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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 18:42

LR et le PS «foulent aux pieds la démocratie», selon la tête de liste FN

ÉLECTIONS Marion Maréchal Le Pen a dénoncé « le barrage républicain »...

Marion Maréchal-Le Pen, le 29 mai 2015. - CHAMUSSY/SIPA

La cheffe de file du Front national Marion Maréchal-Le Pen, arrivée en tête en Provence-Alpes-Côte d’Azur (40,55 %) au premier tour des régionales, estime lundi que Les Républicains et le Parti socialiste « foulent aux pieds la démocratie », après le retrait de la liste PS pour faire un « barrage républicain ».

Régionales 2015: En PACA, le FN largement en tête au premier tour, le PS se désiste au second

« Tous ces gens aujourd’hui, qui se drapent dans les valeurs de la République, ont manifestement oublié que la première valeur de la République, c’est la démocratie », a déclaré Marion Maréchal-Le Pen.

« Contraints pour rattraper leur retard d’additionner leurs faiblesses »

« Ils sont contraints pour rattraper leur retard d’additionner leurs faiblesses pour contrer la force de nos résultats », a-t-elle ironisé, trouvant « scandaleux de priver les électeurs de la juste représentation qui leur est due, que ce soit d’ailleurs les électeurs de gauche qui ont été hier sacrifiés par les manœuvres d’appareil » ou « nos électeurs qui ont le droit d’être représentés ».

Le socialiste Christophe Castaner, arrivé troisième avec 16,59 % des voix, a annoncé dimanche le retrait de sa liste pour « faire barrage » au FN, laissant ainsi Les Républicains de Christian Estrosi (26,48 %) seuls face au parti d’extrême droite au second tour.

Elle a également raillé Christian Estrosi, « le candidat de la gauche », estimant que le retrait de Christophe Castaner avait donné lieu à des contreparties. « Rien n’est jamais gratuit », a-t-elle assuré. « Ce Christian Estrosi est le même qui, en 1992, appelait à des alliances avec le Front national pour sauver son siège » au conseil régional, a-t-elle encore dénoncé.

Régionales 2015: Christian Estrosi se pose lui-même en « résistant » face au Front national

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 18:37

Mais ou est donc passé Manuel Valls?

ÉLECTIONS Le Premier ministre n'a pas pris la parole depuis le résultat des élections...

Le Premier ministre avait pourtant pris la parole au soir du premier tour des départementales, pour appeler au « rassemblement ». Il se félicitait aussi que « l’extrême droite », ce soir-là, [ne soit] pas la première formation politique de France ». « Face à ce désaveu historique, son silence ne peut qu’interpeller », a raillé le député LR Georges Fenech au Figaro. « Il s’est retranché dans son bunker de Matignon ».

>> A lire aussi : tous les résultats du premier tour en infographies

« Il n’avait pas davantage à dire que Cambadélis »

« Son silence n’est pas habituel. Mais dimanche soir, son discours aurait été inaudible et noyé dans la victoire frontiste », analyse Philippe Moreau Chevrolet, président de MCBG Conseil. « Son timing est une stratégie de communication afin d’isoler sa parole ». « Le Premier ministre ne veut pas parler avant le travail de décantation politique. Il n’avait pas davantage à dire que Jean-Christophe Cambadélis hier, dont c’était le rôle », répond l’entourage de Manuel Valls.

Orchestrer la stratégie en sous-main

Dimanche soir, Manuel Valls a donc laissé le premier secrétaire du PS en première ligne. « Le total gauche laisse espérer de nombreuses victoires. La gauche, quand elle est unie, est la première force du pays », lançait Jean-Christophe Cambadélis après les résultats. A lui l’honneur, aussi, d’annoncer le retrait des listes socialistes dans le Nord et en Paca.

S’il n’a pas pris publiquement la parole, Manuel Valls a bien orchestré en sous-main ce « barrage républicain » avec le chef de l’Etat. Le Premier ministre réunissait dès dimanche après-midi à Matignon, ministres et collaborateurs, pour fixer la stratégie de l’entre-deux tours. « Manuel Valls continue à traiter la mécanique en appelant chaque candidat, en étant toujours en lien avec Jean-Christophe Cambadélis », poursuit un proche. « Par ailleurs, le diagnostic sur une victoire frontiste avait été déjà fait avant le vote… ».

« Faire battre le FN et mobiliser la gauche »

Manuel Valls avait alerté contre la « supercherie » du FN. Il avait aussi indiqué son souhait de « tout faire pour empêcher l’extrême droite » de remporter la victoire. L’idée de fusion des listes droite-gauche ayant été balayée par Nicolas Sarkozy, ne restait que la solution du retrait.

Ce lundi soir, le chef du gouvernement devrait préciser cette stratégie. « Il essaiera de faire avancer les choses pour la seconde partie de la campagne : faire battre le FN et mobiliser la gauche, car il y a de nombreuses régions où la gauche peut encore l’emporter si on crée une dynamique », espère-t-on dans son entourage. Manuel Valls devrait également mettre la pression sur Jean-Pierre Masseret. Le candidat socialiste en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine a décidé de se maintenir au second tour, contre l’avis de Solférino.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:29

Un tiers des voix des 18-24 ans vont au FN, qui incarne «une force de changement»

Un tiers exactement des voix des 18-24 ans se sont portées sur ...

Au premier tour des régionales, 28% des jeunes pour les listes Les Républicains-UDI-Modem, 25% pour le FN, et 22% pour les listes PS-PRG - FRED DUFOUR AFPUn tiers exactement des voix des 18-24 ans se sont portées sur le FN, loin devant le PS (21%) talonné par la droite (20%), selon un sondage Harris Interactive réalisé dimanche, l'extrême droite incarnant désormais une «force de changement», estime Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique d'Harris Interactive.

QUESTION: 33% des voix des jeunes sont allées au FN, est-ce une surprise?

REPONSE: «Ça n'est pas une nouveauté: oui, le FN réalise de bons scores auprès de la jeunesse. Déjà en 2002, ce vote était en trompe-l’œil. On avait l'impression que les gens descendaient dans la rue... Mais la jeunesse, 1) s'abstient, 2) vote plus en faveur du FN (33% des 18-24 ans et 36% des 25-34 ans) On observe une progression quasi constante depuis 2002 de ce vote frontiste. Il y a une désaffection politique: 64% des jeunes s'abstiennent, mais lorsqu'il y a une motivation de vote, rien n'indique qu'il s'agisse d'un coup de semonce. C'est une vraie expression d'une thématique qui leur parle dans leur quotidien. D'ailleurs, cet électorat s'est plus mobilisé dimanche, en réaction à l'actualité urgente».

Q: Parmi les jeunes, s'agit-il d'une tendance générale?

R: «Les catégories populaires et les jeunes sont les deux populations dont le vote est le plus favorable au FN, alors chez les jeunes issus des catégories populaires, c'est plein pot. C'est un vote assez marqué, avec une variable sociologique nette. Chez les personnes avec des emplois précaires, en recherche d'activité, ou issues des catégories populaires, le vote est plus favorable au FN. On est face à des jeunes qui ont voté en fonction d'enjeux absolument pas régionaux, mais nationaux, c'est-à-dire la sécurité, l'immigration ou l'emploi» (des domaines qui ne concernent pas les conseils régionaux, NDLR).

Q: Qu'est-ce qui pousse ces jeunes à voter FN?

R: «33% des électeurs FN tous âges confondus disent exprimer leur mécontentement. Chez les jeunes, on tombe à 15%. Pour ces derniers, le FN apparaît comme une force de changement. Même si les jeunes n'ont pas tendance à voter pour des jeunes parce qu'ils sont jeunes, ces électeurs ont été séduits par cette nouvelle génération, Marion Maréchal-Le Pen, Florian Philippot, Louis Aliot, parce que la manière dont ils font de la politique leur est plus accessible. Souvent les responsables politiques sont taxés de parler un langage inaccessible. Ils ont des codes, les mots, attitudes qui leur parlent plus. Là pour eux, c'est concret.»

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:23

Nord-Pas-de-Calais Picardie

Le Front national face à la droite

La nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie compte six millions d’habitants. Autrefois industrielle, mais frappée par la crise, la région vit désormais principalement de l’agriculture. Elle connaît le taux de chômage le plus élevé de France, à 12,5 %. A l’issue de ces élections, 170 conseillers régionaux seront élus.

Le Front national semble, selon les derniers sondages, assuré d’une victoire dans cet ancien bastion de la gauche. La liste menée par Marine Le Pen bataille avec la liste de la droite et du centre conduite par l’ancien ministre Xavier Bertrand. Derrière, le candidat socialiste Pierre de Saintignon, bras droit de Martine Aubry à la mairie de Lille, semble éclipsé. La question d’une fusion de la liste de gauche avec la droite a été même évoquée par le Premier ministre Manuel Valls.

Retrouvez les résultats 2010

Résultats 1er tour 2015

Marine Le Pen
Front National

41% 909 196 votes

Xavier Bertrand
Union de la Droite

25% 558 519 votes

Pierre De Saintignon
Union de la Gauche

18% 405 251 votes

Sandrine Rousseau
EELV et gauche

5% 108 020 votes

Fabien Roussel
Parti communiste français

5% 119 101 votes

Eric Pecqueur
Lutte Ouvrière

2% 39 062 votes

Jean-Philippe Tanguy
Debout la France

2% 53 368 votes

Eric Mascaro
Union populaire républicaine

1% 14 357 votes

Sylvain Blondel
Divers droite

1% 30 345 votes

Taux d'abstention : 45%

Participation

Comparez les programmes des candidats région par région

Comment ont voté les principales villes ?

+ Voir plus

Résultats par départements

L'actu des régions

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:16

Le FN qui vise trois régions, un duel serré en Ile-de-France et la gauche qui s'accroche en Normandie: voici les points chauds du second tour des élections régionales dimanche.

Des migrants regardent les panneaux électoraux à Calais avec en affiche la tête de liste FN de la région Nord, Marine Le Pen, le 7 décembre 2015 - PHILIPPE HUGUEN AFP

Le FN qui vise trois régions, un duel serré en Ile-de-France et la gauche qui s'accroche en Normandie: voici les points chauds du second tour des élections régionales dimanche.

Nord-Pas-de-Calais-Picardie: Bertrand face à Le Pen

LILLE - Réunir électeurs de droite et de gauche sur son nom pour empêcher Marine Le Pen de prendre la tête de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie dimanche: le pari sera très difficile à tenir pour Xavier Bertrand.

Resté seul en lice après le retrait du socialiste Pierre de Saintignon (18,12%), Xavier Bertrand (Les Républicains) part à la bataille du second tour avec un handicap de plus de 15 points (24,96% dimanche contre 40,64% à la candidate FN).

Pour l'emporter, le candidat «contre l'extrême droite» mise sur le renfort «des abstentionnistes» et «des électeurs du Front national du premier tour qui ne veulent pas que Marine Le Pen devienne présidente de la région».

Avec «la même liste» et «le même projet» qu'au premier tour, Xavier Bertrand ne s'est pas adressé spécifiquement à l'électorat de gauche depuis dimanche. Or, il a besoin d'un bon report de ses voix pour triompher sur le fil.

En pleine déroute, la gauche (hors extrême gauche) n'a recueilli que 28,27%. Eliminés de facto, les candidats PCF et EELV (10% à eux deux) n'ont pas appelé à voter nommément pour M. Bertrand.

De son côté, Marine Le Pen s'applique à mettre du sel sur les plaies des socialistes, comme pour les décourager de voter Bertrand dimanche. Les électeurs PS «auront de longues années pour regretter» le retrait de Pierre de Saintignon qui, a-t-elle dit, «peut être le début de la disparition pure et simple du Parti socialiste».

Duel Pécresse/Bartolone en Ile-de-France

PARIS - La gauche et les écologistes qui devraient partir rassemblés autour de Claude Bartolone (PS) comptent sur la dynamique du rassemblement pour conserver la région Ile-de-France, alors que la droite unie menée par Valérie Pécresse (LR), arrivée en tête, doit chercher de nouveaux électeurs.

Les états-majors du PS, du Front de Gauche et de EELV ont planché sur un accord de second tour qui pourrait être annoncé lundi, portant sur le fond de leur projet comme la répartition sur les listes.

«La dynamique est de notre côté», a assuré à l'AFP Luc Carvounas, directeur de campagne du président de l'Assemblée Nationale, annonçant une équipe, formée des trois têtes de liste, qui «va se mettre en mouvement».

Claude Bartolone enregistre 25,19% des voix, le Front de Gauche mené par Pierre Laurent (PCF) 6,63% et EELV d'Emmanuelle Cosse 8,03%.

A droite, Valérie Pécresse, forte de ses 30,51% devait déposer lundi des listes LR-UDI-MoDem inchangées pour le second tour.

Elle a dès dimanche soir fait un appel du pied aux électeurs du FN et de Debout la France (DLF) de Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier, qui a engrangé 6,57% des voix, est resté fidèle à sa stratégie d'autonomie en annonçant refuser toute fusion et ne donner aucune consigne de vote.

Le FN de Wallerand de Saint-Just (18,41%) compte aussi sur les électeurs désormais libres de DLF pour passer la barre symbolique des 20%.

Droite comme gauche vont devoir d'abord chercher les électeurs de leur propre camp qui ne se sont pas déplacés, dans une région championne de l'abstention dimanche (54,1%).

Paca: Le FN aux portes du Conseil régional

MARSEILLE - Le Front national avec 40,55% des voix est aux portes du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur après le premier tour des régionales, loin devant Les Républicains (26,48%) qui, malgré le retrait des socialistes, auront du mal à rattraper leur retard.

La frontiste Marion Maréchal-Le Pen qui affrontera Christian Estrosi (LR) devrait, elle, pouvoir compter en outre sur les électeurs de la Ligue du Sud de Jacques Bompard (1,12%).

A droite, Christian Estrosi (26,48%) peut tabler sur les voix de petites listes DVD (4,66%) et espérer un bon report de celles de la gauche dans le cadre du «barrage républicain». Debout la France, près de 2%, ne donne aucune consigne de vote.

En dégringolade de neuf points depuis les régionales de 2010, les socialistes de Paca ont annoncé dimanche soir le retrait de leur liste, conformément aux directives du PS national.

Partie désunie, la gauche a finalement totalisé avec l'extrême gauche 25,25% au premier tour (dont 16,59% au PS et 6,54% à EELV/FG) derrière Christian Estrosi. M. Castaner s'est donc résolu à retirer sa liste et à renoncer à toute représentation dans le futur Conseil régional pendant six ans.

Sophie Camard (EELV) dit «regretter» cette décision de retrait. Son score de 6,54% lui permettait de fusionner avec une autre liste.

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine: Masseret contre les consignes du PS

STRASBOURG - Dans l'une des trois régions où le Front national a les meilleures chances de l'emporter, le candidat PS Jean-Pierre Masseret, arrivé 3e avec 16,11% des voix, fait de la résistance : il a répété lundi qu'il refusait de se retirer pour faire barrage au FN, malgré les injonctions de la direction nationale du PS.

«Pas de retrait pour moi», a martelé le président sortant de Lorraine. Cette position semblait cependant de plus en plus intenable, après que plusieurs ténors régionaux du PS ont appelé la tête de liste à jeter l'éponge, pour ne pas risquer d'offrir la grande région à Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, arrivé largement en tête dimanche avec 36% des voix.

Bourgogne-Franche-Comte: Sophie Montel, la troisième femme du FN

DIJON - En février, elle avait déjà créé la surprise en frôlant la victoire lors d'une élection législative partielle dans le Doubs. C'est désormais la Bourgogne-Franche-Comté que Sophie Montel, encartée au FN depuis ses 18 ans, est en passe de remporter.

La native de Montbéliard est arrivée dimanche en tête de sept des huit départements de la nouvelle grande région en totalisant 31,48% des voix, devant François Sauvadet (UDI-LR, 24%) et la socialiste Marie-Guite Dufay (22,99%).

La députée européenne frontiste compte sur la réserve des voix des abstentionnistes (49,44% des inscrits) pour maintenir son avance lors de la triangulaire de dimanche.

A gauche, Mme Dufay, présidente sortante du conseil régional de Franche-Comté, a exclu de se retirer et assure que sa liste est «la seule en mesure de l'emporter face au Front national» en faisant l'union de la gauche. Le Front de Gauche (4,62%) et Europe Écologie-Les Verts (3,91%), disqualifiés après le premier tour, lui ont apporté leur soutien.

Dans l'entourage de M. Sauvadet, on prédit un second tour «très serré» en comptant notamment sur un report de voix du MoDem (3,26%).

Triangulaire serrée en Normandie

ROUEN - Le centriste Hervé Morin et le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol semblent mieux placés que le Front national Nicolas Bay pour l'emporter au second tour en Normandie, même si une victoire de ce dernier n'est pas exclue, selon des politologues interrogés par l'AFP.

Le score pourrait être très serré dimanche entre la liste LR-UDI-MoDem et celle de la gauche.

Pour Michel Bussi, de l’université de Rouen, Hervé Morin, 54 ans, «est en position de pouvoir l'emporter (...) Il devra plutôt aller chercher des voix chez les abstentionnistes dans les villes».

Mais «le FN est en embuscade dans une région où l'on parle moins de lui», ajoute-t-il. La liste menée par le secrétaire général du FN et député européen Nicolas Bay, 37 ans, a réalisé un score historique, de 27,71%, juste derrière la liste de l'ancien ministre UDI (27,91%).

Christophe Boutin, de l'université de Caen, voit lui «peut-être un petit avantage» pour la gauche, M. Mayer-Rossignol, 38 ans, étant susceptible d'attirer un électorat centriste, tandis que le centriste Morin aurait du mal à prendre des voix au FN.

Malgré la chute du PS, en particulier en Haute-Normandie, le président sortant de cette région tient arithmétiquement la corde. Sa liste est arrivée troisième dimanche avec 23,52% des voix, tandis que le Front de Gauche a réalisé un score de 7,04% et EELV de 6,14%.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:07

les cinq phrases à sortir à la machine à café pour montrer que vous avez tout compris du premier tour

Percée du FN, retrait des listes PS, cacophonie à droite : francetv info vous suggère cinq phrases pour montrer que vous avez tout compris au premier tour du scrutin.

Un Front national en position de force, le PS qui retire certains de ses candidats pour lui faire barrage, une droite divisée sur la stratégie à suivre... Après le premier tour des élections régionales, dimanche 6 décembre, francetv info vous suggère cinq phrases à prononcer lundi matin devant la machine à café pour montrer que vous avez tout compris de cette soirée électorale.

>> Toute l'actualité du premier tour des élections régionales dans notre direct

"T'as vu ? Le FN a encore fait un carton !"

Avec plus de 27% des suffrages au niveau national, le Front national bat son précédent record, obtenu en mars aux départementales (25,24%). La poussée du Front national est encore plus saisissante si l'on compare ce résultat à celui des régionales de 2010, lors desquelles le parti de Marine Le Pen n'avait obtenu que 11,42%.

Marine Le Pen, en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, réalisent les deux meilleurs scores du FN en dépassant les 40%, reléguant leurs adversaires respectifs à plus de quinze points. Le Front national arrive en tête dans 6 des 13 régions métropolitaines. Il pourrait s'imposer dimanche prochain dans plusieurs d'entre elles, ce qui serait une première.

"Les boules pour le PS... Ils n'auront plus aucun élu dans au moins deux régions !"

Pour faire barrage au FN, le Parti socialiste a annoncé le retrait de ses listes en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Conséquence : la gauche, qui dirigeait jusqu'à présent ces régions, ne disposera plus d'aucun élu dans ces hémicycles.

"Nous mesurons la tristesse de nos militants et de nos élus qui ont vaillamment mené campagne, celle des citoyens qui leur ont apporté leurs suffrages. Ce sacrifice pour notre idéal démocratique ne sera pas vain : il démontre que les socialistes savent être au rendez-vous démocratique. Il démontre notre attachement à une certaine idée de la France", a déclaré le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis dimanche soir, à l'issue d'un bureau national extraordinaire.

"Tiens, la droite n'arrive pas à accorder ses violons !"

A écouter Nicolas Sarkozy, pas de doute possible : selon lui, les électeurs devront "se mobiliser en faveur de la seule alternance possible : celle incarnée par les républicains de la droite et du centre". Le patron des Républicains écarte ainsi tout retrait de liste et toute fusion avec la gauche.

Mais à droite, tout le monde n'est pas de cet avis. Pour Alain Juppé, "le constat est clair, nous enregistrons une forte progression du FN, il faut y réagir avec lucidité et sang-froid". Il appelle son parti à "trouver une ligne de conduite commune d'ici le deuxième tour". Lundi matin, les Républicains tiennent à cet effet un bureau politique.

Le président de l'UDI, dont le parti a fait alliance partout avec Les Républicains, demande pour sa part "un retrait des listes qui se trouvent en troisième position" dans les régions "où le FN peut gagner". C'est le cas en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, mais le candidat de la droite, Dominique Reynié, a d'ores et déjà indiqué qu'il maintenait sa candidature.

"En tout cas, les sondages avaient vu juste !"

Souvent critiqués, les sondeurs n'ont cette fois pas à rougir de leurs prévisions. La plupart des instituts de sondage avaient vu juste en annonçant un Front national et une droite au coude-à-coude, devant le Parti socialiste.

Le dernier sondage Ipsos d'avant-premier tour faisait état d'un FN en tête dans six régions : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val-de-Loire. Une prédiction qui s'est, là encore, vérifiée.

"Et Hollande et Valls, ils ont disparu ou quoi ?"

Lors des départementales, en mars, Manuel Valls avait pris la parole dès 20 heures, depuis Matignon, pour appeler à "faire barrage au Front national". Rien de tout cela lors du premier tour de ces élections régionales. Le Premier ministre est resté muet toute la soirée. Le Premier ministre, qui doit déjeuner avec le chef de l'Etat, ne s'exprimera que lundi.

L'habituel point de presse sur le décompte des voix, en général assuré par le ministre de l'Intérieur depuis la place Beauvau, n'a pas eu lieu non plus. C'est donc à Jean-Christophe Cambadélis qu'est revenue la lourde tâche d'annoncer le retrait des listes PS dans deux régions. Sur les plateaux télé, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a dû s'employer à sauver les apparences. "Si je regarde ce rapport de force, le total de la gauche, qu'on disait en difficulté, doit dépasser les 36% et en fait le premier parti de France", a-t-il affirmé. Une déclaration osée devant des résultats pour le moins décevants.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:03

le FN en tête dans six régions à l'issue du premier tour

Au niveau national, les listes frontistes recueillent 27,96% des voix, devant celles de la droite et du centre (26,89%) et du PS (23,33%).

C'est un raz-de-marée bleu marine. Le Front national est arrivé en tête dans six régions lors du premier tour des élections régionales, dimanche 6 décembre. Au niveau national, les listes frontistes recueillent 27,96% des voix, devant celles de la droite et du centre (26,89%). Le Parti socialiste pointe en troisième position, avec 23,33%.

Dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Bourgogne-Franche-Comté, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et Centre-Val de Loire, le Front national est en pôle position.

>> Le premier tour des élections régionales en direct et en vidéo

Sans surprise, les meilleurs scores du Front national sont signés Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Marion Maréchal Le-Pen en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

De leur côté, les listes de la droite et du centre arrivent en tête dans trois régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Normandie. Le PS s'arroge la première place en Bretagne et en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 16:58

le FN en tête dans six régions à l'issue du premier tour

Au niveau national, les listes frontistes recueillent 27,96% des voix, devant celles de la droite et du centre (26,89%) et du PS (23,33%).

C'est un raz-de-marée bleu marine. Le Front national est arrivé en tête dans six régions lors du premier tour des élections régionales, dimanche 6 décembre. Au niveau national, les listes frontistes recueillent 27,96% des voix, devant celles de la droite et du centre (26,89%). Le Parti socialiste pointe en troisième position, avec 23,33%.

Dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Bourgogne-Franche-Comté, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et Centre-Val de Loire, le Front national est en pôle position.

>> Le premier tour des élections régionales en direct et en vidéo

Sans surprise, les meilleurs scores du Front national sont signés Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Marion Maréchal Le-Pen en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

De leur côté, les listes de la droite et du centre arrivent en tête dans trois régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Normandie. Le PS s'arroge la première place en Bretagne et en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 16:55

cinq cartes pour comprendre les résultats du premier tour

Où la gauche résiste-t-elle ? Où le Front national réalise-t-il ses percées les plus importantes ? Francetv info vous résume les enseignements du premier tour à l'aide de cartes.

Quel parti arrive en tête dans votre région ? Où est-ce que l'on s'abstient le plus ? Au lendemain du premier tour des élections régionales du 6 décembre 2015, francetv info vous aide à y voir plus clair dans les résultats. Retrouvez ce qu'il faut retenir de ce scrutin à travers cinq cartes interactives.

>> Analyses, réactions, décryptages... Suivez toutes les informations sur les régionales dans notre direct

Quel parti est arrivé en tête dans votre région ?

Le Front national est en tête dans six des treize régions de France métropolitaine, selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, avec un score de 27,96% des suffrages exprimés au niveau national. Marine Le Pen obtient le meilleur score dans sa région, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, avec 40,64% des suffrages. En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen réalise la deuxième meilleure performance du parti avec 40,55% des voix. Florian Philippot, lui, se classe premier en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06%. De son côté, la droite arrive en première position dans quatre régions. La gauche, elle, fait de la résistance dans deux régions : en Bretagne et en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin.

Quelle est l'évolution du vote entre 2010 et 2015 ?

Le Front national domine ce scrutin régional dans 19 637 communes, selon le décompte effectué par francetv info. Le parti de Marine Le Pen est donc plébiscité dans 53,5% des communes françaises. La région parisienne est moins concernée par la vague frontiste que les régions de la moitié nord de la France et du pourtour méditerranéen. La preuve avec ce gif animé :

Où trouve-t-on le plus d'abstentionnistes en France ?

L'abstention reste forte. La moyenne nationale est de 50,02%, selon les résultats partiels diffusés par le ministère de l'Intérieur. Mais les écarts sont forts selon les communes. A Behren-lès-Forbach (Moselle), le taux d'abstention est de 76,06%, soit l'un des plus élevés de France. A l'inverse, Douaumont (Meuse) est parmi les communes les plus citoyennes de France. Les six habitants inscrits sur les listes électorales ont fait le déplacement dans leur bureau de vote.

Dans quelles communes le FN a-t-il le plus progressé ?

Une grande partie des communes, où le FN a le plus progressé, sont situées en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. A Jametz, en Meuse, Florian Philippot a par exemple récolté 70% des voix au premier tour. Le candidat frontiste a ainsi réalisé une progression spectaculaire, en gagnant 57,93 points par rapport au précédent scrutin, en 2010. Mais ce village n'est pas le seul : francetv info vous propose de visualiser les 1 000 communes de plus de 100 habitants où le Front national a enregistré ses plus importantes progressions.

Dans quelles communes le PS a-t-il le plus reculé ?

Dans certaines communes, notamment en Nord-Pas-de-Calais-Picardie ou en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, les candidats du Parti socialiste ont perdu près de 50 points par rapport au scrutin régional de 2010. A Saint-Clair (Lot), Carole Delga, la candidate socialiste, n'a remporté que 8,89% des voix. Soit une dégringolade de 58 points par rapport à 2010. Francetv info vous propose de visualiser les 1 000 communes de plus de 100 habitants où le Parti socialiste a enregistré ses plus grosses baisses au premier tour entre 2010 et 2015.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 16:50

le socialiste Jean-Pierre Masseret persiste et maintient sa liste dans le Grand Est

Jean-Pierre Masseret, la tête de liste socialiste en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, maintient sa liste au second tour des régionales en dépit des appels au retrait de son parti.

"La liste PS dans le Grand Est sera déposée dès lundi en préfecture", annonce l'entourage de Jean-Pierre Masseret, lundi 7 décembre. Le candidat socialiste pour la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne maintient ainsi sa liste au second tour des régionales en dépit des appels au retrait des responsables de sa formation.

"Nous nous maintenons et nous pensons que c'est la meilleure façon de nous opposer au Front national. Nous pensons que c'est en siégeant dans l'assemblée territoriale que nous pourrons le mieux faire reculer le Front national, en occupant la place dans l'opposition", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion avec les têtes de listes départementales à son QG de Maizières-lès-Metz.

• La tête de liste PS Alain Rousset, arrivé en tête au premier tour (30,4%) en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin, et celle d'EELV Françoise Coutant (5,6%), ont annoncé la fusion de leurs listes, renforçant a priori les chances du président sortant d'Aquitaine de conserver la région au second tour.

• L'heure est aux tractations au lendemain du premier tour des régionales. Chez Les Républicains, la consigne adoptée par le bureau politique, lundi 7 décembre, se résume à "ni fusion ni retrait" de liste, à l'instar de ce qu'avait préconisé le patron du parti, Nicolas Sarkozy, la veille. Seuls Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin refusent de se plier à cette consigne.

• Confusion à droite. Nicolas Sarkozy, le président des Républicains, a refusé "toute fusion et tout retrait" de ses listes dans les régions où le FN est en tête. Mais sa vice-présidente déléguée, Nathalie Kosciusko-Morizet, a affirmé que "tout doit être fait" contre le FN. "Partout où le FN peut gagner, nous souhaitons le retrait des listes arrivées en troisième position", a estimé, de son côté, le patron de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a également pris position pour un retrait.

Dissensions à gauche. Les candidats socialistes en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur ont retiré leur liste, conformément aux consignes de leur direction nationale. Mais, en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Jean-Pierre Masseret fait de la résistance. Il refuse de se retirer malgré l'annonce officielle effectuée par Jean-Christophe Cambadélis, lundi matin.

Une percée historique pour le FN. Au total, le Front national est arrivé en tête dans six régions, 46 départements et dans au moins 53,5% des communes. "Le PS, comme la secte du Temple solaire, a décidé d'un suicide collectif par l'intermédiaire du retrait de ses listes", a raillé Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Lille, lundi 7 décembre. La patronne du FN s'est délectée du retrait du PS en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur : "Ce retrait est peut-être le début de la disparition pure et simple du Parti socialiste."

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  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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