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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:18

Primaire de la gauche : Valls accuse Hamon "d'ambiguïtés" sur l'islam radical, il provoque une polémique au PS

L'ancien Premier ministre, qualifié pour le second tour, s'est attiré les foudres de son concurrent, mais aussi de proches de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg.

Le candidat à la primaire de la gauche, Manuel Valls, le 24 janvier 2017 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Le candidat à la primaire de la gauche, Manuel Valls, le 24 janvier 2017 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (GEOFFROY VAN DER HASSELT/AP/SIPA / AP)

Les coups pleuvent. A la veille du débat d'entre deux tours de la primaire de la gauche, Manuel Valls a poursuivi, mardi 24 janvier, son offensive contre Benoît Hamon, le favori du vote, sur le terrain de l'islam radical et du communautarisme. Des attaques qui ont suscité de vives critiques parmi les élus socialistes.

Franceinfo reprend le fil de la polémique.

Acte 1. Valls dénonce les "ambiguïtés" de Benoît Hamon

Invité mardi de franceinfo, l'ancien Premier ministre a défendu sa "vision de la laïcité", pour mieux critiquer celle qu'il prête à son adversaire. "Il y a des ambiguïtés et des risques d'accommodements de sa part [avec l'islamisme radical], c'est un des débats que nous avons à gauche, a-t-il déclaré. Il me semble important qu'on soit au clair. Il ne peut pas y avoir le moindre compromis avec les communautarismes et avec ces pratiques qui concernent nos femmes."

 

L'ancien Premier ministre réagissait à la polémique qu'avait déclenchée Benoît Hamon mi-décembre. Invité à commenter un reportage de France 2 montrant l'absence de mixité dans certains cafés de banlieues, notamment à Sevran (Seine-Saint-Denis), l'élu de Trappes (Yvelines) avait souligné "qu'historiquement, dans les cafés ouvriers, il n'y avait pas de femmes", paraissant ainsi relativiser le problème. Une déclaration également critiquée, mardi, par un proche de Manuel Valls, Malek Boutih, dans un entretien à 20 Minutes : "Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste et fait un appel du pied électoral".

Acte 2. Benoît Hamon "révolté" par cette attaque

Ces critiques ont déclenché l'ire de Benoît Hamon. "On me fait le procès de quoi ? D'être élu de banlieue, d'être confronté à la réalité de ce communautarisme que je combats, autrement que par des mots", a-t-il dénoncé. "Ce n'est pas moi qui ai une version dévoyée de la laïcité, a-t-il lancé à Manuel Valls. C'est le Conseil d'Etat qui a rappelé [à Manuel Valls] ce qu'était la loi sur le burkini quand il s'est porté au secours des maires interdisant le burkini." Plus tard sur Europe 1, Benoît Hamon a qualifié les accusations de laxisme à son encontre de "très graves". Qui "non seulement me heurtent, mais me révoltent".

Acte 3. Des proches de Montebourg et Peillon s'en prennent à Valls

Le camp Hamon n'est pas le seul agacé par cette sortie. Sur Twitter, la députée Karine Berger, soutien de Vincent Peillon au premier tour, a estimé que cette accusation était "une honte".

 

Quelques minutes plus tard, le député Yann Galut, porte-parole d'Arnaud Montebourg au premier tour, a dénoncé une déclaration "scandaleuse".

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:13

Présidentielle : des militants pro-Trump investissent les réseaux sociaux pour faire élire Marine Le Pen

Le site américain BuzzFeed a enquêté sur de faux comptes Facebook et Twitter, créés et utilisés par des supporters du nouveau président des Etats-Unis pour soutenir la candidature de Marine Le Pen.

Après l\'élection de Donald Trump, des trolls soutiennent Marine Le Pen. Ici, le 21 janvier 2017 à Koblenz.
Après l'élection de Donald Trump, des trolls soutiennent Marine Le Pen. Ici, le 21 janvier 2017 à Koblenz. (ROBERTO PFEIL / AFP)

Après avoir réussi à placer leur candidat à la tête des Etats-Unis, certains militants de Donald Trump s'organisent pour faire gagner Marine Le Pen en 2017. Des journalistes du site américain BuzzFeed ont réussi à intégrer un groupe de discussion en ligne nommé "La grande libération de la France". Dans cette conversation, une personne sous le pseudo de Trumpwin2016 demande aux internautes de créer de faux comptes Facebook et Twitter qui semblent français pour alimenter des pages pro-Marine Le Pen avec notamment des messages de soutien ou de diffuser des blagues sur François Fillon.

Ces faux profils sont aussi appelés à partager ces contenus au maximum. Une manière d'augmenter la visibilité des messages de soutien à la candidate d'extrême droite sur les réseaux sociaux et les thèses décrédibilisant ses adversaires. Ces "trolls" ne comptent pas s'arrêter pas là. Ils essaient aussi de créer le plus de chaos possible pour faire apparaître le Front national comme le choix le plus légitime, selon leurs conversations.

"Alliance entre des néo-fascistes russes et 'l'alt-right' internationale"

Pour que cette manipulation des réseaux sociaux ne soit pas trop visible, il est demandé de créer des comptes bien particuliers : "Dans l’idéal des jeunes, des filles mignonnes, des gays, des juifs, en gros tous les gens qui ne sont pas censés être pro-[Front national]", explique Trumpwin2016 dans l'un de ses messages postés sur la conversation.

Des images "prêtes à l'emploi" sont aussi disponibles pour créer des messages de propagande et les diffuser sur ces réseaux. "Aujourd’hui, il y a une sorte d’alliance molle entre des néo-fascistes russes (...) et 'l’alt-right' internationale", explique un utilisateur anonyme aux journalistes de BuzzFeed.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:56

Hollande spectateur distant des déchirures de son camp

 
 En visite au Chili et en Colombie François Hollande (ici le 22 janvier 2017 dans le désert d\

En visite au Chili et en Colombie François Hollande (ici le 22 janvier 2017 dans le désert d'Atacama) brille par son silence sur la primaire élargie du PS

 

Primaire du PS: le silence étourdissant du président Hollande en visite en Amérique Latine

Objet de bien des spéculations sur son attitude et ses intentions, François Hollande brille par son silence sur la primaire élargie du PS, choisissant d'assister en spectateur aux déchirements de son camp depuis l'Amérique latine.

Symbole de son effacement : au moment où les derniers électeurs de la primaire initiée par le PS glissaient leur bulletin dans l'urne, il visitait une centrale photovoltaïque au beau milieu du désert chilien d'Atacama, à près de 12.000 kilomètres de la France.

"Je m'intéresse à la vie politique française" mais "je ne veux pas faire de commentaire ici", a-t-il tout juste glissé samedi à Santiago. En l'absence de vote par procuration, François Hollande n'aura pas même participé au scrutin, décisif pour l'avenir d'un parti qu'il a dirigé pendant une décennie.

"Le président a toujours dit que s'il avait souhaité peser sur la primaire, il aurait été candidat", fait-on valoir dans son entourage. "Et comme il a fait le choix de ne pas l'être, il entend rester le président de tous les Français et laisser vivre le débat interne à la gauche", poursuit-on.

François Hollande en avait donné un avant-goût dès la campagne, ne regardant qu'une partie du premier débat des candidats de la primaire, choisissant d'aller au théâtre lors du deuxième débat et suivant le troisième, seul devant sa télévision, depuis la préfecture des Ardennes où il passait la nuit.

Tout juste s'est-il autorisé quelques allusions au programme de Benoît Hamon lors de ce déplacement dans les Ardennes et les Vosges.

Les robots industriels, que le vainqueur du premier tour entend taxer s'il devenait président, sont  "nécessaires" à la bonne marche de l'économie, a-t-il ainsi souligné.

Quoi qu'il en soit, le chef de l'Etat ne devrait pas davantage voter dimanche prochain que dimanche dernier. "Il n'a pas vocation à participer à une consultation organisée par des forces politiques", martèle son entourage.

- "C'est improbable" -

Au-delà, se joue son propre avenir. "Le président est très attaché à l'initiative qu'il a lui-même lancée de +La France s'engage+", relève l'un de ses proches qui "ne doute pas de sa volonté de s'impliquer personnellement" dans la fondation qui devrait pérenniser ce projet à l'issue du quinquennat.

Lancé en 2014, le label "la France s'engage" a été apposé depuis sur près de 150 projets d'innovation sociale portés par des associations, des entrepreneurs ou des fondations.

Il est "très important pour moi que ce chantier présidentiel que j'ai initié, dont j'avais posé (...) les premières pierres, puisse s'élever tout au long des années qui viennent", a déclaré le chef de l'Etat à la mi-janvier.

Quant à la rumeur persistante qui lui prête l'intention de succéder au président du Conseil européen Donald Tusk en juin, elle laisse ses proches dubitatifs.

"C'est improbable, comme chacun le sait", observe l'un d'entre eux, notant que sa candidature devrait être soutenue par le prochain président français, ce qui ne va pas de soi, et que "les équilibres politiques au sein de l'Union européenne penchent plutôt du côté des conservateurs".

En attendant, François Hollande voit son bilan et sa ligne sociale-démocrate durement sanctionnés par les électeurs de la primaire qui ont choisi de placer le frondeur Benoît Hamon en pole position devant Manuel Valls, incarnation de la gauche de gouvernement.

Le chef de l'Etat en est ainsi réduit à observer à distance les déchirures potentiellement fatales d'un PS écartelé entre les "deux gauches irréconciliables" théorisées par son ancien Premier ministre, désormais en position de challenger dans la primaire.

Pourrait-il soutenir Emmanuel Macron ? "Je ne l'ai jamais entendu parler de cela, c'est une expression que je n'ai lue que sous la plume de journalistes ou venant de gens plus ou moins proches du président", assure un intime.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:51

Fillon : il y aura « 3 candidats de gauche» à la présidentielle »

Fillon : il y aura « 3 candidats de gauche» à la présidentielle »©20 Minutes
 

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, "affrontera les adversaires qu'on lui donnera" mais constate qu'il y "aura trois candidats de gauche" à la présidentielle.
 



En déplacement en Allemagne, François Fillon a commenté le premier scrutin de la primaire de la gauche ainsi que de manière générale la situation à gauche pour la prochaine élection présidentielle : « Il y aura trois candidats de gauche, a-t-il analysé, avant d'ajouter : « Monsieur Mélenchon pour l'extrême gauche, Monsieur Macron qui au fond va porter la politique de François Hollande puisque c'est le seul qui ne la rejette pas et puis sans doute les frondeurs du parti socialiste ».
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:45

Primaire de la gauche : 49.3, PMA, diesel... Ce que Benoît Hamon et Manuel Valls pensent de 16 propositions phares

Le second tour de la primaire de la gauche, dimanche, verra s'affronter Benoît Hamon et Manuel Valls, arrivés en tête au premier tour.

Les deux finalistes de la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon et Manuel Valls. 
Les deux finalistes de la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon et Manuel Valls.  (AFP)

Les électeurs du premier tour de la primaire de la gauche ont tranché : plaçant Arnaud Montebourg en troisième position, dimanche 22 janvier, ils ont choisi de qualifier Benoît Hamon et Manuel Valls pour le second tour du scrutin. Deux personnalités aux lignes politiques très tranchées s'affronteront donc, dimanche 29 janvier, dans l'espoir de devenir officiellement le candidat du Parti socialiste et de ses alliés à l'élection présidentielle de 2017

>> DIRECT. Suivez les résultats et les réactions après le premier tour de la primaire

Avant ce second tour, franceinfo récapitule les positions des deux prétendants sur douze propositions phares. Revenu universel, nucléaire, loi Travail, article 49.3... Visualisez ce qu'en pensent Benoît Hamon et Manuel Valls.

Instaurer un revenu universel

La mise en place d'un revenu universel pour tous est la promesse phare du programme de Benoît Hamon. Manuel Valls, lui, prône l'instauration d'un "minimum décent", qui concernerait tout le monde dès l'âge de 18 ans, mais sous conditions de ressources.

Abroger la loi Travail

Pour Benoît Hamon, il n'y a rien à garder : la loi Travail, défendue par Manuel Valls et Myriam El Khomri pendant le quinquennat de François Hollande, doit être purement et simplement abrogée. L'ancien Premier ministre, lui, n'a évidemment pas l'intention de toucher à cette réforme.

Réduire le temps de travail

Si aucun des deux candidats ne veut toucher à la durée légale des 35 heures, ils proposent tous les deux de s’en affranchir. Manuel Valls veut encourager les heures supplémentaires, en les défiscalisant comme l'avait fait Nicolas Sarkozy. Benoît Hamon propose, lui, "d’organiser la baisse du temps de travail" pour "donner du temps et des moyens pour chacun de s’engager".

Interdire le diesel d'ici à l'horizon 2025

Benoît Hamon souhaite interdire la commercialisation de voitures diesel à l'horizon 2025. Un avis que ne partage pas Manuel Valls : ce dernier propose simplement de faire converger la fiscalité sur le diesel et celle qui s'applique sur les autres carburants.

Autoriser la PMA pour toutes les femmes

Benoît Hamon est favorable à l'ouverture de la procréation médicalement assistée pour tous les couples de femmes. Dans son programme, l'ex-Premier ministre, lui, se borne à dire qu'il n'évitera pas le sujet, et s'en remet à "la représentation nationale" pour trancher le débat.

Autoriser l'euthanasie

Volontaire pour "aller plus loin sur le droit à mourir dans la dignité", Manuel Valls estime toutefois qu’il faut "avancer par étapes, rechercher le consensus". Benoît Hamon veut, lui, créer "le droit à une aide médicale pour mourir dans la dignité pour toutes les personnes atteintes d’une maladie incurable qui le demandent, au moment où elles le demandent".

Supprimer le 49.3 (hors textes budgétaires)

C'est l'une des rares propositions sur laquelle Benoît Hamon et Manuel Valls se retrouvent : tous les deux veulent supprimer de la Constitution l'article 49.3, qui permet de faire passer en force un texte au Parlement.

Légaliser l'usage et la commercialisation du cannabis

La légalisation de l'usage et de la commercialisation du cannabis, pour Manuel Valls, c'est niet. En revanche, Benoît Hamon s'est prononcé durant la campagne en faveur de la légalisation du cannabis, une façon selon lui de mettre fin aux trafics.

Autoriser le droit de vote des étrangers hors UE

Ce serpent de mer de la gauche (souvent promis, mais jamais réalisé) refait surface. Benoît Hamon veut accorder le droit de vote aux étrangers non-européens aux élections locales. Une mesure à laquelle Manuel Valls est opposé.

Elire les députés à la proportionnelle

Benoît Hamon prône l'introduction d'une dose de proportionnelle, pour permettre une représentation plus fidèle du vote des citoyens. Manuel Valls y est opposé, préférant le maintien du scrutin majoritaire.

Limiter le cumul des mandats dans le temps

Les deux hommes sont favorables à une limite de trois mandats identiques consécutifs maximum.

Diminuer la part du nucléaire dans la production d'électricité

Benoît Hamon reprend à son compte l'engagement de François Hollande, qui avait promis en 2012 de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire à l'horizon 2025. Manuel Valls estime pour sa part que la réduction du nucléaire n'est pas la première des priorités en matière d'énergie et d'environnement.

Instaurer un service civique obligatoire

Manuel Valls propose de rendre obligatoire le service civique pour les jeunes. Benoît Hamon, lui, ne parle pas d'obligation, mais souhaite l'étendre aux collégiens.

Recruter davantage d'enseignants

Pour Manuel Valls, l’effort de recrutement a déjà été fait sous le quinquennat de François Hollande. Il propose plutôt de revaloriser "le statut des professeurs", en augmentant leur rémunération. De son côté, Benoît Hamon veut recruter 40 000 enseignants supplémentaires "pour lutter contre les inégalités scolaires".

Rétablir une police de proximité

Comme quatre autres des candidats au premier tour (Montebourg, Peillon, De Rugy et Bennahmias), Benoît Hamon promet de rétablir la police de proximité mise en place sous Lionel Jospin, et qui avait été supprimée par Nicolas Sarkozy. Une idée que ne reprend pas Manuel Valls.

S'affranchir de la règle des 3% de déficit public

Benoît Hamon milite pour la fin de l'austérité en Europe, et estime que la France ne devrait plus respecter son engagement de contenir les déficits publics en deçà de 3% du PIB. Manuel Valls juge au contraire que la crédibilité de Paris sur la scène européenne impose de s'y tenir.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:37

Primaire à gauche: Recomposition du PS, participation, Macron, Mélenchon... Les enjeux du duel Hamon-Valls

PRÉSIDENTIELLE Benoit Hamon et Manuel Valls s'affronteront au second tour de la primaire organisée par la Belle alliance populaire, le 29 janvier prochain...

Benoît Hamon et Manuel Valls s'affrontent pour le 2e tour de la primaire à gauche.
Benoît Hamon et Manuel Valls s'affrontent pour le 2e tour de la primaire à gauche. - AFP

« Frondeur » contre « légitimiste ». Arrivé en tête au premier tour de laprimaire organisée par la Belle alliance populaire, Benoit Hamon affrontera l’ancien Premier ministre Manuel Valls au second tour dimanche. L’entre-deux tours s’annonce tendu alors que les chiffres de la participation et le résultat du scrutin pèseront sur les chances de la gauche à l’élection présidentielle dans trois mois.

>> A lire aussi : Comment Benoît Hamon a créé la (fausse) surprise?

Qui peut l’emporter au second tour ?

Avec un net avantage au premier tour (avec un score autour de 35 % selon les résultats partiels donnés par la Haute autorité de la primaire ce lundi matin [chiffres à prendre avec précaution*]), et le soutien du troisième homme de cette primaire, Arnaud Montebourg, ainsi que de Martine Aubry, Benoit Hamon est en position de force. Ces « soutiens au symbole fort » devraient lui permettre de « consolider sa dynamique », estime Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof.

A l’inverse, « ce serait une surprise que Manuel Valls inverse le résultat du premier tour. Il est dans un rôle difficile, devant assumer le bilan de François Hollande. » L’ancien Premier ministre, qui peine à endosser le rôle de rassembleur, a désormais « besoin de montrer qu’il a des soutiens, au-delà des ministres qui ont travaillé avec lui et des élus de son aile PS ». S’il peut compter sur le ralliement de Sylvia Pinel, Vincent Peillon, dont la candidature a peut-être coûté quelques points à Manuel Valls, devrait rester silencieux. Dans le camp Hamon, on prédisait dès dimanche soir un sursaut de mobilisation anti-Valls au second tour, avec des dizaines de centaines de milliers d’électeurs supplémentaires.

A quel genre de débat faut-il s’attendre ?

Dès l’annonce des résultats, Manuel Valls a résumé l’enjeu du second tour à un choix entre une « défaite assurée » avec Benoît Hamon et « la victoire possible », entre des « promesses irréalisables » et « la gauche crédible ». Face à ce discours très combatif, le camp Hamon évacue ces attaques. « Comme depuis le début de la campagne, on ne versera pas dans les chicayas, on continuera à expliquer notre projet », affirmait Mathieu Hanotin dimanche soir.

Manuel Valls « va parler chiffres au débat, et questionner l’impact du revenu universel sur les finances publiques », estime Bruno Cautrès. Il pourrait aussi mettre en avant sa stature d’ancien Premier ministre en axant le débat sur la sécurité et la laïcité et continuant de contester la « présidentialité » de son rival.

>> A lire aussi : Manuel Valls a choisi son angle d'attaque pour contrer Benoît Hamon

Un rassemblement est-il possible dimanche ?

Comme tous les candidats, Benoit Hamon et Manuel Valls se sont engagés à soutenir le vainqueur de cette primaire. Les divergences fortes entre les deux candidats laissent toutefois planer le doute sur l’issue du scrutin.

Les cadres du PS sont-ils prêts à soutenir Benoit Hamon s’il l’emporte ? « Ils seraient dans une situation inconfortable. Comment le PS pourra-t-il se mettre en ordre de bataille derrière lui après avoir prôné depuis des années la restauration des finances publiques en conformité avec les exigences de Bruxelles ? », s’interroge Bruno Cautrès. Comme Ségolène Royal en 2007, Benoit Hamon pourrait-il souffrir d’un manque de soutien de son parti ? « C’est toujours difficile pour un candidat qui incarne une facette différente de la dominante de son parti, mais le PS aura à cœur de présenter un front uni aux électeurs », souligne Bruno Cautrès.

Une victoire de Hamon peut-elle avantager Macron et nuire à Mélenchon ?

« Les deux finalistes ne sont d’accord sur rien, ni l’un ni l’autre ne parviendra à rassembler », a tweeté le député Richard Ferrand, un des plus proches soutiens d’Emmanuel Macron. Dans le camp du candidat d’En Marche, on se frotte les mains après ce premier tour défavorable à Manuel Valls, en espérant voir affluer des électeurs socialistes opposés à la ligne frondeuse.

« Si dans le mois à venir Benoît Hamon reste crédité d’intentions de vote à un chiffre au premier tour de la présidentielle, il pourrait y avoir une hémorragie de voix vers Macron », estime Bruno Cautrès. Or la participation à cette primaire, inférieure à celle de la droite et à celle du PS en 2011, ne produira pas « d’effet catapulte vers la présidentielle ».

Quant à Jean-Luc Mélenchon, « la victoire de Hamon n’est pas le meilleur scénario pour lui, celle peut freiner sa progression dans l’électorat. Une victoire de Valls lui aurait permis de récupérer les voix de l’aile gauche du PS. » Les partisans de la France insoumise pointaient ce lundi les ratés de la primaire et se montraient offensifs à l'égard de Benoît Hamon. Le leader du mouvement a prédit la désertion des électeurs socialistes vers lui-même et Emmanuel Macron.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:35

Primaire de la gauche : pourquoi Valls a du souci à se faire pour le second tour

L'ancien Premier ministre n'est arrivé qu'en deuxième position à l'issue du premier tour, derrière Benoît Hamon. Sans (grandes) réserves de voix, il se retrouve désormais dans la position d'outsider.

Manuel Valls, le 22 janvier 2017, à Paris.
Manuel Valls, le 22 janvier 2017, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Compliquées. C'est bien le mot qui convient pour qualifier les chances de Manuel Valls de l'emporter au second tour de la primaire de la gauche. L'ex-chef du gouvernement de François Hollande n'a obtenu que la deuxième place, dimanche 22 janvier, à l'issue du premier tour. Avec plus de 31% des suffrages, il devance certes (et élimine) Arnaud Montebourg mais arrive derrière Benoît Hamon et ses 36%. Devant ses partisans, Manuel Valls a tenté de faire bonne figure, se disant "heureux de [se] retrouver face à Benoît Hamon". Mais, à moins de créer une grosse surprise durant cette dernière semaine de campagne éclair, l'ancien Premier ministre voit s'éloigner ses chances de remporter la primaire.

>> DIRECT. Suivez les résultats et les réactions après le premier tour de la primaire

Parce que la dynamique est du côté de Benoît Hamon

Les soutiens de Benoît Hamon en sont persuadés : l'ancien ministre de l'Education a le vent en poupe. "Rien n'est gagné mais la dynamique est clairement de notre côté", soutient Régis Juanico, député de la Loire et porte-parole de Benoît Hamon, interrogé par franceinfo. Même les proches de Montebourg le reconnaissent. "Il s'est passé quelque chose lors de 'L'Emission politique' de France 2, les gens l'ont découvert", explique par exemple le député Laurent Baumel, qui admet que certaines idées de Hamon étaient plus novatrices. Le député des Yvelines a notamment frappé les esprits avec son idée de revenu universel. Celui qui se rêvait en "François Fillon de la primaire de gauche" pourrait donc réussir son pari, au détriment de Manuel Valls.

Parce que Manuel Valls a peu de réserves de voix

Pour l’instant, seule Sylvia Pinel et ses 2% ont annoncé rallier l’ancien Premier ministre. François de Rugy et ses presque 4% pourrait venir s’ajouter une fois que le candidat écologiste aura rencontré les deux finalistes, mais dans tous les cas, cela n’augure pas d’une réserve de voix importante pour Manuel Valls, qui a déjà un retard de cinq points à combler.

En face, Benoît Hamon peut déjà compter sur les un peu plus de 17% d’Arnaud Montebourg. La configuration de ce premier tour ressemble un peu à la primaire de la droite, où François Fillon avait finalement conforté son avance lors du second tour. Mais rien n'est perdu pour le candidat Valls, selon son porte-parole David Habib : "La réponse au deuxième tour, c'est la mobilisation. La politique, ce n'est pas une addition. Il y a un tel réservoir de votants : il faut qu'on arrive à atteindre 2,5 millions de participation." 

Il faut qu'il fasse du Valls, absolument. Surtout s'il veut mobiliser 500 000 ou un million d'électeurs en plus.

David Habid

à franceinfo

Parce que le second tour risque de tourner au "tout sauf Valls"

"Le second tour risque de tourner en un référendum anti-Valls", observe encore Régis Juanico, soutien de Benoît Hamon. Depuis le début de la campagne, l’ancien Premier ministre joue l’équilibriste entre la défense du bilan et la nécessité de porter un nouveau projet. "Le problème de Valls, c'est d'être un candidat de droite dans une primaire de gauche, et il porte un bilan dont personne ne veut", ironisait le camp Montebourg auprès de franceinfo durant la campagne.

La popularité de Manuel Valls reste ainsi pénalisée par son expérience à la tête du gouvernement, comme le prouve le hashtag #TSV, autrement dit "Tout sauf Valls", largement relayé sur les réseaux sociaux. 

 

Parce qu'il est difficile de se refaire une image en une semaine

Manuel Valls a donc bien du mal à se défaire du quinquennat Hollande. S'il a tenté d'infléchir son programme à gauche, les revirements de l'ex-Premier ministre ont irrité les électeurs. Sa volonté de supprimer le 49.3, lui qui y a recouru à six reprises lors de son passage à Matignon, a particulièrement marqué les esprits. "Si Valls renie Valls, il tombe dans le pot commun et ça lui injecte un soupçon d'insincérité", affirmait à franceinfo un soutien de l'ex-Premier ministre. 

Manuel Valls dispose néanmoins d'une dernière carte pour tenter d'inverser la tendance : jouer la gauche responsable et réaliste face à une gauche supposée laxiste et dépensière. C'est précisément ce qu'il a commencé faire lors de son discours dimanche soir, en défendant la "gauche responsable" face aux "promesses" qualifiées d'"irréalisables et infinançables" de Benoît Hamon. Cela sera-t-il suffisant ?

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:27

Primaire de la gauche : "Le PS peut disparaître du paysage politique"

Benoît Hamon et Manuel Valls restent en lice pour l'investiture socialiste à l'élection présidentielle. Dimanche, ils ont terminé en tête du premier tour la primaire, malgré des programmes très éloignés. Selon Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à Lille, le PS est maintenant "usé".

Benoît Hamon et Manuel Valls, vainqueurs du premier tour de la primaire socialiste
Benoît Hamon et Manuel Valls, vainqueurs du premier tour de la primaire socialiste (JOEL SAGET / AFP)

Au moins 1 600 000 personnes ont voté, dimanche 22 janvier, lors de la primaire de la gauche, qui a vu Benoît Hamon arriver en tête devant Manuel Valls. Le second tour les départagera, le 29 janvier. Mais selon Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à Lille, invité de franceinfo lundi, le PS est "usé" et ne représente plus "une dominante à gauche".

franceinfo : La faible participation prouve-t-elle l’affaiblissement du Parti socialiste ?

Rémi Lefebvre : Ce n’est pas non plus la catastrophe. C’est beaucoup plus que les 80 000 militants du Parti socialiste, mais évidemment c’est très décevant par rapport à 2011 et par rapport à la primaire de droite. Les sympathisants se sont rendus aux urnes sans véritable enthousiasme. De toute façon, 90% des participants de la primaire estiment que le candidat désigné ne sera pas président de la République.

On a eu une primaire d’alternance avec la droite on a un peu une primaire de désespérance à gauche. Le problème, c’est qu’il y a Macron et Mélenchon, qui sont installés dans le paysage politique et on se demande à quoi sert cette primaire. Le candidat désigné a très peu de chances d’être même au deuxième de tour de la présidentielle. 

Qui est responsable de cette situation compliquée pour le PS ?

Concrètement, le PS est usé, décrédibilisé, discrédité. En cinq ans de pouvoir, le PS s'est auto-détruit. Il a perdu toutes les élections intermédiaires, il a violenté son électorat sur toute une série de questions : la loi Travail, la déchéance de nationalité...

Les sympathisants n’ont pas la mémoire courte, ils se souviennent de toutes les humiliations accumulées, de la déchéance de la nationalité à la loi travail. Aujourd'hui, le parti paye tous les reniements et toutes les erreurs qu’il a commises depuis 2012, et il le paye cash.

Pensez-vous que l’existence du PS soit menacée ?

Le PS a un siècle d'existence. Il a résisté à tout : aux années 1960, à la défaite de 1993, au Congrès de Reims, en 2008... Mais là, la situation est un peu inédite. Dans toutes ces crises, il était toujours le parti dominant à gauche, il a toujours su rebondir car il a capté le vote utile puisqu’il apparaissait comme la seule alternative à gauche.

Là, les choses changent parce qu’il est pris en tenaille entre à ses partenaires : Mélenchon à gauche et Macron à droite. C’est son statut de parti dominant à gauche qui est mis en cause. Nous sommes dans une situation où cette phase des primaires, de la présidentielle et des législatives va être dévastatrice pour le PS, il peut disparaître du paysage politique. Cela s'illustre avec la distance idéologique entre Valls et Hamon qui est considérable. Comment des options aussi différentes peuvent coexister au sein d’un même parti ?

C’est une erreur d’avoir organisé cette primaire ouverte?

Le PS n’avait pas le choix, il n’y avait que des mauvaises solutions. Le candidat qui en sortira sera légitimé par les sympathisants, certes, mais le risque c’est que si Hamon gagne, il y a beaucoup de cadres du Parti socialiste qui vont rejoindre Macron. Ceux qui vont rester et qui sont proches de Valls ne soutiendront pas Hamon.

Si c’est Valls, beaucoup d’électeurs du Parti socialiste, de sympathisants ne le soutiendront pas car c’est un candidat repoussoir pour une partie de cet électorat. Concrètement un parti n’existe que s’il a un candidat à l’élection présidentielle. Si le Parti socialiste renonçait, un scénario auquel je ne crois pas, il entérinerait sa propre fin. Il y aura un candidat du Parti socialiste qui risque d’être relégué en 4e ou 5e position.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:22
La Cour des comptes vient de souligner l’échec cuisant de François Hollande, en affirmant que 40 % de la réduction du déficit public était due à la baisse des taux d’intérêts et en démontrant que la Sécurité sociale était loin d’être sauvée, contrairement à ce que ne cesse de prétendre Marisol Touraine.
Les Françaises et les Français doivent donc savoir qu’en dépit d’une conjoncture extrêmement favorable et de la purge fiscale de 104 milliards d’euros d’impôts supplémentaires qui leur a été imposée, la gauche a échoué à redresser les finances publiques.
Pire, la politique économique mise en œuvre par François Hollande, Emmanuel Macron et les candidats à la primaire de gauche a eu pour seul effet d’augmenter la dette, d’étouffer la croissance, de baisser le pouvoir d’achat et de faire exploser le chômage.
La Cour des comptes adresse ainsi un désaveu cinglant à cette majorité, dont les satisfécits quotidiens ne résistent pas à l’épreuve des faits.
Le bilan désastreux de la gauche rend absolument indispensables les réformes proposées par François Fillon.
Alors que la dette s’élève maintenant à plus de 2000 milliards d’euros, seule la réduction de nos dépenses publiques et la mise en œuvre d’une politique économique pour gagner la bataille de l’emploi permettront de sauver nos services publics, de conserver notre modèle social et de protéger ainsi les plus fragiles.
 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:16
 
Vendredi, Donald Trump a été investi 45ème Président des États-Unis, succédant à Barack Obama.
Le monde entier avait les yeux rivés sur cet évènement qui a ouvert une ère nouvelle et soulève questions et incertitudes.
Les promesses tonitruantes du candidat Trump vont-elle changer durablement le visage des États-Unis et leurs rapports avec le reste du monde ?
Le nouveau Président devra-t-il modérer ses ardeurs devant un principe de réalité ?
Une chose est certaine : Donald Trump fait du patriotisme sa priorité!
À commencer par un patriotisme économique débridé.
En quelques semaines, un mouvement de fond se dessine. Ainsi, le constructeur FORD a tout bonnement annulé la construction d’une énorme usine au Mexique et annoncé de gros investissements sur le sol américain. Une décision clairement liée aux critiques très nourries du candidat Trump sur les délocalisations d’entreprises américaines.

Donald Trump nomme au poste de Ministre du commerce Wilbur Ross, l’une des figures de Wall Street, qui a participé à l’élaboration des propositions de Donald
Trump en matière commerciale, concernant notamment la dénonciation de l’accord de libre-échange nord-américain et l’entrée de la Chine au sein de l’Organisation mondiale du commerce.
Les États-Unis entrent donc dans une période de relations plus tendues avec la Chine, au nom du protectionnisme commercial.
Face à cette nouvelle donne, l’Europe a un défi majeur à relever : celui de sa crédibilité et de sa capacité à peser dans les relations internationales.
Après le Brexit, et dans un climat d’euroscepticisme fort, l’Union Européenne est au pied du mur. Elle doit renouer avec sa population et apporter des réponses plus crédibles aux grands enjeux de notre temps.
Donald Trump a déclaré que l’Union Européenne était vouée à l’échec. À l’Europe de montrer sa capacité à rebondir et à s’imposer comme un acteur de poids face aux États-Unis, la Russie et la Chine ! Il en va de son avenir.
L’ère Trump ouvre un monde nouveau dans lequel l’Europe doit assumer un rôle de premier plan, sous peine d’effondrement.
 

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  • : Le blog de Zuwala Richard
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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