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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:14

Présidentielle: Martine Aubry est de retour, et elle explose le programme d'Emmanuel Macron

POLITIQUE La maire de Lille a commenté très durement le contenu du programme de l’ancien ministre de l’Economie…

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Martine Aubry, maire (PS) de Lille (archive).
Martine Aubry, maire (PS) de Lille (archive). - M.Libert/20 Minutes

 

Retour en fanfare. A peine sortie de convalescence suite à une opération du nerf sciatique, Martine Aubry a donné, vendredi, une conférence de presse. Après avoir traité de sujets locaux, la maire de Lille a consacré quelques minutes à commenter le programme d’Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, qu’elle a dans le collimateur depuis des mois. Morceaux choisis (âmes sensibles, attention : ça fait mal).

« C’est plus un loup, c’est une meute de loups »

« Jusqu’à présent, Emmanuel Macron pensait que le fait d’être lancé comme un nouveau produit avec un sourire étincelant suffirait à être élu président de la République. Et on a eu sur tous les sujets tout et son contraire. Moi je dis toujours, quand c’est flou, y’a un loup. Mais maintenant on sait, son programme est affiché. Et ce n’est plus un loup, mais une meute de loups ».

« Son programme économique date des années 1980 »

« Son programme économique, reprend les programmes libéraux anglo-saxons des années 1980. C’est réduire les services publics, réduire les déficits, que les salariés travaillent plus et qu’ils soient moins payés. Dans son programme, les Français vont casquer : 60 milliards en moins de l’Etat, on continue d’aider les entreprises, on baisse les cotisations et on augmente la CSG de 1,7 % même pour les retraités. Ce n’est pas la modernité Macron, il utilise des vieilles recettes qui n’ont jamais marché.

>> A lire aussi : Emmanuel Macron précise enfin en détail son programme

Sur le plan social, il faut serrer. Il demande un peu plus de responsabilité aux chômeurs, aux retraités, aux salariés. Mais il les connaît des gens ? Non. Il connaît mieux le milieu de la City. Tout ce qu’il veut, c’est du libéralisme économique et de la flexibilité pour les salariés ».

« Il ne connaît pas le droit »

« Je ne parle même pas de son programme sur l’écologie parce que ça, il ne connaît pas. Bon, là il vient de dire qu’il fallait que le diesel atteigne peut-être à la fin du mandat le même taux de fiscalité que l’essence après avoir tout de même dit qu’il était scandaleux d’attaquer cette forme d’énergie.

S’il devait être élu, ce que je n’espère pas, il n’aurait pas de majorité. Car où est-il ? Il y a quelques individus à la droite du PS, toujours les mêmes. Et bien qu’ils partent chez Macron, au moins ça clarifie des choses. Bien sûr, il a rajouté une ou deux mesures démagogiques comme l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des Français. Il ne connaît sans doute pas le droit car là, il intervient dans les libertés locales ce qui, je crois, est inconstitutionnel ».

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:05

Présidentielle: Fillon lâché par son directeur de campagne qui craignait un second tour Macron-Le Pen

DEFECTION Patrick Stefanini, directeur de campagne de François Fillon, a remis ce vendredi matin sa démission. « Irrévocable », elle sera effective « dimanche soir »...

Patrick Stefanini n'est plus le directeur de campagne de François Fillon.
Patrick Stefanini n'est plus le directeur de campagne de François Fillon. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

C’est peut-être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Quoi qu’il en soit, le coup est rude pour François Fillon. Alors que plus d’une centaine de ses soutiens politiques ont déjà fait défection, Patrick Stefanini, le directeur de campagne du candidat LR, s’est joint à cette cohorte et a présenté, ce vendredi matin, sa démission dans une lettre publiée par le JDD.

« Patrick Stefanini a présenté ce matin sa démission à François Fillon qui l’a acceptée. Patrick Stefanini sera en responsabilité jusqu’à l’issue du grand rassemblement populaire de dimanche place du Trocadéro. Il sera remplacé lundi matin à la direction de campagne par Vincent Chriqui », maire de Bourgoin-Jallieu (Isère), a annoncé l’équipe de François Fillon dans un communiqué à l’AFP.

Les raisons du départ

François Fillon avait pourtant répondu dans un premier temps à l’AFP que Patrick Stefanini s’était ravisé et avait « repris sa lettre » de démission. Dans ce texte, le directeur de campagne de François Fillon avance deux raisons à sa décision. « La première est personnelle », Patrick Stefanini s’estimant « minoritaire » au sein de l’équipe de campagne depuis l’annonce, mercredi, du maintien du candidat malgré une probable mise en examen à la mi-mars. « Il me paraissait préférable que tu arrêtes ta campagne », souligne-t-il.

« Je ne suis donc plus le mieux placé pour diriger ta campagne et j’en tire les conclusions », poursuit-il. L’homme avance une seconde raison « politique » car, même s’il juge que François Fillon « peut encore gagner l’élection présidentielle », cette « victoire n’est pas certaine pour autant », écrit-il.

>> A lire aussi : EN DIRECT. Affaire Fillon: La démission de Stefanini officielle... Estrosi demande à Fillon de renoncer au meeting de dimanche...

« Ta défaite au soir du premier tour ne peut donc plus être exclue. Elle placerait les électeurs de la droite et du centre devant un choix cornélien. Je me refuse à assumer cette perspective », écrit-il avant d’ajouter : « Voter pour Macron serait voter pour la gauche (…). Voter pour la candidate du Front National serait également tourner le dos à ton projet mais aussi renier l’engagement européen qui a toujours été le mien. S’abstenir ou voter blanc serait jouer l’avenir de mon pays à la roulette russe, ce que le haut fonctionnaire que je suis ne peut envisager »

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 19:13

Les Grands Moulins de la Somme en train de disparaître à Muille-Villette

Une page d’histoire part en poussière depuis quelques jours à Muille-Vilette. Une entreprise de la Marne est en train de démolir les Grands Moulins de la Somme.

Construit en 1923, puis agrandi en 1935 au moment du regroupement des moulins des frères Noël, le site avait été partiellement détruit durant la Seconde Guerre mondiale. Le bâtiment abritait une minoterie, d’où la farine de céréales était chargée dans des convois de wagons. Il avait encore été agrandi en 1962, quand il rassemblait une vingtaine de salariés.

Sa destruction a débuté le 13 février, à la demande de la Communauté de communes de l’Est de la Somme, qui a poursuivi le travail initié par l’ancien Pays hamois. Ce dernier avait racheté le site, il y a deux ans, dans le but de le raser, mais les démarches administratives (appel d’offres, permis de démolition...) n’ont permis de concrétiser ce projet qu’aujourd’hui.

 

Une première partie de l’édifice a déjà été abattue, et avec elle la passerelle qui la reliait au bâtiment principal, laissant un trou béant de 20 m².

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:22

Présidentielle: Juppé prêt à y aller, Fillon acculé

 
 François Fillon en meeting le 2 mars 2017 à Nîmes

François Fillon en meeting le 2 mars 2017 à Nîmes

 

Présidentielle: Alain Juppé, battu à la primaire par François Fillon, ne se "défilera pas" si "François Fillon se retire de lui-même"

L'alternative Alain Juppé prend forme: le maire de Bordeaux ne "se défilera pas" si François Fillon se retire de la course à la présidentielle à condition que toutes les troupes soient derrière lui, acculant encore peu plus l'actuel candidat de la droite. 

Sèchement battu à la primaire de la droite par François Fillon, Alain Juppé
ne se "défilera pas" comme recours à deux conditions: si "François Fillon se retire de lui-même" et s'il obtient un soutien "unanime" de son parti, a indiqué vendredi son entourage à l'AFP.

Les juppéistes avaient déjà déserté
depuis jeudi la campagne de M. Fillon, menacé d'une probable mise en examen le 15 mars dans l'affaire des emplois fictifs présumés de plusieurs de ses proches. 

La plupart des proches d'Alain Juppé, qui avaient intégré le dispositif de campagne de François Fillon, ont fait défection: Benoist Apparu, Christophe Béchu, son conseiller Gilles Boyer, devenu trésorier de la campagne de François Fillon, ou encore Edouard Philippe. 

"Nous l'avons informé (Juppé, ndlr) de notre décision, on ne lui a pas demandé son autorisation... Je n'ai pas de retour, je ne sais pas comment il envisage la suite, je sais simplement pour avoir échangé avec lui qu'il est au fond, comme tout le monde, extrêmement préoccupé", commente Edouard Philippe, député-maire du Havre.

Au pointage officiel du Conseil constitutionnel vendredi matin, Alain Juppé a déjà enregistré officiellement un parrainage. Au même moment, Thierry Solère, porte-parole de la campagne de Fillon et organisateur de la primaire, démissionnait à son tour. 

Le maire de Bordeaux arriverait légèrement en tête du premier tour, selon un sondage Odoxa-Dentsu pour France 2 publié vendredi. 

Mais comment pousser l'actuel candidat à renoncer, lui qui ne veut "pas se coucher"? 

"Ca n'existe pas le putsch, on ne va pas sortir François Fillon de sa situation, il peut être candidat, il a déjà ses 500 signatures. Ca n'a pas de sens cette notion de putsch. S'il veux aller au bout, il ira au bout", constate M. Philippe.

"La question c'est: qu'est-ce que ça veut dire d'aller au bout? Pour faire quoi? Avec qui ? Avec quelle possibilité effective de mettre en œuvre ses réformes?", a-t-il égrené. 

- 'Plus un plan B, mais un sauveur' -

A 50 jours du premier tour, la droite, qui assurait aux votants à la primaire il y a trois mois qu'ils choisissaient leur candidat à l'Elysée, se trouve depuis fin janvier dans d'un scénario digne d'un film catastrophe, voyant son candidat éliminé au premier tour dans les sondages.

Objet d'une information judiciaire
du fait de soupçons visant sa femme Penelope pour avoir été rémunérée comme collaboratrice parlementaire et à La Revue des Deux mondes sans avoir réellement travaillé, François Fillon se débat depuis près de six semaines dans ce scandale.

"Ses soutiens s'étiolent et la division menace désormais gravement l'unité de notre mouvement politique", écrit vendredi matin, Philippe Richert, président de la région Grand Est, et ex-soutien de Nicolas Sarkozy. 

"Les propos extrêmement durs à l'égard du fonctionnement de la justice qu'il a pu tenir, sous une pression certes intense lors de la conférence de presse de mercredi, ont choqué une partie de l'opinion publique, y compris dans notre camp", résume l'élu.

Quant au "grand rassemblement populaire" de soutien à François Fillon prévu dimanche au Trocadéro, il suscite beaucoup d'interrogations chez les élus. "Les fissures et fractures s'accentuent. L'infiltration ne peut que s'agrandir", fait valoir un député LR.  

"Sept jours sur sept, 24 heures sur 24, la machine à broyer, la machine à scoops, la machine à rumeurs s'est mise en marche. Mais je vous le redis: je n'ai pas l'intention de me coucher", a pourtant martelé François Fillon depuis Nîmes jeudi soir, se posant en "combattant".   

Cependant, comme un symbole, même Patrick Stéfanini, son directeur de campagne, homme des missions difficiles et organisateur de la campagne de Chirac en 1995, lui a demandé de se retirer mercredi matin. Selon des sénateurs LR, le président du Sénat, Gérard Larcher, proche de François Fillon, lui a aussi demandé de renoncer. 

Les sarkozystes ont eux prévu de se réunir mardi matin. Il était difficile vendredi d'y voir clair quant à leur soutien ou non de M. Juppé. Jeudi Fançois Baroin avait prévenu: "si Alain y va, il y (en) aura d'autres" candidats à droite. 

Vu la gravité de la situation, le candidat qui sera choisi ne sera "plus un plan B mais un sauveur", soulignait une source LR. 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:17

Fillon: rencontre entre Sarkozy, Larcher et Accoyer

Fillon: rencontre entre Sarkozy, Larcher et Accoyer

Nicolas Sarkozy à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 24 août 2016

Présidentielle: le président du Sénat et le secrétaire général du parti LR ont rencontré Sarkozy

Gérard Larcher, président du Sénat, et Bernard Accoyer, secrétaire général du parti Les Républicains, ont rencontré Nicolas Sarkozy vendredi en fin de matinée, afin de réfléchir à la manière dont il faudrait "s'organiser très vite", en cas de retrait de François Fillon, a indiqué à l'AFP une source LR. 

L'entourage de l'ex-chef de l'Etat a confirmé cette rencontre à l'AFP, qui s'est tenue "à la demande" de MM. Larcher et Accoyer. M. Sarkozy s'était également entretenu par téléphone dans la matinée avec M. Fillon, a-t-on indiqué de même source.

"A la place qui est la sienne aujourd'hui, la seule chose qui préoccupe Nicolas Sarkozy, c'est le sort de la France et l'unité de sa famille politique", a-t-on ajouté de même source.  

Selon la source proche de LR, "si Fillon est amené à démissionner, celui qui tient le plus la corde pour le remplacer est Alain Juppé", en faveur de qui les parrainages affluent au Conseil constitutionnel.

Selon une autre source LR, "Larcher et Accoyer se font des noeuds au cerveau pour savoir comment se positionner pour que la crise ne soit pas irréparable. Ils estiment qu'il y a un vrai risque Le Pen. Le week-end sera déterminant. Ils ne disent rien publiquement mais pour eux, la situation actuelle est intenable".  

"Fillon ne parlera pas avant dimanche soir", croit savoir le même, alors qu'un rassemblement de soutien au candidat doit se tenir dimanche au Trocadéro à Paris.

Selon un ex-ministre qui déplore "le pilonnage" contre M. Fillon, il y a actuellement "beaucoup d'intoxication. Le bon timing pour Fillon, c'est dimanche soir", après la réunion des soutiens de la société civile, samedi à Aubervilliers, "devant qui il va parler de son programme", et le rassemblement du Trocadéro.

"Quoi qu'il arrive, ce n'est pas de l'extérieur" que M. Fillon se laissera dicter ce qu'il a à faire, "il est capable de prendre position lui-même devant son public", ajoute le même.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 17:07

Juppé arriverait légèrement en tête au 1er tour, selon un sondage

Juppé arriverait légèrement en tête au 1er tour, selon un sondage

Alain Juppé le 1er février 2017 à Bordeaux

Présidentielle: Juppé très légèrement en tête au premier tour, devant Macron et Marine Le Pen, s'il remplaçait Fillon, selon un sondage

Alain Juppé arriverait très légèrement en tête au premier tour de l'élection présidentielle, devant Emmanuel Macron et Marine Le Pen, s'il remplaçait François Fillon comme candidat de la droite, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié vendredi, qui place toutefois les 3 candidats dans un mouchoir de poche.

Selon ce sondage pour l'émission "13H15 le dimanche" sur France 2, si François Fillon était remplacé par le maire de Bordeaux, celui-ci serait crédité de 26,5% d'intentions de vote au premier tour, devant le leader d'En marche! (25%) et la candidate du Front national (24%).

Les écarts entre les trois candidats sont toutefois dans la marge d'erreur de 3 points, prévient l'institut.

S'il se maintient, François Fillon serait, lui, éliminé du premier tour avec 19%, derrière Emmanuel Macron, en tête avec 27%, et Marine Le Pen (25,5%).

Sondage réalisé les 1er et 2 mars sur internet auprès d'un échantillon représentatif de 943 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication de l'état des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:05

Fillon : Macron et Bayrou sont "les gondoliers de la politique"

Fillon : Macron et Bayrou sont

François Fillon, à Nîmes, le 2 mars 2017

 

Au lendemain de l'annonce de sa prochaine convocation préalable à une mise en examen dans le cadre du "PenelopeGate", François Fillon a retrouvé le chemin des meetings de campagne à l'occasion d'une réunion publique à Nîmes, où il a attaqué son plus sérieux rival dans la course au second tour, mais pas seulement.

FILLON CONTRE "LA MACHINE À BROYER"

Sur la scène de la salle Parnasse à Nîmes, le candidat investi de la droite et du centre n'a rien lâché. "Vous avez devant vous un combattant.

Que celles et ceux qui ont du cran se lèvent!", a lancé l'ancien Premier ministre sous l'ovation d'environ 3.000 militants chauffés à blanc. "Sept jours sur sept, 24 heures sur 24, la machine à broyer, la machine à scoops, la machine à rumeurs s'est mise en marche. Mais je vous le redis: je n'ai pas l'intention de me coucher", a-t-il prévenu, avant de poursuivre en écorchant ses adversaires dans la course à l'Élysée.


Raillant le "pas de deux" de Benoît Hamon avec Mélenchon et les écologistes", François Fillon a encore ciblé le fondateur d'En Marche, récemment rejoint par François Bayrou. "Nous avons assisté à une très médiatique étreinte entre deux girouettes, Macron et Bayrou, les gondoliers de la politique !", a t-il lancé. "C'est le retour de la IVe République dans tout ce qu'elle a de plus tordu. Il n'est pas étonnant que tous mes adversaires rêvent d'introduire la proportionnelle au Parlement : Ils n'ont pas de gouvernail ! Et c'est la raison pour laquelle la France ingouvernable, ça leur va très bien" a t-il poursuivi.
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 10:54

Rassemblement du Trocadéro: mise en garde de Hollande à Fillon

Rassemblement du Trocadéro: mise en garde de Hollande à Fillon

François Hollande le 2 mars 2017 à Furiani

 

Présidentielle: Hollande a estimé depuis Furiani qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les institutions, la justice"

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les institutions, la justice", à trois jours d'un rassemblement organisé à Paris par François Fillon (LR).

"Il y a un débat électoral, il doit se poursuivre pour l'élection présidentielle, mais il n'autorise pas tout", a souligné le chef de l'État, interrogé en marge d'un déplacement en Corse par la presse sur le rassemblement organisé au Trocadéro dimanche par le candidat de la droite, qui multiplie les critiques contre la justice depuis sa mise en cause dans une affaire d'emplois fictifs présumés.

"J'appelle maintenant à la responsabilité parce que ce n'est plus acceptable. Il faut que ce candidat prenne sa responsabilité", a ajouté le président de la République.

"Il ne peut pas y avoir de manifestations dans notre pays, dans notre République, qui puisse mettre en cause les institutions, la justice ou le travail de la police dans le cadre des enquêtes", a-t-il fait valoir.

"Je déplore profondément qu'il puisse y avoir cette mise en cause et cette interpellation par la rue de ce que sont nos règles de droit", a prévenu M. Hollande.

Enfin, interrogé sur le fait de savoir si M. Fillon pouvait encore se maintenir, il a répondu: "Ce n'est pas à moi de le dire."

Le député LR Jérôme Chartier, conseiller spécial de François Fillon, avait annoncé mercredi qu'un rassemblement de soutien au candidat de la droite à la présidentielle était prévu dimanche après-midi place du Trocadéro à Paris. 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 10:43

Quel avenir pour le site?

La communauté des communes travaille toujours sur le projet de quartier gare.

Démolition de la minoterie à Muille-Villette
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:13

Présidentielle : De Fillon à Le Pen, le discours anti-médias et anti-juges gagne du terrain

ARCHIVES De Marine Le Pen à François Fillon, les charges anti-médias et anti-juges se multiplient dans la campagne présidentielle...

Marine Le Pen et François Fillon.
Marine Le Pen et François Fillon. - CHAMUSSY/SIPA // Thomas Samson/SIPA

Fillon : « Vous êtes de Mediapart ? Moi, je n’ai jamais eu de redressement fiscal »

Le déjà-vu (cliquez sur la photo pour le découvrir)

La petite pique du candidat à la présidentielle, lancée pendant la séance de questions-réponses à l’issue de sa conférence de presse du 6 février, avait des airs de vengeance. Un cran au-dessus dans l’agressivité, Donald Trump avait déjà mouché plusieurs médias, un mois plus tôt, en qualifiant Buzzfeed de « tas d’ordures sur le déclin ». Pendant la même conférence de presse, le président américain avait aussi refusé de répondre aux questions de CNN, qualifiant la chaîne de télévision de « média calamiteux ». « Non, je ne vous laisserai pas poser de question… Vous faites de l’intox », avait-il insisté face au journaliste.

« La mise en cause des médias est un lieu commun du discours politique, à droite comme à gauche », note Marlène Coulomb-Gully, professeure à l’université de Toulouse 2. Derrière cette critique, il y a « la mythologie d’une relation sans intermédiaires entre le candidat et le peuple, un mythe forgé par De Gaulle ». « Ce qui est nouveau avec Donald Trump, ce n’est pas qu’il a tenu ce discours anti-médias, c’est qu’il a été élu grâce ou malgré ce discours », poursuit-elle.

Deux autres candidats à la présidentielle critiquent vertement les médias. La candidate du Front national a dénoncé le 22 février dernier le « manque de déontologie » de la presse, considérant notamment qu’Emmanuel Macron était « énormément avantagé ». Quant à Jean-Luc-Mélenchon, candidat de la France insoumise et ancien journaliste, il tance les médias traditionnels et les court-circuite avec sa chaîne YouTube. En 2013, il expliquait même dans la revue Charles « que les attaques contre les médias pouvaient servir [son] combat ».

>> A lire aussi : Jean-Luc Mélenchon sur YouTube: «Ça marche parce qu’il ne caricature pas les stars de YouTube pour se faire passer pour un jeune»

Interrogé par l’AFP, l’historien des médias Patrick Eveno, soulignait que « les attaques contre les journalistes ne sont pas nouvelles : on peut en retrouver dans les années 1930 et de la part de De Gaulle, Pompidou, ou Mitterrand », le jour de ses obsèques. Mais « la situation est beaucoup plus violente. Les politiques sont de moins en moins bien considérés, les journalistes aussi, chacun se renvoie la balle face à l’opinion ».

>> A lire aussi : Rapidité, «enquête à charge»... François Fillon fait-il vraiment l'objet d'un traitement judiciaire inéquitable?

Fillon : C’est « une enquête menée dès le début exclusivement à charge »

Le déjà-vu (cliquez sur la photo pour le découvrir)

 

Autre argument de la défense Fillon, la prétendue impartialité des juges. Cela vous rappelle quelque chose ? Normal, les critiques à l’égard des magistrats sont monnaie courante chez les personnalités politiques en bisbilles avec la justice. L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, visé notamment par une enquête pour corruption, avait dénoncé « l’acharnement judiciaire » dont il s’estimait victime en 2008.

>> A lire aussi : Les magistrats répondent aux polémiques lancées par Fillon et Le Pen

Fillon : « Je n’ai pas été traité comme un justiciable comme les autres »

Le déjà-vu (cliquez sur la photo pour le découvrir)

Après avoir été mis en examen pour corruption active en 2014, Nicolas Sarkozy avait lui aussi usé de la technique de la victimisation face à une justice supposément biaisée. « Qui aimerait avoir en face de lui un magistrat dont l’obsession politique est de le détruire ? »

Face à des juges supposément partiaux, François Fillon s’en remet au jugement du peuple, comme il l’a affirmé mercredi. Dans une interview au Monde, l’historien Pierre Rosanvallon estime que ces propos « marquent un tournant populiste dans la campagne ».

Pour Marlène Coulomb-Gully, l’offensive contre la justice fait partie d’une stratégie populiste et anti-élites d'« éviction des corps intermédiaires ». Un discours qui a de beaux jours devant lui car selon la professeure, « nombre de candidats mobilisent cette rhétorique puisque le populisme prend de l’ampleur en Europe ».

>> A lire aussi : Présidentielle américaine: «Dans la population, il y a une vraie lassitude de cette campagne»

 

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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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