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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 11:52

On estime à 5 millions les personnes qui ont des difficultés médicales, psychologique ou sociales à mettre en relation avec l'alcool.

Le coût sanitaire des prblèmes liés à l'alcool serait compris entre 10 à 20 milliards de franc. (la moitié de ce coût concernant les soins ambulatoires et l'autre moitié les d'hospitalisation).

Les coûts sociaux sont également très importants: conflits familiaux, suicides, accidents de la route et domestiques.
                                                                                                                 

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Un risque à long terme: La mortalité augmenterait au-delà d'une consommation de 3 verres par jour. (Enquête auprès de 490 000 personnes suivies durant 9 ans).


Campagnes nationales:

1984 -1986 Un verre ça va, tois verres bonjour les dégâts.
         1986 Pensez au deuxième verre pour l'eau.
1991 - 1995 Tu t'es vu quand t'as bu.
         1997 Et vous avec l'alcool, vous en êtes vous.
1995 -1997 Autotestez vous.
1999 -2000 Celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas.
                 Etablissements scolaires: L'alcool, parlons en aussi au lycée.


                     



La consommation excessive d'alcool est impliquée dans la survenue de 16000 cancers par an, de 10000 décès par traumatismes (accidents, suicides, homicides), de 10000 maladies gastro-intestinales y compris cirrhoses), de 10000 décès liés à des maladies mentales et cardio-vasculaires.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 19:58


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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 18:50

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Les jeunes fument moins de tabac et de cannabis mais boiventplus d'alcool qu'il y a quelques années. Une tendance addictive qui risque fort de se terminer par l'interdiction totale de vente d'alcool aux mineurs.

Boire ou fumer, de plus en plus de jeunes choisissent la première option.
Les adolescents de 16 ans sont plus nombreux à boire régulièrement de l'alcool, point noir d'une évolution des consommations plutôt rassurante, avec un recul de l'usage de tabac et de cannabis, selon les premiers résultats de l'enquête Espad 2007 présentés lundi 2 février 2009.
"Les perspectives sont encourageantes" a éstimé Stéphane Legleye, de l'observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) soulignant que l'expérimentation comme la consommation régulière de tabac et de cannabis sont"sur la pente descendante".

En revanche, la consommation régulière d'alcool est en nette hausse, 13% des jeunes de 16 ans (un élève sur 8) déclarant en consommer régulièrement (au moins 10 fois en un mois) en 2007, contre 8% en 1999 et 7% en 2003. Un phénomène qui concerne deux fois plus les garçons que les filles, même s'il gagne du terrain chez ces dernières.

L'enquête Espad (European School Survey on Alcohol and Other Drugs) est menée tous les quatre ans dans plus e 35 pays européens auprès des élèves âgés de 16 ans.

 

Réalisé en France sous la responsabilité de l'OFDT et de l'Iserm, elle a été renouvelée au printemps 2007 dans 202 étabilssements, auprès de 2800 élèves.

 

En 2007, à 16 ans, moins d'un adolescent sur 10 déclare n'avoir jamais pris ni alcool, ni tabac, ni cannabis. Mais la proportion de jeunes (76%) ne déclarant aucune consommation régulière d'un de ces trois produits est en nette hausse depuis 1999 (65%).

 

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 14:16

 Les représentations positives liées à l'alcool sont nombreuses.

L'alcool est largement associé à l'hédonisme; fête, plaisir des alcools de qualité, convivialité en famille ou entre amis. Il semble ainsi faire partie intégrante de la culture alimentaire et festive. Si les conséquences de l'excès d'alcool sont dénoncées, sa consommation habituelle n'est pas véritablement mise en cause. L'alcool festif accompagne systématiquement les événements marquants de la vie sociale, qu'ils soient individuels ou collectifs: naissances, mariagess, emménagements, pots de retraite, succés professionnels ou sportifs. Cependant, la consommation excéssive d'alcool est aussi associée au malheur; la solitude, la perte d'emploi, le deuil, le stress ou le harcélement professionnel sont des situations qui peuvent conduire à "boire pour oublier".


Hédonisme:  Doctrine morale qui fait du plaisir ou le but de la vie.


Hédonistique:  Pratique posé par les économistes libéraux et selon lequel l'homme cherche ordinairement à acquérir le maximum de jouissance au prix du minimum d'éfforts.



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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 14:15

La dépendance à l'alcool est difficile à admettre, pourtant c'est une maladie qui frappe à tout âge, de manière incidieuse. Mais on peut en guérir. Les secours sont de plus en plus variés et efficaces.

Où s'arrête le plaisir, où commence l'alcoolisme?
On a plutôt l'impression que l'alcool "requinque", car dans un premier temps il se comporte comme un excitant du système nerveux et provoque une sensation d'euphorie.
Dans un second temps, il diminue les perceptions et ralentit les réflexes, agissant comme un anesthésiant.
Ceproduit "Magique" peut à la fois donner un sentiment de force, aidant à affronter certaines situations, et apaisant les angoisses.

Pourquoi boit-on?
C'est la première question à se poser.
Certains boivent parcequ'ils n'ont pas confiance en eux, pour oublier la tristesse où des traumatismes psychologiques enfouis.
   
D'autres sont seulement à la recherche de plaisir, avec peut être un besoin d'excès pour se sentir vivre.
Parfois aussi, le piège se referme sans raison particulière, uniquement à force d'habitudes.

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Une fois cette dépendance installée, il n'y a qu'une seule issue: arrêter totalement et définitivement de boire. Car on ne sait pas encore guérir l'alcoolisme. A la moindre gorgée, l'engrenage repart.



 C'est pourquoi une cure de sevrage seule suffit rarement, la patient doit être soutenu, car réussir à modifier ses comportements est un travail de longue haleine.
Dans les centres spécialisés ou dans les hôpitaux publics, un médecin alcoologue est là pour faire le point et soutenir le patient.

"L'alcool est toxique qui déprime; quand on l'enlève, la dépression guérit souvent spontanément". Mais ce peut être aussi parce qu'on déprime que l'on commence à boire.

Il traque l'anxiété qui risque de se réveiller après le sevrage, donnant une bonne raison de se ré-alcooliser.

"Arrêter de boire, c'est renoncer à ce qui vous tient encore et malgré tout en équilibre"

Comment tenir le coup?
Un alcoolique ne deviendre jamais un "buveur occasionnel normal". Plus une goutte de champagne aux mariages, ni un verre de vin entre amis... Pour éviter les rechutes, il faut se convaincre qu'on reste fragile à vie et que cette vigilance est indispensable.

A tenter le diable, trop de présomptueux ont vu la situation leur échapper à nouveau, même après plusieurs dizaines d'années.

L'atout maître?  la motivation parsonnelle. Mais il faut travailler sur soi pour qu'elle ne faiblisse pas. Avoir repéré les moments à risques pour mieux les déjouer ; quand la tentation frappe à la porte, ne pas hésiter à se resservir de la "règle des 24 heures".

Dire: Retrouver la parole qui délivre, se sentir porté par le groupe, c'est surtout çà qui est thérapeutique.


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 16:17



La première chose à savoir est que l'on ne connaît pas les causes de cette affection. La dépendance alcoolique est une maladie universelle.

Cependant, malgré toutes les recherches présentes et passées, rien n'explique pourquoi certaines personnes peuvent être victimes de l'alcool tandis que d'autres ne rencontrent jamais de difficultés.

 
Certains patients font état de problèmes qui les ont poussés à boire et qu'ils pensent être à l'origine de leur état.
Les motifs psychologiques, les soucis ou la fête, la solitude ou la mésentante, le chômage ou le travail ne sont jamais des motifs réels, mais plus souvent la conséquence des abus.
Il est vrai que des épreuves arrivent à tous les humains qui les ressentent pareillement, mais tous ne se tournent pas vers l'alcool.

 
Si l'origine de l'affection est inconnue: nous ignorons aussi pourquoi la dépendance est toujours définitive. A ce jour, il n'existe pas de traitement qui permette de la maîtriser.
Dans cette affection, où le médecin ne dispose ni d'un médicament, ni d'un savoir salvateur, il ne faut pas désespérer. Bien des personnes s'en sortent, ayant bien compris le mécanisme d'un enchaînement redoutable.
L'alcool ne fait pas partie des produits indispensables; il est normalement superflu.
Bien qu'il ne soit pas vital pour l'homme, il est devenu, dans les esprits, un aliment à part entière.
Chacun sait que l'humain a besoin d'aliments solides et d'aliments liquides.

L'alcool est un aliment qui se boit. Il empêche, chez vous, l'apparition du signal de satiété et, pire encore, rend le besoin plus vif. Cette réaction, qui n'existe pas chez tout le monde, constitue tout le danger de la maladie puisqu'elle va en sens contraire des lois biologiques, donc de la vie. Elle oblige à ingérer des doses forcément toxiques.

Voici ce qui se passe chez les personnes alcoolo-dépendantes:
Pas d'alcool dans le corps: pas d'envie, pas de besoin;
De l'alcool dans le corps: boire encore n'arrête plus l'envie de boire. Il s'ensuit une réaction psychologique de recherche de boisson, mais personne, alcooloique ou pas, ne peut arrêter la consommation d'un produit qui augmente lui-même l'appétit de le consommer.

Il n'y a donc un différence entre vous et les autres; votre envie persiste et augmente à mesure que vous buvez: "quand je commence je ne peux plus m'arrêter".
Au premier rang la manie de faire, et de cacher des réserves d'alcool. Cette "attitude typique de l'alcoolique", devient parfois une obsession.

La personne dépendantequi agit ainsi se comporte, sans le savoir, comme tous les êtres qui redoutent une privation de nourriture ou de boisson.

La personne dépendante ne recherche plus l'alcool pour accompagner un repas, ni pour trinquer, accueillir ou fêter. Elle va vers la boisson pour aucun de ces motifs particuliers mais parce que son corps le réclame et qu'elle lui obéit. Elle ne donc peut ni le dire, ni en parler; la prise d'alcool devient un acte secret.

Le patient connaît ces blocages qui s'imposent à lui et le mettent si loin des autres. Il est en effets des moments où il aurait besoin de parler, surtout quand il commence à ressentir son impuissance à s'arrêter seul.
Le secret et la solitude finissent par s'imposer.

On comprend que le patient, acculé au mensonge, se ressente déprimé et même coupable. Il serait bon alors de se confier à quelqu'un, famille, ami ou médecin.

Et comme toujours, l'impuissance de la parole est la source de tous les conflits avec un entourage qui s'éloigne mais dont on a plus en plus besoin.

Dans cette maladie, c'est peut être ce trouble du langage qui fait le plus de mal.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:19

Avant d'aborder ce sujet, je voudrais vous parler comment j'ai pu guérir de cette affection et devenir abstinent.

Un matin, me regardant dans la glace de ma salle de bain, je me suis observé et je me suis aperçu que mon visage avait changé, je n'était plus moi-même. Dés cet instantj'ai eu comme un "déclic", Richard il faut que tu réagisses.
J'ai fait ma valise et je me suis rendu au Centre Hospitalier pour un sevrage.

Le sevrage a duré 3 semaines, mais pendant tout ce temps j'ai réfléchi à ce que j'allais entreprendre après ce séjour. Dans le service alcoologie on m'avait conseillé une post-cure. Chaque semaine des associations d'anciens buveurs passaient afin de nous rencontrer et nous parler.

Un association a retenue mon attention, elle s'appellait La Croix Bleue, une association de prévention et d'aide aux personnes en difficulté avec l'alcool. Elle avait ses propres centres de post-cure. Nous en avons largement dicuté et j'ai finalement accepter d'y rentrer. Toutes les formalités ont été faites par cette association.

Voici le Centre de Post-cure qui se situe en Bretagne et qui se déroule sur trois mois.

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 Trois mois ;

 - pour la convalescence, c'est à dire l'adaptation de l'organisme et du psychisme à la rupture avec l'alcool.

 - pour la découverte d'un nouveau soi-même sans l'apport de l'alcool.

 - pour la préparation de l'après, avec la relation à soi, aux autres, la reprise de la vie quotidienne avec ses temps forts et ses temps faibles.


Quatre vingt-dix jours en milieu protégé qui paraissent longs avant et courts après.
- où le temps est rempli mais non bousculé,
- où la confrontation entre son vécu et celui des autres est un apport enrichissant et stimulant,
- où se fait l'apprentissage de nouvelles relations et peut être amorcée la reprise de relations antérieures dégradées par la consommation d'alcool et ses coséquences.

On en sort conscient que rien n'est gagné d'avance, mais que la voie est ouverte et que l'issue n'est plus fatale parce qu'il y a un passé révolu, mais surtout "un avenir pour votre espèrance".

Après avoir quitté cette post-cure je me suis fortement impliqué dans cette association par des formations.

J'ai obtenu un DU en alcoologie. Puis par le biais de cette association je me suis formé en interne. Je suis devenu animateur en alcoologie, formateur et intervenant dans divers milieux hospitaliers, également pour des familles ayant des difficulté dans leur entourage. Jétais Président de la section de Saint Quentin pendant quelques années.

Le prochain article sera consacré sur " qu'est ce que l'alcoololisme ".





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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 18:09


Ce livre est sorti en mai 2005 et a été édité par la Société des Ecrivains.

Ce livre n'est pas vraiment une biographie, mais une analyse d'une période de mon existence chaotique.
Entre une enfance heureuse, une adolescence plutôt sybarite, et enfin, adulte non confirmé mêlé de concupiscence et de déréliction, voilà ce que j'étais.

C'est à l'âge de mes quarante cinq ans que ma vie a vraiment basculé.

A partir de ce moment, le mot vie n'a pas eu le même sens. C'était la Vie (avec une majuscule)


Dans cet ouvrage, j'ai voulu exprimer deux parties de ma vie.

La première, où je croyais vivre un bonheur "tout seul" et m'en sortir "tout seul".

La seconde, par un témoignage qui serait utile à des personnes désespérées, mais découvrant qu'un jour, au coeur de la faiblesse humaine, le besoin qu'un autre lui tende la main, le relève et le sorte de tous ses malheurs
...

Pourquoi ce livre ! Je raconte mon alcoolisme, les dégâts que cela m'avait occasionné, dans ma famille, au travail et ailleurs. Et enfin la guérison. Mon parcours sera rédigé sur un autre article qui s'intitulera "comment devenir abstinent".

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  • : Le blog de Zuwala Richard
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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