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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:57

Popularité: Hollande stable, Cazeneuve en hausse

 
 Le président François Hollande lors d\

Le président François Hollande lors d'une cérémonie de naturalisation de tirailleurs sénégalais, le 15 avril 2017 à l'Elysée, à Paris

 

Popularité: la cote du président Hollande reste stable en un mois à 22%, celle de Bernard Cazeneuve gagne trois points à 46%, selon un sondage

La cote de popularité du président François Hollande est restée stable en un mois à 22%, tandis que celle du Premier ministre Bernard Cazeneuve a gagné trois points à 46%, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans le JDD.

Plus des trois-quarts (77% =) des Français se disent mécontents du président tandis que 49% (-2) se disent mécontents du Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Concernant le chef de l'Etat, 38% (=) sont toujours "très mécontents" et 39% (=) "plutôt mécontents". A l'inverse, 2% (=) se disent encore "très satisfaits" et 20% (=) "plutôt satisfaits". 1% ne se prononcent pas.

Concernant le chef du gouvernement, 14% (=) sont "très mécontents", et 35% (-2) "plutôt mécontents". 42% (+3) sont "plutôt satisfaits" et 4% (=) "très satisfaits". 5% (-1) ne se prononcent pas.

Le Président de la République avait atteint son pic d'impopularité en septembre 2014 avec 86% de "mécontents".

De tous les présidents de la Vème République François Hollande est celui qui détient le record d'impopularité à moins d'un mois de l'élection présidentielle. En avril 2012 Nicolas Sarkozy affichait un taux d'impopularité de 64%. En fin de liste, le général de Gaulle n'était impopulaire que pour 35% des Français en novembre 1965 (cette année l'élection eut lieu en décembre).

Sondage réalisé par interview du 7 au 15 avril auprès d'un échantillon de 1.948 personnes représentatif de la population française, selon la méthode des quotas.

Les enseignements du sondage ne reflètent un état de l'opinion qu'à l'instant de sa réalisation.

 
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 06:31

Lille: Martine Aubry voit sa mise en examen pour diffamation confirmée

JUSTICE La maire de Lille avait évoqué le « détail de la Shoah » pour répondre aux attaques d’un élu du Front national, lors d’un conseil municipal…

Martine Aubry, le 19 août 2016
Martine Aubry, le 19 août 2016 - O. Aballain / 20 Minutes

 

La mise en examen a été confirmée. La maire (PS) de Lille, Martine Aubry, devra sans doute se défendre devant le tribunal correctionnel dans une affaire de diffamation qui l’oppose à un élu (FN) de l’opposition, Eric Dillies, selon La Voix du Nord.

« Lapidaire et imprécise »

Son avocat, Jean-Yves Moyard, avait demandé l’annulation de la procédure, estimant que la plainte était « lapidaire et imprécise ». La chambre de l’instruction de Douai en a décidé autrement, rejetant la requête, au début du mois d’avril.

Les faits ayant entraîné les poursuites visant Martine Aubry datent du mois d’août 2016. Elles concernent des propos tenus lors d’un conseil municipal, le 2 octobre 2015. A l’époque, le conseiller municipal Eric Dillies avait dénoncé, à propos d’un débat sur la pollution, le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qu’il accusait d’exercer « une véritable tutelle religieuse sur les esprits ».

« C’est comme le détail de la Shoah »

La maire de Lille avait rétorqué : « C’est comme le détail de la Shoah, vous ne croyez pas à une évidence », précisant un peu plus tard pour répondre aux relances de son adversaire: « C’est quand même votre président d’honneur qui a dit ça, je n’y peux rien ».

>> A lire aussi : A Lille, le Front national demande la démission de Martine Aubry

La scène avait été enregistrée et quelques mois plus tard, Eric Dillies déposait plainte pour diffamation. Selon lui, il a « été clairement accusé de commettre le délit dit de négationnisme ».

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 06:15

Présidentielle: Philippe Poutou veut supprimer le défilé du 14 Juillet s'il accède à l'Elysée

PROPOSITION Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a expliqué, ce samedi soir, sur TF1 que sa première mesure symbolique en tant que président serait de supprimer le défilé du 14 Juillet...

Philippe Poutou lors de l'émission Le Grand Débat, le 4 avril 2017.
Philippe Poutou lors de l'émission Le Grand Débat, le 4 avril 2017. - LIONEL BONAVENTURE-POOL/SIPA

 

Visiblement, il n’en est pas fan. Philippe Poutou a affirmé, ce samedi sur TF1, son intention de supprimer  le défilé du 14 Juillet en cas d’accession à l’Elysée. « On a réfléchi un peu avant l’émission avec les camarades (…) et ce qu’on a décidé de dire c’est qu’on pouvait supprimer le défilé militaire du 14 Juillet , avec cette idée de démilitariser la société », a déclaré Philippe Poutou.

La proposition avait été faite par la candidate écologiste Eva Joly en 2012 et avait déclenché une polémique. Philippe Poutou lui avait alors apporté son soutien. Interrogé sur la présence de deux candidats trotskistes, Nathalie Arthaud (LO) et lui, parmi les candidats à la présidentielle, il a convenu que « c’est la question qui revient tout le temps, même nous, des fois, on est embarrassés avec ça ».

>> A lire aussi. Ruquier réagit dans «ONPC» ce samedi: «Philippe Poutou nous a quand même bien baisés»

« C’est vrai que ça paraîtrait logique qu’il y ait eu au moins une discussion pour voir si on pouvait faire ensemble ou pas… Cela fait 40 ans que c’est comme ca, et malheureusement il y a des habitudes qui sont là, des routines (…) », a-t-il ajouté.

Poutou ne souhaite pas vivre à l'Elysée

« A un moment donné, le problème qui nous est posé, c’est de reconstruire réellement un mouvement social, et cela passera par des rapprochements avec Lutte Ouvrière mais même au-delà de cela avec le mouvement libertaire, les mouvements zadistes, et puis les camarades qui sont derrière Mélenchon aujourd’hui », a encore affirmé le candidat du NPA.

Ce dernier a précisé qu’il bénéficiait d’une « suspension de son contrat de travail » de l’usine Ford où il est salarié pour les six semaines de campagne officielle. Pense-t-il habiter à l’Elysée en cas d’élection ? Non, il préférerait y faire un « musée du pouvoir à l’ancienne ». Philippe Poutou est crédité de 1,5 % des intentions de vote dans un sondage BVA-Salesforce publié vendredi.

 

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 06:06

Présidentielle: «Non, je ne suis pas d'extrême gauche», affirme Mélenchon

PRESIDENTIELLE « Je connais bien mes dossiers, si je suis élu à l’Elysée, je saurai exactement par quel bout commencer », déclare le candidat...

Jean-Luc Mélenchon à Lille, le 12 avril 2017.
Jean-Luc Mélenchon à Lille, le 12 avril 2017. - Philippe HUGUEN / AF

 

« J’entends ou je lis qu’on me dépeint comme quelqu’un d’ultra-extrême gauche. Si c’est le cas, je me demande ce que devient [Philippe] Poutou », fait mine de s’étonner Jean-Luc Mélenchon dans un entretien avec des lecteurs du Parisien. « Non je ne suis pas d’extrême gauche », lance alors le candidat de la France insoumise à la présidentielle.

>> A lire aussi : Mélenchon, Hamon ou Macron... Ces électeurs de gauche ne savent pas vraiment pour qui voter au premier tour

D’ailleurs, pour lui, la majorité socialiste sortante n’appartient pas à la gauche. « Je n’appelle même plus ça la gauche. Le pouvoir s’est renié, trahi de toutes les manières possibles. Il a fait des dégâts considérables chez les gens qui leur faisaient confiance depuis toujours », estime-t-il dans cet entretien à paraître dimanche.

 

« Quand je me présente à une élection, c’est pour la gagner »

Alors qu’on lui demande s’il veut « vraiment être président », Jean-Luc Mélenchon affirme qu’il se « comporte comme un homme qui s’apprête à gouverner. Je connais bien mes dossiers, si je suis élu à l’Elysée, je saurai exactement par quel bout commencer ». « Je n’ai pas la culture du minoritaire permanent. Quand je me présente à une élection, c’est pour la gagner », affirme-t-il

Son élection « n’a jamais été si près de se réaliser, ce qui serait un événement mondial », ajoute celui que les enquêtes d’opinion placent dans le quatuor de tête des postulants à l’Elysée.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 11:18

Sondage: Mélenchon et Fillon se rapprochent de Le Pen et Macron, en baisse

Sondage: Mélenchon et Fillon se rapprochent de Le Pen et Macron, en baisse

Des affiches de campagnes de candidats à l'élection présidentielle à Paris le 4 avril 2017 à Gonesse

 

Sondage: Mélenchon (20%) et Fillon (19%) réduisent l'écart les séparant de Le Pen et Macron, en baisse de deux points (22%)

Jean-Luc Mélenchon et François Fillon réduisent l'écart les séparant de Marine Le Pen et Emmanuel Macron, en baisse, au premier tour de l'élection présidentielle, selon les intentions de vote calculées par Ipsos Sopra Steria- Game Changers dans un sondage diffusé vendredi.

Toujours en tête avec chacun 22% d'intentions de vote, les candidats d'En Marche! et du Front national perdent tous les deux deux points en moins d'une semaine, selon cette enquête pour Le Monde à dix jours du scrutin.

Jean-Luc Mélenchon continue sa percée avec 20% d'intentions de vote (+1,5) et François Fillon atteint 19% (+1), pouvant venir se mêler à la bataille pour le second tour. 

Les quatre principaux candidats se tiennent désormais en trois points, dans la marge d'erreur pour ce genre d'enquête.

Le socialiste Benoît Hamon est crédité de 7,5% des intentions de vote (-0,5), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan de 3,5% (stable). Le trotskiste Philippe Poutou 2% (+0,5), le centriste Jean Lassalle 1,5% (+1) et François Asselineau 1,5% également (+0,5).

Les autres candidats sont crédités de moins de 1%. 10% des personnes se disant certaines de voter n'ont pas exprimé d'intentions de vote.

L'indice de participation au premier tour est évalué à 66% du corps électoral, sans changement par rapport à la précédente enquête des 7 au 9 avril. Et 66% (+6) des électeurs "certains d'aller voter" considèrent désormais leur choix définitif.

Le nombre des indécis diminue. La sûreté du vote en faveur de Marine Le Pen (85%, +6) et François Fillon (80%, +1) se renforce, mais aussi celle des électeurs d'Emmanuel Macron fortement (68%, +13), de Jean-Luc Mélenchon (66%, +6) et de ceux de Benoît Hamon (57%, +14). 

Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 avril auprès de 1.509 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 927 certaines de voter et exprimant une intention de votes, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,9 à 3,3 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultats, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:48

Montpellier: Fillon "très en colère" contre "la démagogie" de ses adversaires

Montpellier: Fillon

Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon, le 14 avril 2017 en meeting à Montpellier

 

Présidentielle: François Fillon "très en colère" contre la "démagogie" de ses adversaires

Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon s'est dit vendredi "très en colère" contre la "démagogie" de ses adversaires, lors d'un meeting à Montpellier.

"Je suis en colère quand je vois que la démagogie atteint des sommets dans cette campagne", a-t-il déclaré lors d'un meeting au parc des expositions de la métropole. Le candidat a fustigé "la démagogie de M. Macron qui dit oui à tout le monde et qui sera tout aussi incapable que M. Hollande de décider quoi que ce soit", "la démagogie de ceux qui inventent de nouvelles chimères, parce que les solutions concrètes ne rentrent pas dans le cadre de leur idéologie". 

Il a cité "les 32 heures. Le revenu universel. Le retour au franc. La fermeture des frontières. La 6ème République...", reprenant ainsi des éléments des programmes de Benoît Hamon (PS), Marine Le Pen (FN) ou Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) sans les citer. 

"Mais qui peut croire qu'on va créer des emplois avec ça, qui peut croire qu'on va augmenter la croissance et le pouvoir d'achat, réduire notre dette, faire tourner nos usines en passant aux 32 heures ou en sortant de l'Europe ? Comment est-il possible de prendre à ce point les problèmes à l'envers?", a-t-il demandé.

Les noms et allusions à ses adversaires et au président François Hollande ont été systématiquement sifflés et hués par l'assistance qui a chanté une Marseillaise au début et à la fin et agité des drapeaux français.

"Les maux de la France ne viennent pas de l'euro, ils ne viennent pas de l'Allemagne, ils viennent de nous, ils viennent de nos pesanteurs, ils viennent de nos rigidités, ils viennent de nos blocages idéologiques, et ils viennent des socialistes qui les ont sacrément aggravés  !", a-t-il assuré devant une salle assez remplie, son équipe de campagne parlant de 5.000 personnes.  

M. Fillon a promis à ses soutiens une "victoire qui va en surprendre plus d'un" et notamment "tous ceux qui depuis trois mois me canardent en permanence". 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:42

Présidentielle : "Dans la majorité des cas, on vote dans la continuité de ses parents"

Anne Muxel, chercheuse et réalisatrice du documentaire "Famille, dispute et politique" a analysé pour franceinfo les influences familiales sur le vote des Français. 

Des électrices lors du premier tour de la primaire de la gauche, en janvier 2017 à Perpignan. Image d\'illustration. 
Des électrices lors du premier tour de la primaire de la gauche, en janvier 2017 à Perpignan. Image d'illustration.  (RAYMOND ROIG / AFP)

"Les choix politiques, comme les convictions religieuses, sont parmi les choses qui se transmettent le mieux au sein de la famille", a affirmé Anne Muxel, directrice de recherche au CEVIPOF et réalisatrice du documentaire Famille, dispute, et politique (2012), vendredi 14 avril sur franceinfo. "Dans la majorité des cas, on s'inscrit dans la continuité de ses parents", a-t-elle assuré. 

franceinfo : famille et politique sont-ils très liés ?

Anne Muxel : On parle politique en famille plus que dans tout autre sorte de lieu, le travail ou les échanges avec ses amis.

C'est en famille qu'on fait cette expérience démocratique, qu'on échange à propos de ses opinions ou de ses choix, qu'on se décide aussi lorsqu'on ne sait pas pour qui on va voter.

Anne Muxel

à franceinfo

La famille reste un lieu de formation. Les choix politiques, comme les convictions religieuses, sont parmi les choses qui se transmettent le mieux au sein de la famille.

Les jeunes votent-ils comme leurs parents ?

On dit souvent que le vote se fait par opposition à ses parents, mais c'est une idée fausse. Ce qui se passe est plutôt de l'ordre de la continuité et de la reproduction. La rupture, être de gauche dans une famille de droite ou l'inverse, c'est peut-être 15% de la population. Dans la majorité des cas, on s'inscrit dans la continuité de ses parents. Mais ça ne veut pas dire qu'on va voter de la même façon au sein de la gauche ou au sein de la droite, et ça va générer des discussions.

Qu'avez-vous découvert quand vous avez posé la caméra au milieu de ces familles ?

C'est intéressant parce que la plupart ne s'étaient pas forcément posé ces questions. Cela a été souvent pour elles l'occasion d'une prise de conscience que la politique, en lien avec leur vie affective et intime, pouvait avoir une incidence sur cette vie. C'était du vécu mais ils n'avaient pas eu l'occasion de s'exprimer dessus et d'en prendre conscience.

Les repas de famille peuvent-ils, parfois, tourner au pugilat politique ?

Cela peut mal se passer. Donc, il y a aussi beaucoup de familles dans lesquelles on se met à table, et la première chose qu'on dit c'est : "surtout, on n'en parle pas !"

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:36

Réseaux sociaux et présidentielle : cinq bonnes raisons d’être prudent

À une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, le pouvoir d'influence sur l’opinion politique de réseaux sociaux où se développent les manipulations est préoccupant. Franceinfo vous donne cinq bonnes raisons de vous méfier des réseaux sociaux.

 

Aujourd'hui, les réseaux sociaux constituent la première source d’information pour plus de 40% des jeunes électeurs en France, selon les résultats du baromètre annuel de nos confrères de La Croix (contenu payant). Une partie du scrutin se joue désormais sur ces réseaux et ce sera de plus en plus le cas. Résultat : tous les candidats ont investi ce champ, avec de multiples stratégies pour conquérir toujours plus d'audience. Voici cinq bonnes raisons de se méfier avant de s'informer sur les réseaux sociaux.

1La popularité des publications est parfois trompeuse

 La manipulation de l’opinion commence d'abord avec la "gonflette" des chiffres de popularité des posts, des vidéos, des articles, etc. Le fonctionnement des algorithmes repose notamment sur la popularité, c'est exponentiel : plus vous avez de "like" ou de fans, et plus votre vidéo sera vue, plus votre post sera lu.

Sauf que les chiffres peuvent se révéler bidon, et leur déformation est devenue une véritable industrie. Le sociologue Antonio Casilli en explique le fonctionnement : "Des dizaines ou des centaines de personnes cliquent à longueur de journée sur des contenus, des images, des articles pour les partager, et ainsi ajouter de la valeur. Parfois ils ajoutent des commentaires… Ils font le travail des petites mains d'internet."

2Les pages officielles ne sont pas toujours crédibles

Il s’agit d’un type d'action marketing très fréquent pour les supports numériques : des entrepreneurs du numérique montent des plateformes web de micro-travail sur lesquelles des micro-tâches (graphisme, développement web, rédaction de textes) sont proposées contre un micro-paiement. Sur le modèle du site américain Fiverr s’est montée en France la plateforme 5euros.com.

L’un de ces illusionnistes du net s’engage sous la marque AchatFans à ramener des milliers de fans supplémentaires sur les pages de ses clients : "Je propose d’une part une application de jeu : pour gagner des points il faut cliquer sur "j’aime", et en réalité les gens cliquent sur le "J’aime" d’une autre page. D’autre part, je crée des faux-profils de fans, je peux en livrer 50 000 par jour", lit-on. Qu’on soit commerçant, sportif, chanteur ou… candidat à la présidentielle, c’est bien souvent de cette façon aujourd’hui qu’on "amorce la pompe" de sa page officielle.

3Les contenus sont parfois manipulés

Le modèle économique des plateformes sociales qui repose sur la captation de l'attention, encourage indirectement la création de faux contenus, aux angles et aux titres accrocheurs. Samuel Laurent, le responsable des Décodeurs du site web du Monde, et fin connaisseur de la stratégie éditoriale sur les supports numériques, rappelle que cette "économie de l’attention" engendre des effets pervers dévastateurs : "Tout ce qui va faire le succès de l'information c'est son partage, donc on va être poussé à mettre des titres racoleurs, c'est ce qu'on appelle le clickbait, autrement dit l'hameçonnage par le clic".

Ces montages d’images, ces titres racoleurs et ces fausses nouvelles sont fabriqués dans ce qu'Antonio Casilli appelle des "usines à contenus". "Ce sont des structures déstructurées, flexibles, atomisées, explique le sociologue. Certaines personnes travaillent une fois par semaine pour écrire un texte en mettant ensemble trois ou quatre morceaux récupérés à droite ou à gauche sur internet, par exemple pour faire de la publicité à une figure politique, ou bien exclusivement pour créer une suite de mots-clefs visant à tricher avec les algorithmes des moteurs de recherche".

4Certaines influences sont (presque) invisibles

L’économie de l’attention à l’origine du succès de réseaux sociaux est également mise à profit dans un dessein idéologique. L’agence de communication ReputationSquad vient de produire une étude sur les sources d’informations les plus populaires sur les réseaux sociaux. Elle a identifié les publications des médias français en ligne les plus "likées" sur Facebook.

Surprise : en 7e place, arrive RussiaToday- France et peu après, SputnikNews, soit deux médias russes (dont rien n'indique qu'ils sont russes) qui ont été dénoncés comme organe de propagande par le Parlement européen. Le data scientist Maixent Chenebaux, auteur de l’étude de ReputationSquad, en est encore sonné : "RussiaToday arrive devant Mediapart, Le Point et Libération. Leur stratégie consiste à publier beaucoup de statuts qui ne récoltent pas forcément beaucoup de like, mais ils inondent le réseau de nouveaux statuts." 

Pour Tristan Mendès-France, expert en stratégie des médias sociaux et enseignant au Celsa, cela révèle le caractère éminemment important des réseaux en matière politique : "L’écosystème des réseaux sociaux est en train de rebattre les cartes de l’influence au niveau planétaire. De nouveaux acteurs viennent concurrencer nos propres médias et nos narrations nationales !" Le caractère propagandiste de ces deux médias n'est évidemment pas affiché sur leurs comptes et profils. Et peu de lecteurs de ces publications savent qu’il s’agit d’un média russe. Sans toujours en discerner l’origine, le public français de Facebook et de YouTube, peut donc se retrouver sous influence. 

5Le risque de l'enfermement dans une bulle de pensée n'est jamais loin

L’ultime travers des réseaux sociaux est leur étanchéité : on ne parle qu'à des gens qui partagent peu ou prou les mêmes valeurs. À tel point que l'on pourrait croire que la foison d'informations qui défile sous nos yeux va favoriser le débat. En réalité, il le cloisonne et cela risque de rendre le débat impossible. "Si vous vous informez via votre réseau social, vous ne lisez que des nouvelles partagées par des gens qui ont une tonalité idéologique et politique pas loin de la vôtre, pressent Tristan Mendès-France, expert en stratégie de médias sociaux. Cela enferme les communautés et radicalise les opinions. Comment Fillon peut-il parler aux électeurs de gauche ? Il ne peut pas !"

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 06:00

Bretagne: L’ancien ministre UDI Pierre Méhaignerie apporte son soutien à Macron

PRESIDENTIELLE L’actuel maire de Vitré a été Garde des Sceaux sous François Mitterrand…

 

Pierre Méhaignerie est le maire de Vitré depuis 40 ans.

Pierre Méhaignerie est le maire de Vitré depuis 40 ans. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Emmanuel Macron a décidément du succès auprès des ténors politiques bretons. Après Jean-Yves Le Drian ou Bernard Poignant, c’est au tour de Pierre Méhaignerie d’apporter son soutien au leader d’En Marche pour la présidentielle. L’actuel maire de Vitré en Ille-et-Vilaine a notamment été au cours de sa carrière politique Garde des Sceaux de 1993 à 1995 sous la présidence Mitterrand.

>> A lire aussi : QUIZ. Qui a rejoint, ou pas, Emmanuel Macron?

Dans un communiqué publié ce vendredi sur le site de Ouest-France, Pierre Méhaignerie explique les raisons de son vote en faveur d’Emmanuel Macron. « En contraste avec les propos populistes et démagogiques de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen, on trouve chez Macron sa volonté de libérer les initiatives, de faire remonter d’en bas les idées et les projets, et utiliser l’expérimentation, méthode que j’ai toujours soutenue. Avec quatre candidats si proches dans les sondages, on ne peut être sûr de rien. Dans ce contexte, Emmanuel Macron a ma préférence », indique le maire de Vitré.

« Le programme économique de Fillon est plus solide » mais…

L’ancien ministre centriste reconnaît toutefois que son choix entre François Fillon et Emmanuel Macron a été « difficile ». « Le programme économique de Fillon est plus solide, mieux à même de réduire le chômage et la dette », indique Pierre Méhaignerie. « Cependant, jusqu’ici, il n’a pas fait apparaître clairement que le résultat des efforts demandés apportera à terme plus à ceux qui, dans la société française, ont le moins », poursuit-il dans son communiqué.

Pierre Méhaignerie justifie également son vote en faveur d’Emmanuel Macron en raison « de ses convictions et de son engagement européen » et de la nécessité de sortir « de l’excès du clivage gauche-droite ». Pierre Méhaignerie votera donc à contre-courant d’Isabelle Le Callennec, son héritière politique, qui fait quant à elle partie de la garde rapprochée de François Fillon pendant la campagne présidentielle.

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 05:54

Présidentielle: À J-9, l'incertitude sur l'issue du scrutin n'a jamais été aussi forte

POLITIQUE Dans la dernière ligne droite, les données de la boussole présidentielle du Cevipof et de «20 Minutes» soulignent les hésitations des utilisateurs…

Les candidats à la présidentielle 2017. LIONEL BONAVENTURE-POOL/SIPA
Les candidats à la présidentielle 2017. LIONEL BONAVENTURE-POOL/SIPA - SIPA

Le suspense pourrait durer jusqu’au-delà de 20h le dimanche 23 avril, au moment où le résultat du premier tour de l’élection présidentielle est censé être annoncé. La faute à des dynamiques croisées pour les quatre favoris du scrutin, Marine Le Pen et Emmanuel Macron en baisse d’un côté, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon en hausse de l’autre. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria, publié vendredi, pour Le Monde, les deux premiers rassemblent chacun virtuellement 22 % d’intentions de vote (-2 en quatre jours), Mélenchon à 20 % (+1,5) et Fillon à 19 % (+1).

Ces tendances confirment les observations du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po, sur les données issues de la boussole présidentielle consultable sur 20 Minutes. Depuis son lancement le 29 mars, 350.000 personnes ont répondu au questionnaire, dont un grand nombre d’indécis : 57 %. Ces derniers pourraient faire la différence dans le sprint final. 20 Minutes fait le point à J-9 avec Thomas Vitiello, chercheur au Cevipof.

Les sympathisants d’Emmanuel Macron doutent

La boussole comporte quelques biais qui la rendent moins fiable sur les niveaux de chaque candidat qu’une enquête d’opinion traditionnelle. Par contre, elle permet de mesurer les évolutions et les attentes au sein de chaque électorat potentiel, outre son objectif principal, aider l’utilisateur à se définir politiquement. Ce dernier point montre d’ailleurs que parmi les utilisateurs de l’application, 20 % déclarent que cela les a aidés à changer d’avis ou à envisager un autre vote. En 2012, ils étaient environ 10 % dans ce cas.

De tous les électorats, c’est celui d’Emmanuel Macron qui doute le plus, explique Thomas Vitiello : « L’indécision qui augmente chez les personnes tentées par sa candidature est révélatrice d’une certaine fragilité, qui se manifeste par une légère baisse dans les sondages. » Selon le chercheur, le positionnement atypique de l’ancien ministre de l’Economie (« le plus libéral de cette élection, à la fois sur les thématiques culturelles et économiques ») lui a été favorable jusqu’à présent en lui permettant de se présenter comme le plus modéré.

« Être médian est stratégiquement intéressant mais il peut donner l’image de celui qui veut plaire à tout le monde, ou déplaire le moins possible, avance le chercheur. C’est un positionnement de second tour, de rassemblement, mais au premier, ce n’est en général pas ça qui permet de gagner. Et dans un contexte où les électeurs sont à la recherche de projets précis et d’idéal, ça peut jeter un flou. »

Jean-Luc Mélenchon et les « petits » candidats soignent leurs images depuis le second débat

« Ce jour-là il se passe vraiment quelque chose », note Thomas Vitiello. Depuis le second débat entre tous les candidats, le 4 avril, le candidat de la France insoumise connaît une amélioration de son image de présidentiable : « L’augmentation la plus nette est sur son étoffe de président, un facteur essentiel lors de toutes les élections présidentielles. La perception sur sa capacité d’empathie était haute mais a encore augmenté. Mélenchon s’est construit une image de présidentiable. Par rapport à 2012, il a un discours plus posé, moins agressif. Mais il n’a pas perdu de sa verve. Cette image peut très bien amener des électeurs désabusés ou tentés par le Front national à voter Mélenchon. »

Mais le député européen n’est pas le seul bénéficiaire, presque tous les candidats crédités de moins de 5 % d’intentions de vote ayant vu leur image bondir favorablement : « Poutou, Arthaud, Cheminade et Asselineau ont connu une amélioration dès le lendemain. Ce débat a servi à quelque chose de ce point de vue là pour eux, il les a fait connaître. »

De l’incertitude partout

On l’a écrit plus haut, 57 % des utilisateurs ne savent pas encore pour qui voter. Plus que dans les sondages (66 % ont par exemple choisi selon la dernière enquête Ipsos). Logique, puisque la boussole a pour but premier d’aider à s’orienter parmi les candidats, et attire donc les indécis.

>> A lire aussi : Boussole Présidentielle 2017: Onze candidats aux programmes plus contrastés qu'en 2012

Les données issues de l’application depuis deux semaines montrent que les plus hésitants se trouvent… parmi les potentiels électeurs des « petits » candidats, 60 à 68 % étant indécis. Seule exception, les supporters de François Asselineau se hissent à un niveau de certitude de vote proche de ceux des électeurs de Marine Le Pen (30 % incertains) et François Fillon (38 % incertains). Les potentiels électeurs d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon hésitent pour 45 % d’entre eux. Le plus friable semble être Benoît Hamon, 57 % de ses électeurs virtuels déclarant pouvoir aller voir ailleurs, notamment chez Jean-Luc Mélenchon, avec qui la porosité idéologique est forte jusque dans leurs électorats, « d’accord sur un très grand nombre d’enjeux ».

Alors que, dans la dernière ligne droite, les quatre candidats en tête des enquêtes d’opinion se rapprochent les uns des autres et pourraient se départager dans un mouchoir, comme l’annonçaient à 20 Minutes plusieurs sondeurs lors du lancement officiel de la campagne, Thomas Vitiello souligne que « l’indécision est plus élevée qu’en 2012, et la mobilité d’un candidat à un autre est sans aucun doute plus importante ». Un autre facteur contribuant au suspense.

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Published by Ricky
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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