aussi: Assistants parlementaires du MoDem: les troublants contrats de travail de salariés du parti centriste

Que reproche-t-on au MoDem ?

Le parti fondé par François Bayrou à la suite de l’élection présidentielle de 2007, est soupçonné de s’être servi de fonds de l’Union européenne en 2009, normalement alloués à la rémunération d’assistants parlementaires européens, pour financer le fonctionnement du parti politique. Le MoDem se remettait alors difficilement d’un mauvais score aux législatives 2007. Seuls trois députés Modem sont alors élus à l’Assemblée nationale, faisant fondre la dotation politique, explique Le Monde. En 2009, le MoDem profite d’une éclaircie en décrochant six sièges d’eurodéputés.

Des avenants sont alors signés pour faire basculer des permanents du MoDem sur des postes d’attachés parlementaires européens. Le Monde évoque une quinzaine de contrats litigieux.

Que dit le témoin qui s’est confié à franceinfo ?

Son récit est embarrassant pour François Bayrou. Cet ancien assistant parlementaire d’un eurodéputé centriste de 2004 à 2009 ne donne pas son identité, mais se dit prêt à livrer son témoignage à la justice.

Il explique avoir vu « des parlementaires, à plusieurs, financer des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député. » Ces personnes, employées donc sur des fonds européens, auraient en réalité travaillé au siège du MoDem, à sa création en 2007, poursuit le témoin. Ils étaient, selon le témoin, des communicants, de jeunes militants ou des cadres du parti centriste.

« Les temps partiels qui étaient financés par l’Europe servaient les ambitions de François Bayrou, assure le témoin. (…) François Bayrou ment quand il dit le contraire. »

« Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficultés que l’assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d’apporter une preuve qu’un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles. », poursuit-il. L’ancien assistant parlementaire précise que certains eurodéputés centristes se plaignaient de ne pas pouvoir disposer de ces assistants qui étaient pourtant censés être à leur service. Mais il était difficile de s’opposer à ce système sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections, raconte-t-il.

Commet se défend François Bayrou ?

L’ex Garde des sceaux s’est exprimé sur l’affaire dans le journal Sud-Ouest ce vendredi. François Bayrou rejette les soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés européens du MoDem.

>> Lire aussi: Démission du gouvernement: Comment Bayrou justifie son départ

Il explique juste que « dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. »

François Bayrou réitère alors ses doutes sur la tenue d’un complot pour faire capoter sa loi sur la moralisation de la vie publique. « Je pense que tout cela ne vient pas par hasard. Un certain nombre de forces, de puissances qui détestent l’idée d’une loi sur la moralisation de la vie publique. »

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 09:05

PS: Pourquoi le conseil national de samedi s'annonce explosif

PARLEMENT Le Parti socialiste est confronté à son premier débat interne depuis la déroute des législatives, sur le vote de confiance au gouvernement Philippe...

 

Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel subsistent au PS malgré la réduction drastique du nombre de députés après les législatives de 2017.

Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel subsistent au PS malgré la réduction drastique du nombre de députés après les législatives de 2017. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Les discussions promettent d’être explosives, samedi, à la Maison de la chimie où le Parti socialiste réunira son conseil national. Si le nombre de députés socialistes a été divisé par dix à l’issue des élections législatives, la palette de nuances PS demeure. En pleine mutation, le parti est loin de trancher sur son attitude vis-à-vis du gouvernement, à dix jours du vote de confiance.

>> A lire aussi : Déroute historique pour le PS et ses alliés avec une quarantaine de sièges aux législatives

Un groupe parlementaire divisé en trois

Sur ce point, trois postures coexistent parmi les cadres et élus PS. Ce sont les partisans d’une opposition nette qui ont le plus donné de la voix mardi matin, devant les grilles de Solférino où se tenait le premier bureau national depuis la claque (annoncée) des législatives. Parmi eux, des frondeurs, comme François Kalfon ou Jérôme Guedj. Tous deux sont favorables à un vote contre la confiance au gouvernement le 4 juillet prochain. « C’est un préalable pour reconstruire le parti sur des valeurs de gauche. Ce gouvernement est dirigé par un homme de droite. S’il y en a qui considèrent que la ligne de Macron est la leur, il faut qu’ils sortent de l’ambiguïté », affirme Jérôme Guedj. Quant à l’ancien lieutenant d’Arnaud Montebourg, il estime que le groupe PS ne peut pas voter la confiance « à un gouvernement qui veut utiliser un super 49-3, les ordonnances, pour faire adopter une super loi El Khomri ».

Dans l’hémicycle, les avis sont pour l’heure partagés. Sur la trentaine de députés PS rescapés des législatives, une partie penche pour l’abstention. On retrouve dans cette catégorie le hollandais Stéphane Le Foll et le député Olivier Faure, élu chef du groupe parlementaire jeudi. D’autres veulent voter contre, comme l’ancien sénateur Luc Carvounas, ex-lieutenant de Manuel Valls.

Des « constructifs » socialistes 

C’est cette position qui a été retenue à l’issue du bureau national de mardi, et qui a été diffusée via un communiqué de presse officiel. Mais quelques députés souhaitent voter la confiance au gouvernement, à l’instar de Guillaume Garot, David Habib ou Olivier Dussopt. Ce dernier a estimé mercredi au micro de La Chaîne parlementaire, que le bureau national du PS n’a pas de « légitimité » pour donner des consignes de vote. Il se retrouve désormais affublé de l’adjectif « constructif », en référence au groupe de députés Les Républicains « Macron-compatibles » créé cette semaine. Seraient-ils les nouveaux "frondeurs" socialistes ?

Pas pour Guilaume Garot, qui affirme que ces trois avis ont été formulés dans le calme, « bien sûr », lors de la réunion du groupe PS jeudi. « La cohabitation est possible au sein du groupe », estime-t-il. A Olivier Faure la tâche de mener ce groupe partagé quant à l’attitude à adopter face au gouvernement. « Il faut prendre en compte les réalités politiques des différentes circonscriptions. Je m’étais engagé auprès de mes électeurs dans un soutien exigeant à Emmanuel Macron. La logique veut que je tienne cet engagement et que je vote la confiance au gouvernement », explique pour sa part Guillaume Garot à 20 Minutes. « Cela ne signifie pas signer un chèque en blanc à l’exécutif, des sujets mériteront débat, comme la CSG et la réforme du droit du travail », prévient-il.

Quant aux communiqués de Solférino - validés par le patron démissionnaire du parti Jean-Christophe Cambadélis, en fonction jusqu’au 8 juillet prochain - qui appellent à défier la majorité présidentielle, le député de la Mayenne réplique : « je n’ai de leçons à recevoir de personne, cela fait des années que je suis membre du PS. C’est pas le bureau national qui va fixer la ligne du groupe. Ma légitimité je la tire de mon élection dans ma circonscription, pas d’une consigne venant de je ne sais quelle instance ».

De nouveaux mouvements à gauche

Contrairement à Guillaume Garot, ils sont nombreux aux PS à avoir perdu leur mandat. Pour eux, l’avenir se construit déjà hors de l’hémicycle. Le candidat à la présidentielle et ancien député des Yvelines Benoît Hamon qui lance le 1er juillet prochain son mouvement qui « dépasse le Parti socialiste » selon lui. Quant aux partisans de la ligne Montebourg, parmi lesquels l’ancien député Yann Galut, ils ont signé ce vendredi un appel à « inventer la gauche nouvelle ».

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:57

Jean-Marie Le Pen accuse sa fille de «paranoïa» et sa petite-fille de lâcheté

FRONT NATIONAL Le président d’honneur du FN règle ses comptes avec Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen…

 

Jean-Marie Le Pen, exclu du FN mais rétabli comme président d'honneur du parti à la suite d'une décision de justice, le 31 mai 2017 en conférence de presse à Marignane

Jean-Marie Le Pen, exclu du FN mais rétabli comme président d'honneur du parti à la suite d'une décision de justice, le 31 mai 2017 en conférence de presse à Marignane — FRANCK PENNANT / AFP

Règlements de compte dans le clan Le Pen. Dans son 477e journal de bord vidéo diffusé ce jeudi, Jean-Marie Le Pen s’en est à nouveau pris à sa fille Marine Le Pen qui lui a interdit ce mardi l’accès au siège du FN à Nanterre où se déroulait une réunion du bureau politique frontiste.

« Je pensais honnêtement que Marine Le Pen avait intégré la réalité des deux échecs qu’elle a subis mais qu’elle semble par paranoïa avoir transformés en succès, paraît-il, et que cette réflexion allait l’amener probablement à admettre au sein du bureau politique des débats qui n’avaient pas jusque-là eu l’occasion de se dérouler, malheureusement », explique-t-il dans la vidéo. « Eh bien, pas du tout ! Marine Le Pen n’a pas changé d’opinion. Elle est toujours sûre d’elle-même et dominatrice et malgré les échecs, elle tient à ne surtout pas en discuter avec qui que ce soit. »

 

Marion Maréchal-Le Pen, « c’est courage, fuyons ! »

Mais le patriarche du clan Le Pen ne s’est pas contenté de critiquer sa fille. Evoquant le refus de sa petite-fille Marion Maréchal Le Pen de briguer un nouveau mandat dans le Vaucluse, il a lancé à son sujet « c’est courage, fuyons ! ».

>> A lire aussi : Pour Jean-Marie Le Pen, Florian Philippot est «l’un des principaux responsables» de la défaite de Marine Le Pen

« L’un a menacé de partir (Florian Philippot). L’autre, qui était la plus populaire, s’est retirée sans qu’on sache très bien pourquoi, perdant d’ailleurs à cette occasion son siège, le siège de Carpentras, qui est passé à un autre parti », a notamment expliqué le président d’honneur du parti.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:45

Gouvernement: Vives tensions entre les photographes et le service com' de l'Elysée pour la photo officielle

POLITIQUE La photo officielle du gouvernement a donné lieu ce jeudi à un nouveau moment de tension entre le service communication de l'Elysée et les photographes ...

 

Photo de famille dans les jardins du palais de l'Elysee du nouveau Gouvernement Edouard Philippe, II

Photo de famille dans les jardins du palais de l'Elysee du nouveau Gouvernement Edouard Philippe, II — WITT/SIPA

  • La photo officielle du nouvaeu gouvernement se tenait ce jeudi
  • Plusieurs photographes s’y sont vus refuser l’accès
  • La pré-sélection des journalistes devient une habitude du nouveau gouvernement

Le président « jupitérien » ne laisse rien au hasard, surtout lorsqu’il s’agit de sa communication. Les photographes présents à l’occasion de la présentation officielle du nouveau gouvernement en ont encore eu la démonstration ce jeudi. Ce qui a provoqué de vives tensions avec le service com' de l’Elysée.

« Pool » de photographes

Seuls quelques photographes étaient initialement autorisés à prendre la photo. Un « pool », constitué d’une agence de presse, d’un magazine et d’un quotidien, comme le raconte Laurent Troude, photographe pour le journal Libération : « La com' de l’Elysée a décidé d’autoriser seulement un pool […] Alors que traditionnellement, tout le monde accède à la photo. » Cette première sélection n’a pas plu aux photographes, qui ont alors refusé d’immortaliser l’arrivée des ministres : « On s’est mis de dos et on criait "en grève" », explique le photographe.

>> A lire aussi : VIDEO. Une prof de français handicapée lance un appel à Emmanuel Macron

Sibeth Ndiaye, gérante de la communication d’Emmanuel Macron pendant sa campagne, désormais en charge de la com' de l’Elysée, vient alors à la rencontre des journalistes. Face aux protestations, elle finit par autoriser tous les photographes, mais en leur indiquant qu’ils ne pourront pas prendre des clichés des ministres se mettant en place. Ils devront se cantonner à la photo officielle, une fois que le nouveau gouvernement sera sur l’estrade, dans les jardins de l’Elysée. Peu d’intérêt donc, pour les photographes qui s’intéressent habituellement à ce qu’il se passe avant et après la prise de cette photo rituelle. « On a dit non, mais quand on est arrivés ils étaient déjà positionnés, assure Laurent Troude. Mais quand ils ont commencé à se disperser, on a pris des photos. Sibeth Ndiaye s’est énervée. » Le directeur de la rédaction de Libération a dénoncé une « nouvelle atteinte à la liberté d’expression de la part de l’Elysée. »

Traitement habituel

Cette scène s’était déjà produite lors de la présentation du premier gouvernement d’Edouard Philippe. Le cliché avait été pris sur l’escalier de l’entrée du palais présidentiel. La communication de l’Elysée avait alors expliqué que l’espace était trop réduit pour laisser entrer tous les photographes. Mais « cette fois, il n’y avait même pas d’excuse, pas d’argument. C’est quand même récurrent » souligne Laurent Troude.

>> A lire aussi : VIDEO. Mon bulletin dans ton urne: Polémique «Vive la France», jeune ministre et dress code bousculé à l'Assemblée

Cette emprise sur la communication date de la campagne d’Emmanuel Macron. Les membres de son équipe sélectionnaient alors des journalistes, et constituaient des « pools » comme bon leur semblait lors des déplacements du candidat. Peu de temps après son élection, le président avait également choisi les journalistes qui avaient pu l’accompagner lors d’un déplacement au Mali. Le gouvernement avait même eu l’intention de porter plainte contre Libération, pour vol et recel, après la publication dudit journal d’un document du ministère du Travail, constituant une ébauche de la future loi. Avant de finalement faire marche arrière.

Les relations entre l’Elysée et les journalistes sont pour le moins tendues en ce début de quinquennat.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:00

Le 21 Juin 2017, jour de la fête de la musique, notre quartier à Eppeville avait organisé par la même occasion une fête des voisins. C'est grâce à Jean Luc Laurent, adjoint à la Mairie d'Eppeville et Mario Da Silva, le Maitre du barbecue que cela a pu se faire.

Nous étions une bonne vingtaine de personnes à partager cette soirée sympathique et conviviale.

Eppeville en fête
Eppeville en fête
Eppeville en fête
Eppeville en fête
Eppeville en fête
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:47

Démission du gouvernement: Comment Bayrou justifie son départ

ADIEUX François Bayrou a justifié ce mercredi son départ du gouvernement...

 

François Bayrou a eu chaud ce mercredi 21 juin 2017.

François Bayrou a eu chaud ce mercredi 21 juin 2017. — Thomas Samson / AFP

Ephémère garde des Sceaux, François Bayrou a organisé ce mercredi une conférence de presse pour expliquer son départ du gouvernement Edouard Philippe. 20 Minutes revient sur les arguments avancés par le maire de Pau.

>> Suivez cette journée de remaniement ministériel en direct par ici

Il ne veut pas « exposer » Macron à « une campagne mensongère »

Après l’ouverture d’une enquête préliminaire visant le Mouvement Démocrate (MoDem), qu’il préside, François Bayrou a mis en avant, devant la presse réunie au siège parisien du parti, sa volonté de ne pas « exposer » le chef de l’Etat et le gouvernement à « une campagne mensongère ».

« Cette situation exposait le président de la République et le gouvernement […]. Je choisis de ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République que je soutiens », a-t-il expliqué. « Je suis allé voir le président de la République pour lui proposer cette décision [de quitter le gouvernement] il y a quinze jours, peut-être trois semaines, le jour même de l’ouverture de l’enquête préliminaire », a-t-il également assuré.

Il veut se défendre librement

« Nous n’avons jamais eu d’emplois fictifs » au MoDem, a redit celui qui redeviendra maire de Pau, parlant d'« une affaire de « dénonciations anonymes » contre son parti dont il était « la véritable cible », et expliquant ne pas accepter « d’être condamné au silence ». Il s’en est pris aux « sycophantes », des délateurs dans la Grèce antique.

Il dit se sacrifier pour la loi sur la moralisation

Il a par ailleurs indiqué avoir pris cette décision pour « préserver » la loi de moralisation de la vie publique qu’il a portée, « à laquelle je tiens beaucoup, à laquelle j’ai beaucoup donné ». « J’accorde plus de prix au but à atteindre […] qu’à mon rôle personnel, aux titres, aux privilèges et aux galons », a-t-il déclaré.

« J’en ai donc tiré les conclusions. Je choisis la liberté de jugement et la liberté de parole, je choisis de préserver la loi de moralisation et de confiance dans la démocratie », a ajouté l’allié d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle.

Il veut continuer à soutenir Macron au sein du MoDem

Cette décision ne remet pas en cause son soutien au président de la République, a-t-il assuré, estimant qu’Emmanuel Macron était « à la hauteur de la fonction » et qu’il avait l’intention de l'« aider et le soutenir ». « Ma certitude est qu’il est à la hauteur de la fonction. Il a besoin d’une majorité large et où le pluralisme ne soit pas un vain mot. C’est une majorité à deux piliers et ce n’est pas par hasard. Chacun de ces deux piliers doit participer à l’action », a-t-il dit.

Il s’est aussi dit « fidèle à une entente politique et personnelle à laquelle, je peux vous le dire, j’attache du prix ».

« C’est une décision pour servir », a souligné François Bayrou, convaincu qu’il aiderait davantage le chef de l’Etat « avec la liberté de parole » retrouvée en dehors du gouvernement que « bâillonné ». « L’élection d’Emmanuel Macron est une chance pour notre pays et une chance pour l’Europe et pour l’équilibre du monde », a encore ajouté l’éphémère garde des Sceaux.

Alors que le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe est sur le point d’être annoncé, il a aussi estimé qu’il « serait logique » qu’il y ait des ministres MoDem dans la prochaine équipe.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:41

Remaniement: Un gouvernement avec plus de femmes, moins de MoDem, et surtout plus de macronistes

REMIX Le nouveau gouvernement a été dévoilé ce mercredi à l'Elysée...

 

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris.

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris. — Michel Euler/AP/SIPA

L’attente a été longue. Le nouveau gouvernement a été dévoilé ce mercredi à 19h15 sous un soleil de plomb à l’Elysée. Cette équipe étoffée (30 membres au lieu de 23) est paritaire. De fidèles macronistes font leur entrée dans l’équipe qui maintient de légères ouvertures vers le centre (2 MoDem), la droite, et même la gauche.

>> Suivez en direct les réactions à la composition du nouveau gouvernement

 

La parité est respectée

Macron candidat, promettait que son équipe gouvernementale serait composée « pour moitié de femmes, y compris à des ministères de premier plan ». Après un gouvernement Philippe 1 qui avait suscité quelques critiques, le président et le chef du gouvernement ont rectifié le tir. Le nouveau gouvernement est parfaitement paritaire, avec 15 femmes et 15 hommes (en incluant le Premier ministre Edouard Philippe).

De plus, sur les trois ministères d’Etat, la Justice est désormais confiée à une femme, Nicole Belloubet. Côté ministères régaliens, la Défense reste entre les mains d’une femme, Florence Parly. Enfin, Jacqueline Gourault est nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur.

>> A lire aussi : Florence Parly, nouvelle ministre des Armées, fait son retour en politique par la grande porte

Trois MoDem de perdus, deux de retrouvés

Trois ministères clés avaient été confiés à des membres du Mouvement démocrate (MoDem) dans le précédent gouvernement : la Justice, les Armées et les Affaires européennes. François Bayrou et Marielle de Sarnez, poids lourds centristes, assuraient la visibilité du mouvement. Dans ce gouvernement Philippe 2, le Modem n’est plus représenté que par deux membres : la sénatrice Jacqueline Gourault, fidèle de François Bayrou, et Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan et députée des Landes, nommée secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées.

>> A lire aussi : Jacqueline Gourault, une proche de François Bayrou nommée au ministère de l'Intérieur

« Le MoDem perd une représentation de premier plan au gouvernement », observe le politologue Olivier Rouquan. « Cela introduit un déséquilibre, mais certains estimeront peut-être que c’est proportionnel au poids du parti à l’Assemblée. Pour l’heure, le MoDem est en phase de réorganisation mais à terme cela peut poser problème », poursuit le chercheur. « Je trouve que le départ du MoDem s’est passé dans de bonnes conditions », estime pour sa part François Patriat, sénateur de la Côte d’Or et proche d’Emmanuel Macron.

De nouveaux LR (mais pas de prises de guerre)

Le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé de possibles membres des Républicains intégrés dans ce nouveau gouvernement. Finalement, Sébastien Lecornu et Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à avoir rallié Emmanuel Macron, sont dans la liste dévoilée ce mercredi. Le premier, président du conseil départemental de l’Eure est un proche de Bruno Le Maire. Le second est sénateur de l’Yonne.

« On est en deçà des prises de guerre annoncées, peut-être en deçà de ce qu’Edouard Philippe espérait », estime Olivier Rouquan. « Les constructifs [le groupe parlementaire créé par des élus LR macron-compatibles] ne sont pas entrés au gouvernement », souligne-t-il.

Deux anciennes socialistes

Nicole Belloubet et Florence Parly sont toutes deux passées par le Parti socialiste. « Elle était plutôt jospinienne, très social-démocrate », nuance François Patriat. « Cela risque de laisser la gauche sur sa faim et de limiter l’assise de ce gouvernement sur la gauche », estime Olivier Rouquan.

Cet alliage politique (un peu de MoDem, un peu de LR et une once de PS) pourrait être un atout lors des débats parlementaires sur les prochaines réformes du gouvernement.

>> A lire aussi : Qui est la Toulousaine Nicole Belloubet, nouvelle ministre de la Justice?

Des « amis » de Macron parmi les entrants

Trois très proches du président font leur entrée et obtiennent des secrétariats d’Etat :  Julien Denormandie, son ex-directeur de cabinet adjoint à Bercy sera rattaché au ministère de la Cohésion des territoires, et Benjamin Griveaux, marcheur de la première heure devenu député de Paris et qui s’en va à Bercy. Tous deux jouent un rôle clé au sein de La République en marche (LREM), le premier comme secrétaire général adjoint et le second en tant que porte-parole. Quant à Stéphane Travert, nommé au ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, il fait partie des premiers élus PS à avoir rallié Emmanuel Macron, avant le 6 avril 2016.

« Avec Stéphane, Julien et Benjamin, on était dans la toute première équipe autour d’Emmanuel, avant le 6 avril », se souvient François Patriat, « fier » pour « [ses] amis ». « C’est un gouvernement plus resserré autour d’Emmanuel Macron, avec de vrais fidèles », se réjouit-il.

« C’est une équipe resserrée sur En marche !, abonde Olivier Rouquan. Il y a des petites ouvertures, mais pas très larges, ni au MoDem, ni chez LR. L’entrée de Griveaux et Denormandie acte un cran de plus dans la présidentialisation de cet exécutif, qui est déjà une tendance forte sous la Vème République. Avec ce gouvernement, on voit que l’Elysée aura vraiment la main », juge le politologue.

>> A lire aussi : Le «Macron boy» Julien Denormandie nommé secrétaire d'Etat à la Cohésion des Territoires

Pas de poids lourds

Emmanuel Macron avait également promis le « renouveau des visages » au sein de sa future équipe fin mars, laissant entendre qu’il n’installerait pas d’anciens ministres. Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et Annick Girardin sont maintenus. Parmi les nouveaux entrants, quelques-uns sont issus de la société civile, comme Nathalie Loiseau, nouvelle ministre des Affaires européennes et jusqu’ici directrice de l’Ecole nationale d’administration (ENA), ou Brune Poirson, consultante en innovation récemment élue députée LREM dans le Var, désormais secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique. D’autres sont plus expérimentés en politique, comme Benjamin Griveaux, Stéphane Travert ou Julien Denormandie.

Pour François Patriat, ce nouveau gouvernement a un bon équilibre entre « politiques et technocrates ». « Cette équipe peut apparaître comme sans relief ni ténors, mais c’est une équipe de bosseurs. L’entrée de poids lourds aurait déséquilibré le gouvernement ». Ce gouvernement sans « stars » de la politique ne devrait pas faire trop d’ombre au couple exécutif. La nouvelle équipe doit se réunir jeudi à 10 heures pour son premier Conseil des ministres.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:21
Les #5 infos des législatives aujourd'hui
Bayrou et De Sarnez quittent le gouvernement, un remaniement attendu, scission au sein du groupe LR...

Depuis l'automne, franceinfo vous a résumé quotidiennement l'actualité politique à travers cette newsletter. Après cette très longue séquence au cours de laquelle se sont succédé primaires de droite et de gauche, élection présidentielle et élections législatives, nous vous adressons ce mercredi 21 juin la dernière newsletter élections. Nous vous remercions de nous avoir lus assidûment !

#1 Bayrou se résout à démissionner

Il était sous pression depuis la démission, hier, de la ministre des Armées, Sylvie Goulard. Egalement concerné par l'enquête qui touche son parti, le MoDem, François Bayrou, a rendu son tablier, à son tour, ce matin dans une déclaration à l'AFP. Alors que le ministre de la Justice démissionnaire doit tenir une conférence de presse à 17 heures, le chef du gouvernement Edouard Philippe a "pris acte" de cette décision, qu'il "respecte".

#2 De Sarnez bientôt à la tête des élus MoDem

Egalement démissionnaire, la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, s'est déjà trouvé un point de chute. Elle devrait diriger le groupe MoDem à l'Assemblée nationale, qui compte 42 élus et fait partie de la majorité d'Emmanuel Macron.

#3 Un remaniement plus complexe que prévu

L'Elysée prévoyait un simple remaniement "technique" après les législatives. Mais l'exfiltration de Richard Ferrand, puis les démissions en cascade de Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez compliquent la donne. Même si le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, explique que ces démissions "simplifient la situation", le jeu de chaises musicales pourrait être plus important que prévu. Réponse cet après-midi à 18 heures, avec l'annonce du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe.

#4 Les "constructifs" actent leur scission avec LR

Il y aura bien deux groupes de droite à l'Assemblée nationale. Les "constructifs", emmenés par les députés LR Thierry Solère et Franck Riester, ont annoncé en fin de matinée la formation d'un groupe commun avec l'UDI, qui compterait une quarantaine de membres. Ces derniers voteront la confiance à Edouard Philippe début juillet ou s'abstiendront, mais ne voteront pas contre. Amputé d'une vingtaine de députés, le groupe Les Républicains traditionnel a choisi Christian Jacob comme président, élu avec 62 voix contre 32 pour le député de l'Ain Damien Abad.

#5 Castaner brosse le portrait du futur président de l'Assemblée

Quel profil doit avoir le prochain président de l'Assemblée nationale ? "Il faut quelqu'un qui soit très tourné vers les questions internationales, sur l'animation, qui ait aussi une expérience politique mais pas forcément un vieux routard", décrit Christophe Castaner, interrogé hier soir sur CNews. Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement ajoute que la désignation d'une femme à ce poste prestigieux "serait un symbole fort". L'élection pour le perchoir se déroulera le 27 juin.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:44

Gouvernement: Un remaniement plus important que prévu après les départs de Ferrand et Goulard

EQUIPE Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter son nouveau gouvernement d'ici mercredi à 18 heures...

 

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris.

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris. — Michel Euler/AP/SIPA

Annoncé comme une simple formalité après le scrutin législatif, le remaniement ministériel a pris plus d’ampleur que prévu ce mardi après la démission de Sylvie Goulard. Après le départ de Richard Ferrand, Matignon se retrouve à devoir pourvoir au moins deux « gros » ministères : la Défense et la Cohésion des territoires. Par ailleurs, Edouard Philippe a laissé entendre qu’il pourrait à nouveau piocher parmi Les Républicains (LR) pour former son gouvernement. De quoi faire grincer des dents à gauche et accentuer les fractures au sein du parti de droite et première force d’opposition à l’Assemblée avec 113 sièges.

Départs de deux ministres embarrassés par des affaires

Avec Sylvie Goulard et Richard Ferrand, le gouvernement perd deux ministres cités dans des enquêtes préliminaires. La première dans l’affaire des assistants parlementaires MoDem, le deuxième dans celle des Mutuelles de Bretagne. La démission surprise de la ministre des Armées met sous pression les deux autres ministres membres centristes cités dans cette affaire, François Bayrou et Marielle de Sarnez.

Si le premier, qui porte la première loi du quinquennat, un texte emblématique sur la moralisation de la vie politique, ne devrait pas quitter le gouvernement, selon les déclarations d’Edouard Philippe ce mardi, Marielle de Sarnez a pour sa part laissé la porte ouverte à un éventuel départ.

>> A lire aussi : Ferrand quitte le gouvernement: La stratégie de Macron pour faire taire les critiques

Ouverture à droite

Qui va remplacer les sortants au gouvernement ? Edouard Philippe, qui doit présenter sa nouvelle feuille de match d’ici mercredi à 18 heures, a déclaré ce mardi qu’il n’était « pas impossible » qu’il s’agisse de nouveaux membres LR, alors que Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ont déjà obtenu des postes-clés.

Ouvrir un peu plus le gouvernement Philippe ? Cette perspective n’est pas pour déplaire à François Patriat, sénateur socialiste de la Côte-d’Or qui soutient Emmanuel Macron depuis 2016, pourvu que cette entrée soit « équilibrée », indique-t-il à 20 Minutes. Il estime qu’Arnaud Danjean, eurodéputé LR, « ferait un bon ministre ». Son nom est cité parmi les potentielles successeurs à Sylvie Goulard, avec celui de Jean-Pierre Raffarin (qui a rencontré Emmanuel Macron ce mardi). Le juppéiste Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à rejoindre En Marche !, est pressenti pour un secrétariat d’Etat. Un socialiste investi par LREM aux législatives vient se glisser parmi les potentiels futurs entrants : Jean-Jacques Bridey, rapporteur du budget des équipements militaires et de la dissuasion nucléaire.

En parallèle, les divisions s’accentuent au sein de la droite. Le député (LR) des Hauts-de-Seine Thierry Solère (qui a été vu sortant de Matignon ce mardi) souhaite créer un groupe parlementaire autonome avec des élus de l’Union des démocrates indépendants (UDI) à l’Assemblée nationale qui soutiendrait la majorité présidentielle.

>> A lire aussi : Des députés LR souhaitent former «Les constructifs», un groupe autonome macron-compatible

Et le MoDem ?

« Il y avait trois ministres MoDem dans le gouvernement Philippe sortant et il y a en aura trois dans le nouveau », a affirmé une source du parti à l’AFP. Selon l’AFP, ce remaniement pourrait profiter à Marc Fresnau, proche de François Bayrou, ou au député européen Jean-Louis Bourlanges.

Peu de noms féminins circulent pour le moment… Pourtant le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner l’a affirmé ce mardi sur CNews, « le Premier ministre veillera à ce que la parité soit respectée ».

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:39

La réforme des retraites, l'autre dossier épineux du quinquennat Macron

PENSIONS Les dernières prévisions ne sont pas très optimistes sur l’équilibre du système…

 

Illustration d'une maison de retraite

Illustration d'une maison de retraite — Georges Gobet

  • Emmanuel Macron veut une réforme en profondeur du système de retraite 
  • Le Conseil d'orientation des retraites prévoit que l'équilibre ne sera pas atteint au mieux avant 2040
  • Les réponses à apporter divergent selon les économistes

Emmanuel Macron s’est-il montré trop optimiste ? Dans son programme présidentiel, on trouve les affirmations suivantes : « Le problème des retraites n’est plus un problème financier (…) L’enjeu aujourd’hui n’est donc pas de repousser l’âge ou d’augmenter la durée de cotisation. » Cette affirmation se basait sur les projections 2016 du Conseil d’orientation des retraites (COR), prévoyant un retour à l’équilibre du système au milieu des années 2020.

Le nouveau président comptait donc sur cette amélioration rapide des finances pour mener sereinement sa réforme de fond,avec l’instauration d’une retraite « universelle », calquée en partie sur le modèle suédois ( expliquée en détail ici). Mais c’était sans compter sur les nouvelles prévisions du COR, dévoilées ce mardi : désormais, l’équilibre financier du système des retraites n’est pas envisagé avant… 2040, au mieux.

>> Lire aussi : Le conseil d’orientation des retraites repousse le retour à l’équilibre à 2040 (au mieux)

Repousser l’âge de départ ?

L’argument d’Emmanuel Macron se trouve donc fragilisé. Déjà, plusieurs voix s’appuient sur les projections actualisées du COR pour demander un report de l’âge légal de départ à la retraite. C’est le cas notamment de la fondation Concorde, think-tank libéral, qui s’est fendu d’un tweet pour appuyer son propos :

« Dans l’immédiat, passer de 62 à 65 ans c’est la seule solution viable. C’est une réforme nécessaire, même si elle est douloureuse et impopulaire », affirme Erwann Tison, chargé d’études à la fondation. Pour Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, la solution est loin d’être aussi simple : « Le passage à 65 ans est un faux argument. Les réformes précédentes ont déjà décalé l’âge de départ effectif » rappelle-t-il.

L’emploi, la priorité ?

De fait, selon la Caisse nationale d’assurance-vieillesse, « en excluant les retraites anticipées, l’âge moyen [de départ à la retraite] est de 63,2 ans ». Et il pourrait encore reculer, car les nouveaux travailleurs commencent leur carrière de plus en plus tard : désormais, un salarié qui commencerait à travailler à 23 ans ne touchera sa retraite à taux plein qu’à 66 ans.

>> Lire aussi : Pourquoi les futurs retraités seront forcément pénalisés

Selon Henri Sterdyniak, « le problème principal, c’est le taux de chômage. Il faudrait créer plusieurs millions d’emplois. L’essentiel, c’est d’avoir une politique qui redonne de la croissance. Or, c’est ce que veut faire Emmanuel Macron. Donc si j’étais lui, je ne me préoccuperai pas des projections du COR ».

Un calendrier déjà établi

Du côté du gouvernement, le rapport présenté ce mardi a néanmoins fait réagir. « L'objectif, c'est de garantir un système des retraites équilibré (...) L'impératif, c'est d'équilibrer le financement des retraites » a asséné le Premier ministre Edouard Philippe sur BFMTV, tout en rappelant que la variable principale était « l'emploi et la croissance ». 

Le chef du gouvernement a par la suite assuré qu'une série de rencontres auraient lieu à partir de la rentrée 2017 sur ce thème avec les organisations syndicales et patronales. Signe que le dossier est sensible : selon l'Opinion, Emmanuel Macron aurait choisi Jean Pisani-Ferry, l'économiste qui avait élaboré son programme, pour « une mission sur la réforme des retraites ». 

>> Lire aussi : A quoi faut-il s'attendre avec la réforme du travail ?

En attendant, le comité de suivi des retraites (instance différente du COR) pourrait aussi donner ses recommandations au gouvernement sur ce thème d'ici le 15 juillet. Un privilège dont il n'a cependant jamais usé depuis sa création en 2014...

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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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