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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 09:18

Bruno Le Maire va annoncer des privatisations «dans quelques semaines»

ECONOMIE La Française des Jeux pourrait en faire partie, selon certains experts...

Le Ministre de l'Economie Bruno Le Maire donne un discours lord de l'université d'été du Medef mercredi 30 août 2017. — AFP

L’opération est destinée à « financer l’innovation », selon Bruno Le Maire. Le ministre de l’Economie a déclaré samedi qu’il annoncerait dans « quelques semaines » la privatisation de certaines entreprises.

« Nous pensons vraiment que c’est une meilleure façon de dépenser de l’argent en finançant l’innovation plutôt que d’être emprisonné dans certaines compagnies qui ne sont pas stratégiques pour l’Etat français », a déclaré Bruno Le Maire lors du forum The European House - Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l’italienne qui se tient jusqu’à dimanche à Cernobbio, sur le lac de Côme.

>> A lire aussi : Le gouvernement veut poursuivre la privatisation des contrôles de vitesse

La Française des Jeux sur la liste des privatisations ?

« L’innovation est la clé du futur pour l’économie, la clé pour rendre la France plus forte », a martelé le ministre, sans donner détail sur les entreprises qui allaient être privatisées. La Française des Jeux fait partie des pistes étudiées, selon certains experts.

Bruno Le Maire avait déjà fait état le 6 juillet de la cession de « participations dans un certain nombre d’entreprises publiques à partir du mois de septembre ». La veille, il avait annoncé ces « importantes cessions d’actifs » pour financer l’innovation, à laquelle l’Etat destinera 10 milliards d’euros. Ces cessions permettront « au contribuable de savoir que son argent est placé pour le futur et non pas pour le passé », avait-il souligné.

« La France est de retour »

Pendant la campagne électorale, le président Emmanuel Macron avait promis d’alimenter ce fonds de dix milliards par les dividendes tirés du portefeuille de l’Etat, mais aussi peut-être par quelques privatisations.

Bruno Le Maire, qui s’exprimait devant la presse, a souligné « être ici (à Cernobbio) pour dire aux partenaires de la France que la France est de retour ». « Avec notre nouveau président Emmanuel Macron, nous sommes déterminés à rendre la France plus forte », a-t-il affirmé en détaillant les diverses mesures annoncées par le gouvernement pour « améliorer » le fonctionnement du marché du travail et le système fiscal, et réduire la dépense publique.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 18:55

Rassemblement de motos et voitures anciennes 03/09/2017

à HAM.

Motos et Voitures
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 08:43

Laurent Wauquiez officialise sa candidature à la présidence de Les Républicains

LES REPUBLICAINS L'ancien ministre a annoncé sa candidature au «Figaro»...

Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône Alpes, le 4 mai 2017 à Draveil

Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône Alpes, le 4 mai 2017 à Draveil — Jacques Witt/SIPA

Laurent Wauquiez a officialisé sa candidature à la présidence du parti Les Républicains auprès du Figaro ce jeudi soir. L'annonce n'est pas un scoop, le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes préparant depuis des mois sa candidature pour le parti renommé par Nicolas Sarkozy.

Au Figaro, il affirme: «Je veux faire renaître l'espoir à droite». «Je pense qu'on a besoin d'un profond renouvellement et je veux que la reconstruction de notre droite se fasse sur des valeurs claires. Je suis candidat parce que je pense que la France a besoin de la droite. Et il faut que la droite soit vraiment de droite !», dit le président de région.

>> A lire aussi: Présidentielle Les Républicains: Comment Laurent Wauquiez s'est imposé comme l'archi favori

Le vice-président de LR se dit «convaincu qu'on est à la fin d'un cycle où l'on paie de nombreuses erreurs du passé. A force de vouloir dire à chacun ce qu'il avait envie d'entendre, la droite a perdu son âme et les Français ne savent plus vraiment ce qu'elle incarne».

«Deux chemins»

«On a clairement aujourd'hui deux chemins. Certains pensent que pour que la droite parle aux Français, il faut qu'elle propose un filet d'eau tiède en espérant rassembler sur des ambiguïtés. Je crois exactement l'inverse», dit Laurent Wauquiez.

«Le divorce qui s'est installé entre la droite et les Français, poursuit-il, c'est celui du doute, non pas sur les valeurs mais sur la détermination des leaders de droite à mettre en oeuvre leurs idées et leurs programmes, s'ils arrivent au pouvoir».

Différents camps au sein des Les républicains

Laurent Wauquiez se dit «parfois surpris» par ceux qui l'accusent de «courir après le FN». «Je défends les valeurs de travail, d'effort, les classes moyennes, je refuse le communautarisme et l'intégrisme islamique qui petit à petit ronge notre société», déclare-t-il.

Il promet de se battre pour le «rassemblement» de tous les sensibilités au sein de LR, juppéistes, centristes, et Sens commun (issu de la Manif pour tous), «qui est une composante de notre famille politique».

«Mais aucune de ces composantes n'imposera sa vue car précisément notre famille politique est l'addition de tout ça. Si je suis élu, je veux veiller à ce que chacun puisse s'exprimer dans le respect des autres», affirme-t-il.

>> A lire aussi: L'offensive de Wauquiez sur les «dérives de l'assistanat» fait des remous

Dans cette élection, Laurent Wauquiez est considéré comme favori face aux candidats Daniel Fasquelle, député du Pas-de Calais, la maire de Taverny (Val-d'Oise) Florence Portelli et Laurence Saillet, proche de Xavier Bertrand.

Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique cette semaine : un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) ce mercredi et sa traditionnelle ascension du Mont Mézenc (Haute-Loire) dimanche.

 

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 08:38

Réforme du Code de travail: Et pour vous, ça va changer quoi?

VOUS TEMOIGNEZ Les ordonnances sur le Code du travail ont été présentées jeudi par Edouard Philippe…

T.L

— 

Edouard Philippe et Muriel Pénicaud présentent les ordonnances réformant le Code du travail

Edouard Philippe et Muriel Pénicaud présentent les ordonnances réformant le Code du travail — CHAMUSSY/SIPA

  • Edouard Philippe défend une « réforme ambitieuse, équilibrée et juste ».
  • La gauche et certains syndicats préparent déjà la riposte.
  • La nouvelle loi devrait bouleverser durablement la vie des salarié(e)s.

Les cinq ordonnances sur le Code du travail ont été dévoilées hier par le gouvernement. Libéralisant à une grande échelle le système social, le texte divise : les organisations patronales applaudissent, les syndicats de salariés sont beaucoup moins satisfaits.

Quelles répercussions au sein de votre entreprise attendez-vous de cette nouvelle loi et pour quelles raisons ? Quelle(s) disposition(s) dans ces ordonnances craignez-vous tout particulièrement ? Irez-vous manifester les 12 et 23 septembre et pensez-vous qu’un mouvement social de grande ampleur soit susceptible de faire reculer le gouvernement ?

Merci de laisser vos commentaires ci-dessous ou de nous répondre par mail à contribution@20minutes.fr (si vous le souhaitez, votre témoignage restera anonyme). Ils serviront à la confection d’un prochain article, merci !

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 08:31

François Hollande: Pour l'ancien président, la presse «pardonne tout» à Emmanuel Macron

COME-BACK L'ancien président s'exprime de plus en plus ces derniers jours... 

L'ancien président de la République, François Hollande, au festival d'Angoulême, le 22 août 2017.

L'ancien président de la République, François Hollande, au festival d'Angoulême, le 22 août 2017. — AFP

Après avoir annoncé qu’il ne se retirait pas de la vie politique, François Hollande adresse, par parcimonie, quelques messages à son successeur. Pour l’ancien président, la presse serait plus clémente à l’égard d' Emmanuel Macron qu’elle ne l’était avec lui.

Il aurait confié à son ami Jean-Pierre Jouyet : « J’aurais abandonné des promesses au bout de deux mois, j’aurais été étrillé par la presse. Lui, on lui pardonne tout… » rapporte Paris Match.

>> A lire aussi : François Hollande, un «retour» bien orchestré… Et qui pourrait durer

« Moi, je laisse les journalistes travailler »

Et ce n’est pas la première fois que François Hollande compare sa relation avec les journalistes à celle d’Emmanuel Macron : « Si je ne l’avais pas fait, on aurait dit que je ne laissais pas les journalistes travailler. Moi, je laisse les journalistes travailler » avait-il déclaré à un journaliste d’Europe 1 en référence aux relations tendues entre l’actuel président et les journalistes.

>> A lire aussi : VIDEO. Macron et les médias: Retour sur une semaine qui a redéfini les relations entre l'Elysée et la presse

Selon nos confrères de Paris Match, cette rancune serait due  au manque de reconnaissance de son propre bilan. François Hollande n’aurait pas apprécié que l’on attribue la relance économique à « l’effet Macron ».

Pour François Hollande, Macron « a une situation meilleure » que la sienne

L’ancien ministre Michel Sapin aurait expliqué que François Hollande « aurait aimé plus d’élégance et un discours plus équilibré » de la part d’Emmanuel Macron sur le sujet, rapporte l’hebdomadaire. Il aurait même envoyé un texto stipulant « Ça manque d’élégance et c’est même mesquin ».

>> A lire aussi : Un nouveau livre de confidences de Hollande... sur Macron paraît le 30 août

Le 22 août dernier, l’ancien président de la République a déclaré devant les journalistes : « Les résultats sont là, ils étaient d’ailleurs apparus dans les derniers mois du quinquennat et sont d’autant plus manifestes aujourd’hui. (…) J’avais hérité d’une situation très difficile qui était celle de la crise. Mon successeur a une situation meilleure, mais tant mieux ».

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 05:43

Ce qu'il faut retenir de l'entretien d'Emmanuel Macron au «Point»

INTERVIEW Le président s'est confié au «Point» dans une longue interview à paraître ce jeudi... 

Manon Aublanc

— 

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes de sa diplomatie.

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes de sa diplomatie. — Yoan Valat/AP/SIPA

Le président français, Emmanuel Macron, a accordé une longue interview à nos confrères du Point, à paraître ce jeudi. 20 Minutes vous compile ce qu’il faut retenir.

>> A lire aussi : Sécurité, indépendance et influence de la France: Les grands axes de la diplomatie selon Macron

  • Sur l’éducation : « une révolution »

Emmanuel Macron a assuré que désormais « on ne tirera plus les gens au sort » pour entrer à l’université et promet d'« entamer une révolution de l’éducation ».

« Nous ferons en sorte que l’on arrête par exemple de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde », déclare le chef de l’Etat en dénonçant les problèmes liés à « la désormais célèbre plateforme APB » (admission post-bac).

  • Sur la crise avec les armées : « Pas de regret »

Le président Emmanuel Macron « n’a pas de regret » et « assume totalement » la crise qu’il a eue en juillet avec les armées, qui a entraîné la démission du chef d’état-major des armés, Pierre de Villiers, a-t-il déclaré au Point. « Les armées ne font pas ce qu’elles veulent, elles ne sont pas autopilotées », lâche le chef des armées, qui estime que cette affaire a été « une tempête dans un verre d’eau ».

  • Sur les APL : « Une transformation profonde »

Emmanuel Macron a affirmé qu’il envisageait d’aller au-delà de la baisse controversée de 5 euros des APL, mais dans le cadre d’une « transformation profonde qui doit faire baisser les loyers ». Alors que l’aide personnalisée au logement (APL) alimente selon lui la hausse des loyers, le chef de l’Etat préconise « un choc d’offre », que doit permettre un projet de loi présenté à l’automne.

  • Sur la Pologne : « La politique très préoccupante »

Le président, qui a eu depuis plusieurs jours des échanges acerbes avec Varsovie, dénonce la « politique très préoccupante » menée selon lui par le gouvernement polonais, accusé notamment de « remettre en cause » l’Etat de droit.

« Je dénonce sans détour cette approche » de la Pologne qui ne veut pas de réforme de la directive sur les travailleurs détachés « et, plus largement, une politique très préoccupante du gouvernement polonais, qui remet en cause la solidarité européenne et même l’Etat de droit », déclare le chef de l’Etat dans un entretien fleuve à l’hebdomadaire Le Point publié jeudi.

  • Sur les emplois aidés : Une « perversion de la politique de l’emploi »

Le président Emmanuel Macron a estimé que les emplois aidés ont été « trop souvent » une « perversion de la politique de l’emploi », dénonçant leur caractère « clientéliste » qui « suit souvent le cycle électoral ». « C’est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif », explique le chef de l’Etat qui rappelle que « le taux de retour à l’emploi durable des personnes concernées est en effet très faible ».

  • Sur la réforme du Code du travail : « Une réforme de transformation profonde »

Le président français assure que la réforme du Code du travail qu’il est en train de mener par ordonnances est « une réforme de transformation profonde ».

« La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde et, comme je m’y suis engagé, elle doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le chef de l’Etat, à la veille de la présentation des ordonnances par le Premier ministre Edouard Philippe.

  • Sur ses débuts : Macron refuse d’être jugé sur 100 jours

Le président a affirmé que « les cent jours ne sont pas une étape pertinente » pour juger du début du quinquennat : « Quand on arrive au pouvoir, on ne fait pas les choses en cent jours. Ou alors nous serions le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois », a-t-il fait valoir, mais ajoute qu’il s’attendait à « vivre pendant des mois avec l’impatience du peuple ».

  • Sur le terrorisme : « Notre société a besoin de récits collectifs, de rêves »

Emmanuel Macron a détaillé son plan pour lutter contre le terrorisme : « Notre réponse au terrorisme ne peut être que multiple, afin d’y inclure toutes ces dimensions. Elle doit être à la fois sécuritaire, économique, culturelle et éducative », estime le président de la République. « Notre société a besoin de récits collectifs, de rêves, d’héroïsme, afin que certains ne trouvent pas l’absolu dans les fanatismes ou la pulsion de mort », explique-t-il.

Emmanuel Macron s’est également exprimé sur la radicalisation de jeunes français et les nombreux départs en Syrie : « Notre pays ne propose en effet plus de héros. Pourquoi des jeunes de banlieue partent-ils en Syrie ? Parce que les vidéos de propagande qu’ils ont regardées sur Internet ont transformé à leurs yeux les terroristes en héros », a-t-il estimé.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 05:36

Code du travail: Macron tacle Hollande et ses déclarations dans la presse

POLITIQUE Le président n'a que moyennement apprécié les conseils de son prédecesseur...

20 Minutes avec AFP

— 

François Hollande a demandé à son successeur à l'Elysée Emmanuel Macron d'éviter "des sacrifices pas utiles" en matière sociale, en marge d'une visite au Festival du film francophone d'Angoulême le 22 août 2017.

François Hollande a demandé à son successeur à l'Elysée Emmanuel Macron d'éviter "des sacrifices pas utiles" en matière sociale, en marge d'une visite au Festival du film francophone d'Angoulême le 22 août 2017. — Alfonso Jimenez/Shutter/SIPA

Des petites piques glissées tous azimuts. Dans un long entretien au Point publié jeudi, le président français a développé sa pensée et ses projets pour la France, sans oublier de régler quelques comptes. Le Figaro, propriété de Serge Dassault, a ainsi eu droit à une remarque sur la consanguinité entre « une partie des industriels » de la défense « et la presse ». Et Emmanuel Macron n’a pas non plus oublié François Hollande.

>> A lire aussi : Ce qu'il faut retenir de l'entretien d'Emmanuel Macron au «Point»

L’ancien président, qui a fait savoir qu’il n’avait pas renoncé à la politique, avait adressé mi-août une mise en garde à son successeur à propos de la réforme du code du travail. « J’ai du respect pour François Hollande », répond Emmanuel Macron. « Je pense qu’il y a eu de bonnes mesures économiques et sociales lors du précédent quinquennat, et j’espère y avoir contribué », souligne l’ancien conseiller et ministre de l’ex-président socialiste.

« Risque de créer des ruptures »

« Mais il serait étrange que l’impossibilité qui a été la sienne de défendre son bilan devant les Français puisse motiver une tentation, durant les années qui viennent, de le justifier devant les journalistes », fait valoir le président de la République.

Un peu plus de trois mois après son départ de l’Elysée, François Hollande avait prévenu son successeur qu’il « ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles » ni « flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures ». Le gouvernement va présenter jeudi ses ordonnances réformant le code du travail.

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 06:03

Emmanuel Macron: Comment il veut éviter une rentrée explosive

POLITIQUE En chute dans les sondages, Emmanuel Macron devrait s’exprimer davantage dans les semaines qui viennent…

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron — Vadim Ghirda/AP/SIPA

  • Emmanuel Macron a chuté de 14 points en août, atteignant les 40 % de personnes satisfaites.
  • Le Président a réuni son gouvernement ce lundi pour préparer la rentrée.
  • Jeudi, le gouvernement présentera les ordonnances permettant la réforme de la loi Travail.

« L’entrée dans l’atmosphère est difficile pour Jupiter ». D’une formule, Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle gauche (ex-PS) à l’Assemblée, a résumé la période délicate que traverse l’exécutif. En chute libre dans les sondages, Emmanuel Macron a réuni ce lundi matin à l’Elysée son gouvernement pour affronter une rentrée sous tension. Le gouvernement présentera notamment jeudi les ordonnances permettant la réforme de la loi Travail, décriée par l’opposition.

>> A lire aussi : Popularité: Macron a encore perdu 14 points en août

« Certains prédisent le pire. Il ne faut jamais céder aux Cassandre. Certains peut-être même le souhaitent. Mais si nous sommes là, c’est pour faire, avec détermination », a lancé le chef de l’Etat à ses ministres. Voilà comment le président espère passer la période de turbulences à venir.

1. Faire de la pé-da-go-gie

L’argument est martelé depuis plusieurs jours. La période de flottement serait due à un déficit d’explication sur les réformes à venir. « En matière de pédagogie, on n’en fait jamais assez, toute prise de parole, toute explication est une bonne chose. Nous allons expliquer, démontrer, discuter, débattre, mais sans jamais renoncer à la volonté d’avancer », a assuré Edouard Philippe lundi.

Aurore Bergé, députée des Yvelines ne dit pas mieux : « Il est important d’expliquer ce qu’on est en train de faire, de ne pas se laisser enfermer dans des débats, comme sur la baisse des APL par exemple, qui avait été préparée par le gouvernement précédent », indique la porte-parole du groupe LREM. « A nous aussi de mieux valoriser ce que nous avons fait, comme la loi de moralisation, ou le dédoublement des classes CP en REP + dès cette rentrée, quand tout le monde nous disait que c’était impossible ».

>> L’avis de Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au CEVIPOF

Le chercheur est sceptique. « Faire de la pédagogie n’est pas une mauvaise chose, mais l’argument est utilisé par tous les gouvernements en période difficile. D’autant que la campagne a duré très longtemps, le candidat Macron a déjà pu expliquer de long en large ses propositions ».

2. Emmanuel Macron va changer sa communication

Emmanuel Macron a décidé de chambouler sa communication : le président a déjà renoué avec la pratique du off face aux journalistes. Il devrait également s’adresser plus régulièrement aux Français dans les semaines à venir. Une volte-face ? Aurore Bergé balaie les critiques. « Il était utile de rompre avec les pratiques des derniers quinquennats, l’omniprésence de Nicolas Sarkozy et les commentaires systématiques de François Hollande sur son action. A nous de trouver désormais le bon équilibre ».

>> L’avis de Bruno Cautrès

« Je suis dubitatif, car on ne sait jamais quels effets produisent la communication présidentielle. François Hollande avait lui aussi souhaiter plus de pédagogie dans le deuxième tiers de son quinquennat, en essayant différents types de formats, sans jamais réussir à convaincre ».

3. Etre sur plusieurs fronts

Premier sujet brûlant de la rentrée : le dévoilement jeudi des ordonnances pour réformer le droit du Travail. Mais le gouvernement a d’autres chats à fouetter, comme le projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres le 27 septembre, la refonte de l’assurance-chômage lancée à la fin du mois ou le projet visant à renforcer la sécurité intérieure, examiné en commission à partir du 11 septembre. « Certains commentateurs de l’opposition nous disent que la rentrée sera délicate nous avons un calendrier de réformes ambitieux. Mais on ne s’attarde ni sur les commentaires ni sur les sondages. Les Français sont dans l’attente et veulent qu’on accélère pour réformer le pays », assure Aurore Bergé.

>> L’avis de Bruno Cautrès

« En lançant plusieurs dossiers à la fois, Emmanuel Macron prend le risque de perdre en cohérence et de créer un sentiment de confusion chez les électeurs. Cela pourrait accroître ce problème lié au système présidentiel : le président pense avoir été élu pour révolutionner la France en quatre ans, mais il ne s’appuie que sur 24 % au premier tour ».

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:34

Ruffin préfère attaquer Macron sur des "trucs à la con" que sur la réforme du code du travail

Ruffin préfère attaquer Macron sur des

François Ruffin à l'Assemblée nationale le 27 juin 2017.

POLITIQUE - Le député de la France Insoumise a dévoilé sa stratégie anti-Macron lundi matin au micro de France Inter : l'attaquer sur les sujets qui ont fait jaser cet été, comme ses frais de maquillage ou le statut de Brigitte Macron, plutôt que sur la réforme du code du travail, un sujet "technique".


Alors que les ordonnances seront rendues publiques jeudi 31 août, Jean-Luc Mélenchon a appelé ce week-end "le peuple" au "combat" et à "déferler" dans Paris le 23 septembre contre le "coup d'État social" de la réforme du droit du travail. Néanmoins, pour son collègue de la France Insoumise François Ruffin, il faut viser plus large.



Interrogé par France Inter lundi 28 août, le réalisateur de "Merci patron!" a estimé qu'il n'était pas judicieux d'attaquer le président sur le fond de sa réforme phare. "Je pense qu'il ne faut pas être strictement sur le Code du Travail parce que c'est technique, moi je suis contre le projet hein, mais ce n'est pas ça qui va marcher", a expliqué le député de la Somme.

"Ce qui va marcher c'est des trucs à la con, c'est les vaccins, le statut de la première dame, les 26.000 euros de maquillage, des trucs comme ça", assure l'élu, en citant les sujets chauds de l'été. "C'est l'agrégation de (ces éléments) autour de la figure d'Emmanuel Macron qui va faire bouillonner la cocotte. Ce n'est pas strictement le code du travail", a-t-il insisté. François Ruffin, élu pour la première fois en juin dernier, veut réutiliser une formule qui a déjà fait ses preuves. "Pendant toute notre campagne on faisait deux manifs par jour anti-Macron", a-t-il rappelé. "Je veux rester sur cette ligne, a-t-il ajouté. On a la chance d'avoir un visage clair sur ce projet économique et politique. On doit dire que les manifestations sont des manifs anti-Macron".

Outre celle du 23 septembre, une autre manifestation contre la réforme du code du travail est prévue le 12 septembre, à l'appel de la CGT cette fois.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:25

Macron, sous pression, ne veut pas "céder aux Cassandre"

 
 
 Le président de la République Emmanuel Macron (deuxième en partant de la droite) lors du séminaire de rentrée du gouvernement à l\

Le président de la République Emmanuel Macron (deuxième en partant de la droite) lors du séminaire de rentrée du gouvernement à l'Elysée le 28 août 2017

 
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© AFP, CHRISTIAN HARTMANN, POOL

AFP, publié le lundi 28 août 2017 à 14h44

Emmanuel Macron, en forte chute dans les sondages après trois mois de présidence, a réuni lundi matin à l'Elysée son gouvernement pour affronter une rentrée sous tension, avec la présentation dès jeudi des très décriées ordonnances réformant le droit du travail.

"Certains prédisent le pire. Il ne faut jamais céder aux Cassandre. Certains peut-être même le souhaitent. Mais si nous sommes là, c'est pour faire, avec détermination", a déclaré M. Macron à l'ouverture de ce séminaire, exhortant son gouvernement au "volontarisme".

Mais "l'entrée dans l'atmosphère est difficile pour Jupiter", a résumé Olivier Faure (PS), président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée. 

Le chef de l'Etat voit à nouveau sa cote de popularité chuter, avec 40% de personnes satisfaites dans le sondage Ifop publié par le JDD. Soit 22 points de baisse depuis son élection. Et seulement 37% le jugent en mesure de "réformer efficacement" le code du travail selon une étude Odoxa pour RTL.

Mais "le pays a besoin de transformation et les Français le savent", a insisté Edouard Philippe lundi au sortir du séminaire gouvernemental. Malgré "ceux qui caricaturent sur les estrades", le Premier ministre entend bien "commencer à réparer le pays" au moyen d'un impressionnant programme de travail concocté pour les prochaines semaines.

Au menu: la présentation jeudi des cinq ordonnances réformant le droit du travail, puis, courant septembre, "le démarrage des travaux relatifs à la réforme de l'assurance chômage, de l'apprentissage et de la formation professionnelle" ainsi qu'une "série de mesures relatives aux travailleurs indépendants".

Sont également annoncés, entre autres, un plan d'envergure pour le logement, des "assises de la mobilité" en matière de transports, les bases d'une future réforme du baccalauréat et les "premières orientations d'un grand plan étudiant". Le projet de loi de finances sera présenté le 27 septembre.

"Les Français considèrent que nous n'allons pas assez vite". "On a eu un mois de juillet qui était très budgétaire", avait concédé dimanche le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

"Peut être que les Français s'interrogent parce qu'ils voient des mesures parcellaires sans comprendre le lien entre les unes et les autres", a jugé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Pratiquement muet sur la scène intérieure depuis son élection, Emmanuel Macron n'a pourtant pas tardé à réagir longuement, et depuis l'étranger, aux mises en garde de François Hollande à quelques jours de la publication des ordonnances.

- 'Les Français détestent les réformes' -

La semaine dernière, lors de sa tournée en Europe de l'Est, il a affirmé que "la France n'est pas un pays réformable" et que "les Français détestent les réformes".

A la voix de M. Hollande se sont ajoutées celles de François Bayrou, l'éphémère garde des Sceaux, puis d'Alain Juppé qui a brocardé le "grand flou artistique sur le budget 2018" orchestré par son ancien protégé, le Premier ministre Edouard Philippe.

Nicolas Sarkozy s'est discrètement ajouté à la liste, conseillant notamment à M. Macron de proposer à l'Europe un nouveau traité européen.

"Il est élu pour cinq ans", "on ne va pas multiplier les procès d'intention", tempère pour sa part la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon n'a pas retenu ses coups. Considéré comme le principal opposant au président (sondage Ifop), le leader de la France insoumise a appelé à un "déferlement" le 23 septembre à Paris contre le "coup d'Etat social" que représentent selon lui les ordonnances. Lundi, Edouard Philippe l'a renvoyé à sa "fascination vénézuélienne".

 

Au plan international, après une tournée en Europe de l'Est sur la question des travailleurs détachés qui a tourné à l'affrontement verbal avec la Pologne, le président français devait organiser lundi à l'Elysée une rencontre entre chefs de gouvernement européens (Allemagne, Italie, Espagne) et dirigeants africains (Tchad, Niger, Libye) sur la crise migratoire.

 

Emmanuel Macron déclinera ensuite mardi les grands axes de sa politique étrangère devant la Conférence des ambassadeurs.

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  • : Le blog de Zuwala Richard
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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