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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 08:19

PS

Européennes : le PS à l'aube d'une débâcle historique ?
Européennes : le PS à l'aube d'une débâcle historique ?

Selon un sondage pour RTL, Le Figaro et LCI-TF1, la liste du PS aux élections européennes tomberait à un niveau historiquement bas. Le parti pourrait même n'avoir aucun élu.

Le PS est-il sur la corde raide ? Il semblerait que oui après la révélation d'un sondage consacré aux Européennes pour RTL, Le Figaro et LCI-TF1.

Selon l'enquête menée par Harris Interactive et Epoka, le parti dont la tête de liste est Raphaël Glucksmann ne serait crédité que de 4,5 %, soit un taux historiquement bas. La liste PS-Place Publique passe donc sous la barre des 5%, un chiffre-clé puisqu'il s'agit du seuil minimal pour avoir des eurodéputés à Strasbourg, rappelle Le Figaro. Aujourd'hui, le Parti socialiste possède huit eurodéputés : l'ancien ministre de l'Éducation Vincent Peillon, Édouard Martin, ex-syndicaliste de Florange, ou encore Louis-Joseph Manscour, Sylvie Guilaume, Jean-Paul Denanot, Pervenche Berès, Éric Andrieux et Gilles Pargneaux.
 



Un score faible qui place le parti derrière la liste LREM et MoDem de Nathalie Loiseau (21,5 %), le Rassemblement national de Jordan Bardella (21 %), Les Républicains de François-Xavier Bellamy (14 %), la France Insoumise de Manon Aubry (9,5 %) et Europe Écologie Les Verts de Yannick Jadot (8 %).

LREM et EELV en recul

Pour le PS, un tel résultat serait un nouveau camouflet après le score déjà historiquement faible de Benoit Hamon au premier tour de la présidentielle en avril 2017 (6,36 % des voix). À noter que jamais, le Parti socialiste n'avait envoyé aucun député à Strasbourg.

Les autres enseignements importants de ce sondage marquent le nouveau recul de la liste LREM. Bien que toujours en tête, la liste de Nathalie Loiseau perd deux points. Tout comme la liste EELV qui perd un point. En revanche, la liste de la France Insoumise gagne 0,5 %. Score faible aussi pour Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), crédité de seulement 3 % des voix, juste devant Les Patriotes de Florian Philippot (2,5 %), Génération.s de Benoit Hamon (2,5 %) ou la liste des "Gilets jaunes" de Francis Lalanne qui pointe à 2 %.

Derrière, l'UDI atteindrait aussi les 2 %, Lutte Ouvrière 1,5 % et l'UPI (Union populaire républicaine) de François Asselineau, 1 %. Le sondage a été réalisé sur un échantillon représentatif de la population inscrite sur les listes électorales pour les Européennes.

 

 
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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 08:10
Réforme des retraites: "Il n'y a pas d'entourloupe", selon Buzyn
Réforme des retraites: "Il n'y a pas d'entourloupe", selon Buzyn
La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn le 24 avril 2019 à Paris
 

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a affirmé dimanche qu'il n'y avait "pas d'entourloupe" dans la réforme des retraites, à quelques semaines de la présentation, en "juin", des conclusions de la concertation menée par Jean-Paul Delevoye.

Défendant dans l'émission BFM Politique (BFMTV/Le Parisien) une "réforme de justice", la ministre a assuré qu'il "n'y a(vait) pas d'entourloupe" dans cette "réforme structurelle". Le système sera "beaucoup plus équitable, beaucoup plus lisible" et "va pérenniser notre système de retraite par répartition", a-t-elle dit.

Le haut commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a un ultime rendez-vous avec les syndicats et le patronat cette semaine, présentera les conclusions de la concertation qu'il a menée depuis un an et demi "au mois de juin", a annoncé Mme Buzyn.

Jusqu'à présent, ce rapport était attendu en juillet, avant la présentation du projet de loi du gouvernement en septembre.

En attendant, l'âge légal restant fixé à 62 ans, comme le président Emmanuel Macron l'a confirmé, le gouvernement planche sur différents scénarios pour "inciter" les gens "à partir plus tard" à la retraite, a précisé la ministre.

"En réalité", cet âge légal de 62 ans, qui "est un totem", "permet simplement à ceux qui le souhaitent à un moment de dire +stop. Je suis fatigué, je veux partir à la retraite+", dans la mesure où "énormément de Français travaillent déjà beaucoup plus", a-t-elle observé.

"L'âge pivot", que vise le gouvernement, "ça veut dire que si nous n'avons pas des départs à la retraite à 63 ou 64 ans, en fait le système n'est pas équilibré financièrement", a déclaré la ministre, pour qui cet âge pivot, "c'est simplement un constat budgétaire".

Dans un entretien à paraître lundi dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger se montre hostile à "l'instauration d'un âge pivot".

"Nous alertons le gouvernement: nous ne pourrons pas être d'accord" avec "un tour de passe-passe qui allongerait la durée de cotisation sans le dire par un système de décote", prévient-il.

Sur BFMTV, le numéro un de la CGT Philippe Martinez a, lui, dénoncé "l'hypocrisie" d'Emmanuel Macron et de son gouvernement sur ce sujet. "Vous avez le droit de partir à 62 ans mais vous n'aurez pas de quoi vivre, donc vous serez obligés de rester jusqu'à 64 ans... ou plus!", s'est-il exclamé. "C'est se moquer du monde", a-t-il tranché.

 
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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 08:04
Européennes : le RN en tête, LREM recule (sondage)
Européennes : le RN en tête, LREM recule (sondage)
Jordan Bardella (RN) et Nathalie Loiseau (LREM) - Photomontage
 

Une nouvelle enquête confirme les bons scores du Rassemblement national, dans un contexte de faible participation et de forte volatilité des votes.

A trois semaines du scrutin des élections européennes, la liste de La République en marche (LREM) observe un léger recul, à 21,5% des intentions de vote, et laisse le Rassemblement national en tête, à 22%, selon un sondage Ipsos publié dimanche 5 mai.Dans la lignée de deux autres enquêtes publiées dans les derniers jours, la liste de Jordan Bardella se place devant celle de la majorité. Les chiffres doivent toutefois être appréhendés dans un contexte de faible participation et d'incertitude relative au vote final.

Participation en baisse

En comparaison la vague précédente de la période allant du 18 au 22 avril, la liste menée par Nathalie Loiseau perd 1,5 point dans cette étude menée les 2 et 3 mai par Ipsos Sopra Steria pour Radio France et France Télévisions.

Le RN obtient des résultats stables, évalués à 22%, tout comme Les Républicains (13,5 %) et Europe Ecologie- Les Verts (8,5 %).

La liste La France insoumise menée par Manon Aubry est en progrès (+ 1 point, à 8%) et celle du Parti socialiste, Place Publique, perd un point (5,5%). La participation serait, elle, en recul, entre 38 et 42%, contre une fourchette de 40 à 44% lors de la précédente vague.

Pour Hamon, la notoriété ne suffit pas...

Dans la perspective du scrutin des élections européennes, les sympathisants de La République en marche sont pour l'heure les plus mobilisés
(50% ont l'intention d'aller voter). Ils sont suivis par ceux de la France insoumise (46%) et du Rassemblement national (45%). Cet élément a été identifié par les partis comme une clé importante du résultat du scrutin du dimanche 26 mai. Mais seulement 55% des personnes sondées ont figé leur choix: 45% peuvent encore changer d'avis, selon cette étude. Les plus déterminés sont ceux ayant l'intention de voter RN et LREM: respectivement 75% et 73% sont sûrs de leur décision. 



A l'inverse, EEELV souffre d'une grande volatilité de son électorat potentiel: 74% de ceux ayant l'intention de voter pour la liste de Yannick Jadot disent pouvoir encore changer d'avis. Enfin, l'enquête montre que Benoît Hamon (Générations) est la tête de liste bénéficiant du plus fort taux de notoriété: 95% des personnes sondées ont "entendu parler" de l'ancien candidat PS à la présidentielle. Mais seulement 3,5% ont l'intention de voter pour lui.

Enquête réalisée en ligne auprès de 1.500 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur entre 0,7 et 2,6. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, mais une indication du rapport de forces au jour de la réalisation du sondage.
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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 14:35

Eppeville 04 et 05 Mai 2019 = 24h d'Eppeville non Stop 34ème édition.

 

Virginie Durand de Abbeville 1ère femme des 24h et 2ème sur les 24h seule.

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 06:01
Marine Le Pen devancée par son allié Salvini auprès des nationalistes européens
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, à Sofia, le 3 mai 2019
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, à Sofia, le 3 mai 2019
 
La cheffe de l'extrême droite française Marine Le Pen, qui s'est rendue en Bulgarie vendredi pour soutenir un allié, peine à séduire en Europe en vue de constituer un grand groupe eurosceptique, une initiative davantage pilotée par son allié italien Matteo Salvini.

C'est la deuxième fois que la présidente du Rassemblement national français allait à Sofia pour soutenir le petit parti bulgare Volya, pourtant loin de la barre des 5,88% qui lui permettrait d'avoir un siège au parlement européen, selon les sondages

Etaient présents aussi à Sofia deux autres alliés du RN, auxquels la présidente du Rassemblement national est allée ou va rendre visite, le SPD tchèque et le Sme Rodina slovaque.

Mais à chaque fois, Marine Le Pen a été devancée par le ministre italien de l'Intérieur. Matteo Salvini a rencontré le président du SPD Tomio Okamura le 12 avril, une dizaine de jours avant la visite de la cheffe du RN à Prague.

Longtemps fer de lance de l'extrême droite au Parlement européen, inspirateur de la Ligue du Nord italienne, le RN pourrait finalement devoir laisser le leadership à cet allié, parvenu entre-temps au pouvoir, même si Matteo Salvini a envoyé un message à son amie Marine le 1er mai, pour dire son espoir "d'écrire l'histoire ensemble".

"Nous n'avons aucun concours d'ego", a assuré à Sofia Marine Le Pen. "Nous ne sommes pas là pour se grimper sur les épaules des uns et des autres, sauf peut-être pour aller de plus en plus haut".

Reste que la veille, l'homme fort du gouvernement italien a été reçu en grande pompe à Budapest par le Premier ministre national-conservateur hongrois Viktor Orban, que M. Salvini et Mme Le Pen voudraient bien accueillir dans leur "super groupe" souverainiste. 

Les deux responsables italien et hongrois, actuellement dans des groupes différents au Parlement européen, ont annoncé vouloir engager une "coopération" après les élections européennes autour d'une ligne anti-immigration. 

Toujours membre du Parti populaire européen (PPE, droite) - dont il est suspendu depuis mars en raison de dérapages europhobes -, M. Orban a redit son souhait de voir cette formation "coopérer avec les partis anti-immigration" et il a prévenu qu'à défaut, il sera "difficile" pour lui de rester au PPE après le 26 mai.

"Nous lui ouvrons grand la porte", a lancé Mme Le Pen à Sofia, qui a dit attendre de voir "ce que que souhaite faire" le dirigeant hongrois.

"Sur le plan des idées, nous coopérons déjà avec M. Orban", a-t-elle ajouté, en rappelant que les eurodéputés de sa formation s'étaient opposés à l'ouverture d'une procédure de sanction visant la Hongrie au parlement européen.

- Le camp nationaliste réuni à Milan -

Matteo Salvini ambitionne de fédérer le maximum de forces nationalistes au sein du futur groupe, auquel la Ligue apporterait 26 eurodéputés (+20), et le RN 20 (+5), selon les dernières prévisions du Parlement européen.

Mais c'est sans Marine Le Pen qu'il a lancé le 8 avril un appel aux autres partis à le rejoindre. Il était alors entouré de la tête de liste de l'AfD allemande, Jörg Meuthen - qui pourrait apporter 11 élus mais ne cache pas son désaccord avec le protectionnisme du RN -, de représentants du Parti du peuple danois, qui avait coupé les ponts avec le FN de Jean-Marie Le Pen, et du parti des Vrais finlandais.

La proximité de Marine Le Pen avec la Russie suscite également la méfiance dans les anciens pays communistes. Matteo Salvini, lui aussi proche de Moscou, mais plus conservateur sur les valeurs sociétales que Mme Le Pen, a tenté de débaucher en janvier les conservateurs polonais du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir. En avril, M. Orban a dit vouloir également se rapprocher du PiS.

Certains partis refusent d'êtres associés au nom "Le Pen", une "marque toxique" selon un eurodéputé conservateur d'un pays d'Europe de l'Est, car liée aux affaires des emplois présumés fictifs du RN à Strasbourg, et aux dérapages de l'ancien président du FN Jean-Marie Le Pen.

"Je ne ferai alliance en aucun cas" avec Mme le Pen, a affirmé récemment Viktor Orban, assurant n'avoir "aucune relation" avec elle.

C'est à Milan, dans le fief de Matteo Salvini, que tout le camp nationaliste européen se réunira en fin de campagne le 18 mai. Cette fois, Marine Le Pen viendra, ainsi qu'une quinzaine d'autres formations eurosceptiques, selon la Ligue. M. Orban n'a pas encore dit s'il comptait y participer.

 
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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 05:56
Nicolas Sarkozy craint une « disparition de l'Occident »
Nicolas Sarkozy craint une « disparition de l'Occident »

Nicolas Sarkozy redoute qu'une certaine vision de l'Europe ne disparaisse. Il défend cette idée en se basant sur le projet du Grand Paris.

Nicolas Sarkozy continue de se battre pour une certaine vision du monde.

Invité de la Biennale d'architecture et de paysage d'Ile-de-France ce vendredi à Versailles, il a d'abord pris la parole sur l'architecture dans sa globalité, qu'il décrit comme« le baromètre exact de l'équilibre d'une société vivante ».  Mais très vite, ce thème lui a permis de disserter sur un sujet bien différent.

Actuellement en crise à ses yeux, le monde commencerait à entamer un virage qui lui déplaît. « Je ne veux pas cacher mon inquiétude sur une forme de disparition de l'Occident », confie-t-il à son auditoire, rapporte BFM TV. « Pendant des siècles, l'axe du monde était occidental. Ce n'est pas être un décliniste que de dire que l'axe du monde est aujourd'hui oriental. Et si on ne le voit pas, c'est qu'on ne veut rien voir. »

L'ancien président de la République analyse d'où viendrait ce changement. Il l'explique d'abord d'une manière démographique. Parmi les 7,5 milliards d'êtres humains dans le monde, 4,5 milliards vivent en Asie. Il s'inquiète pour l'Europe qu'il estime à moins de 800 millions et vivant des divisions importantes : « Les Anglais se disent qu'ils ne sont pas européens », « Les Catalans se disent qu'ils ne sont pas espagnols »...

Le Grand Paris en symbole



Parmi tous ses projets architecturaux pouvant lutter contre cette vision, celui du Grand Paris reste aujourd'hui « une formidable ambition » à ses yeux. « Je crois en l'architecture comme un atout majeur. Le drame, ce n'est pas la polémique. C'est quand il n'y a plus de polémique », a-t-il affirmé, rapporte Paris Match. Dans la continuité de cette vision, il estime comme « utiles » les débats qui peuvent entourer la reconstruction de Notre-Dame.

Au fur et à mesure de son intervention, l'ancien président de la République s'est appliqué à adjuger les bons et mauvais points aux différents représentants politiques. Il n'a pas manqué d'égratigner le quinquennat de François Hollande. « Même mon successeur n'a pas réussi à démolir mon projet », souligne-t-il. « Malgré lui, le Grand Paris a survécu. »

Un message clair envers le gouvernement

Perpétuelle source de discussions, cet immense projet doit perdurer aux yeux de l'ancien chef d'Etat. S'il se déclare officiellement comme un retraité de la vie politique, cela ne l'empêche pas de plaider en faveur de ce qu'il a entrepris durant son quinquennat. « Si j'ai voulu le Grand Paris, c'est parce qu'on était en crise, que le monde s'effondrait », rappelle-t-il. « Quand on est face à une crise, le budget de la Culture doit augmenter. » Il estime qu'en poursuivant ce qu'il a commencé, cela lutterait contre la « disparition de l'Occident » et d'une certaine vision en Europe.

Pour faire aboutir ce projet, Nicolas Sarkozy n'hésite pas interpeller directement l'actuel chef du gouvernement, Emmanuel Macron. Il le met face à ses responsabilités. « Il vous appartient de reprendre le flambeau, de relever l'étendard du Grand Paris », propose-t-il. « C'est une vision de la France qui ne veut pas mourir. » Ces déclarations vont peut-être pousser le président de la République à s'exprimer. S'il a promis de donner son avis sur le sujet, il repousse son discours depuis un certain temps.
 
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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 08:09
Européennes: en panne dans les sondages, Glucksmann veut croire à la "remontada"
Européennes: en panne dans les sondages, Glucksmann veut croire à la "remontada"
Raphaël Glucksmann, à la la tête d'une liste PS - Place publique pour les élections européennes. Photo prise à Paris le 23 avril 2019.
 

A la peine dans les enquêtes d'opinion à moins d'un mois des européennes, Raphaël Glucksmann a appelé jeudi à Bordeaux ses partisans à lutter contre le "fatalisme, la résignation" de la gauche pour "faire mentir les pronostics" et entamer une grande "remontada".

"Nous avons 24 jours, 24 jours pour faire mentir les pronostics, 24 jours pour raconter l'histoire d'une grande remontada, celle de la gauche française et de la gauche européenne. Le fatalisme, la résignation, voilà nos adversaires (...) La campagne ne fait que commencer", a lancé M. Glucksmann, au cours d'un meeting qui a réuni quelque 600 personnes au Théâtre Femina, loin de la jauge maximum.

"Ensemble, nous allons porter partout dans ce pays, pendant les 24 jours qui restent, ce message: nous pouvons, nous voulons construire une Europe écologique et sociale. Nous pouvons, nous voulons sortir de ce match entre libéraux et nationalistes. Nous pouvons, nous voulons que la gauche renaisse et qu'elle l'emporte. C'est notre projet !", a-t-il conclu, en parodiant la phrase hurlée par Emmanuel Macron à la fin d'un meeting en 2016.

Entré en campagne mi-mars, l'essayiste de 39 ans n'a pas encore réussi à faire décoller la liste PS-Place publique, qui stagne autour de 5-6% dans les sondages, et a même recueilli 4% des intentions de vote, un point de moins que la barre des 5% qui permet d'envoyer des élus à Strasbourg, dans un sondage Elabe publié mardi.

"Je sais bien que les élections ne passionnent pas encore les foules. Je sais bien que pour beaucoup l'Europe semble loin", a-t-il déploré, appelant néanmoins son auditoire à ne pas "se laisser voler" ce "moment démocratique".

- Loiseau s'est "volatilisée" -

Dans son discours d'une quarantaine de minutes, M. Glucksmann a réservé l'essentiel de ses coups à Emmanuel Macron et à la tête de liste de la République en marche, Nathalie Loiseau.

"Messieurs Macron, Castaner, Mme Loiseau ne pourront jamais être des remparts contre l'extrême-droite. Non pas parce qu'à vingt ans elle a été au GUD ou à l'équivalent, ça c'est une erreur de jeunesse et toutes les erreurs de jeunesse sont pardonnées. Mais parce qu'aujourd'hui elle n'assume pas le combat. C'est frappant à quel point ceux qui vous exhortent à voter pour eux comme barrage n'assume le combat sur aucun thème face à l'extrême-droite", a-t-il attaqué, citant les libertés publiques ou l'accueil des réfugiés.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure avait usé auparavant de la même rhétorique, accusant LREM d'être davantage une "passerelle" qu'un "rempart" face à l'extrême-droite, et Mme Loiseau de s'être "volatilisée".

"Elle a choisi de faire une non campagne, elle a choisi de se cacher pour éviter d'en sortir une par jour", a-t-il ironisé, dans une allusion aux différentes polémiques qui ont émaillé la campagne de Mme Loiseau, de sa présence sur une liste syndicale d'extrême droite quand elle était étudiante à sa supposée relativisation de l'homophobie dans une bande dessinée sur l'Europe.

Dans le public sagement enthousiaste, certains participants ne cachaient pas leur inquiétude face au score aujourd'hui affiché par la liste PS-Place publique.

"Cela m'inquiète beaucoup", a ainsi témoigné auprès de l'AFP, Yoann, 24 ans. "Le PS est encore marqué par le quinquennat de François Hollande, la campagne catastrophique de 2017. Le PS paraît comme une vieille usine qui n'a plus rien à dire. Raphaël Glucksmann a des choses à dire mais il n'est pas entendu", a-t-il analysé.

Auprès de l'AFP, les proches de M. Faure tentent de rassurer. "Je ne suis pas inquiet. Je pense que la campagne n'a pas démarré", affirme l'un d'entre eux. Un autre  promet que la campagne de M. Glucksmann va s'accélérer la semaine prochaine, avec la présentation de la liste et du programme, lundi matin.

Une liste déposée en toute discrétion mardi, après d'ultimes arbitrages, et un accord signé in extremis avec le Parti radical de gauche. Des personnalités de poids devraient également s'impliquer dans la campagne, à l'instar de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a remercié jeudi sur France Inter Raphaël Glucksmann d'ouvrir un "nouveau chemin" pour la "reconstruction" d'une gauche sociale-démocrate et écologiste, ce qui, a-t-elle reconnu, "peut prendre du temps".

 
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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 04:53
Européennes: une liste "gilets jaunes" rejoint la liste de Florian Philippot
Européennes: une liste "gilets jaunes" rejoint la liste de Florian Philippot
Jean-Francois Barnaba, "gilet jaune" de l'Indre, le 15 avril 2019 à Le Blanc
 

La liste pour les élections européennes du mouvement "Jaunes et citoyens" conduit par Jean-François Barnaba a rejoint celle de Florian Philippot, partisan d'une sortie de la France de l'UE, ont annoncé mardi les deux formations.

"Nos deux mouvements ont décidé d'unir leurs forces en faisant liste commune pour ces élections européennes", précisent dans un communiqué commun Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen et fondateur-président des Patriotes, et Jean-François Barnaba, figure des "gilets jaunes" de l'Indre, qui avait constitué une liste pour les européennes avant de renoncer à la déposer pour des raisons financières.

Les partis politiques ont jusqu'au 3 mai pour déposer leur liste en vue du scrutin du 26 mai. M. Philippot doit déposer la sienne ce mardi après-midi.

"Le mouvement +Les Patriotes+ et l'association +Jaunes et citoyens+ sont parvenus à un constat commun. Leurs revendications, largement partagées (plus de pouvoir d'achat, plus de démocratie directe, plus de justice fiscale et sociale), ne sont possibles que si la France sort du carcan de l'Union européenne et de l'euro", expliquent les deux formations.

Joint par l'AFP, M. Barnaba a expliqué que "certains de notre liste avaient trouvé l'initiative intéressante mais d'autres nous ont laissés parce qu'ils n'étaient pas d'accord" avec M. Philippot.

Partisan d'une sortie de l'UE, le "gilet jaune" plaide pour "l'édification d'un front souverainiste social face au front libéral macronien".

 
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 09:16
Annonces Macron : Edouard Philippe dévoile le calendrier du gouvernement
 
Annonces Macron : Edouard Philippe dévoile le calendrier du gouvernement
Edouard Philippe, à Paris, le 29 avril 2019
 

Le Premier ministre a présenté le plan du gouvernement à l'issue d'un séminaire de travail organisé à Matignon, quatre jours après le "grand oral" d'Emmanuel Macron face à la presse.

Les grandes manœuvres arrivent... mais pas tout de suite.

Ce lundi 29 avril, Edouard Philippe a pris la parole en conclusion de la journée de concertation au sein de son équipe. Le gouvernement a planché sur l'application concrète et le financement des mesures annoncées par Emmanuel Macron jeudi 25 avril, lors de sa conférence de presse à l'Elysée. Le Premier ministre a ainsi esquissé le calendrier des prochaines semaines, sans annonces immédiates majeures.

MAI

PREMIER CONSEIL DE DÉFENSE ÉCOLOGIQUE
"Le président de la République installera le premier conseil de défense de la transition écologique" courant, a déclaré le Premier ministre. Devant la presse, Emmanuel Macron avait annoncé qu'il présiderait "de manière régulière" ce conseil, réunissant le Premier ministre et les principaux ministres, pour "à la fois prendre les choix stratégiques et mettre au cœur de toutes nos politiques cette urgence climatique".

SUPPRESSION DE L'ENA - ACTE 1
Signature "dans le courant de la semaine" de la lettre de mission chargeant l'avocat Frédéric Thiriez de repenser le fonctionnement de la haute fonction publique.

LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE - ACTE 1
Signature également de la lettre de mission à la Cour des Comptes pour faire des propositions au gouvernement sur le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale.

♦ JUIN

ASSURANCE CHÔMAGE
Présentation par le gouvernement de la réforme de l'assurance chômage.

MODALITÉS DE LA BAISSE DE L'IMPÔT SUR LE REVENU
Le gouvernement présentera au mois de juin les modalités de la baisse de l'impôt sur le revenu. Pour financer cette baisse, estimée à 5 milliards d'euros, le Premier ministre a confirmé que certaines niches fiscales à destination des entreprises seraient supprimées, sans toucher au Crédit impôt recherche ni à l'allègement de charges pour les entreprises qui correspond à l'ancien CICE. Le patron de Matignon a par ailleurs indiqué que les niches fiscales à destination de certains particuliers ne seraient pas concernées.


JUILLET

LOI BIOÉTHIQUE
Le projet de loi de bioéthique, qui doit intégrer l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes, sera présenté en Conseil des ministres en juillet. "C'est au mois de juillet que nous présenterons en Conseil des ministres le projet de loi bioéthique sur lequel nous nous sommes engagés", a déclaré le Premier ministre devant la presse, à l'issue d'un séminaire gouvernemental visant à préciser les annonces faites par Emmanuel Macron au terme du grand débat.

RETRAITES
Le rapport sur la réforme globale du système des retraites préparé par Jean-Paul Delevoye est attendu par le gouvernement pour la même période. "C'est également dans le courant du mois de juillet que nous demanderons à Jean-Paul Delevoye de remettre au gouvernement le rapport sur lequel il travaille" afin de "présenter un projet de loi à la fin de l'été", a déclaré le Premier ministre.

PENSIONS ALIMENTAIRES
Définition des modalités de mise en oeuvre des mesures de lutte contre les impayés des pensions alimentaires et des mesures en faveur des aidants familiaux.

REVISION CONSTITUTIONNELLE
Présentation en Conseil des ministres de la révision constitutionnelle dans sa nouvelle version.

♦ OCTOBRE

LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE, ACTE 2.
Date-butoir pour la remise des proposition de la Cour des Comptes. Elles devront être rendues durant le mois pour être intégrées au projet de budget à l'automne.

SUPPRESSION DE L'ENA, ACTE 2
Date-butoir pour la remise des propositions de Frédéric Thiriez pour repenser le fonctionnement de la haute fonction publique.
 
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 09:09
Impôt sur le revenu: Le Maire vise une baisse de 180 à 350 euros par an et par ménage
Impôt sur le revenu: Le Maire vise une baisse de 180 à 350 euros par an et par ménage
Bruno Le Maire, le 20 mars 2019 à Paris
 

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué mardi vouloir cibler la baisse de l'impôt sur le revenu sur les deux premières tranches d'imposition (14% et 30%), avec un gain moyen de 180 à 350 euros par an selon les ménages concernés.

Dans le cadre des discussions engagées au sein du gouvernement, "je proposerai au Premier ministre que la baisse se concentre sur la première tranche d'impôt sur le revenu, la tranche à 14%", a indiqué le M. Le Maire, invité de l'émission Les quatre vérités, sur France 2.

"L'objectif, c'est que les 12 millions de foyers fiscaux qui sont dans la tranche à 14% puissent avoir une baisse moyenne d'impôt sur le revenu de l'ordre de 350 euros", a précisé le ministre, jugeant nécessaire de cibler en priorité les "classes moyennes".

Selon Bruno Le Maire, "ça ne veut pas dire que la tranche à 30% ne sera pas concernée". "Elle doit également être concernée par cette baisse d'impôt, dans une mesure moindre, car je pense que la situation est moins difficile", a-t-il détaillé, évoquant "un gain moyen de 180 euros", pour les foyers concernés.

Concernant les modalités de la baisse, Bruno Le Maire a dit vouloir jouer sur le niveau du taux de la première tranche, plutôt que sur l'ajout de nouvelles tranches d'imposition. 

L'idée, c'est d'avoir "à la fois une baisse de ce taux de 14% et puis une simplification de certaines modalités, parce que vous avez certains effets de seuil dans cette tranche qui font que vous pouvez gagner 100 euros supplémentaires et devoir en payer 40", a-t-il détaillé, en référence au système de "décote" développé sous François Hollande.

Bruno Le Maire avait déjà indiqué la semaine dernière vouloir faire profiter près de 15 millions de foyers fiscaux de la baisse de l'impôt sur le revenu, annoncée par Emmanuel Macron à l'issue du grand débat national. Ce geste fiscal, qui entrera en vigueur au 1er janvier, coûtera au total cinq milliards d'euros aux finances publiques, 

Cinq tranches progressives existent actuellement pour l'impôt sur le revenu, dont s'acquittent 16,8 millions de foyers fiscaux sur un total de 38,3 millions, soit 43% des contribuables: 0%, 14%, 30%, 41% et 45% pour les revenus supérieurs à 153.783 euros.

Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué lundi soir à l'issue d'un séminaire gouvernemental que les modalités exactes de la baisse de l'impôt sur le revenu seraient présentées au mois de juin. 

Pour financer cette baisse, le chef du gouvernement a confirmé que certaines niches fiscales à destination des entreprises seraient supprimées, sans toucher au Crédit impôt recherche ni à l'allègement de charges pour les entreprises qui correspond à l'ancien CICE.

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  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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