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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 05:34
Alexis Corbière estime qu’Emmanuel Macron est « un social killer »

TACLE «Il faut craindre le pire» avec les prochaines ordonnances réformant le Code du travail, prévient le député...

20 Minutes avec AFP

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Alexis Corbière au meeting de Jean-Luc Melenchon, candidat de La France Insoumise a l'election presidentielle 2017 à Dijon le 18 avril 2017.

Alexis Corbière au meeting de Jean-Luc Melenchon, candidat de La France Insoumise a l'election presidentielle 2017 à Dijon le 18 avril 2017. — SIPA

Il sort la sulfateuse. Alexis Corbière, député La France Insoumise, a comparé vendredi Emmanuel Macron à « un social killer », qui veut « ubériser la société française », dans Libération. Le président de la République, « malgré ses sourires permanents, est un "social killer" à la communication très verrouillée », déplore le député.

« Ubériser la société française »

Selon lui, « le dessein macronien c’est La République en marche… arrière ! Il veut ubériser la société française, faciliter les licenciements même abusifs, précariser les salariés, affaiblir les instances de représentation des personnels, inverser la hiérarchie des normes sociales, etc. », regrette M. Corbière, qui estime qu'« il faut craindre le pire » avec les prochaines ordonnances réformant le Code du travail.

Jugeant que « le pouvoir macroniste, malgré son arrogance de façade, est une réalité très faible », il souligne que « le mois de septembre doit être celui du grand refus populaire à la régression macroniste ». La France Insoumise donne « rendez-vous le 23 septembre » pour une grande mobilisation et manifestera « le 12 à l’appel des organisations syndicales ».

« Une société malade »

Concernant l’idée d’états généraux de la gauche défendue par certains, Alexis Corbière dit respecter cette démarche « mais (…) ne la partage pas. La France Insoumise ne s’inscrit pas dans une démarche de reconstruction de "la gauche", ni de recomposition avec des forces qui se décomposent ».

Enfin, interrogé sur ses critiques concernant le montant du transfert du joueur de foot Neymar au PSG, il poursuit : « Que Monsieur Neymar soit un joueur de ballon de grand talent ne fait pas de doute ». Mais, dit-il, « je continue de penser qu’une société où les sportifs (même talentueux) sont 10.000 fois mieux payés que ses savants, ses ouvriers, ses agriculteurs, ses enseignants, ses infirmières, ses poètes… est une société malade ».

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 05:29
Michel Sapin dénonce une politique «clairement de droite»

DROITE DROITE DROITE «On peut demander des efforts mais il faut qu'ils soient justes», estime l'ex-ministre...

A.B. avec AFP

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L'ancien ministre socialiste de l'Economie et des Finances Michel Sapin dénonce la politique budgétaire et fiscale "clairement de droite" menée sous la présidence d'Emmanuel Macron.

L'ancien ministre socialiste de l'Economie et des Finances Michel Sapin dénonce la politique budgétaire et fiscale "clairement de droite" menée sous la présidence d'Emmanuel Macron. — David Niviere/SIPA

La politique budgétaire et fiscale menée par le gouvernement sous l'égide du président de la République est «clairement de droite», dénonce l'ancien ministre socialiste de l'Economie et des Finances Michel Sapin dans une interview à paraître samedi dans le quotidien régional La Nouvelle République. «Cette politique budgétaire et fiscale est de droite, clairement à droite, et même parfois plus à droite que certains à droite», estime celui qui est désormais simple conseiller municipal d'Argenton-sur-Creuse (Indre).

«On peut demander des efforts mais il faut qu'ils soient justes

Michel Sapin, qui annonce qu'il va réintégrer le Conseil d'Etat, sonne plus particulièrement la charge sur «le point de la justice fiscale».

«La CSG est un impôt et quand on augmente la CSG, on augmente les impôts. Aujourd'hui, il y a des gens qui ne payent pas de cotisations et qui vont payer la CSG: les fonctionnaires, une partie des retraités. Je ne suis pas contre le fait qu'ils participent à la solidarité nationale mais on ne peut pas dire qu'on va baisser les impôts», a-t-il critiqué.

«On peut demander des efforts mais il faut qu'ils soient justes. J'attends de voir ce qui va se passer pour l'impôt sur la fortune et en particulier pour les très grandes fortunes qui sont financières et non immobilières et qui ne seront plus taxées», prévient-il.

«A la disposition» de la nouvelle génération

«Il y a enfin la Poll Tax, un impôt sur les revenus du capital. Nous, nous avons fait en sorte que les revenus du capital soient imposés comme les revenus du travail. Et là, on nous explique que les revenus du capital deviendraient forfaitaires. Je vois comme chiffre 30%. Ce qui veut dire que ceux qui rentrent dans la tranche d'imposition à 45% vont descendre à 30%, soit 15% d'économie. De façon plus symbolique, cela veut dire que l'augmentation de la CGS payée par tout le monde ne pèsera pas sur le capital qui en sera exonéré», dénonce-t-il.

Même si Michel Sapin, 65 ans, annonce qu'il ne briguera plus de mandat, il dit se tenir «à la disposition» de la nouvelle génération. «Le passage de relais est venu. Une autre génération est arrivée et comme je suis un homme de l'intérêt général, je me tiens à sa disposition», assure-t-il.

«Je suis membre du PS depuis 1974. Je ne vais pas arrêter aujourd'hui. La gauche est fracturée, la gauche responsable, réaliste, est très affaiblie. Affaiblie mais pas disparue», dit-il.

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 09:40
Macron défend son action à la tête d’un pays «pas réformable»

POLITIQUE Selon Emmanuel Macron, « la France n’est pas un pays réformable » parce que « les Français détestent les réformes »…

A.B. avec AFP

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Selon Emmanuel Macron, « la France n’est pas un pays réformable » parce que « les Français détestent les réformes ».

Selon Emmanuel Macron, « la France n’est pas un pays réformable » parce que « les Français détestent les réformes ». — Daniel MIHAILESCU / AFP

« La France n’est pas réformable » mais a fait le choix « un peu fou » d’un homme politique nouveau et peut adhérer à « une transformation en profondeur pour mener un combat plus grand qu’elle » : à Bucarest, Emmanuel Macron a défendu avec passion ses réformes.

"Les Français détestent les réformes"

« La France n’est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait », a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie.

>> A lire: 100 jours de Macron: «Un début de mandat en demi-teinte»

« Il faut lui proposer de se réformer pour répondre à un chiffre, ou une contrainte ? Notre pays n’est pas fait ainsi. Mais se transformer en profondeur pour retrouver le destin qui est le sien, emmener l’Europe vers de nouveaux projets », « porter l’universalisme »… «ça, c’est un combat qui fait rêver les Français », a-t-il poursuivi, dans un discours aux accents de campagne.

« Nous y parviendrons. Car les Français ont fait le choix un peu fou d’un mouvement politique nouveau, d’une personnalité politique qui n’existait pas dans leur quotidien depuis longtemps », a-t-il dit.

« Chacun doit être dans son rôle »

« Ce n’est pas un désir personnel, c’est la raison de l’histoire profonde. Nous allons réussir, dans les années qui viennent, à porter la voix du monde libre. Ce n’est rien moins que cela l’agenda des prochaines années », a-t-il conclu.

Au cours d’une tournée en Europe de l’Est pour promouvoir un durcissement de la directive européenne sur le travail détaché, Emmanuel Macron a aussi réaffirmé qu’il voulait d’ici la fin de l’année proposer une « feuille de route » pour « refonder l’Europe » sur les 5 à 10 ans à venir, en y associant tous les pays qui voudront accentuer leur convergence.

« Faire une rentrée en Europe prend tout son sens car nous ne pouvons transformer le pays que pour lui redonner son vrai leadership européen », a-t-il ajouté.

« Chacun doit être dans son rôle », avait-il précisé lors d’une conférence de presse dans l’après-midi avec le président roumain : « Il y a des ministres qui portent les réformes, un Premier ministre qui les explique, mon rôle est de redonner le sens d’ensemble et la cohérence entre les projets français et européen ».

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 09:33
Après les ratés de l'été, Emmanuel Macron va changer sa stratégie médias

POLITIQUE Le président devrait s'adresser aux Français une ou deux fois par mois...

 

Emmanuel Macron, alors candidat, en campagne à Saint-Denis, le 30 mars 2017.

Emmanuel Macron, alors candidat, en campagne à Saint-Denis, le 30 mars 2017. — JACQUES WITT

Un constat d'échec. Emmanuel Macron a décidé de renoncer à raréfier sa parole et devrait s'adresser aux Français une ou deux fois par mois, peut-être à la radio. Le président a expliqué sa stratégie en «off» à quelques journalistes lors de sa tournée en Europe de l'Est, jeudi soir.

>> A lire aussi : Macron verrouille-t-il sa communication depuis son investiture ?

Trois mois après son élection, le chef de l'Etat va ainsi changer radicalement sa stratégie média, qui jusqu'ici consistait à répondre le moins possible aux questions des journalistes, et à préférer publier des déclarations sur les réseaux sociaux.Il refusait ainsi lors de ses déplacements de répondre aux questions ne portant pas directement sur sa visite, ou aux questions de politique intérieure lors de ses déplacements à l'étranger

Trois journalistes à bord du Falcon présidentiel

Il avait aussi annulé l'interview télé traditionnelle du 14 juillet et n'a tenu depuis son arrivée aucune conférence de presse en France, hormis lors de visites de chefs d'Etat étrangers où les journalistes n'ont généralement droit qu'à une ou deux questions par pays.

En invitant jeudi trois journalistes à bord du Falcon présidentiel entre Salzbourg et Bucarest, qui ont pu lui parler une bonne heure sur de multiples sujets, il a aussi rompu avec la règle jusqu'ici martelée par l'Elysée de ne jamais faire de "off".

Dans ces entretiens informels qu'affectionnaient ses prédécesseurs, surtout François Hollande, les journalistes conviés peuvent rendre compte de la substance de ce que leur dit leur interlocuteur mais sans le citer directement ni révéler qu'il a leur parlé. Ils doivent utiliser des formules du type "selon son entourage".

La radio comme Roosevelt et Mendès-France

Selon L'Obs, Le Monde et Ouest-France, les médias choisis par le président, Emmanuel Macron se méfie toujours des conférences de presse solennelles à l'Elysée, qu'il juge trop formatées ou trop décousues pour développer un propos en profondeur.

Au-delà d'interviews ponctuelles qu'il accordera à la presse écrite et aux chaînes de télévision, il choisirait la radio, à l'instar autrefois du président américain Franklin Roosevelt ou, au milieu des années 50, de Pierre Mendès-France qui avaient leur causerie régulière au coin du feu. Cette formule et ce média de proximité ont, dans son esprit, l'avantage de toucher un public large et populaire, précise L'Obs, sans diminuer la fonction présidentielle. Barack Obama et Donald Trump ont modernisé la tradition, avec des messages vidéos enregistrés et diffusés sur YouTube une fois par semaine («weekly address»).

En chute dans les sondages

Emmanuel Macron éprouve visiblement le besoin de davantage expliquer son action, alors que sa réforme du droit du travail inquiète et qu'il voit sa cote de popularité fortement baisser dans les sondages après un été marqué par de nombreux ratés (démission du général de Villiers, réforme de la CSG, cafouillage sur les APL, notamment)

Emmanuel Macron a déjà donné une preuve mercredi en consacrant un long moment à défendre ses réformes en France, en pleine conférence de presse conjointe avec les chefs de gouvernement autrichien, tchèque et slovaque consacrée à la réforme de la directive sur le travail détaché, le sujet de son voyage.

 

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 05:45
Réforme du Code du travail: Hollande demande à Macron d'éviter des «sacrifices pas utiles»

POLITIQUE Pour l'ancien chef de l'Etat, il ne faut pas flexibiliser davantage le marché du travail...

A.B. avec AFP

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François Hollande a demandé à son successeur à l'Elysée Emmanuel Macron d'éviter

François Hollande a demandé à son successeur à l'Elysée Emmanuel Macron d'éviter — Alfonso Jimenez/Shutter/SIPA

François Hollande a, pour la première fois depuis son départ de l’Elysée, adressé une vigoureuse mise en garde à Emmanuel Macron, l’exhortant mardi à ne pas « demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles » à l’approche d’une rentrée sous tension.

« Risque de créer des ruptures »

« Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles », a prévenu l’ancien chef de l’Etat à l’adresse de son successeur, qui fut aussi son protégé lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre de l’Economie. Invité à l’ouverture du festival du film francophone d’Angoulême mardi, l’ancien président a renchéri devant la presse : « il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures ».

Un avertissement lancé alors que, dans le même temps, à Paris, le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud commence à recevoir les partenaires sociaux pour leur présenter les premiers arbitrages relatifs aux ordonnances réformant le Code du Travail. Cette mesure sensible, qui s’ajoute à la diminution des contrats aidés ou à la baisse des APL, augure d’une rentrée sociale et politique potentiellement délicate pour l’exécutif.

Hollande sort de sa réserve

Et permet à François Hollande, qui avait promis d’observer une certaine « réserve », au moins dans une « première période », de prendre position, alors qu’il ne s’était exprimé publiquement qu’à une seule reprise et à mots choisis, à Arles le 21 juillet.

« Ce qu’il faut, c’est conforter le mouvement qui s’est engagé, l’investissement, la consommation, le pouvoir d’achat et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement », a encore insisté François Hollande.

Alors que plusieurs indicateurs économiques sont au vert, la garde rapprochée de François Hollande s’est empressée ces derniers jours de défendre le bilan de l’ancien chef de l’Etat en lui attribuant les mérites de l’embellie. Et François Hollande est lui aussi monté au créneau mardi pour réhabiliter son action.

« Les résultats sont là »

« Les résultats sont là, ils étaient d’ailleurs apparus dans les derniers mois du quinquennat et sont d’autant plus manifestes aujourd’hui. On a vu qu’à partir de 2015, la croissance était revenue, le chômage avait commencé à diminuer et j’en suis heureux pour mon pays », a-t-il relevé.

« Ce qui compte, ce n’est pas simplement d’avoir des lauriers même s’il y a eu aussi, avant les compliments, beaucoup de reproches. C’est aussi de pouvoir faire en sorte que les Français puissent avoir des conditions de vie meilleures. C’est ce qui m’avait motivé, mobilisé, tout au long de ce quinquennat », a encore dit François Hollande.

« J’avais hérité d’une situation très difficile qui était celle de la crise. Mon successeur a une situation meilleure mais tant mieux », s’est-il encore félicité avec une certaine malice, avant d’assister à la projection du film d’Albert Dupontel « Au revoir là-haut ».

Le Parti socialiste est venu dans la foulée appuyer l’ancien président en estimant dans un communiqué que « ce redressement est le produit des efforts des Français et des décisions prises pendant cinq ans par François Hollande et les gouvernements socialistes successifs. En toute logique, les résultats macroéconomiques des mois à venir seront à mettre à leur crédit ». « Cependant, cette croissance ne se maintiendra que si le gouvernement actuel est capable de voir l’impasse dans laquelle ses premières décisions risquent de nous mener », a encore ajouté le PS, en écho.

« S’exprimer sur son successeur trop tôt en bien ou en mal, est un peu décalé, inutile ou mal compris »

Hasard du calendrier, René-Pierre Lemas, un des proches de François Hollande, s’est vu signifier dans l’après-midi la fin de ses fonctions à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Au printemps, François Hollande rappelait en privé que « s’exprimer sur son successeur trop tôt en bien ou en mal, est un peu décalé, inutile ou mal compris ». Il avait lui-même essuyé début août 2012, trois mois après sa prise de fonctions, une vive critique de son prédécesseur Nicolas Sarkozy contre son immobilisme supposé dans le dossier syrien.

Une sortie qui avait été à l’époque jugée « inopportune et inélégante », voire « irresponsable », par les soutiens de François Hollande.

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 05:34

CSG

Hausse de la CSG: 7 milliards de pouvoir d'achat redonné aux actifs, selon le gouvernement

ECONOMIE Le gouvernement confirme le changement des cotisations pour 2018...

20 Minutes avec AFP

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Un bulletin de salaire mentionnant la CSG (illustration).

Un bulletin de salaire mentionnant la CSG (illustration). — Joel Saget AFP

C'était une promesse de campagne. Le Gouvernement a confirmé qu'il engagera en 2018 le transfert des cotisations salariales vers la CSG «afin de redonner 7 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux actifs», dans un communiqué diffusé mercredi.

>> A lire aussi : Qui seront les gagnants et les perdants de la hausse de la CSG?

Selon Bercy, «cette mesure a pour objectif de répartir plus équitablement le financement de la protection sociale, afin d'alléger le poids qui pèse aujourd'hui sur les actifs». L'exécutif estime que la suppression des cotisations salariales «maladie» et «chômage» en 2018 –soit 3,15 points de cotisations– financée par la hausse de la CSG de 1,7 points donnera un «gain net de pouvoir d'achat de 1,45 % pour tous les salariés, soit 260 EUR par an pour un salarié au SMIC», poursuit le communiqué.

Réforme en deux temps

La hausse de la CGS doit être effective au 1er janvier 2018, en revanche la baisse des cotisations sociales sera «réalisée en deux temps». «Dès le 1er janvier, un gain de pouvoir d'achat bénéficiera aux salariés et aux indépendants. 21 millions de Français verront alors leur revenu net amélioré», annonce le communiqué qui précise qu'«une seconde baisse des cotisations» aura lieu «à l'automne 2018».

«Ce choix d'étaler dans le temps pendant l'année 2018, en deux fois, la baisse des cotisations salariales (...) devrait permettre d'économiser quelques précieux milliards d'euros par rapport à la facture totale de cette réforme si la baisse totale des cotisations avait été immédiate», analyse le quotidien Les Echos dans son édition de mercredi.

Des discussions à venir pour les fonctionnaires

Par ailleurs, «des discussions doivent avoir lieu 2017 autour du ministre de l'Action et Comptes publics Gérald Darmanin pour définir les modalités d'une compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires» qui ne sont pas soumis aux cotisations salariales, précise le cabinet du ministre.

La suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé, qui représentent 3,15% du salaire (2,40% pour l'assurance-chômage, 0,75% pour l'assurance-maladie), avait été présentée comme une réforme prioritaire par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.

En déplaçant ces 20 milliards d'euros de pression fiscale des salariés depuis les cotisations salariales vers la CSG, caractérisée par des taux faibles mais une assiette large, le gouvernement souhaite redonner du pouvoir d'achat aux actifs, soumis selon lui à une pression fiscale excessive.

Hausse de la CSG: 7 milliards de pouvoir d'achat redonné aux actifs, selon le gouvernement

ECONOMIE Le gouvernement confirme le changement des cotisations pour 2018...

20 Minutes avec AFP

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Un bulletin de salaire mentionnant la CSG (illustration).

Un bulletin de salaire mentionnant la CSG (illustration). — Joel Saget AFP

C'était une promesse de campagne. Le Gouvernement a confirmé qu'il engagera en 2018 le transfert des cotisations salariales vers la CSG «afin de redonner 7 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux actifs», dans un communiqué diffusé mercredi.

>> A lire aussi : Qui seront les gagnants et les perdants de la hausse de la CSG?

Selon Bercy, «cette mesure a pour objectif de répartir plus équitablement le financement de la protection sociale, afin d'alléger le poids qui pèse aujourd'hui sur les actifs». L'exécutif estime que la suppression des cotisations salariales «maladie» et «chômage» en 2018 –soit 3,15 points de cotisations– financée par la hausse de la CSG de 1,7 points donnera un «gain net de pouvoir d'achat de 1,45 % pour tous les salariés, soit 260 EUR par an pour un salarié au SMIC», poursuit le communiqué.

Réforme en deux temps

La hausse de la CGS doit être effective au 1er janvier 2018, en revanche la baisse des cotisations sociales sera «réalisée en deux temps». «Dès le 1er janvier, un gain de pouvoir d'achat bénéficiera aux salariés et aux indépendants. 21 millions de Français verront alors leur revenu net amélioré», annonce le communiqué qui précise qu'«une seconde baisse des cotisations» aura lieu «à l'automne 2018».

«Ce choix d'étaler dans le temps pendant l'année 2018, en deux fois, la baisse des cotisations salariales (...) devrait permettre d'économiser quelques précieux milliards d'euros par rapport à la facture totale de cette réforme si la baisse totale des cotisations avait été immédiate», analyse le quotidien Les Echos dans son édition de mercredi.

Des discussions à venir pour les fonctionnaires

Par ailleurs, «des discussions doivent avoir lieu 2017 autour du ministre de l'Action et Comptes publics Gérald Darmanin pour définir les modalités d'une compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires» qui ne sont pas soumis aux cotisations salariales, précise le cabinet du ministre.

La suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé, qui représentent 3,15% du salaire (2,40% pour l'assurance-chômage, 0,75% pour l'assurance-maladie), avait été présentée comme une réforme prioritaire par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.

En déplaçant ces 20 milliards d'euros de pression fiscale des salariés depuis les cotisations salariales vers la CSG, caractérisée par des taux faibles mais une assiette large, le gouvernement souhaite redonner du pouvoir d'achat aux actifs, soumis selon lui à une pression fiscale excessive.

 

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 05:22
Réforme du Code du travail: Ce qui risque de bientôt changer pour vous

LOI Les partenaires sociaux attendent avec impatience de connaître le détail des ordonnances…

 

Cet été, le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont multiplié les entretiens avec les partenaires sociaux. Ici, la rencontre à Matignon avec la CFE-CGC, le 27 juillet 2017.

Cet été, le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont multiplié les entretiens avec les partenaires sociaux. Ici, la rencontre à Matignon avec la CFE-CGC, le 27 juillet 2017. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

  • Syndicats et organisations patronales vont connaître une partie du contenu des ordonnances cette semaine.
  • L’intégralité du texte sera dévoilée le 31 août.
  • De nombreux salariés pourraient connaître des changements avec ces ordonnances.

Le moment de vérité approche. Cette semaine, le ministère du Travail doit présenter aux organisations syndicales et patronales une partie du contenu des fameuses ordonnances qui pourront bouleverser la vie des salariés et des employeurs. Si les textes ont été soigneusement conçus à l’abri des regards, le cadre général, à savoir le projet de loi d’habilitation, est quant à lui connu puisqu’il a été adopté par le Parlement début août.

Trois grands thèmes sont définis : la « nouvelle articulation de l’accord d’entreprise et de l’accord de branche », la « simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs », et enfin « la sécurisation des relations de travail ». Alors concrètement, qu’est-ce qui pourrait changer

Ce qui pourrait changer… pour les CDI

Le thème a beaucoup fait débat cet été. Le « CDI de chantier » ou « contrat de chantier », pour l’instant limité au BTP, pourrait être étendu à d’autres sphères. Ce contrat de travail dure le temps d’une mission, ou d’un chantier. Comme il n’a pas de date de fin précise, ce qui le range dans la catégorie des CDI, il peut donc excéder la durée maximale d’un CDD (18 mois, hors exceptions). Une fois la mission terminée, l’employeur peut tout à fait licencier le salarié, qui touche alors des indemnités légales, mais pas de prime de précarité.

Le projet de loi ne définit pas les domaines (informatique, automobile, etc) qui pourraient être concernés par ce contrat. Il se borne à indiquer que le recours au CDI de chantier devra être validé « par accord de branche », ce qui laisse la possibilité au gouvernement d’exclure certains secteurs… ou pas.

Ce qui pourrait changer… pour les CDD

Le contrat à durée déterminée est pour l’instant strictement délimité par le Code du travail. Dorénavant, les branches auront droit d’y apporter des modifications. Le secteur de la restauration rapide pourrait par exemple décider d’augmenter le nombre de renouvellements possibles d’un CDD ou d’allonger sa durée.

« Les motifs de recours au CDD pourront également être élargis, craint Fabrice Angéï, spécialiste du dossier à la CGT. Il va y avoir des marchandages branche par branche, ce qui conduira à du dumping social : certaines branches seront encore plus dévalorisées qu’aujourd’hui. De plus, rien ne dit qu’à terme les entreprises ne puissent pas elles-mêmes décider des conditions des CDD, si les branches décident de leur déléguer cette compétence ».

>> Lire aussi : Quels sont les principaux points de friction avec les syndicats sur la réforme du Code du travail ?

Ce qui pourrait changer… pour les accords d’entreprises

C’est l’un des points clés des ordonnances. Le projet de loi veut faciliter « les modalités de négociation, de révision et de conclusion d’un accord (…) dans les entreprises dépourvues de délégué syndical ». François Asselin, président de la Confédation des petites et moyennes entreprises (CPME) revendique « un dialogue social direct : s’il n’y a pas de syndicats, il faut pouvoir signer un accord avec les délégués du personnel » affirme-t-il.

Autre point important : le recours au référendum d’entreprise où les syndicats sont présents. Pour l’instant, seuls les syndicats représentant au moins 30 % des voix ont le pouvoir d’organiser un référendum. Celui-ci possède une valeur légale, qui valide un accord d’entreprise. Si le texte reste en l’état, l’employeur pourrait lui aussi faire valider un accord via le vote des salariés, même en cas de refus des syndicats majoritaires. ​Une ligne rouge pour de nombreux leaders syndicaux.

Ce qui pourrait changer… en cas de licenciement

Les ordonnances vont définir un barème obligatoire pour les dommages-intérêts versés au salarié lorsqu’il est victime d’un licenciement jugé abusif, notamment en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise. Jusqu’à présent, le barème était indicatif. Pour Fabrice Angéï, c’est tout simplement « un contournement du juge (…) Cela va permettre de connaître le prix à payer pour se séparer d’un salarié, quels qu’en soient les motifs ».

Cette position n’est pas partagée par tous les syndicats : dans un entretien accordé au Monde le 28 juin, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, affirmait que l’instauration d’un barème n’était pas une ligne rouge pour lui. Reste à connaître les montants qui auront été arbitrés.

>> Lire aussi : Une salariée attaque son ex-employeur après une succession de 1.117 CDD

« Il ne faut pas que ce soit un drame »

Autre changement qui s’annonce sur les licenciements : le gouvernement veut en finir avec le « formalisme » des prud’hommes. Au fil des débats, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, n’a cessé de répéter cette histoire Pour François Asselin, « il faut sécuriser la rupture du contrat de travail. Lorsqu’on doit se quitter, il ne faut pas que ce soit un drame ni pour le salarié, ni pour l’entreprise ». Ce point étonne Fabrice Angéï : « Se séparer d’un salarié est assez facile aujourd’hui, il suffit de voir l’explosion du nombre de ruptures conventionnelles. Vouloir réformer le licenciement sous prétexte d’un trop grand formalisme, c’est un faux motif ».

Quel calendrier ?

Selon le ministère du Travail, la « semaine de concertation » démarrera le mardi 22 août. Le directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, Antoine Foucher, recevra d’abord le Medef. Les autres partenaires sociaux se succéderont ensuite de mercredi à vendredi.

Une fois cette phase refermée, les derniers arbitrages seront rendus, avant l’envoi des ordonnances au Conseil d’État, pour consultation, le 28 août. Puis le 31 août, ce sera le grand jour : Edouard Philippe a promis que le projet serait officiellement présenté à cette date, normalement via une conférence de presse.

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 06:07
Stéphane Le Foll tacle le gouvernement
Stéphane Le Foll tacle le gouvernement

Stéphane Le Foll à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017.

Stéphane Le Foll a profité de l'annonce de la relance de l'économie française par le Journal du dimanche pour critiquer le gouvernement, en particulier Christophe Castaner.


Selon le JDD, "la France a renoué avec la croissance", grâce à la politique menée par François Hollande. Une information qui n'a pas échappé à l'ancien porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture de l'ancien chef de l'État.
 


"LA FRANCE VA MIEUX"

Le député de la Sarthe a donc tenu à montrer sa satisfaction sur Twitter en partageant la Une du JDD. Mais il ne s'est pas arrêté là. En effet, il a également envoyé un tacle à Christophe Castaner, porte-parole de l'actuel gouvernement. "Arrêtez de faire le coup de l'héritage quand c'est pour annoncer des mauvaises mesures, écrit le député. La France va mieux."
Une manière pour Stéphane Le Foll de dénoncer le gouvernement qui avait notamment dit que la baisse de 5 euros des APL avait été décidée sous François Hollande.
Stéphane Le Foll tacle le gouvernement
Stéphane Le Foll tacle le gouvernement

Stéphane Le Foll à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017.

Orange avec AFP, publié le dimanche 20 août 2017 à 19h37

Stéphane Le Foll a profité de l'annonce de la relance de l'économie française par le Journal du dimanche pour critiquer le gouvernement, en particulier Christophe Castaner.

Selon le JDD, "la France a renoué avec la croissance", grâce à la politique menée par François Hollande. Une information qui n'a pas échappé à l'ancien porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture de l'ancien chef de l'État.
 



"LA FRANCE VA MIEUX"

Le député de la Sarthe a donc tenu à montrer sa satisfaction sur Twitter en partageant la Une du JDD. Mais il ne s'est pas arrêté là. En effet, il a également envoyé un tacle à Christophe Castaner, porte-parole de l'actuel gouvernement. "Arrêtez de faire le coup de l'héritage quand c'est pour annoncer des mauvaises mesures, écrit le député. La France va mieux."
  

Une manière pour Stéphane Le Foll de dénoncer le gouvernement qui avait notamment dit que la baisse de 5 euros des APL avait été décidée sous François Hollande.

 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 06:23
Macron: Nouveaux statuts et nouvelle direction pour La République en marche

PARTIS Le parti d'Emmanuel Macron a adopté de nouveaux statuts approuvés par 72.066 adhérents...

 

Militants En marche.

Militants En marche. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Seize mois après sa création, La République en marche (LREM) a adopté de nouveaux statuts ce jeudi, à l’issue d’un vote ouvert à ses adhérents et contesté par certains d’entre eux. Le parti d' Emmanuel Macron a annoncé que 90,6 % des votants avaient voté en faveur des nouveaux statuts proposés par la direction.

72.066 adhérents ont voté

Le mouvement de la majorité présidentielle revendique une participation de 32,1 % et s’en réjouit : « les adhérents ont été nombreux en période estivale à participer à ce scrutin, 72.066 au total (sur les 224 640 adhérents remplissant les conditions pour voter ayant au moins 3 mois d’ancienneté d’adhésion) », écrit le parti dans un communiqué paru ce jeudi. Les adhérents ont pu voter du 23 juillet au 16 août 2017.

De nombreux adhérents et référents locaux de LREM ont fait savoir dès le début du scrutin qu’ils désapprouvaient ces nouveaux statuts. « La démocratie en marche » avait ainsi saisi la justice en référé pour protester contre le « défaut de transparence et de démocratie » qu’allaient selon eux instituer ces nouveaux statuts, sans obtenir gain de cause. Le TGI de Créteil avait cependant obligé LREM à proroger sa période de vote, initialement fixée à une semaine entre le 23 et le 30 juilllet.

Parallèlement, la Confédération des marcheurs de la République, qui revendique plusieurs milliers de membres, a initié une procédure de médiation à l’amiable avec la direction de la REM pour régler le « problème de fond » d’absence de démocratie interne dans un parti où, hormis pour les statuts, les militants ne seront pas appelés à voter

 

Nouvelle direction collégiale

Avec ces nouveaux statuts, le parti se dote d’un conseil national composé à 25 % d’adhérents sans mandat électif et tirés au sort, et de l’ensemble des parlementaires et des élus locaux. Il élira un bureau exécutif d’une trentaine de membres. L’adhésion au parti reste gratuite.

Le parti s’est également doté d’une nouvelle direction collégiale transitoire, qui remplace la directrice par intérim Catherine Barbaroux. Elle est composée de l’ancien député socialiste Arnaud Leroy, de la membre fondatrice d’En Marche Astrid Panosyan et de la sénatrice de Paris et déléguée nationale du mouvement Bariza Khiari

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle direction collégiale

Avec ces nouveaux statuts, le parti se dote d’un conseil national composé à 25 % d’adhérents sans mandat électif et tirés au sort, et de l’ensemble des parlementaires et des élus locaux. Il élira un bureau exécutif d’une trentaine de membres. L’adhésion au parti reste gratuite.

Le parti s’est également doté d’une nouvelle direction collégiale transitoire, qui remplace la directrice par intérim Catherine Barbaroux. Elle est composée de l’ancien député socialiste Arnaud Leroy, de la membre fondatrice d’En Marche Astrid Panosyan et de la sénatrice de Paris et déléguée nationale du mouvement Bariza Khiari.

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 09:40
«Un sans-faute», des regrets, «mesures négatives»... Macron et les patrons, une série pleine de rebondissements

IMPÔTS Le Medef s’alarme de certaines mesures du nouveau président…

 

Le 10 mars 2017, Emmanuel Macron, en pleine campagne présidentielle, salue Pierre Gattaz lors des Olympiades des métiers qui se tiennent à Bordeaux.

Le 10 mars 2017, Emmanuel Macron, en pleine campagne présidentielle, salue Pierre Gattaz lors des Olympiades des métiers qui se tiennent à Bordeaux. — UGO AMEZ/SIPA

  • Emmanuel Macron n’était pas le candidat « préféré » de l’organisation patronale.
  • Ses réformes de la fiscalité du patrimoine et des entreprises séduisent le Medef.
  • Mais les grands patrons craignent l’arrivée d’un impôt temporaire pour remplacer la taxe sur les dividendes.

Episode 0 : « C’était des fausses idées »

Août 2015, université d’été du Medef. Une salve d’applaudissement parcourt les rangées de chaises. L’assemblée salue l’orateur qui vient de s’exprimer pendant une quarantaine de minutes sur l’économie française. Avec ce tacle appuyé au PS : « La gauche (…) a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises (…) que la France pouvait aller mieux en travaillant moins. C’était des fausses idées ». Au pupitre, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie.

Cet épisode, un parmi d’autres, montre le pouvoir de séduction que peut exercer le nouveau président sur le patronat, même si certains désaccords ont pu apparaître cet été, notamment sur plusieurs réformes fiscales. 20 Minutes a décidé de vous retracer les derniers rebondissements de la série « Macron et les patrons » (pas encore disponible sur Netflix). 

Episode 1 : Le challenger et les nuages

Au départ, il y avait François Fillon. Et puis, l’affaire Pénélope étant passée par là, le candidat « préféré » du Medef – qui n’a soutenu personne officiellement - est devenu Emmanuel Macron, un peu par défaut. Interrogé sur France Info en mars 2017, Pierre Gattaz estimait que le candidat d’En Marche « [allait] dans le bon sens, mais n’[allait] pas jusqu’au bout des réformes, notamment sur la baisse du coût du travail, sur la fiscalité ».

>> Lire aussi : Une majorité de petits patrons de TPE fait confiance à Emmanuel Macron

Une fois l’élection remportée, Pierre Gattaz ne cache pas sa joie. « Pour l’instant nous sommes sur un nuage, pour l’instant Emmanuel Macron fait un sans-faute » affirme-t-il le 16 mai sur CNews. Et pour cause :  un article du journal Libération montre comment les préconisations d’un document du Medef datant de 2015 se retrouvent dans la loi Travail de Myriam El Khomri et dans la réforme du Code du travail voulue par Emmanuel Macron.

Episode 2 : Celui qui voulait reporter les réformes

Premier agacement du Medef. Le 4 juillet, Edouard Philippe annonce devant l’Assemblée nationale que la réforme de l’ISF, qui doit être remplacée par un impôt sur l’immobilier, est reportée en 2019, tout comme la réforme du CICE. « Je regrette (…) que le gouvernement reporte les mesures essentielles pour les entreprises que sont la baisse du coût du travail et de la fiscalité » déplore Pierre Gattaz. Cinq jours plus tard, l’exécutif change de cap : la réforme de l’ISF aura finalement lieu dès 2018, en même temps que la suppression de la taxe d’habitation.

>> Lire aussi: APL, CSG, taxe d’habitation… On en sait (un peu) plus sur les projets budgétaires du gouvernement

Malgré certaines mesures en direction des ménages, Dominique Plihon, économiste et porte-parole d’Attac, constate une continuité avec la politique menée par François Hollande. « On croit que si on libère l’offre – des contraintes réglementaires, de la pression fiscale - l’économie va repartir, décrypte-t-il. Cette théorie a été formellement démentie par les faits. La baisse des impôts n’entraîne pas la relance de l’activité économique. Emmanuel Macron s’abrite derrière des présupposés économiques mais il y a des raisons politiques : la théorie de l’offre permet de justifier des mesures favorables aux entreprises et aux plus riches, qui sont des soutiens politiques. »

Episode 3 : La taxe de la discorde

Dans son édition du 16 août, le Canard Enchaîné révèle une note du Medef qui critique plusieurs « mesures négatives » envisagées par le gouvernement. Parmi elles, la création d’un impôt temporaire sur les grandes entreprises pour compenser la disparition de la taxe sur les dividendes, jugée illégale par la Cour de justice de l’Union Européenne. « Nous sommes assez mécontents » reconnaît le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux dans une interview aux Echos.

Pour Dominique Plihon, les grands patrons n’ont pourtant pas de quoi se plaindre. « Les réformes fiscales menées par Emmanuel Macron (ISF, prélèvement forfaitaire sur les revenus du capital) sont des réformes favorables non seulement au patronat, mais surtout aux ménages les plus riches, dans lesquels on retrouve les cadres supérieurs des entreprises. » explique-t-il. Une affirmation corroborée par un rapport de l’OFCE publié le 12 juillet. Le think-tank classé à gauche concluait que les 10 % les plus riches allaient capter 46 % des gains fiscaux de l’ensemble des ménages.

 

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Présentation

  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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