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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 06:20

UDI

L'UDI «ne sera plus jamais une force supplétive des Républicains», déclare Lagarde

POLITIQUE Le président du parti centriste estime que sa formation est « désormais libre de toute alliance »…

Le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde le 27 juin 2017 à l'Assemblée nationale.

Le parti centriste de l’UDI, sorti renforcé des élections sénatoriales qui lui ont permis d’étoffer son groupe parlementaire, ne se considère plus lié par aucune alliance aux Républicains, déclare son président Jean-Christophe Lagarde dans un entretien au Journal du Dimanche.

« La recomposition politique en cours nous rend désormais libres de toute entrave et de toute alliance. Libres de toutes nos positions, que ce soit vis-à-vis du gouvernement ou de toute formation politique », assure le député de Seine-Saint-Denis.

Nous avons deux ans pour gagner une autonomie complète

Alors que l’UDI avait participé à la primaire présidentielle de la droite, avant de prendre ses distances avec le vainqueur François Fillon (LR) après l’affaire d’emplois fictifs présumés impliquant des membres de sa famille, Jean-Christophe Lagarde estime que l’alliance avec LR « n’est plus une obligation ».

« Nous sommes désormais libres de toute alliance. Ce que je veux construire à partir de l’UDI, c’est une force politique qui ne sera plus jamais supplétive des Républicains. Cette page avec LR est tournée. Mais je refuse tout autant d’être un laudateur zélé du pouvoir ! », précise-t-il.

>> A lire aussi : Les «Constructifs» veulent fédérer la droite et le centre pour la «réussite du quinquennat»

« À partir de l’UDI, je souhaite que nous construisions une force politique nouvelle, rassemblant le centre et la droite progressiste. D’ici aux européennes, nous avons deux ans pour gagner une autonomie complète et rassembler ceux qui ne partagent pas la dérive d’une droite se recroquevillant sur sa fraction la plus nationaliste, conservatrice, et frileuse », a ajouté Jean-Christophe Lagarde, qui avait participé début septembre au séminaire des 35 députés « Constructifs », rassemblant notamment une douzaine de députés venus de LR et une vingtaine d’élus UDI.

« Jamais je ne renoncerai à la liberté de dire que nous ne sommes pas d’accord »

Thierry Solère, un député Constructif issu de LR, avait indiqué pour sa part vendredi qu’une décision serait prise « d’ici la fin de l’année » sur la création d’un nouveau parti, n’excluant pas cependant que les élus du groupe choisissent de « rejoindre En Marche », le parti présidentiel.

« Jamais je ne renoncerai à la liberté de dire quand nous ne sommes pas d’accord » avec l’action gouvernementale, souligne de son côté Jean-Christophe Lagarde dans le JDD, en formulant trois critiques sur les projets économiques d’Edouard Philippe : la hausse de la CSG, la baisse des APL, et « le fait qu’un appartement soit taxé et pas un lingot d’or » dans le cadre de la réforme de l’ISF proposée.

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 17:54
La recomposition politique en cours nous rend désormais libres de toute entrave et de toute alliance, libres de toutes nos positions, que ce soit vis-à-vis du gouvernement ou de toute information politique.

Les sénatoriales ont marqué une victoire des  Républicains et de l’UDI, et un coup d’arrêt pour la République en marche. La recomposition politique est-elle terminée ?

Les sénatoriales ont été un très beau succès pour l’UDI. Nous tournons ainsi la page d’une « annus horribilis », subie parce que nous n’avons pas eu la force collective de présenter un candidat à la présidentielle. Et nous avons été contraints de soutenir un candidat et un programme que nous n’avions pas choisis et qui nous a embarqué dans une affaire qui ne nous concernait en rien. Nous en tirons les leçons. La recomposition politique en cours nous rend désormais libres de toute entrave et de toute alliance. Libres de toutes nos positions, que ce soit vis-à-vis du gouvernement ou de toute formation politique. 

L’alliance traditionnelle avec les Républicains est-elle caduque ?

Elle n’est plus une obligation. A partir de l’UDI, je souhaite que nous construisions une force politique nouvelle, rassemblant le centre et la droite progressiste. D’ici aux européennes, nous avons deux ans pour gagner une autonomie complète et rassembler ceux qui ne partagent pas la dérive d’une droite se recroquevillant sur sa fraction la plus nationaliste, conservatrice, et frileuse. Bref, la droite qui a refusé de voter Macron contre Le Pen, n’est pas la nôtre. 

Cette grande formation progressiste, beaucoup en parlent, mais on ne voit toujours rien venir…

J’espère que les gens issus des Républicains qui ne partagent pas cette dérive droitière  sauront créer leur force politique. Je suis prêt à la fédérer avec la nôtre. S’ils ne le font pas, il nous reviendra d’incarner ces français du centre et de la droite progressiste. Car dans cet espace politique, l’UDI est la seule force politique organisée, présente au Parlement  et dans chaque territoire. Je crois que les différents courants politiques doivent devenir cohérents. L’UMP, est morte à force de vouloir tout enfermer dans le même parti –de la droite extrême jusqu’à ce qu’ils prétendaient être le centre . En vérité, ils ne sont plus d’accord sur rien. S’ils en ont le courage, je suis prêt à travailler avec des gens comme Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, ou Christian Estrosi pour construire une force politique cohérente et constructive. Mais il y a désormais une frontière entre nous et ceux qui ont refusé de voter Macron contre Le Pen !

Que représente M. WAUQUIEZ pour vous ?

La ligne Buisson, celle de tous les excès, de tous les échecs. 

Excluez-vous de travailler demain avec Laurent Wauquiez ?

Je vous l’ai dit : nous sommes désormais libres de toute alliance. Ce que je veux construire à partir de l’UDI, c’est une force politique qui ne sera plus jamais supplétive des Républicains. Cette page avec LR est tournée. Mais je refuse tout autant d’être le laudateur zélé du pouvoir ! 

Emmanuel Macron pourrait avoir besoin de l’UDI pour sa réforme constitutionnelle. Que lui dites-vous ?

Des débuts de Macron, il y a du bon et du moins bon. Je voterai la réforme du travail. Le ministre de l’Education est un homme exceptionnel, dont je soutiens le projet. Je partage quasi à 100% ce que dit M. Macron sur l’Europe. Depuis une génération, c’est le discours le plus volontariste d’un Chef d’Etat français sur la construction européenne. Mais si M. Macron a raison dans ce qu’il dit, il est hélas minoritaire dans notre pays sur l’Europe. Et je dis au Président, vous avez besoin d’alliés pour convaincre les Français. Nous sommes prêts à travailler avec lui sur l’Europe, le droit du travail, l’éducation ou sur les réformes institutionnelles pour moderniser la France. Mais jamais je ne renoncerai à la liberté de dire quand nous ne sommes pas d’accord. 

Que pensez-vous des choix budgétaires du gouvernement ?

J’ai des désaccords mais c’est le budget le plus sérieux que j’ai vu depuis 15 ans. Pour autant, je combats la hausse de la CSG qui est aussi injuste socialement qu’économiquement inefficace . De même, j’alerte sur le logement. La baisse des APL avec une baisse forcée des loyers pour les HLM est une erreur grave. Pour économiser 1,3 milliard d’euros, on aboutira à l’arrêt de la construction, de la rénovation urbaine et des programmes d’entretien, comme le changement d’un ascenseur par exemple. Je dis à Edouard Philippe : alerte rouge ! Je lui dis chaque euro de loyer en moins pour le locataire doit être aussi un euro de charge en moins aussi pour son organisme HLM. Enfin, sur l’ISF, si je partage l’idée de favoriser l’investissement dans les entreprises, et donc l’emploi, le fait qu’un appartement soit taxé et pas un lingot d’or me choque. Ce budget a besoin de plus d’équité, nous la proposerons.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 08:36
François Bayrou demande à Emmanuel Macron de «se saisir» d'un «projet social»

APPEL «La France a besoin d'un projet social», a lancé le maire de Pau François Bayrou...

François Bayrou, maire de Pau, président du Modem, le 9 septembre 2017 à Pau

François Bayrou, ex-garde des Sceaux d'Emmanuel Macron, a assuré jeudi qu'il voulait «aider» le président de la République, qu'il encourage à «se saisir» d'un «projet social».

«La France a besoin d'un projet social. Son histoire, sa vocation, c'est que le souci de justice soit aussi important qu'un souci d'efficacité», a déclaré le président du MoDem et maire de Pau lors de l'émission «Questions d'info» LCP-franceinfo-Le Monde-AFP.

«Aider» Macron

«Il y a des efforts à l'intérieur du budget (2018), mais pour moi cet effort de justice doit être formulé par le président de la République», a recommandé celui qui est parti du gouvernement il y a trois mois.

>> A lire aussi: Budget 2018: ISF, CSG, taxe d’habitation… A qui vont vraiment profiter les baisses d’impôts?

«Je pense que le président de la République doit s'en saisir. (Il) a fait un discours sur l'Europe remarquable. Il a pris la volonté du pays, l'ambition nationale et il l'a portée. De la même manière, il faut prendre l'ambition sociale du pays et la porter», a-t-il lancé.

Interrogé sur le rôle qu'il compte jouer auprès d'Emmanuel Macron, François Bayrou a dit vouloir l'«aider». 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 08:26
Jean-Marie Le Pen demande à sa fille un «retour aux fondamentaux» du Front national

POLITIQUE Le président d’honneur du FN a publié une lettre ouverte à la veille d’un comité central du parti…

Jean-Marie Le Pen, illustration.

Il est de retour, et « l’heure est aux bilans », écrit-il. Jean-Marie Le Pen, président d’honneur par décision de justice du Front national, a demandé jeudi à sa fille Marine Le Pen « unité » du parti et « retour aux fondamentaux », dans une lettre ouverte aux adhérents du Front national à la veille d’une réunion interne.

« Il faut rétablir l’unité du Front national avant d’appeler au rassemblement des patriotes, ce qui implique l’amnistie des exclus. Il faut revenir aux fondamentaux, lutter sans merci contre l’immigration et ses conséquences sur le chômage, l’insécurité et les déficits budgétaires et sociaux », affirme le député européen.

>> A lire aussi : Nom, alliances, relations avec la presse... A Toulouse, Marine Le Pen promet une «refondation historique» de l'organisation du FN

Il publie cette lettre juste avant un comité central, convoqué samedi après-midi à huis clos au Futuroscope de Poitiers, cette instance ne s’étant pas réunie depuis le dernier congrès du FN, en novembre 2014 à Lyon.

« L’efficacité de la thérapeutique dépendra de la sûreté du diagnostic »

Dans sa lettre, Jean-Marie Le Pen conteste longuement les motifs qui ont conduit à son exclusion du FN en août 2015 par Marine Le Pen, une décision qu’il conteste depuis, la justice ayant entériné son exclusion comme adhérent du FN mais l’ayant rétabli dans ses prérogatives de « président d’honneur » du FN.

Le « Menhir », qui sera absent samedi alors qu’il est membre de droit du comité central, assure qu'« il ne faut pas se contenter des formules absconses telles la refondation, la remise à plat, car l’efficacité de la thérapeutique dépendra de la sûreté du diagnostic ».

« Il s’en est fallu de peu que Marine ne soit pas au second tour »

Il égratigne aussi la présidente du FN, sa fille : « Il s’en est fallu de peu que Marine ne soit pas au second tour » de la présidentielle. « Si Fillon n’avait pas été accablé par la campagne de dénonciation d’emplois fictifs déclenchée contre lui, il aurait été sans doute au 2e tour », estime-t-il.

« On a souvent attribué à la mauvaise prestation du débat avec Macron l’échec de Marine. Cet épisode, pour spectaculaire qu’il fut, intervint en aggravant le discrédit, mais celui-ci lui était antérieur », juge celui qui a été candidat à cinq élections présidentielles entre 1974 et 2007.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:30
Macron rencontrera mardi à Amiens des salariés de Whirlpool

RENCONTRE Selon certaines sources, Emmanuel Macron pourrait à cette occasion faire des annonces dans le domaine du social…

Emmanuel Macron en visite le 6 avril 2016 chez Procter & Gamble à Amiens

Il s’y était engagé dans l’entre-deux-tours de la présidentielle. Emmanuel Macron se rendra mardi à Amiens pour rencontrer  les salariés du site du groupe d’électroménager Whirlpool, repris par un industriel picard, a-t-on appris ce jeudi de sources gouvernementales.

Le chef de l’Etat, qui s’était rendu sur place en tant que candidat fin avril, lors d’un déplacement houleux juste après s’être qualifié pour le second tour de la présidentielle, pourrait également rencontrer une délégation de Prima France, le sous-traitant de Whirpool, pour sa part sans solution de reprise, a-t-on précisé.

Des annonces dans le domaine social à venir ?

Selon certaines sources, Emmanuel Macron pourrait à cette occasion faire des annonces dans le domaine du social.

Le président LR de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi soir à l’AFP qu’il manifesterait mardi, avec des élus régionaux, devant la préfecture d’Amiens lors de la visite du président de la République pour protester contre l’enlisement du dossier du canal Seine-Nord.

>> A lire aussi : Des sifflets au dialogue, la journée compliquée de Macron sur le site de Whirlpool

« Les élus vont l’attendre de pied ferme. Mardi matin, nous avons choisi, avec les présidents des conseils départementaux, de convoquer sans attendre l’État, un conseil de surveillance de la société de projet du canal Seine-Nord. À l’issue, nous rejoindrons les centaines de maires qui se rassembleront dans le calme mais avec beaucoup de force, pour qu’une délégation soit reçue par le président de la République », a déclaré jeudi Xavier Bertrand dans Le Courrier picard.

Whirlpool, un dénouement heureux

« Il s’agit de montrer notre état d’exaspération vis-à-vis du manque de respect du gouvernement », a ajouté le président de la région Hauts-de-France.

Le dossier Whirlpool Amiens a connu le 12 septembre un dénouement heureux mais restant à concrétiser avec la signature d’un accord entre le groupe d’électroménager et l’industriel picard Nicolas Decayeux pour « réindustrialiser » le site, promis à la fermeture en juin 2018.

Ce dossier s’était invité à la Une lors de la présidentielle, avec la venue concomitante et très médiatisée, dans l’entre-deux-tours, des deux finalistes Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:19
L'Emission Politique: Edouard Philippe vs Jean-Luc Mélenchon, un combat de Bisounours

POLITIQUE Le Premier ministre et le leader de La France insoumise ont croisé le fer sur le plateau de France 2, jeudi soir...

Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe sur le plateau de «L'Emission politique» sur France 2, le 28 septembre 2017 (photomontage).

On attendait un combat digne de l’affrontement entre Floyd Mayweather et Conor McGregor. Mais sur le plateau de L’Emission politique, jeudi soir, le Premier ministre et le leader de La France insoumise ont échangé davantage de sourires que de crochets du gauche.

>> A lire aussi : PMA, ISF, contrats aidés... Edouard Philippe «assume» et explique

Ça a commencé par un fou rire, alors que Léa Salamé commet un lapsus en présentant « Edouard Mélenchon ».

« Je suis parfaitement d’accord avec vous »

L’ex-candidat de la gauche radicale à la présidentielle, venu avec l’étiquette de premier opposant à Emmanuel Macron, a pourtant attaqué fleur au fusil, sur la réforme de l’ISF : « On ne peut pas entendre qu’on va donner quatre milliards à des gens qui ont déjà tout. » Puis il dénonce « les petits coups de rabot par-ci, par-là» qui vont «tuer le moteur de la consommation».

Mais rapidement, les deux hommes se sont rappelés du bon vieux temps où Philippe préparait le concours de l’ENA dans le bureau du sénateur Mélenchon. « La France va mal » dit l’un. « Je suis parfaitement d’accord avec vous », répond l’autre.

Les deux hommes ont, certes, plaidé pour des solutions différentes. Philippe s’est dit « déçu » du manque de clarté de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour. Et il a dénoncé l’expression de « coup d’Etat social » du député des Bouches du Rhône. Mais sur la fin, le Premier ministre a exprimé son « respect » pour Mélenchon « le républicain ». Tout sourire, ce dernier s’est invité sur le plateau de Léa Salamé pour une prochaine émission et suggéré qu’Edouard Philippe lui donne la réplique. On retire les gants, cette fois ?

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 06:29
Bordeaux: Le coup de gueule de Juppé contre la politique gouvernementale sur le logement

LOGEMENT Le maire de Bordeaux vient d’écrire au Premier ministre pour lui faire part de ses inquiétudes sur l’appel du gouvernement à baisser les loyers en compensation de la baisse des APL…

Alain Juppé, lors de son discours du 6 mars 2017 à Bordeaux

Le maire de Bordeaux et président de la Métropole Alain Juppé vient de rencontrer les bailleurs de la métropole de Bordeaux, « pour faire le point sur les éléments de réforme du logement rendus publics. »

Au terme de cette discussion il a écrit au Premier ministre pour « attirer vivement son attention sur des points essentiels pour le bon développement de la ville et de sa métropole » indique la mairie de Bordeaux ce mercredi.

>> A lire aussi : Bordeaux: Circulation, éducation... Les annonces d'Alain Juppé lors de sa conférence de rentrée

« L’appel du gouvernement pour baisser les loyers s’imposera de fait aux bailleurs publics »

« Alors que, pour répondre à la croissance démographique et s’adapter aux revenus de tous les habitants, Bordeaux métropole a intensifié sa production de logements sociaux (3.000 par an), les éléments de la réforme envisagée par le gouvernement sont sources d’inquiétude sur deux points : l’appel du gouvernement pour baisser les loyers en compensation de la baisse des APL s’imposera de fait aux bailleurs publics.

Cela représente 50 % de leurs fonds propres sur la métropole. Or, ces fonds servent à entretenir le parc existant et produire de nouveaux logements. » Certains bailleurs ont d’ailleurs déjà menacé de ne plus rénover les HLM.

>> A lire aussi : Bordeaux: Alain Juppé annonce que «le jeu est ouvert» pour sa succession à Bordeaux

Deuxième point, « l’hypothèse que Bordeaux sorte des « zones tendues » a été publiquement envisagée. Cela impliquerait une baisse des aides à la pierre au profit de la métropole. Ainsi les bailleurs verraient leurs fonds propres doublement impactés et la production de logements s’en trouverait fortement pénalisée. »

« Cet argent sert à entretenir le patrimoine et investir dans la production »

Alain Juppé avait déjà fait part de ses inquiétudes le 19 septembre dernier lors de sa conférence de rentrée à Bordeaux Métropole. « On demande aux bailleurs de baisser leurs loyers pour compenser la baisse de l’APL, mais s’ils baissent les loyers ils ont moins de résultat. Or, cet argent sert à entretenir le patrimoine et investir dans la production, avait-il lancé. La capacité d’investissement des bailleurs sociaux va donc baisser. De même sur la vente de logements HLM, j’y suis favorable, mais à condition que ces logements ne soient pas immédiatement sortis du pourcentage de logements sociaux qu’il faut construire. »

>> A lire aussi : APL, HLM... Le gouvernement dévoile ce mercredi sa «stratégie logement» pour construire plus en dépensant moins

Lors de cette conférence, Alain Juppé avait fait du logement une des grandes priorités pour le développement de la métropole. « Notre objectif c’est construire, construire et construire. La politique gouvernementale vise à augmenter l’offre pour maîtriser les prix. Je suis d’accord sur cette approche et c’est ce que nous essayons de faire ici. La ville est attractive, les gens viennent s’y installer, il faut donc développer l’offre. Nous avons atteint un rythme satisfaisant, avec 7.000 logements livrés chaque année, dont un tiers de logements locatifs sociaux. Il faut tenir ce rythme. »

Il en avait profité pour adresser un message aux promoteurs. « Je les entends dire qu’ils manquent de foncier. Si d’abord ils faisaient moins de surenchères pour faire monter les prix cela nous aiderait, ensuite ce foncier il existe puisque nous avons des centaines d’hectares qui sont mis en construction, à Bordeaux et dans toutes les communes de la Métropole. »

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 06:19
Macron s’en prend à Mélenchon et «aux révolutionnaires qui sont souvent des ratés du suffrage universel»

GOUVERNEMENT Le chef de l’Etat serait excédé par le comportement du leader des Insoumis, qui a organisé samedi dernier une manifestation «citoyenne» contre la réforme du Code du travail…

Montage AFP de Jean-Luc Mélenchon et d'Emmanuel Macron.

Le torchon brûle entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Dans l’édition de mercredi du Canard enchaîné, le président de la République s’en est violemment pris au leader de la France insoumise (LFI).

Le chef de l’Etat n’a pas mâché plus ses mots à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon : « Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel. Son modèle, c’est Maduro et son Assemblée constituante. C’est pour ça qu’il appelle à une Constituante en France ! », aurait-il déclaré à ses proches.

« Mélenchon se comporte comme ces chefs d’État africains qui ont perdu l’élection »

Emmanuel Macron serait excédé par le comportement du chef de file des Insoumis, qui a organisé samedi dernier une manifestation « citoyenne » contre la réforme du Code du travail. Un rassemblement par ailleurs qualifié de « raté » par le chef de l’État.

>> A lire aussi : Mélenchon raille «l'ivresse des sommets» de Macron

« Mélenchon se comporte comme ces chefs d’État africains qui ont perdu l’élection. Heureusement qu’il n’a pas l’armée avec lui », aurait également déclaré en off le président. Selon le Canard enchaîné, il aurait demandé à ses proches de « ne rien lui laisser passer », et de « le surveiller de près pour bondir sur lui à la moindre faute ».

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 06:19
Transition écologique, innovation... Le gouvernement dévoile son plan d'investissement de 57 milliards d'euros

BUDGET Le premier ministre, Edouard Phillippe détaillé ce lundi matin le plan d'investissement promis par le candidat Macron...

Edouard Philippe a présenté ce matin le plan d'investissement du gouvernement

Transition écologique, innovation… Ce lundi matin à Matignon, le gouvernement a présenté le grand plan d’investissement, promis par Emmanuel Macron pendant la campagne électorale.

Au côté de son concepteur, l’économiste Jean Pisani-Ferry, le Premier ministre Edouard Philippe a donné les détails de ce plan quinquennal de 57 milliards d’euros, censé « amplifier l’effet » des « réformes économiques, fiscales et sociales » du gouvernement.

Avec quatre priorités affichées : l’innovation, la transition de l’état vers le numérique, la formation et la transition écologique. Cette dernière est la principale bénéficiaire : 20 milliards d’euros lui seront consacrés, dont 9 à la rénovation thermique des bâtiments, et 7 dans le but de « développer les énergies renouvelables ».

Seulement 35 milliards d’euros de nouveaux investissements

Neuf milliards d’euros iront à la transformation numérique de l’Etat, tandis que 15 milliards d’euros seront accordés à la formation et l’éducation et 13 milliards à l’innovation.

Des 57 milliards annoncés, seuls 35 milliards peuvent être considérés comme de nouveaux investissements. Pour le reste, 10 milliards d’euros viendront financer la troisième tranche du Programme d’investissement avenir (PIA) lancé par François Hollande. Enfin, 12 milliards proviennent de programmes ou de dépenses déjà prévus, mais réorientés.
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 06:11
Macron peut-il faire adopter sa grande réforme constitutionnelle ?

POLITIQUE Après l’échec de LREM aux sénatoriales, la majorité va tenter plusieurs options pour faire adopter la grande réforme constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron…

Le président Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée le 25 septembre 2017 à Paris

 

Déception dans les rangs de La République en marche (LREM). Dimanche, à l’issue des sénatoriales, le groupe du président Emmanuel Macron dénombrait 28 sénateurs, un chiffre toujours provisoire avant la composition des groupes politiques.

Avant le scrutin, le groupe LREM comptait 29 élus. Ce résultat mitigé signe peut-être la fin du grand projet d’Emmanuel Macron de faire changer la Constitution : pour faire adopter un projet de réforme constitutionnelle, il faut que l’Assemblée et le Sénat votent le texte dans les mêmes termes. Et il faut l’appui des 3/5e des députés et des sénateurs, soit 555 parlementaires sur un total de 925. En comptant les députés LREM, leurs alliés Modem et Les Constructifs (395 élus) et les sénateurs macronistes (28 élus), il manque au moins 132 élus pour faire passer la grande réforme voulue par le président. Comment LREM compte-elle changer la donne ?

>> Revivre le live des élections sénatoriales de dimanche

Option n°1 : Attirer des élus qui ne sont pas LREM

Cette option est privilégiée par le pouvoir. Dimanche soir, le président du groupe LREM au Sénat, François Patriat, s’est dit persuadé que « d’autres personnes viendront rejoindre ce groupe [LREM au Sénat] qui augmentera par rapport à ce qu’il est aujourd’hui ». Sont courtisés les élus centristes, les Républicains « macron-compatibles » - dont le projet de constituer un groupe LR-Constructifs au Sénat n’est plus vraiment à l’ordre du jour -, des voix socialistes et des radicaux de gauche.

Un appel du pied auquel les intéressés répondent avec circonspection. Hervé Maurey, sénateur de l’Union centriste, rappelle opportunément sur Public Sénat à propos des centristes : « On n’a jamais été des élus godillots ». Didier Guillaume, président du groupe des socialistes qui compte environ 80 sénateurs, prévient quant à lui dans le JDD : « On ne décrète pas a priori qu’il y aura les trois cinquièmes pour une réforme constitutionnelle. On voit d’abord de quelle réforme il s’agit, et après on trouve une majorité. Mais il n’y aura pas de majorité pour soutenir Macron le doigt sur la couture du pantalon. »

Du côté des élus LR « canal historique », on affirme être ouvert au grand projet de Macron. Mais la mise en garde prononcée sur Public Sénat par Bruno Retailleau, président du groupe LR, ne laisse que peu de doutes : « On a toujours une porte ouverte mais il n’y aura pas de chèque en blanc. Il n’est pas question d’avaliser n’importe quoi (…) », précise le sénateur de Vendée qui s’oppose à la réduction du nombre de parlementaires.« Quel que soit le projet, il est toujours difficile de réunir les 3/5e des parlementaires », rappelle le politologue Eddy Fougier. « On l’a vu récemment avec François Hollande avec son projet avorté sur la déchéance de nationalité, alors que la droite y était plutôt favorable », souligne-t-il. Pour le chercheur, le président Macron a peut-être surestimé ses forces politiques après la présidentielle puis les législatives gagnées. « Il y a toujours le fantasme de la majorité d’idée chez le gouvernant. Reste à voir si Emmanuel Macron a la capacité politicienne de créer un élan sur le terrain pour cette grande réforme », précise-t-il.

Option 2 : Le recours au référendum

D’autres options sont envisagées par l’exécutif si LREM échoue à rallier un nombre suffisant de parlementaires. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a rappelé lundi sur BFMTV que le président était disposé à recourir au référendum si cela était nécessaire. Le président « assume » cette option, a répété Christophe Castaner.

>> A lire aussi: Congrès de Versailles: Ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron

« Si le référendum est constitutionnellement possible, politiquement c’est autre chose. On sait bien quelle est l’issue des référendums en France… les Français répondent à la question : "Etes vous pour ou contre l’exécutif ?", rappelle le politologue Eddy Fougier qui qualifie cette solution de « très compliquée ».

Option 3 : Le recours à une loi organique

Une autre possibilité a été enfin énoncée lundi par le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux sur RTL. Pour lui, les réformes d’Emmanuel Macron pourraient être adoptées… en passant par de simples lois organiques. « Si on veut baisser le nombre de parlementaires, on n’est pas obligé de passer par une révision constitutionnelle, on peut passer par la loi. Donc nous verrons ce qui est de l’ordre du faisable », a-t-il affirmé sur RTL. La Constitution dit en effet le nombre maximum de députés (577) et de sénateurs (348), la réduction de leur nombre pourrait passer par une loi organique. « Cette solution est vraiment risquée politiquement. Elle semblerait traduire des petits arrangements entre amis de la majorité pour mener à bien un projet qui a précédemment échoué », conclut Eddy Fougier.

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  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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