Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:31


Stéphane Demilly, Député de la 5è circonscription de la Somme, Blandine Bruant, Maryse Fagot et Marc Bonef, candidats de la liste "envie de Picardie" dans l'arrondissement de Péronne, ont le plaisir de vous convier à une grande Réunion Publique le Mardi 2 mars 2010 à 19h30 à Péronne (Somme)
Salle des fêtes de Flamicourt, rue Foliot Curie 80200 Flamicourt, autour de Olivier Jardé Député de la 2è circonscription de la Somme, Conseiller Général du Canton de Boves, tête de liste départementale "envie de Picardie" et Caroline Cayeux, Maire de Beauvais, Conseillère Régionale de Picardie tête de liste Régionale "envie de Picardie.

Repost 0
Published by Zuwala - dans politique
commenter cet article
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 18:39

 

  images-copie-1                                               images (1)-copie-1


Hermann Hesse est né le 2 juillet 1877 à Calw, Allemagne, mort le 9 août 1962 à Montagnola, Suisse

C'était un romancier, poète, peintre et essayiste Allemand puis Suisse. Il a obtenu le prix Goethe et le Prix Nobel de littérature en 1946.

Il était l'écrivain des déchirements de l'existence humaine. Il se plait à décrire des destinées hors du commun; vagabonds, solitaires, contestataires, mais tous à la recherche de sens pour leur vie... L''ascèse, la sensualité et l'art sont les voies habituelles empruntées par ses héros. Mais, entre la chair et l'esprit, l'oscillation demeure incertaine.


Les livres dont j'ai lu et apprécié: 

Knulp; vagabond vieillissant juste sorti de l'hôpital, revient au village de son enfance; il est malade, diminué, épuisé par ses années d'errance. Sans logis, il va de maison en maison, s'installe au gré de sa fantaisie chez l'un ou chez l'autre. Mais l'accueil qu'il reçoit est faussement chaleureux.
Avec Knulp, Hermann Hesse a brossé l'un de ses plus beaux portraits littéraires. Celui d'un être libre qui, pour orienter son existence, a préféré le rêve aux conventions  sociales. Personnage complexe et attachant, Knulp compose une figure fascinante de dilettante doué dont le lecteur pénètre peu à peu les pensée les plus secrètes...
Roman magique, apologie de la liberté, de la désinvolture et du désintéressement, Knulp est aussi une superbe méditation sur les blessures secrètes, la solitude et l'échec.

Siddhartha; un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée. Puis c'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne paut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani.
Dans le cadre d'une Inde recrée à merveille, écrit dans un style d'une rare maîtrise, Siddhartha, roman d'une initiation, est un des plus grands de Hermann Hesse, prix Nobel de littérature. 

Demian; roman d'une adolescence, roman d'initiation, de formation, et l'un des chefs-d'oeuvre du genre. Le sous titre est : Histoire de la jeunesse d'Emile Sinclair. Demian enseigne à Emile Sinclair à ne pas suivre l'exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à s'exposer à la fois au divin et au démoniaque, à traverser le chaos pour mériter l'accomplissement de sa destinée propre
Les trois romans de Hermann Hesse, Demian, chronologiquement le premier, Siddhartha et Le Loup des Steppes offrent autant de variations sue le thème de l'étranger qui ne doit pas craindre de se séparer de la société, de "vivre en dehors". 

Le voyage en Orient; à la fois pèlerinage et croisade, mouvement théosophique et tentative de fraternisation universelle, Le voyage en Orient va rassembler autour du mystérieux Andréas Léo les membres d'un ordre prestigieux et déjà millénaire qui compte parmi ses fondateurs Lao Tseu et Zoroastre, Pythagore et Albert-le-Grand. C'est l'aventure collective, fulgurante et peut être sans lendemain de leurs lointains héritiers que tente de reconstituer plus de vingt ans après le musicien HH.
Cet éblouissant récit métaphorique n'est pas simplement la transposition poétique du grand mouvement intellectuel et artistique des années vingt en Allemagne. C'est aussi un mouvement baroque dédié aux longs siècles de culture germanique qui m'ont précédé.

 

Repost 0
Published by Zuwala - dans livre
commenter cet article
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 09:18

 

  Photo-copie-23
   
Pour mieux répondre aux problèmes liés aux addictions qui constituent aujourd'hui une question majeure de santé publique, le Plan gouvernemental 2007-2011 sur "la prise en charge et la prévention des addictions" a été mis en place. L'objectif est de renforcer et de coordonner les dispositifs existants et développer les ressources à toutes les étapes de la prise en charge de ces problèmes (de la prévention, aux soins et à l'accompagnement social).
L'originalité de ce Plan sur les addictions est de mettre en place une prise en charge des addictions de façon "transversale". Les approches thérapeutiques et préventive des addictions qui jusqu'alors s'effectuait par produit (tabac, alcool...) se trouvent "décloisonner". Le problème est désormais considérer de manière globale qu'elle soit ou non à des substances.

Conseils : 

*Si vous vous interrogez sur vos comportements qui manifestement montrent une dépendance, n'hésitez pas à consulter.

*
Vous pouvez consultez votre médecin traitant, un médecin spécialisé dans les addictions (dans les hôpitaux, par exemple, le nombre de consultations dédiées a ce problème devrait augmenter). Vous pouvez aussi vous adresser à un psychothérapeute spécialisé dans les phénomènes de dépendance.

 

Repost 0
Published by zuwala - dans prévention
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 16:27


"Le 11/02/2010"

La Ville de Paris et l'association "Ligne de vie" ont signé ce matin une convention de partenariat pour l'insertion professionnelle de personnes précaires concernées par la toxicomanie et présentant des pathologies associées sévères (HIV, HCV...)

Cette convention prévoit notamment :
* l'insertion, chaque année dès 2010, de 90 personnes en situation d'exclusion, par le biais de contrats aidés au sein des services de la Ville de Paris;
* la mobilisation de nombreux acteurs pour accompagner ces personnes: personnels soignants, assistants sociaux, etc.

L'association assure l'accompagnement social et psychologique de ce public fragilisé, en lien avec les services de la Ville et le service d'addictologie du centre hospitalier Sainte Anne. Ainsi, 40% des personnes parviennent à se stabiliser avec un emploi.

La Ville consacre un budget annuel de 1,7 millions d'euros (salaires, formation et accompagnement professionnel, intervention de la mission toxicomanie) pour mettre en place ces mesures.

Plus globalement, cette action traduit l'engagement fort de la Ville en faveur du retour à l'emploi des Parisiens en difficulté via les contrats aidés (l'objectif étant de réaliser 1700 contrats aidés en 2010, après les 1300 en 2009), indispensable en période de crise et de détérioration de marché du travail. 

Repost 0
Published by Zuwala - dans social
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 09:46

 

Photo 001-copie-12
Repost 0
Published by Zuwala - dans politique
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 09:36

 

Photo-copie-21.jpg


Presse.nc@assemblée-nationale.fr
Repost 0
Published by Zuwala - dans politique
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 15:32


Photo-copie-20

Photo-001-copie-9.jpg


Photo-002-copie-8.jpg

Photo-003-copie-7.jpg

Photo-004-copie-4.jpg

Repost 0
Published by Zuwala - dans politique
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:19


Photo-001-copie-8.jpg



A.L.C.O.O.L

Laisse-moi vivre ma vie,
Je ne sais encore si je vais pouvoir me passer de toi
Mais pour le moment je te bannis de mon existence
Et tu ne me manques pas.

 
 
Repost 0
Published by Zuwala - dans prévention
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 13:17
Si boire un verre en soirée n'est pas nocif, une consommation plus régulière doit vous alerter. Le seuil de dangerosité peut vite être franchi.

Alcool: quand les grandes écoles s'impliquent 

Prévention. C'est le leitmotiv des grandes écoles. Directeurs et représentants des BDE (bureaux des élèves) ont mis au point une "charte des bonnes pratiques" pour sensibiliser les étudiants aux problèmes causés par l'association à outrance des fêtes étudiantes. Cette charte signée par la CDEFI (Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs), la CGE (Conférence des grandes écoles), le BNEI (Bureau national des élèves ingénieurs) et le BNEC (Bureau national des élèves en écoles de commerce) est conçue comme un "vade-mecum" de la soirée étudiante. Elle énonce les mesures à prendre: interdiction de toute introduction externe d'alcool, mise en place d'"open soft", distribution gratuite de nourriture, ou constitution d'équipes de prévention formées aux premiers secours... De "bonnes pratiques" censées faire évoluer les mentalités... Mais il reste encore du travail pour que les 20 000 soirées étudiantes organisées chaque année suivent ces préconisations.


Alcool: quelle dépendance? 

Tu t"es vu quand t'as bu? Les campagnes de prévention ont beau se succéder, les réalités demeurent: six étudiants sur dix boivent de l'alcool fréquemment (1) . Et plus d'un étudiant sur dix estime en avoir une consommation importante (2). Mais ce n'est pas parce que l'on boit un petit verre de temps en temps que l'on va devenir alcoolique. En fait, tout dépend de votre vulnérabilité, du contexte de votre consommation et de sa fréquence.

Une consommation festive 

Les étudiants ont souvent une consommation irrégulière. Il boivent de l'alcool entre copains lors de soirée ou de sorties le week-end. Pas de fête réussie 
sans alcool pour certains. Un, deux, trois quatre verres et plus. Si l'on n'y prend pas garde, cette consommation conviviale peut virer à l'excès. Pour les plus fragiles, elle devient un moyen de "défonce" pour faire oublier les soucis du quotidien. Comment détecter qu'on glisse d'un usage nocif à une consommation abusive? Quels sont les dangers occasionnés par ces excès répétés?

(
1) "la santé des étudiants 2008", deuxième enquête nationale de la LMDE (la mutuelle des étudiants) et de l'EPSE ( Expertise et prévention pour la santé des étudiants).

(
2) "la santé des étudiants en 2007", enquête de l'USEM (Union nationale des mutuelles étudiantes régionales) et de la FNORS (Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé). 
Repost 0
Published by Zuwala - dans prévention
commenter cet article
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 14:47
Photo-copie-19.jpg 


Vous êtes associé au prochain lancement, en France, d'un essai clinique d'un nouveau genre chez des personnes souffrant d'une trop grande consommation de boissons alcooliques. De quoi s'agit'il précisément? 

Il s'agit ici de la partie française d'un essai international dit de phase III qui, outre 
la France, sera mené en Europe dans différents pays: Italie, Espagne, Portugal, Belgique. Cet essai concerne une nouvelle molécule agissant à l'échelon de certains récepteurs cérébraux. Comme dans toutes les études de ce type on partagera par tirage au sort les personnes volontaires en deux groupes. Elles recevront ainsi durant une période de six mois soit cette nouvelle molécule soit une substance placebo sans action biologique. Et les médecins participant à ce travail ne sauront pas s'ils prescrivent la molécule ou le placebo. Il s'agit ainsi d'un essai "randomisé en double aveugle" qui permet d'évaluer au mieux si l'objectif fixé est ou non atteint. En parallèle les participants bénéficieront d'un soutien psychothérapique et et d'une approche motivationnelle.

Qu'elles sont les personnes qui pourront participer à cette étude? 

Il s'agit de personnes devenues dépendantes à l'alcool selon au moins trois des sept critères officiellement retenus par le système de "classification dit du DSM IV"*;et ce quel que soit la sévérité de leur dépendance à l'alcool. Seront toutefois exclues, comme dans la plupart des essais de ce type, les personnes souffrant de complications somatiques instables comme une cirrhose décompensée une pancréatite, etc. Seront également exclues celles souffrant de troubles psychiatriques nécessitant un traitement médicamenteux par anxiolytiques, antidépresseurs ou antipsychotiques de même que celles qui sont soumises à des contraintes juridiques se suivi thérapeutiques.
En pratique cette étude concerne a priori les personnes qui, pour ce qui est de leur consommation de boissons alcooliques, sont au delà des seuils de risques (soit plus de 21"verres" par semaine pour les hommes et plus de "14" pour les femmes); des personnes qui d'autre part au moins six épisodes mensuels d'imprégnation alcoolique durant lesquels ils boivent en une seule journée plus de 6"verres" pour les hommes et plus de 4 "verres" pour les femmes. En France nous recrutons actuellement deux cents personnes volontaires correspondant à ces critères {une présélection de celles qui pourraient être intéressées est organisée via le n° de tel vert 0805 88 99 00] .

Pourquoi retenir de tels critères de consommation?

Notre objectif est clairement d'essayer de sélectionner des patients alcoolo-dépendants mais dont la consommation est irrégulière. Il nous semble que cette approche correspond mieux à la modification actuellement observée des modes d'alcoolisation:il y a aujourd'hui une tendance à une alcoolisation dite "anglo-saxonne";une alcoolisation centrée sur les périodes de détente.

Comment les choses vont-elles se passer en pratique ?

Selon les modalités assez particulières. Dans un premier temps nous allons aider les patients à identifier les situations dans lesquelles ils savent qu'ils sont exposés à un risque "de dérapage", soit à une consommation qui dépasse les 6 "verres": pour cela nous allons établir avec lui un calendrier rétrospectif de sa consommation au cours des trois mois précédents. Nous lui proposeront ensuite un schéma de prise du traitement centré sur ces "crise". Deux solutions s'offriront à lui:il pourra s'il le souhaite prendre le traitement tous les jours;il pourra aussi, ce qui est préférable l'avoir en permanence sur lui et ne le prendre qu'une demi-heure avant le premier verre d'une situation dont il saura qu'elle est, pour lui, à risque d"alcoolisation importante.

Quels sont ici vos objectifs?

Des essais préalables sur des modèles animaux puis sur des volontaires ne souffrant pas de dépendance à l'alcool on montré une réduction du volume d'alcool consommé par session d'alcoolisation. Le bénéfice attendu est une réduction de la consommation d'alcool de 30% ainsi parallèlement que des dommages associés à cette consommation. Parlons clair: l'objectif est clairement de diminuer le risque alcool et non pas d'éteindre le processus de l'alcoolo dépendance.

N'y a-t-il pas ici un risque d'entretenir les consommateurs excessifs dans leur dépendance à l'alcool?

L'originalité de cette étude est de ce positionner à la fois dans un cadre clinique et dans une optique de santé publique de réduction du risque alcool tout en s'écartant de l'objectif d'abstinence. L'hypothèse, raisonnable, est de postuler que ce médicament pourrait conduire une personne dépendante à l'alcool à consommer moins, à réduire sa consommation en deçà d'un seuil de risque dès lors qu'elle n'est pas prête pour un projet d'abstinence.

Est-ce dire que vous remettez en question le dogme central de l'alcoologie qui veut que l'abstinence, complète et définitive, est le seul et unique objectif thérapeutique?
 
 
Quelques précisions s'imposent ici. Le dogme de l'abstinence comme voie unique d'approche thérapeutique (mais surtout d'objectif du traitement de la dépendance à l'alcool) est aisément explicable. La perte de contrôle de la consommation (quantitative et qualitative) d'alcool est le maître-symptôme de l'alcoolo dépendance. Certains y voient même sa signature spécifique. Dès lors l'arrêt de toute consommation apparaît l'objectif, naturel et logique,de la prise en charge thérapeutique.
Pour autant, en pratique,il existe plusieurs arguments qui ont tendance à remettre en question la pertinence l'abstinence en tant qu'objectif et non pas comme moyen d'améliorer le pronostic des patients alcoolo dépendants. Différentes études qui ont suivi de tels patients suivant ou non un traitement montrent qu'après dix ans entre 10 et 30% (selon les études) ont, après une période initiale d'abstinence, repris une consommation jugée faible par la quantité et surtout en l'absence de dommages corporels. Les fondements de la "loi" qui impose à tous l'abstinence à vie ne sont donc pas démontrés.
D'autre part des études faites dans la population générale non traitée montrent qu'au cours de leur vie seuls 20% des personnes dépendantes à l'alcool consultent un médecin, un centre spécialisé ou prennent contact avec des associations d'anciens buveurs pour se soigner. La raison la plus souvent invoquée par les 80%: "je suis pas prêt à m'arrêter de boire pour les restant de mes jours". Dès lors si l'acceptation d'un projet d'abstinence définitive est l'unique sésame de la prise en charge thérapeutique on en laisse un nombre considérable de personnes en souffrance à l'écart des dispositifs de soins existants.
On peut le dire autrement: l'abstinence totale et définitive érigée en seul objectif est un dangereux repoussoir pour la majorité des personnes qui ont des problèmes majeurs avec l'alcool. L'abstinence reste sans doute le moyen le plus rapidement efficace pour améliorer l'existence et la survie d'un patient alcoolo dépendant. Mais je considère que le moment est venu pour que d'autres options d'objectifs, transitoires ou définitifs, soit testées.

Quelle est la nouvelle molécule qui va faire l'objet de la prochaine étude à laquelle vous participez? 

Il s'agit du nalméfène. Cette molécule n'est pas d'une très grande originalité. C'est un antagoniste sélectif de certains récepteurs opioïdes (mu et gamma) cérébraux. Elle est présente un profil pharmacologique proche de la naltrexone (ou Revia) médicament déjà commercialisé dans l'aide au maintien de l'abstinence chez les personnes alcoolo dépendantes. Les autres médicaments utilisés en alcoologie sont ceux de l'aide au sevrage physique (les benzodiazépines), du maintien de l'abstinence avec des stratégies dissuasives (Espéral) 
ou la réduction de l'envie de boire dans le but d'initier ou de maintenir l'abstinence (Aotal, Revia et -en attente en France- le baclofène et le topiramate).

Redoutez-vous ou pas les critiques (parfois acerbes) que vos confrères français commencent à formuler concernant cette nouvelle approche et qui évoquent pour certains une forme de "coup médiatique"? 

"Coup médiatique"? pour quel intérêt? Pour quel bénéfice? Mon seul souci est de faire avancer la connaissance. Or le recrutement des patients pour cette étude (alcoolo dépendants sans objectif d'abstinence) est difficile chez les personnes qui viennent chez nous en consultation en général pour chercher un projet d'abstinence. Rendre publique l'existence de cet essai devrait nous aider à trouver les volontaires que nous cherchons.
Plus sérieusement les critiques se portent généralement sur une inquiétude illégitime: celle que l'option pharmacologique résume la prise en charge de la dépendance à l'alcool. Je pense qu'avec les produits dont l'efficacité est déjà validée l'option pharmacologique n'est qu'un traitement d'appui (un traitement "adjuvant") d'une prise en charge globale dans lequel les aspects d'accompagnement psychologiques, médicaux, sociaux et des groupes d'entraides sont essentiels.
La réticence à l'aide pharmacologique observée chez les soignants en alcoologie comme chez les prescripteurs en général n'est pas nouvelle. Les deux principales molécules déjà disponible sur le marché ne sont pas "miraculeuse", elles semblent fonctionner chez 6 patients sur 10 en moyenne tout en leur apportant un bénéfice, en terme d'abstinence à 6 mois, situé entre 20 et 40%. Or elles sont très peu prescrites. Je crains que nous soyons dans le déni d'une approche multi-théorique associé à des traitements combinés de la dépendance à l'alcool.

Les résultats seront-ils publiés s'ils sont négatifs?

Bien évidemment. L'étude devrait être terminée en octobre 2010 et les résultats publiés en 2011. Si l'essai est concluant on peut envisager une commercialisation dans cette indication en 2013.


* Le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manuel - Révision 4) est un outil 
de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d'année aux Etats-Unis pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux. Il a été publié par l'Association américaine de psychiatrie en 1994. Il s'agit de la 4è version du DSM.
Son approche est contestée par les psychiatres et psychologues cliniciens adeptes d'une psychopathologie raisonnée. 


slate.fr/

Propos recueillis par Jean-Yves Nau
 
Repost 0
Published by Zuwala - dans prévention
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Zuwala Richard
  • Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
  • Contact

Recherche

Liens