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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 08:23
Christian Estrosi annonce la création d'un nouveau mouvement politique

POLITIQUE Le maire de Nice constate un « vide énorme entre les Républicains qui se sont profondément radicalisés et une droite macroniste »...

Christian Estrosi President of Regional Council of PACA during a press conference on February 21, 2017 in Nice, Southern France. FRANCE - 21/02/2017//BEBERT_1513.0932/Credit:BRUNO BEBERT/SIPA/1702221157

Le créneau « entre Macron et Wauquiez » est décidément porteur. Le maire LR de Nice Christian Estrosi a annoncé mardi la création d’un nouveau « mouvement d’élus locaux » après les sénatoriales du 24 septembre, se situant « entre les Républicains, profondément radicalisés, et une droite macroniste », dans une interview accordée au Figaro.

« Nous lançons, après les sénatoriales, pour ne pas interférer dans cette élection, un mouvement d’élus locaux qui veulent se placer au-dessus de la mêlée », a déclaré l’édile dans une interview publiée mardi soir sur le site du quotidien.

« Il y a un comité de membres fondateurs d’une cinquantaine d’élus qui illustre la France dans sa diversité. Certains maires restent attachés aux Républicains, d’autres à La République en marche, d’autres encore sont liés aux Constructifs », a précisé Christian Estrosi.

« Surenchère » et « coups de menton »

« Aujourd’hui, il y a un vide énorme entre les Républicains qui se sont profondément radicalisés et une droite macroniste », a déclaré le maire de Nice. « Je suis toujours membre des Républicains. Mais je n’y trouve plus ce qui a constitué le fondement de mon engagement politique, le gaullisme ».

« Si, à l’arrivée, il s’agit de continuer à concurrencer le Front national, à faire de la surenchère et à multiplier les coups de menton, il est évident que ce n’est plus au sein des Républicains que la droite française serait représentée », a-t-il déclaré en allusion à l’élection, en décembre, pour la présidence des Républicains, à laquelle il ne votera pas.

Valérie Pécresse a lancé dimanche le mouvement Libres ! pour se démarquer au sein de LR de la ligne très droitière de Laurent Wauquiez, favori pour prendre la présidence du parti parmi les six candidats déjà déclarés au scrutin de décembre.

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 06:21
Loi Travail: Emmanuel Macron face au premier gros test de l'opposition mardi

SOCIAL Des syndicats appellent à des grèves et manifestations mardi contre la réforme du code du travail...

Le bras de fer commence. Des syndicats appellent à des grèves et manifestations mardi contre la réforme du code du travail, une mobilisation qui a valeur de test pour la CGT, mais aussi pour Emmanuel Macron, qui affiche sa détermination à réformer, en ce début de quinquennat.

Un an quasi jour pour jour après la toute dernière mobilisation contre la loi travail, la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unef appellent le 12 septembre à protester contre le nouveau texte, qu’ils qualifient de « loi travail XXL ».

>> A lire aussi : VIDEO. Les «fainéants» d’Emmanuel Macron passent mal sur les réseaux sociaux

Plus de 180 lieux de manifestations recensés

Des grèves sont attendues à la SNCF, RATP, Air France, France Télévisions… Fonctionnaires, étudiants, lycéens sont aussi appelés à participer. « Plus de 180 lieux de manifestations ont été recensés » et « on va dépasser les 4.000 appels à la grève sur tout le territoire », a indiqué le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez dimanche dans Le Parisien. Il y voit le signe d'« une effervescence et d’un très fort mécontentement ».

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a accusé dimanche la CGT d’être dans « la posture » et dit « craindre des débordements » mardi. D’ores et déjà, la CGT prévoit une autre journée de mobilisation, le 21 septembre. « Le 12, c’est un point de départ d’une mobilisation qui va se poursuivre jusqu’au retrait des ordonnances », espère Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

Mais le pari est grand : les précédentes grandes mobilisations sociales, contre la loi travail en 2016, ou la réforme des retraites, en 2010, n’ont pas fait reculer les gouvernements de l’époque.

Emmanuel Macron ne veut « rien céder »

Emmanuel Macron n’a pas l’intention de céder sur cette réforme qui réalise quelques-unes de ses promesses phares de campagne : plafonnement des indemnités prud’homales, fusions des instances représentatives, réforme du compte pénibilité.

Vendredi, il a prévenu qu’il « serait d’une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », quelques semaines après avoir regretté que les « Français détestent les réformes ». En outre, les syndicats, tout en se montrant très critiques face au contenu des ordonnances, sont divisés sur la riposte.

FO s’est désolidarisée de la CGT, alors que les deux organisations avaient présenté un front uni contre la loi El Khomri. Jean-Claude Mailly, son secrétaire général, estime qu’il ne faut pas « user » les forces maintenant, car « on en aura peut-être besoin demain ». En ligne de mire, les discussions imminentes sur la réforme de l’assurance chômage.

Des soutiens politiques

La CFDT ne défile pas non plus, malgré la « profonde déception » et même la « colère » face aux ordonnances, de même que la CFE-CGC, qui voit pourtant des « zones de risques vers le dumping social ».

De nombreuses sections FO seront tout de même aux côtés de la CGT, ne comprenant pas la position de Jean-Claude Mailly. Elles rappellent que les ordonnances vont « plus loin » que la réforme de 2016. Idem pour des militants de la CFE-CGC et de l’Unsa.

Mais la mobilisation pourra compter sur le soutien de politiques, dont l’ex-candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et des députés de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à manifester le 23 septembre, doit aussi battre le pavé mardi.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 08:37
Le FN va-t-il changer de nom? Oui, annonce Marine Le Pen

RENTREE La décision devrait être entérinée en mars, lors d'un congrès national...

 

Redonner de la voix et de la force au FN. Tels sont les vœux pieux de Marine Le Pen pour cette rentrée post-élections. Le nouveau Front national, « qui portera un nouveau nom », verra ses orientations ajustées à l’issue d’un congrès en mars, dont le vote sera « souverain ». Parmi les sujets qui divisent les militants figure la sortie de l’euro, une promesse de campagne de la leader frontiste qui fait peur à une majorité de Français.

« Je reviens avec une grande détermination », a affirmé la patronne du FN devant environ 500 personnes, dans le village de Brachay (nord-est). « Notre famille politique est la seule capable d’incarner la grande alternance » en France, a martelé devant ses partisans Marine Le Pen, battue par Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en mai avec 33,9 % des voix.

Depuis cet échec électoral, le climat s’est détérioré pour la cheffe de file du parti anti-immigration anti-Europe, supplantée par le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon comme tête d’affiche de l’opposition au centriste Emmanuel Macron.

Le FN divisé

Son parti, lui, est divisé. Malgré un score historique à la présidentielle et un nombre record de députés au scrutin majoritaire - aux législatives de juin, le FN a remporté huit sièges à l’Assemblée nationale sur 577 -, les responsables du parti ne cessent de se renvoyer la responsabilité de l’échec électoral, certains doutant désormais que Marine Le Pen soit leur meilleur porte-drapeau.

Soucieuse de retrouver un nouveau souffle sur l’échiquier politique français, la présidente du FN s’en est prise violemment à ses adversaires, au premier rang desquels Jean-Luc Mélenchon, dont le mouvement France Insoumise compte 17 députés à l’Assemblée et se targue d’être la première force d’opposition en France. Elle a vilipendé « l’extrême gauche dominée par les islamo-trotskistes de la France insoumise, salmigondis de contestataires qui puisent leurs aspirations dans les pires dictatures, Cuba hier, le Vénézuela aujourd’hui ».

Mise en garde contre les divisions internes

Marine Le Pen a aussi attaqué l’exécutif, en présentant son parti comme « l’exacte antithèse du macronisme ». « Le macronisme, c’est le triomphe de la classe dominante avec pour seul vernis moral les droits de l’homme et pour seules valeurs et finalités l’argent », a-t-elle lancé, dénonçant la « politique de précarité à perpétuité » menée par le président centriste pro-européen, en référence à l’assouplissement du Code du travail qu’il a engagé.

La députée a par ailleurs pris soin d’évoquer les querelles qui minent son propre parti, qu’elle ambitionne de « refonder » après une vaste consultation de sa base. A ce sujet, elle a mis en garde dans son discours ses lieutenants contre le poison de la division : « Dans les grands combats, les petites carrières personnelles ne comptent pas (…) La première victoire est sur nous-mêmes ».

Elle a aussi prôné une meilleure « capacité d’ouverture aux alliances politiques et électorales ». Ce vœu est formulé par de nombreux cadres du FN, qui souhaitent attirer un électorat de droite élargi, contrairement au vice-président du parti Florian Philippot qui souhaite plutôt rassembler la France du « non » au référendum sur la constitution européenne de 2005.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 08:25
Les «fainéants» d’Emmanuel Macron passent mal sur les réseaux sociaux

BOULETTE En annonçant de rien vouloir céder, « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », le président de la République a déclenché les sarcasmes des internautes…

Emmanuel Macron à Athènes le 8 septembre 2017.

Emmanuel Macron à Athènes le 8 septembre 2017. — George Tongas/AP/SIPA

  • Plusieurs personnalités politiques ont réagi sur Twitter.
  • Des internautes ont ironisé sur cette nouvelle polémique autour du président de la République.
  • L’Elysée a tenté de désamorcer la situation.

Il aurait dû (devait ?) s’en douter en la prononçant : Emmanuel Macron a de nouveau fait polémique avec une petite phrase. En déplacement vendredi à Athènes, en Grèce, le président de la République a voulu préparer le terrain aux futures ordonnances réformant le Code du travail en expliquant qu’il « serait d’une détermination absolue et [qu’il] ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Il rebondissait sur ses propos du 24 août à Bucarest, à propos de « la France [qui] n’est pas réformable », « une forme de provocation [qu’il] assume ».

>> A lire aussi : «Je ne suis pas rien»: Marine, 31 ans, répond à Macron au nom de «la France des oublié(e)s»

Evidemment, sur les réseaux sociaux, les internautes se sont enflammés. Parmi eux, il y a eu les twittos politiques, prompts à souligner « le mépris » de la sentence, comme l’écrit par exemple Martine Aubry.

« De qui parle le président lorsqu’il dit qu’il ne cédera rien aux fainéants ? De ces millions de privés d’emplois et de précaires ? », s’offusque le numéro un de la CGT Philippe Martinez dans le Parisien. Alors que la CGT appelle à la mobilisation mardi contre la loi travail, son leader affirme qu'« il y a une effervescence et un très fort mécontentement qui va au-delà de la loi travail ». Pour lui, « le président comme son gouvernement et sa majorité sont déconnectés des réalités ».

Tous azimuts, du Parti socialiste au Front national, en passant par Jean-Luc Mélenchon, premier à dégainer vendredi, les réactions ont afflué.

« Ceux qui étaient au pouvoir ces quinze dernières années et qui n’ont rien fait »

L’Elysée a tenté de désamorcer la polémique naissante en expliquant que « fainéants » se rapportait à « ceux qui étaient au pouvoir ces quinze dernières années et qui n’ont rien fait », mais le mal était fait.

Outre les personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, qui en ont profité pour appeler à manifester les 12 et 23 septembre, plusieurs internautes ont ironisé sur la paresse supposée des Français, ou du moins des opposants à la modification du code du travail prévue par l’exécutif.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 09:07
Les Républicains: Thierry Solère évoque la création d'un nouveau parti politique

POLITIQUE Le député, initiateur du groupe parlementaire LR-UDI-Constructifs, a évoqué dimanche la création d'un nouveau parti de centre droit...

Le député Thierry Solère, initiateur du groupe parlementaire LR-UDI-Constructifs, a évoqué dimanche la création d’un nouveau parti de centre droit, pour occuper « l’espace politique considérable » entre la République en marche et Les Républicains.

« On va se fédérer », a dit Thierry Solère sur BFMTV, expliquant que devant « l’évolution prise par LR » vers « un petit parti franco-français qui fait des clins d’œil de plus en plus forts au Front National » et d’un « populisme effrayant », « il y en a qui pensent qu’il existe un espace politique considérable et qu’il faut donc aujourd’hui créer une formation politique ».

>> A lire aussi : Xavier Bertrand appelle la droite à soutenir la réforme du Code du travail

Réunir les « pro-européens et réformateurs »

« Je suis frappé de voir le nombre de maires qui ne se reconnaissent pas dans l’évolution prise par LR et attendent de voir comment on s’organise », a fait valoir Thierry Solère, qui veut réunir les « pro-européens, réformateurs et qui veulent faire à l’extrême droite une barrière infranchissable ».

« On va donc travailler à ça, rapidement, avec Les Constructifs, Franck Riester, Christian Estrosi et de très nombreux maires », de villes grandes et moyennes, a-t-il lancé, alors que Les Constructifs se réunissent en séminaire mercredi et jeudi à Trouville.

« Si on veut être dans la critique permanente d’opposition parce qu’on pense en permanence à 2022, on n’a rien à faire au groupe Les Constructifs », a-t-il ajouté.

Un ralliement à LREM ?

Certains prônent pour Les Constructifs une autre solution, celle d’un ralliement à La République en marche, a noté Thierry Solère, citant le cas de Bruno Le Maire, qui s’est fait élire député sous l’étiquette du parti d’Emmanuel Macron.

Se défendant de songer déjà à la prochaine élection présidentielle, il a cependant imaginé un scénario défavorable à Emmanuel Macron.

« Je ne pense pas tous les matins à 2022. Emmanuel Macron, comme tout président sortant, a vocation à être candidat à sa succession. S’il a réussi, ce sera envisageable pour lui. S’il a échoué parce que le chômage a continué à progresser, ce sera très compliqué pour lui. » Mais « Ce n’est pas mon sujet. Mon sujet ce sont les réformes », a-t-il conclu.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 08:58
Les «Constructifs» veulent fédérer la droite et le centre pour la «réussite du quinquennat»

POLITIQUE Ils disent ne plus se reconnaître dans LR, parti « rabougri », son « nationaliste » et « égoïste »...

Les députés «Constructifs» Stéphane Demilly (au premier plan), Olivier Becht, Jean-Christophe Lagarde, Franck Riester, Thierry Solère et Pierre-Yves Bournazel à Trouville, le 6 septembre 2017.

Les députés «Constructifs» Stéphane Demilly (au premier plan), Olivier Becht, Jean-Christophe Lagarde, Franck Riester, Thierry Solère et Pierre-Yves Bournazel à Trouville, le 6 septembre 2017. — Jacques Witt/SIPA

Ils veulent occuper « l’espace politique considérable » entre Emmanuel Macron et Laurent WauquiezLes députés « Constructifs », réunis en séminaire mercredi et jeudi à Trouville (Calvados) pour réfléchir à l’avenir de leur groupe, composé d’une vingtaine d’UDI et d’une douzaine de LR, veulent « fédérer la droite et le centre » dans une « formation politique » œuvrant à « la réussite du quinquennat ».

« Nous sommes convaincus que les Français souhaitent que nous nous mobilisions de façon libre et responsable pour faire en sorte que le quinquennat soit une réussite pour la France, que les réformes soient menées jusqu’à leur terme », a affirmé leur coprésident Franck Riester (LR), mercredi devant la presse à Trouville.

>> A lire aussi : «Qu'on me foute donc la paix», quand Alain Juppé pique sa crise

Selon le député de Seine-et-Marne, la constitution des Constructifs à l’Assemblée « a eu un grand écho dans la population, chez les élus, les citoyens, les sympathisants », en suscitant des « initiatives », notamment « sur Facebook ».

Il s’agit à présent de « fédérer ces différentes initiatives, d’union de la droite et du centre, pour faire en sorte que demain, nous puissions, au-delà même des différents groupes parlementaires, peser dans le débat public, peser dans les différentes élections », explique-t-il.

Le « rabougrissement » de LR

Pour son confrère Thierry Solère, une décision concernant cette formation sera prise « dans les semaines qui viennent ». Elle devra occuper « l’espace politique considérable » entre la REM et LR, laissé vacant à ses yeux depuis que « Laurent Wauquiez (candidat favori à la présidence de LR) a tourné le dos à ce qui faisait l’ADN de l’UMP, c’est-à-dire une digue infranchissable avec le Front national ». « On ne se reconnaît plus dans cette formation politique », a-t-il insisté. Pour autant, les Constructifs ne donnent « aucun chèque en blanc » au gouvernement, a-t-il également assuré.

>> A lire aussi : Les détracteurs de Wauquiez veulent peser sur sa ligne droitière

De son côté, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, dénonce lui aussi le « rabougrissement » de LR, son « nationalisme » et son « égoïsme ». « Il faut travailler à une formation rassemblant la droite et le centre comme notre groupe a su le faire. Ca me paraît la seule façon de répondre aux Français qui, sans se reconnaître chez Emmanuel Macron, ont participé à son élection, souhaitent la réussite du pays, peuvent parfois être satisfaits des réformes (code du travail ou éducation nationale), parfois regretter telle ou telle initiative », a-t-il estimé.

Il faut « une formation qui permette de rassembler ces Français, parce que si on parle aux Français, c’est pour qu’à un moment donné, ils nous accordent à nouveau leur confiance à travers leurs bulletins de vote », a-t-il ajouté.

« Créer un nouveau parti, très bien mais avec qui ? »

Tous les Constructifs cependant ne partagent pas le même projet. Yves Jégo, vice-président de l’UDI, qui devait rejoindre Trouville dans la soirée, avait affirmé mardi qu'« il n’y a pas de vision consensuelle pour une structure regroupant les 35 députés Constructifs ».

A ses yeux, « la chose la plus claire qui soit aujourd’hui », c’est la fusion programmée en décembre entre radicaux valoisiens et radicaux de gauche. Certains radicaux membres des Constructifs pourraient d’ailleurs rejoindre ce nouveau parti, plutôt que la formation imaginée par les autres membres du groupe.

Pour le reste, a-t-il ajouté, « je suis dubitatif. Créer un nouveau parti, très bien mais avec qui ? Et sans leader affirmé ! Je ne pense pas que le président Macron veuille une nouvelle offre politique, aux côtés d’En marche et du MoDem ». La matinée de jeudi sera consacrée à l’agenda parlementaire de fin d’année : ordonnances, loi contre le terrorisme, budget.

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 06:13
Comment la France insoumise espère faire «tomber» Emmanuel Macron

POLITIQUE Plusieurs insoumis ont laissé entendre qu’Emmanuel Macron pourrait ne pas aller au terme de son mandat…

Jean-Luc Mélenchon entouré d'autres députés de la France insoumise.

Jean-Luc Mélenchon entouré d'autres députés de la France insoumise. — : NICOLAS MESSYASZ/SIPA

  • La France insoumise veut « empêcher Macron d’aller au bout de sa politique ».
  • Le parti veut surfer sur la baisse de popularité d’Emmanuel Macron.
  • Jean-Luc Mélenchon a appelé à manifester contre la loi Travail le 23 septembre.

Emmanuel Macron ira-t-il au bout de son mandat ? Depuis quelques jours, la France insoumise laisse entendre que le chef de l’Etat pourrait connaître un quinquennat plus court que prévu.

« Nous voulons empêcher monsieur Macron d’aller au bout de sa politique », a répété ce mardi Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV. « S’il veut s’en aller, c’est son affaire, mais faire tomber sa politique, ça, c’est clair. Le moment viendra où nos compatriotes vont comprendre qu’ils se sont fait avoir, parce qu’ils n’ont pas voté pour tout ça ».

D’autres Insoumis sont plus explicites : « Je ne serai pas triste qu’il n’aille pas jusqu’au bout de son mandat […] si on peut terminer le calvaire le plus tôt possible, je ne vais pas m’en plaindre », a indiqué sur la même chaîne Raquel Garrido, l’animatrice insoumise. « Au vu de la pente glissante prise en seulement quelques mois, on peut raisonnablement douter que ça puisse durer 5 ans » a abondé Adrien Quatennens, le député de la FI sur France Inter. « Nous devons nous tenir prêts à tout ce qui peut arriver. »

« J’ai l’impression qu’ils souhaitent qu’il y ait une forme de conflit civil dans le pays »

« Ils essayent de faire croire au pays qu’il est possible que le gouvernement ou que le président tombe ? Ils prennent leurs désirs pour des réalités. Je trouve ça étonnant », réagit Pacôme Rupin, député LREM de Paris. « Quand on les entend parler de "coup d’État social", j’ai l’impression qu’ils souhaitent qu’il y ait une forme de conflit civil dans le pays. Pour l’instant, ils n’en appellent pas à la violence, mais ça plonge le pays dans un climat délétère. Je trouve ça irresponsable. Je respecte pourtant leur projet de société, mais là, j’ai le sentiment que Jean-Luc Mélenchon n’a toujours pas digéré sa défaite ».

Face aux accusations, l’ancien candidat à la présidentielle a ironisé : « Vous nous voyez aller en manifestation pour dire on va renverser le président et le sortir de l’Elysée ? Ça n’a pas de sens, moi je crois aux élections ». Alexis Corbière, lui, s’agace : « Le pouvoir veut décrédibiliser le pouvoir de manifester, veut nous caricaturer. Je vois bien la volonté de nous présenter comme des partisans possibles d’un coup de force antidémocratique […] Notre objectif est d’empêcher une politique néfaste pour le pays ».

Le député de Seine-Saint-Denis poursuit : « Est-il légitime et démocratique qu’un gouvernement impopulaire méprise son peuple ? Si l’impopularité se confirme, s’approfondit élection après élection, est-il absurde qu’un président démocrate constate le problème et veuille le régler par les urnes ? »

Impopularité et dissolution

C’est là le plan de la France insoumise : miser sur l’impopularité croissante du chef de l’Etat et les défaites d’En Marche aux élections intermédiaires. Puis espérer, à terme, une dissolution de l’Assemblée nationale, comme le fit par exemple Jacques Chirac en 1997. L’argument paraît aujourd’hui peu probable.

« Le peuple souverain a choisi Emmanuel Macron et lui a donné une majorité à l’Assemblée pour mettre en place son programme », note Pacôme Rupin. « Je veux bien qu’on parle des élections de 2019 ou 2020, mais nous ne sommes au pouvoir que depuis trois mois. Attendons un peu de voir comment la majorité et le gouvernement impriment leur agenda ». Le marcheur balaie les mauvais sondages de l’exécutif ou l’inquiétude des Français face à la loi Travail.

« Il y a un ras-le-bol, et la moindre erreur se paye très cher dans l’opinion. Mais ce qui est important, c’est qu’Emmanuel Macron reste populaire dans sa base électorale. Concernant la loi Travail, elle n’a pas l’air de désobliger une partie de la population », poursuit le député. Les deux manifestations de septembre permettront d’en savoir un peu plus.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 06:06
«La politique est un sport violent, assez souvent cruel, scandaleusement injuste», François Bayrou sort du silence

MISE AU POINT Invisible dans les médias depuis sa démission du gouvernement en juin, l'ex-ministre de la Justice a répondu à BFM TV... 

 Un obstacle artificiel, inventé ». François Bayrou n’y va pas par quatre chemins. Interviewé par Ruth Elkrief sur BFM TV ce mardi soir, l’ex-ministre de la Justice Modem, a livré ses impressions sur « les affaires » des emplois d’assistants parlementaires présumés qui l’ont fait quitter le gouvernement en juin dernier, suite à des dénonciations « prétendues anonymes ».

Il a également renouvelé son soutien au président de la République, rendant hommage à « la vision réformiste » d’Emmanuel Macron, et saluant les « souplesses nouvelles » données par la réforme du Code du travail aux PME.

« Jamais je n’ai donné de leçons de morale »

« Il suffit de nous regarder pour savoir que nous avons respecté les règles d’intégrité », a assuré François Bayrou. « Jamais je n’ai donné de leçons de morale », a ajouté l’ex-ministre auteur d’une loi de moralisation de la vie politique. « J’ai porté une exigence morale, je la porte à chaque minute. A cette exigence morale et aux règles de fonctionnement, nous n’avons jamais manqué », a-t-il assuré, indiquant n’avoir « aucun élément d’information » sur une enquête concernant ces affaires. « Je n’ai pas été informé, pas convoqué, je n’ai pas été entendu, mon nom n’est même pas cité ».

Selon lui, les députés européens MoDem sont « d’une absolue intégrité, et ils ont - je n’ai aucun doute - respecté toutes les règles ». Mais « il y a des dénonciations anonymes, prétendues anonymes, qui sont le fait de certaines personnes », a-t-il déploré. « L’enquête devra dire ce qu’il en est ». « La politique est un sport violent, assez souvent cruel, scandaleusement injuste », a-t-il également affirmé.

>> A lire aussi : «Bayrou ment»: Trois questions pour comprendre les nouvelles révélations sur le MoDem

« C’est une démarche équilibrée dirigée sur l’emploi »

François Bayrou a donc tenu à réaffirmer sa volonté de « soutenir le président de la République et le gouvernement ».

Grâce aux ordonnances sur cette réforme, « il y a des souplesses nouvelles apportées aux petites et aux toutes petites entreprises, une confiance nouvelle apportée au bas de la pyramide. Je trouve que c’est très bien », a affirmé M. Bayrou, qui s’est également félicité des « choses positives pour les salariés », notamment l’augmentation des indemnités de licenciement. « C’est une démarche équilibrée dirigée sur l’emploi, mais dans un projet social, il y a beaucoup plus », a-t-il ajouté. Il a évoqué la question de l’éducation, qui doit être fondée sur « la transmission » et « l’apprentissage de la langue » et a rendu au passage hommage au travail du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer.

A propos de l’université, il a estimé qu’on envoyait les étudiants « à l’abattoir », ajoutant qu’il fallait « pour un certain nombre d’étudiants inventer une année préparatoire à l’université ». Il a par ailleurs jugé que la baisse des APL, annoncée en juillet, « était un peu improvisée ». « Le mois de juillet a été un mois de flottement. Depuis la rentrée, ça va mieux », a-t-il dit. Interrogé sur la demande du président Macron aux propriétaires de logements de baisser de cinq euros le montant de leur loyer, M. Bayrou a affirmé : « Je comprends qu’il exprime ce vœu ». Quant aux emplois aidés, dont une partie va être supprimée, il a estimé qu’ils avaient « toujours été de la fausse monnaie (…) Il faut sortir de la logique des emplois aidés pour arriver à un statut de plein-emploi associatif ».

Enfin, l’ex-Garde des Sceaux a également affirmé que le choix d’Edouard Philippe comme Premier ministre n’était « pas absurde ». « J’ai approuvé ce choix », a-t-il conclu.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 05:40
Corée du Nord: Vladimir Poutine met en garde contre «une catastrophe planétaire»

ESSAI NUCLEAIRE «Le recours à n’importe quelles sanctions dans ce cas est inutile et inefficace», a déclaré le président russe…

Vladimir Poutine tente de calmer le jeu. Le président russe s’est dit ce mardi opposé à de nouvelles sanctions contre Pyongyang, les jugeant « inutiles et inefficaces », tout en prévenant que « s’engager dans une hystérie militaire » autour de la Corée du Nord pourrait « aboutir à une catastrophe planétaire ».

« La Russie condamne ces exercices » de la Corée du Nord, qui a revendiqué dimanche l’essai réussi d’une bombe H. « Nous estimons que ce sont des provocations. Mais le recours à n’importe quelles sanctions dans ce cas est inutile et inefficace », a martelé Vladimir Poutine.Il a fustigé toute éventuelle réponse militaireA la suite de ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les Etats-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier de nouvelles sanctions sévères de l’ONU contre la Corée du Nord mais la position de Pékin et Moscou, dotés d’un droit de veto, restait incertaine.

 

>> A lire aussi : «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Les Nord-Coréens « ne vont pas renoncer à leur programme [nucléaire] s’ils ne se sentent pas en sécurité. Il faut [donc] chercher à lancer un dialogue entre toutes les parties intéressées », a encore plaidé Vladimir Poutine. Il a en revanche fustigé toute éventuelle réponse militaire, une option que Washington n’a pas exclue. « S’engager dans une hystérie militaire n’a aucun sens, c’est un chemin qui mène à l’impasse », a insisté le chef du Kremlin.

 

 

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 06:01
Présidence des Républicains: Alain Juppé ne se «mêlera pas» de «l’élection»

PARTI «Je ne parraine aucun candidat», a assuré l’ancien Premier ministre sur son compte Twitter…

Alain Juppé ne veut pas "redescendre dans l'arène".  / AFP PHOTO / Nicolas TUCAT

Alain Juppé ne veut pas "redescendre dans l'arène". / AFP PHOTO / Nicolas TUCAT — AFP

Il veut rester en dehors des débats. Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a annoncé ce lundi qu’il ne se « mêlerai [t] pas de l’élection à la présidence de LR », scrutin crucial pour le parti menacé de division en interne.

« Je ne me mêlerai pas de l’élection à la présidence de LR. Je ne parraine aucun candidat », a assuré l’ancien Premier ministre sur son compte Twitter. « Je serai attentif aux lignes rouges que j’ai tracées », a-t-il cependant mis en garde.

« La ligne rouge d’un conservatisme idéologique rétrograde »

Dans un billet de blog le 27 août, le premier président de l’UMP (devenue LR) en 2002, a fermement appelé la formation politique à ne pas franchir « certaines lignes rouges », notamment « celle de l’incompatibilité absolue avec le FN ». Des mises en garde similaires à celles adressées à Laurent Wauquiez par ses opposants, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, favori de l’élection, ayant répondu plusieurs fois qu’il ne ferait « pas d’alliance » avec le FN.

>> A lire aussi : Point fort, point faible, ligne politique… Qui sont les candidats (déjà) en lice?

Alain Juppé a également cité « la ligne rouge d’un conservatisme idéologique rétrograde » de « groupes qui ont une influence croissante dans la gouvernance du mouvement », dans une référence implicite au mouvement Sens commun, que Laurent Wauquiez considère comme « une composante de (la) famille politique ».

Ce lundi, c’est Valérie Pécresse qui a déclaré qu’elle n’excluait pas de quitter Les Républicains si Laurent Wauquiez en était élu président en décembre, fixant des « lignes rouges » tout en reconnaissant qu’il a apporté certains « gages ».

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  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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