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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 09:31
Xavier Bertrand ne veut pas rejoindre En Marche!

CONFESSIONS Le président des Hauts-de-France critique notamment l'augmentation de la CSG...

Xavier Bertrand a quitté les Républicains après l'élection de Laurent Wauquiez, mais il ne compte pas pour autant rejoindre LREM. Dans une interview accordée au Parisien ce mardi, le président de la région Hauts-de-France dit avoir « de véritables inquiétudes » après les premiers mois d’ Emmanuel Macron à l’Elysée.

Même s’il approuve son action à l’international, jugeant que « l’image de la France est de retour », il regrette plusieurs décisions de politique intérieure, notamment le « manque d’annonces claires » après le déplacement du chef de l'Etat à Calais, ou encore l’impact de la hausse de la CSG sur les retraités.

>> Lire aussi: L'élection de Laurent Wauquiez n'emballe pas de nombreux ténors de LR

Interrogé sur un éventuel ralliement au parti présidentiel, Xavier Bertrand se montre clair : « Je ne suis pas macroniste, je ne suis pas En Marche ! » assène-t-il. En décembre, il avait choisi de quitter LR affirmant ne plus reconnaître sa « famille politique », et avait annoncé vouloir se consacrer à sa région.

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 09:24
Notre-Dame-des-Landes: La décision tant attendue annoncée mercredi midi?

AEROPORT Selon plusieurs sources, l’annonce du gouvernement pourrait avoir lieu ce mercredi…

Edouard Philippe et Nicolas Hulot

Le suspense touche-t-il à sa fin ? Le gouvernement pourrait annoncer mercredi si oui ou non la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se fera, affirment plusieurs sources concordantes. Edouard Philippe, qui a bouclé ce mardi l'ultime phase de consultation des élus et personnes impliquées dans le projet, s’entretiendra avec le président de la République à 8h30. L’annonce pourrait intervenir après le conseil des ministres, fixé à 10h, croit savoir  Ouest-France.

L’Élysée a prévenu des parlementaires qu'« il y aurait fumée blanche cette semaine, peut-être en fin de semaine », rapporte l’une d’entre elles.

Vers un abandon du projet ?

Si l’exécutif n’a rien laissé filtrer lors de la consultation menée ces derniers jours, « la décision va vers un réaménagement de Nantes-Atlantique et l’évacuation de la Zad », assure un parlementaire. Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes serait donc abandonné. Un scénario jugé impensable ces dernières années, devenu crédible depuis l’élection d’Emmanuel Macron, et renforcé par le rapport des médiateurs remis mi-décembre.

>> A lire aussi : Notre-Dame-des-Landes: Un projet qui traîne depuis 50 ans

Le gouvernement devrait également annoncer mercredi ce qu’il envisage pour la ZAD. Un démantèlement rapide des occupations illicites est envisagé.

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 19:14

Directeur Général Fondateur Association Jean-Luc François.

Directeur Artistique de la marque Jean-Luc François.

Administrateur du Syndicat de Paris de la mode féminine, représentant auprès de Mod'Spé.

Vice-président du groupement de la Fabrication Française.

Administrateur et Correspondant INMA Ile de France, Économie sociale et solidaire/Internationale auprès de l'Institut National des Métiers d'Art.

Association Jean-Luc François
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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 06:23
Présidentielle: Paresse, amateurisme, lutte d'influence... Marine Le Pen et son équipe FN épinglées

POLITIQUE Plusieurs documents et témoignages publiés par les sites Mediapart et Buzzfeed accusent le Front national, l’équipe de campagne présidentielle et Marine Le Pen, l’ex-candidate, d'« amateurisme »…

Marine Le Pen, présidente du Front national, le 15 janvier 2018 à Nanterre

  • Deux médias, Buzzfeed et Mediapart, ont publié dimanche plusieurs articles composés de documents et témoignages accablant Marine Le Pen, la présidente du Front national et ex-candidate à l’élection présidentielle, son équipe et son parti.
  • S’appuyant sur des documents internes et des témoignages d’anciens membres de l’équipe de campagne, ces médias révèlent « l’amateurisme » de la présidente du FN et de son équipe, les luttes d’influences entre les clans, ou encore le fichage secret de candidats FN aux législatives.

« Amateurisme », conseils contradictoires, équipe apathique, fichage de candidats FN. Deux médias, Buzzfeed et Mediapart, ont publié dimanche plusieurs articles composés de documents et témoignages accablant Marine Le Pen, la présidente du Front national et ex-candidate à l’ élection présidentielle.

Les médias ont révélé des mails et des documents de travail du FN qui évoquent le manque de préparation de la candidate et de son équipe, des conflits pour avoir son oreille, ou encore le fichage secret de candidats FN dans la perspective des législatives. 20 Minutes résume pour vous ces papiers…

« Amateurisme » et paresse de l’équipe

« Quand j’arrive, avant la campagne, rien n’est prêt. (…) L’amateurisme total. Avec des partisans du moindre effort, à tous les étages », raconte dans une  interview à Mediapart un ancien membre du pôle chargé des argumentaires et des discours, Mickaël Ehrminger. Ce dernier a quitté le parti après la présidentielle.

Le jeune homme revient sur une campagne où « tout se faisait au dernier moment. Tout. Les tracts étaient préparés au dernier moment (…) Les déplacements étaient prévus à la dernière minute (…) », raconte-t-il encore. En plus de l’impréparation de l’équipe, il critique l’attitude « des gens qui ne savent pas quoi faire. Même si on leur donne quelque chose à faire, ils n’ont pas envie de le faire. Donc ils ne le font pas. Et ils sont là, sur leur ordi, à tweeter toute la journée. »

>> A lire aussi: Présidentielle: «Les chiffres mentent», la pirouette oratoire de Marine Le Pen

Des clans en concurrence

Autre enseignement : la lutte entre clans concurrents autour de la candidate, les uns et les autres lui prodiguant des conseils contradictoires. Alors que Florian Philippot et ses soutiens promeuvent une ligne social-souverainiste anti-euro, Philippe Olivier, compagnon de Marie-Caroline Le Pen, promeut une ligne conservatrice et identitaire. Il y a aussi les conseils de Frédéric Chatillon et Axel Loustau, anciens du GUD et vieux amis de Marine Le Pen, soupçonnés dans l’affaire Jeanne. Quant au directeur de campagne, David Rachline, le sénateur-maire de Fréjus « dit oui pour faire plaisir à tous, mais rien ne se passe », tranche l’ancien frontiste.

La note de Damien Philippot pour le débat d’entre-deux tours

Le débat télévisé d’entre-deux tours, opposant le 3 mai Emmanuel Macron et Marine Le Pen, a été une faillite pour la candidature de la présidente du FN. Agressive, se mélangeant dans les arguments, son exclamation « Ils sont là, dans les villes, dans les campagnes » bras en l’air est devenue l’un des grands moments de malaise de la télévision. Une prestation « ratée », reconnaît Marine Le Pen sur France 2 en octobre 2017. Mais celle-ci a été la conséquence des conseils prodigués par Damien Philippot, frère de Florian Philippot, selon des documents du parti publiés par les deux médias.

>> A lire aussi. Présidentielle: Marine Le Pen reconnaît un débat «raté» et une «réflexion» nécessaire sur la sortie de l’euro

A la veille du débat, le 2 mai, l’ancien sondeur envoie une de trois pages à la candidate afin de déstabiliser Emmanuel Macron. Estimant que le parti « n’a rien à perdre », il écrit que « l’objectif n’est pas de gagner en crédibilité (…) L’objectif est de dégrader l’image de Macron, quitte à perdre en crédibilité, pour pousser des gens dans l’abstention. Il faut donc tout le temps, tout le temps, être dans l’offensive. De manière calme et souriante, mais ferme, sans ciller. »

Autre précepte du conseiller : « l’humour ». « Les bons mots marqueront les esprits. Ne pas hésiter même à faire de l’autodérision (on a l’impression d’être ridicule et de s’abaisser, alors que c’est l’une des rares marques de confiance en soi qui puisse provoquer l’estime). Utile en cas de réponse à une attaque notamment ». Le débat est un naufrage pour la candidate.

Marine Le Pen pas au niveau

L’ancien membre de l’équipe de campagne durant la présidentielle, Mickaël Ehrminger, raconte encore les difficultés de Marine Le Pen avec les fiches préparées par son équipe durant le débat télé. « Le problème, c’est qu’il n’y avait pas les fondations chez elle, donc les fiches ne servaient à rien. Même si elle les lisait, elle ne les comprendrait pas », évalue-t-il auprès de Mediapart, évoquant encore « paresse » et « incompétence ».

Des candidats FN fichés avant les investitures aux législatives

Les deux médias évoquent enfin des  fichages secrets de candidats FN. Pour prévenir des polémiques liées aux dérapages de candidats FN sur les réseaux sociaux - qui décrédibilisent l’opération de « dédiabolisation » du parti - le FN a réalisé des fichiers Excel sur ses candidats avant les investitures, révèlent Buzzfeed et Mediapart. « Gros beauf homophobe de base », « très catho et pas sérieux », « dérapages islamophobes » sont quelques remarques qui ont ensuite été transmises aux membres chargés d’étudier les candidatures.

D’après Buzzfeed, « des profils extrémistes ont été investis à l’issue de rapports de force perdus par les philippotistes et gagnés par les proches de Marion Maréchal-Le Pen. » En toute connaissance de cause. Selon Mediapart, au moins 25 candidats ont été investis « malgré les alertes des listing ».

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 07:15
Front National: Pour Jean-Marie Le Pen, changer le nom du parti serait une «véritable trahison»

MILITANT Il dénonce notamment le caractère « pathologique » de l’acharnement de sa fille…

Jean-Marie Le Pen à Versailles le 11 décembre 2017.

Il était resté silencieux depuis que Marine Le Pen a annoncé vouloir changer le nom du Front National. Jean-Marie Le Pen a estimé ce mercredi que « l’abandon du nom » du FN, souhaité par sa fille, serait « une véritable trahison » des militants et électeurs du parti.

>> A lire aussi : Jean-Marie Le Pen restera-t-il président d’honneur du Front national?

« L’abandon du nom Front National, en tout état de cause, serait plus qu’une faute, une véritable trahison des militants et des électeurs qui depuis 45 ans supportent le FN », a jugé sur Twitter le co-fondateur du parti d’extrême droite.

« L’acharnement de Marine Le Pen à vouloir supprimer la présidence d’honneur et le nom du Front National a un caractère pathologique », a poursuivi Le Pen, en conflit ouvert avec sa fille depuis plusieurs années.
« On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements », a-t-il encore écrit.

Un changement de nom qui n’est pas confirmé

Cette question faisait partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation, en vue du Congrès, prévu les 10 et 11 mars à Lille. Marine Le Pen avait plaidé ce dimanche dans l’Orne en faveur de ce changement de nom. Aura-t-il lieu ? « Probablement. Je l’espère », a répondu ce mercredi matin Sébastien Chenu, interrogé sur BFMTV. « Dans notre organisation, notre mode de fonctionnement, il faut tout revoir », a-t-il tranché.

>> A lire aussi : Marine Le Pen veut donner une nouvelle «appellation» au Front national

Invité sur LCP, le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard a, lui, exprimé son opposition au changement : « Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien », a-t-il dit.

« Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait "la baie des anges", on nous stigmatiserait », a-t-il expliqué.

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 07:08
Politique migratoire: Julien Dray compare le recensement des migrants à des «rafles»

IMMIGRATION Le conseiller régional d’Ile-de-France, invité dimanche sur BFMTV, a vivement critiqué la politique du gouvernement sur l'immigration...

Julien Dray sur BFMTV, le 14 janvier 2018.

Il compare le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence à des « rafles » et fait réagir. Invité dimanche sur BFMTV à commenter le projet de loi sur l’immigration du gouvernement, Julien Dray n’a pas mâché ses mots contre la circulaire en question, vivement critiquée par les associations.

Le conseiller régional d’Ile-de-France, possible candidat à la direction du PS, a rappelé son attachement au droit d’asile « imprescriptible », avant de lâcher : « moi je ne fais pas des rafles dans les centres ». « Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les associations et c’est la circulaire du ministre [Gérard] Collomb ».

>> A lire aussi : Les députés LREM veulent éviter les fractures avant un débat «inflammable» sur l'immigration

LREM dénonce un mot « insupportable »

Interrogé à plusieurs reprises sur le plateau de BFMTV au sujet du choix du mot « rafle », associé à l’arrestation de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, Julien Dray dit l’employer « délibérément. On va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants. Et ça apparaîtra comme ça, aussi dur que le mot soit. »

>> A lire aussi : Des associations saisissent le Conseil d'Etat avant un rendez-vous à Matignon

Des propos qui font indirectement écho à la Une de l’Obs daté du 11 janvier représentant Emmanuel Macron, le visage fermé, derrière des barbelés. Un montage accompagné du titre « Migrants. Bienvenue au pays des droits de l’Homme… » et qui avait « choqué » le gouvernement.

>> A lire aussi : Pour Jacqueline Gourrault, la une de «l'Obs» manque de «rigueur» et «rappelle les camps»

Dimanche, Julien Dray s’est attiré une pluie de critiques de la part de la majorité présidentielle. « Les mots ont un sens. Leur histoire aussi », a réagi sur Twitter le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, en appellant à « ne pas sombrer dans l’outrance, la caricature et la récupération ».

Aurore Bergé, porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a dénoncé l’emploi d’un mot « insupportable ». La députée Laetitia Avia a de son côté accusé Julien Dray de vouloir « faire exister la campagne pour la présidence du PS au travers de petites phrases ».

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 07:20
Santé mentale de Trump: «Il est peut-être fou, mais cela ne doit pas faire écran à son action»

TRUE QUESTION Alors que nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la santé mentale de Donald Trump, le président des Etats-Unis passe ce vendredi sa visite médicale…

Donald Trump, le 9 janvier à la Maison Blanche.

  • Ce vendredi, le président américain doit passer son bilan annuel de santé.
  • L'examen ne prévoit aucune évaluation psychiatrique.
  • Mais nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la santé mentale du chef des armées de la première puissance mondiale.

Fou ou pas ? Ce vendredi, le président américain Donald Trump doit passer sa visite médicale annuelle. Il se pliera à une série d’examens à l’hôpital de Walter Reed, un hôpital militaire de la banlieue de Washington.

Si aucun bilan psychiatrique n’est prévu dans le cadre de cet examen médical, la santé mentale du Commander in chief pose question, et nombreux sont ceux qui pensent que le milliardaire de 71 ans a une case en moins.

Sénile ou « génie très stable » ?

Les interrogations sur son état de santé ont été relancées ces derniers jours par le livre polémique du journaliste Michael Wolff, qui dresse un portrait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier. Dans Fire and Fury : Inside the Trump White House, Trump est décrit comme un enfant souffrant de troubles de l’attention, incapable de se concentrer plus de quelques minutes. Et son propre entourage fait part de ses doutes sur sa capacité à gouverner. « Ils disent de lui que c’est un crétin, un idiot », indique l’auteur du livre, qui a déclenché l’ire du président américain, qui dénonce « un livre bidon ». « C’est aussi le problème d’avoir un président qui n’est pas curieux intellectuellement et qui est assez inculte », indique Marie-Cécile Naves, spécialiste des Etats-Unis et auteure de Trump, la revanche de l'homme blanc* (éd. Textuel).

Vexé et furieux après la publication de cet ouvrage, Donald Trump a riposté via son mode favori de communication. « Tout au long de ma vie, mes deux atouts ont été ma stabilité mentale et le fait d’être, genre, très intelligent », a-t-il écrit sur Twitter. « Je suis passé d’homme d’affaires TRÈS prospère à grande star de la télé et à président des Etats-Unis (à mon premier essai). Je pense qu’on peut me qualifier non seulement de malin, mais de génie… et un génie très stable en plus ! », s’est-il défendu.

Il y a quelques jours, Donald Trump semblait pourtant avoir oublié les paroles de l'hymne américain. Et les craintes sur sa santé mentale ne sont pas nouvelles : elles ont émergé dès la campagne présidentielle. « Pendant la saison des primaires, alors que les accès bizarres de Donald Trump l’ont aidé à écraser la compétition, je pensais qu’il était malin comme un singe. Maintenant, je suis de plus en plus convaincu qu'il est complètement fou », écrivait un chroniqueur du Washington Post au plus fort de la campagne. Un confrère, le journaliste David Pakman, songeait pour sa part que le président soit atteint de démence sénile, voire de la maladie d’Alzheimer.

Le Dr John Gartner, éminent psychiatre de la prestigieuse université Johns Hopkins, a lui aussi sonné le tocsin. Pour ce spécialiste de la dépression et des troubles bipolaires, « Donald Trump souffre de graves troubles de la personnalité qui en font un être potentiellement dangereux pour lui-même, pour les autres et pour le monde entier », confiait-il à L'obs il y a quelques mois. Pour l’expert, pas de doute, Donald Trump est selon lui « un psychopathe narcissique, paranoïaque, détaché de la réalité », un « Frankenstein psychiatrique » qui ne doit pas être en possession des codes nucléaires. Au point de lancer  une pétition appelant à la destitution du président. Une démarche absolument pas anecdotique qui a recueilli à ce jour près de 70.000 signatures, notamment de médecins et de psychiatres.

Fou ou pas : Trump, « homme de stratégie et d’action »

« Sa folie, qu’elle soit supposée ou avérée, n’est pas le sujet le plus important, estime Marie-Cécile Naves. Trump est peut-être fou, mais cela ne doit pas faire écran à son action. De nombreux commentateurs politiques ne le jugent qu’à l’aune de sa prétendue folie, cela ne retire rien au fait qu’il a une stratégie politique, à laquelle on adhère ou non, et qu’il mène des actions politiques. Certes, ce n’est pas un homme de stratégie à long terme, mais il s’agit là d’une analyse politique, pas de la personne ».

Critiqué presque tous les jours sur ses propos polémiques, le président Trump multiplie les sorties qui font scandale. Dernière en date : Donald Trump, partisan d’une immigration choisie et au mérite, ne veut pas de migrants venant de « pays de merde », citant, selon des propos rapportés, Haïti et les pays d’Afrique. Quelques jours plus tôt, c’est sa guéguerre avec le leader nord-coréen sur lequel des deux hommes avait le plus gros bouton nucléaire qui montrait une nouvelle démonstration de l’impulsivité et l’impétuosité du président américain. « Ce qu’il a pu dire sur Haïti, tout comme ses propos sur Charlottesville et plus largement sur les minorités religieuses ou ethniques, sont fréquemment taxés de racisme et alimentent les clivages sociétaux, confirme Marie-Cécile Naves. Il attise les divisions sur la scène internationale et isole les Etats-Unis. Mais c’est là la marque de l’homme de communication, qui sait et aime faire parler de lui par tous les moyens. Il est le personnage politique qui a fait le plus parler sur Twitter en 2017. Il est dans son storytelling identitaire de président "viriliste" et d’homme blanc ».

Pour ce qui est de faire la part entre la dose de stratégie de communication et celle de possibles troubles psychologiques, « rien ne permet d’y répondre, concède la spécialiste. Mais si rien ne permet d’affirmer avec certitude que Donald Trump est fou ou non, si tel était le cas, il ne serait pas le premier président américain à souffrir de troubles psychologiques. Seulement, il faut arrêter de le sous-estimer et sortir de cette sidération qu’il suscite chez nombre de commentateurs. C’est précisément cela qui fait que personne n’a vu venir sa victoire, rappelle Marie-Cécile Naves. Pourtant, c’est bien lui qui occupe le bureau ovale à la Maison Blanche ».

Trump, la revanche de l’homme blanc, Editions Textuel, en librairie le 17 janvier, 15,90 euros.

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 07:23
Front National: Pour Jean-Marie Le Pen, changer le nom du parti serait une «véritable trahison»

MILITANT Il dénonce notamment le caractère « pathologique » de l’acharnement de sa fille…

Jean-Marie Le Pen à Versailles le 11 décembre 2017.

Il était resté silencieux depuis que Marine Le Pen a annoncé vouloir changer le nom du Front National. Jean-Marie Le Pen a estimé ce mercredi que « l’abandon du nom » du FN, souhaité par sa fille, serait « une véritable trahison » des militants et électeurs du parti.

>> A lire aussi : Jean-Marie Le Pen restera-t-il président d’honneur du Front national?

« L’abandon du nom Front National, en tout état de cause, serait plus qu’une faute, une véritable trahison des militants et des électeurs qui depuis 45 ans supportent le FN », a jugé sur Twitter le co-fondateur du parti d’extrême droite.

« L’acharnement de Marine Le Pen à vouloir supprimer la présidence d’honneur et le nom du Front National a un caractère pathologique », a poursuivi Le Pen, en conflit ouvert avec sa fille depuis plusieurs années.
 On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements », a-t-il encore écrit.

Un changement de nom qui n’est pas confirmé

Cette question faisait partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation, en vue du Congrès, prévu les 10 et 11 mars à Lille. Marine Le Pen avait plaidé ce dimanche dans l’Orne en faveur de ce changement de nom. Aura-t-il lieu ? « Probablement. Je l’espère », a répondu ce mercredi matin Sébastien Chenu, interrogé sur BFMTV. « Dans notre organisation, notre mode de fonctionnement, il faut tout revoir », a-t-il tranché.

>> A lire aussi : Marine Le Pen veut donner une nouvelle «appellation» au Front national

Invité sur LCP, le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard a, lui, exprimé son opposition au changement : « Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien », a-t-il dit.

« Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait "la baie des anges", on nous stigmatiserait », a-t-il expliqué.

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 07:16
Quelles sont les réformes que les Français jugent utiles pour la démocratie?

SONDAGE La confiance dans la démocratie française est en hausse selon un sondage publié ce vendredi...

Les Français voudrait obliger les élus à débattre d'une pétition ayant recueilli un nombre important de signatures, selon un sondage.

La prise en compte des pétitions citoyennes, la reconnaissance du vote blanc et la limite du cumul des mandats dans le temps font partie des mesures plébiscitées par les Français selon une enquête publiée ce vendredi, réalisée par l’institut ViaVoice pour La Revue civique et la Fondation Jean Jaurès (de centre gauche), en partenariat avec l’Union de la Presse en Région, France Inter, Aujourd’hui en France et BFM TV*.

>> A lire aussi : L’Assemblée refuse de prendre en compte le vote blanc pour la prochaine présidentielle

Donner plus de poids aux pétitions citoyennes

Invités à se prononcer sur des mesures jugées « utiles pour la démocratie », les 1.002 sondés ont placé en tête (à 77 %) une mesure qui n’existe pas en France : « obliger les élus à débattre d’un sujet ou à étudier une proposition de loi si une pétition a recueilli un nombre très important de signatures ».

Un tel dispositif existe au sein de l’UE et dans d’autres pays européens et aux Etats-Unis, par exemple, où, passé un seuil significatif de signatures, le pouvoir législatif ou exécutif est obligé de répondre aux pétitionnaires. Les Français interrogés sont aussi massivement nombreux (69 %) à souhaiter qu’une pétition puisse obliger à organiser un référendum si elle obtient un nombre important de signatures.

>> A lire aussi : Participation citoyenne: «Il n’y a pas d’obligation pour les députés de délibérer d’une pétition»

Reconnaître le vote blanc

« Les sondés demandent plus de consultations et de participation citoyenne à la vie publique », analyse Jean-Philippe Moinet, fondateur et directeur de La Revue civique. « Ils ne veulent pas que les élus monopolisent le débat et la création des propositions de loi ». Interrogés sur des mesures qui figurent dans les projets du gouvernement, qui ambitionne de réformer les institutions en 2018, les sondés ont majoritairement approuvé la diminution du nombre de parlementaires (72 %), le non-cumul des mandats dans le temps (69 %) et l’introduction de la proportionnelle dans les assemblées élues (56 %).

L’intégration du vote blanc dans les suffrages exprimés est aussi approuvée par les sondés (à 72 %), alors que plus de 8 % des inscrits ont glissé un bulletin vierge dans l’urne au second tour de la présidentielle 2017, un record historique.

>> A lire aussi : «Je ne vois pas l’intérêt de voter»

« Les citoyens souhaitent s’impliquer davantage »

Les attentes démocratiques des citoyens vont au-delà des propositions de ce gouvernement », souligne Aurélien Preud’homme, directeur des études à l’institut ViaVoice. « Ils souhaiteraient s’impliquer davantage. Ils peuvent aujourd’hui s’exprimer directement sur l’action politique, via les réseaux sociaux, mais ne peuvent pas encore influencer directement les décisions politiques », justifie-t-il.

« Ces résultats témoignent d’un désir de davantage de démocratie participative. La démocratie représentative ne satisfait pas l’opinion : les Français souhaitent l’aménager, la rationaliser, notamment avec la dose de proportionnelle, mais pas la remplacer », estime Jean-Philippe Moinet.

Un sondé sur deux trouve que la démocratie française « fonctionne bien »

La confiance des Français dans la démocratie de leur pays s’est nettement améliorée selon cette étude : les sondés étaient 30 % à juger qu’elle fonctionnait bien en avril 2014, puis 36 % en septembre 2016 et 54 % fin décembre 2017. « De minoritaires, ils sont devenus majoritaires », insiste Aurélien Preud’homme, qui souligne que la progression est plus forte chez les 18-34 ans (voir page 10). « C’est le début d’un renversement de la perception des Français de leur démocratie », abonde Jean-Philippe Moinet. Mais cette confiance va-t-elle durer ? Pour 63 % des sondés, la démocratie française « pourrait être vraiment remise en cause dans les années à venir ».

 

* Etude réalisée par Viavoice et financée par la Fondation Jean Jaurès et La Revue Civique. Interviews effectuées en ligne du 22 au 28 décembre 2017. Échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Représentativité par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération. Les évolutions mentionnées dans ce rapport sont issues des précédentes vagues de l’Observatoire de la Démocratie, réalisées auprès d’échantillons comparables du 11 au 16 avril 2014 et du 5 au 9 septembre 2016.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 17:09
Paysage le long du canal du Nord
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Présentation

  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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