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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:00

Le 21 Juin 2017, jour de la fête de la musique, notre quartier à Eppeville avait organisé par la même occasion une fête des voisins. C'est grâce à Jean Luc Laurent, adjoint à la Mairie d'Eppeville et Mario Da Silva, le Maitre du barbecue que cela a pu se faire.

Nous étions une bonne vingtaine de personnes à partager cette soirée sympathique et conviviale.

Eppeville en fête
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:47

Démission du gouvernement: Comment Bayrou justifie son départ

ADIEUX François Bayrou a justifié ce mercredi son départ du gouvernement...

 

François Bayrou a eu chaud ce mercredi 21 juin 2017.

François Bayrou a eu chaud ce mercredi 21 juin 2017. — Thomas Samson / AFP

Ephémère garde des Sceaux, François Bayrou a organisé ce mercredi une conférence de presse pour expliquer son départ du gouvernement Edouard Philippe. 20 Minutes revient sur les arguments avancés par le maire de Pau.

>> Suivez cette journée de remaniement ministériel en direct par ici

Il ne veut pas « exposer » Macron à « une campagne mensongère »

Après l’ouverture d’une enquête préliminaire visant le Mouvement Démocrate (MoDem), qu’il préside, François Bayrou a mis en avant, devant la presse réunie au siège parisien du parti, sa volonté de ne pas « exposer » le chef de l’Etat et le gouvernement à « une campagne mensongère ».

« Cette situation exposait le président de la République et le gouvernement […]. Je choisis de ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République que je soutiens », a-t-il expliqué. « Je suis allé voir le président de la République pour lui proposer cette décision [de quitter le gouvernement] il y a quinze jours, peut-être trois semaines, le jour même de l’ouverture de l’enquête préliminaire », a-t-il également assuré.

Il veut se défendre librement

« Nous n’avons jamais eu d’emplois fictifs » au MoDem, a redit celui qui redeviendra maire de Pau, parlant d'« une affaire de « dénonciations anonymes » contre son parti dont il était « la véritable cible », et expliquant ne pas accepter « d’être condamné au silence ». Il s’en est pris aux « sycophantes », des délateurs dans la Grèce antique.

Il dit se sacrifier pour la loi sur la moralisation

Il a par ailleurs indiqué avoir pris cette décision pour « préserver » la loi de moralisation de la vie publique qu’il a portée, « à laquelle je tiens beaucoup, à laquelle j’ai beaucoup donné ». « J’accorde plus de prix au but à atteindre […] qu’à mon rôle personnel, aux titres, aux privilèges et aux galons », a-t-il déclaré.

« J’en ai donc tiré les conclusions. Je choisis la liberté de jugement et la liberté de parole, je choisis de préserver la loi de moralisation et de confiance dans la démocratie », a ajouté l’allié d’Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle.

Il veut continuer à soutenir Macron au sein du MoDem

Cette décision ne remet pas en cause son soutien au président de la République, a-t-il assuré, estimant qu’Emmanuel Macron était « à la hauteur de la fonction » et qu’il avait l’intention de l'« aider et le soutenir ». « Ma certitude est qu’il est à la hauteur de la fonction. Il a besoin d’une majorité large et où le pluralisme ne soit pas un vain mot. C’est une majorité à deux piliers et ce n’est pas par hasard. Chacun de ces deux piliers doit participer à l’action », a-t-il dit.

Il s’est aussi dit « fidèle à une entente politique et personnelle à laquelle, je peux vous le dire, j’attache du prix ».

« C’est une décision pour servir », a souligné François Bayrou, convaincu qu’il aiderait davantage le chef de l’Etat « avec la liberté de parole » retrouvée en dehors du gouvernement que « bâillonné ». « L’élection d’Emmanuel Macron est une chance pour notre pays et une chance pour l’Europe et pour l’équilibre du monde », a encore ajouté l’éphémère garde des Sceaux.

Alors que le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe est sur le point d’être annoncé, il a aussi estimé qu’il « serait logique » qu’il y ait des ministres MoDem dans la prochaine équipe.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:41

Remaniement: Un gouvernement avec plus de femmes, moins de MoDem, et surtout plus de macronistes

REMIX Le nouveau gouvernement a été dévoilé ce mercredi à l'Elysée...

 

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris.

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris. — Michel Euler/AP/SIPA

L’attente a été longue. Le nouveau gouvernement a été dévoilé ce mercredi à 19h15 sous un soleil de plomb à l’Elysée. Cette équipe étoffée (30 membres au lieu de 23) est paritaire. De fidèles macronistes font leur entrée dans l’équipe qui maintient de légères ouvertures vers le centre (2 MoDem), la droite, et même la gauche.

>> Suivez en direct les réactions à la composition du nouveau gouvernement

 

La parité est respectée

Macron candidat, promettait que son équipe gouvernementale serait composée « pour moitié de femmes, y compris à des ministères de premier plan ». Après un gouvernement Philippe 1 qui avait suscité quelques critiques, le président et le chef du gouvernement ont rectifié le tir. Le nouveau gouvernement est parfaitement paritaire, avec 15 femmes et 15 hommes (en incluant le Premier ministre Edouard Philippe).

De plus, sur les trois ministères d’Etat, la Justice est désormais confiée à une femme, Nicole Belloubet. Côté ministères régaliens, la Défense reste entre les mains d’une femme, Florence Parly. Enfin, Jacqueline Gourault est nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur.

>> A lire aussi : Florence Parly, nouvelle ministre des Armées, fait son retour en politique par la grande porte

Trois MoDem de perdus, deux de retrouvés

Trois ministères clés avaient été confiés à des membres du Mouvement démocrate (MoDem) dans le précédent gouvernement : la Justice, les Armées et les Affaires européennes. François Bayrou et Marielle de Sarnez, poids lourds centristes, assuraient la visibilité du mouvement. Dans ce gouvernement Philippe 2, le Modem n’est plus représenté que par deux membres : la sénatrice Jacqueline Gourault, fidèle de François Bayrou, et Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan et députée des Landes, nommée secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées.

>> A lire aussi : Jacqueline Gourault, une proche de François Bayrou nommée au ministère de l'Intérieur

« Le MoDem perd une représentation de premier plan au gouvernement », observe le politologue Olivier Rouquan. « Cela introduit un déséquilibre, mais certains estimeront peut-être que c’est proportionnel au poids du parti à l’Assemblée. Pour l’heure, le MoDem est en phase de réorganisation mais à terme cela peut poser problème », poursuit le chercheur. « Je trouve que le départ du MoDem s’est passé dans de bonnes conditions », estime pour sa part François Patriat, sénateur de la Côte d’Or et proche d’Emmanuel Macron.

De nouveaux LR (mais pas de prises de guerre)

Le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé de possibles membres des Républicains intégrés dans ce nouveau gouvernement. Finalement, Sébastien Lecornu et Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à avoir rallié Emmanuel Macron, sont dans la liste dévoilée ce mercredi. Le premier, président du conseil départemental de l’Eure est un proche de Bruno Le Maire. Le second est sénateur de l’Yonne.

« On est en deçà des prises de guerre annoncées, peut-être en deçà de ce qu’Edouard Philippe espérait », estime Olivier Rouquan. « Les constructifs [le groupe parlementaire créé par des élus LR macron-compatibles] ne sont pas entrés au gouvernement », souligne-t-il.

Deux anciennes socialistes

Nicole Belloubet et Florence Parly sont toutes deux passées par le Parti socialiste. « Elle était plutôt jospinienne, très social-démocrate », nuance François Patriat. « Cela risque de laisser la gauche sur sa faim et de limiter l’assise de ce gouvernement sur la gauche », estime Olivier Rouquan.

Cet alliage politique (un peu de MoDem, un peu de LR et une once de PS) pourrait être un atout lors des débats parlementaires sur les prochaines réformes du gouvernement.

>> A lire aussi : Qui est la Toulousaine Nicole Belloubet, nouvelle ministre de la Justice?

Des « amis » de Macron parmi les entrants

Trois très proches du président font leur entrée et obtiennent des secrétariats d’Etat :  Julien Denormandie, son ex-directeur de cabinet adjoint à Bercy sera rattaché au ministère de la Cohésion des territoires, et Benjamin Griveaux, marcheur de la première heure devenu député de Paris et qui s’en va à Bercy. Tous deux jouent un rôle clé au sein de La République en marche (LREM), le premier comme secrétaire général adjoint et le second en tant que porte-parole. Quant à Stéphane Travert, nommé au ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, il fait partie des premiers élus PS à avoir rallié Emmanuel Macron, avant le 6 avril 2016.

« Avec Stéphane, Julien et Benjamin, on était dans la toute première équipe autour d’Emmanuel, avant le 6 avril », se souvient François Patriat, « fier » pour « [ses] amis ». « C’est un gouvernement plus resserré autour d’Emmanuel Macron, avec de vrais fidèles », se réjouit-il.

« C’est une équipe resserrée sur En marche !, abonde Olivier Rouquan. Il y a des petites ouvertures, mais pas très larges, ni au MoDem, ni chez LR. L’entrée de Griveaux et Denormandie acte un cran de plus dans la présidentialisation de cet exécutif, qui est déjà une tendance forte sous la Vème République. Avec ce gouvernement, on voit que l’Elysée aura vraiment la main », juge le politologue.

>> A lire aussi : Le «Macron boy» Julien Denormandie nommé secrétaire d'Etat à la Cohésion des Territoires

Pas de poids lourds

Emmanuel Macron avait également promis le « renouveau des visages » au sein de sa future équipe fin mars, laissant entendre qu’il n’installerait pas d’anciens ministres. Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et Annick Girardin sont maintenus. Parmi les nouveaux entrants, quelques-uns sont issus de la société civile, comme Nathalie Loiseau, nouvelle ministre des Affaires européennes et jusqu’ici directrice de l’Ecole nationale d’administration (ENA), ou Brune Poirson, consultante en innovation récemment élue députée LREM dans le Var, désormais secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique. D’autres sont plus expérimentés en politique, comme Benjamin Griveaux, Stéphane Travert ou Julien Denormandie.

Pour François Patriat, ce nouveau gouvernement a un bon équilibre entre « politiques et technocrates ». « Cette équipe peut apparaître comme sans relief ni ténors, mais c’est une équipe de bosseurs. L’entrée de poids lourds aurait déséquilibré le gouvernement ». Ce gouvernement sans « stars » de la politique ne devrait pas faire trop d’ombre au couple exécutif. La nouvelle équipe doit se réunir jeudi à 10 heures pour son premier Conseil des ministres.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:21
Les #5 infos des législatives aujourd'hui
Bayrou et De Sarnez quittent le gouvernement, un remaniement attendu, scission au sein du groupe LR...

Depuis l'automne, franceinfo vous a résumé quotidiennement l'actualité politique à travers cette newsletter. Après cette très longue séquence au cours de laquelle se sont succédé primaires de droite et de gauche, élection présidentielle et élections législatives, nous vous adressons ce mercredi 21 juin la dernière newsletter élections. Nous vous remercions de nous avoir lus assidûment !

#1 Bayrou se résout à démissionner

Il était sous pression depuis la démission, hier, de la ministre des Armées, Sylvie Goulard. Egalement concerné par l'enquête qui touche son parti, le MoDem, François Bayrou, a rendu son tablier, à son tour, ce matin dans une déclaration à l'AFP. Alors que le ministre de la Justice démissionnaire doit tenir une conférence de presse à 17 heures, le chef du gouvernement Edouard Philippe a "pris acte" de cette décision, qu'il "respecte".

#2 De Sarnez bientôt à la tête des élus MoDem

Egalement démissionnaire, la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, s'est déjà trouvé un point de chute. Elle devrait diriger le groupe MoDem à l'Assemblée nationale, qui compte 42 élus et fait partie de la majorité d'Emmanuel Macron.

#3 Un remaniement plus complexe que prévu

L'Elysée prévoyait un simple remaniement "technique" après les législatives. Mais l'exfiltration de Richard Ferrand, puis les démissions en cascade de Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez compliquent la donne. Même si le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, explique que ces démissions "simplifient la situation", le jeu de chaises musicales pourrait être plus important que prévu. Réponse cet après-midi à 18 heures, avec l'annonce du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe.

#4 Les "constructifs" actent leur scission avec LR

Il y aura bien deux groupes de droite à l'Assemblée nationale. Les "constructifs", emmenés par les députés LR Thierry Solère et Franck Riester, ont annoncé en fin de matinée la formation d'un groupe commun avec l'UDI, qui compterait une quarantaine de membres. Ces derniers voteront la confiance à Edouard Philippe début juillet ou s'abstiendront, mais ne voteront pas contre. Amputé d'une vingtaine de députés, le groupe Les Républicains traditionnel a choisi Christian Jacob comme président, élu avec 62 voix contre 32 pour le député de l'Ain Damien Abad.

#5 Castaner brosse le portrait du futur président de l'Assemblée

Quel profil doit avoir le prochain président de l'Assemblée nationale ? "Il faut quelqu'un qui soit très tourné vers les questions internationales, sur l'animation, qui ait aussi une expérience politique mais pas forcément un vieux routard", décrit Christophe Castaner, interrogé hier soir sur CNews. Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement ajoute que la désignation d'une femme à ce poste prestigieux "serait un symbole fort". L'élection pour le perchoir se déroulera le 27 juin.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:44

Gouvernement: Un remaniement plus important que prévu après les départs de Ferrand et Goulard

EQUIPE Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter son nouveau gouvernement d'ici mercredi à 18 heures...

 

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris.

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017, à l'ambassade du Royaume-Uni à Paris. — Michel Euler/AP/SIPA

Annoncé comme une simple formalité après le scrutin législatif, le remaniement ministériel a pris plus d’ampleur que prévu ce mardi après la démission de Sylvie Goulard. Après le départ de Richard Ferrand, Matignon se retrouve à devoir pourvoir au moins deux « gros » ministères : la Défense et la Cohésion des territoires. Par ailleurs, Edouard Philippe a laissé entendre qu’il pourrait à nouveau piocher parmi Les Républicains (LR) pour former son gouvernement. De quoi faire grincer des dents à gauche et accentuer les fractures au sein du parti de droite et première force d’opposition à l’Assemblée avec 113 sièges.

Départs de deux ministres embarrassés par des affaires

Avec Sylvie Goulard et Richard Ferrand, le gouvernement perd deux ministres cités dans des enquêtes préliminaires. La première dans l’affaire des assistants parlementaires MoDem, le deuxième dans celle des Mutuelles de Bretagne. La démission surprise de la ministre des Armées met sous pression les deux autres ministres membres centristes cités dans cette affaire, François Bayrou et Marielle de Sarnez.

Si le premier, qui porte la première loi du quinquennat, un texte emblématique sur la moralisation de la vie politique, ne devrait pas quitter le gouvernement, selon les déclarations d’Edouard Philippe ce mardi, Marielle de Sarnez a pour sa part laissé la porte ouverte à un éventuel départ.

>> A lire aussi : Ferrand quitte le gouvernement: La stratégie de Macron pour faire taire les critiques

Ouverture à droite

Qui va remplacer les sortants au gouvernement ? Edouard Philippe, qui doit présenter sa nouvelle feuille de match d’ici mercredi à 18 heures, a déclaré ce mardi qu’il n’était « pas impossible » qu’il s’agisse de nouveaux membres LR, alors que Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ont déjà obtenu des postes-clés.

Ouvrir un peu plus le gouvernement Philippe ? Cette perspective n’est pas pour déplaire à François Patriat, sénateur socialiste de la Côte-d’Or qui soutient Emmanuel Macron depuis 2016, pourvu que cette entrée soit « équilibrée », indique-t-il à 20 Minutes. Il estime qu’Arnaud Danjean, eurodéputé LR, « ferait un bon ministre ». Son nom est cité parmi les potentielles successeurs à Sylvie Goulard, avec celui de Jean-Pierre Raffarin (qui a rencontré Emmanuel Macron ce mardi). Le juppéiste Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à rejoindre En Marche !, est pressenti pour un secrétariat d’Etat. Un socialiste investi par LREM aux législatives vient se glisser parmi les potentiels futurs entrants : Jean-Jacques Bridey, rapporteur du budget des équipements militaires et de la dissuasion nucléaire.

En parallèle, les divisions s’accentuent au sein de la droite. Le député (LR) des Hauts-de-Seine Thierry Solère (qui a été vu sortant de Matignon ce mardi) souhaite créer un groupe parlementaire autonome avec des élus de l’Union des démocrates indépendants (UDI) à l’Assemblée nationale qui soutiendrait la majorité présidentielle.

>> A lire aussi : Des députés LR souhaitent former «Les constructifs», un groupe autonome macron-compatible

Et le MoDem ?

« Il y avait trois ministres MoDem dans le gouvernement Philippe sortant et il y a en aura trois dans le nouveau », a affirmé une source du parti à l’AFP. Selon l’AFP, ce remaniement pourrait profiter à Marc Fresnau, proche de François Bayrou, ou au député européen Jean-Louis Bourlanges.

Peu de noms féminins circulent pour le moment… Pourtant le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner l’a affirmé ce mardi sur CNews, « le Premier ministre veillera à ce que la parité soit respectée ».

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:39

La réforme des retraites, l'autre dossier épineux du quinquennat Macron

PENSIONS Les dernières prévisions ne sont pas très optimistes sur l’équilibre du système…

 

Illustration d'une maison de retraite

Illustration d'une maison de retraite — Georges Gobet

  • Emmanuel Macron veut une réforme en profondeur du système de retraite 
  • Le Conseil d'orientation des retraites prévoit que l'équilibre ne sera pas atteint au mieux avant 2040
  • Les réponses à apporter divergent selon les économistes

Emmanuel Macron s’est-il montré trop optimiste ? Dans son programme présidentiel, on trouve les affirmations suivantes : « Le problème des retraites n’est plus un problème financier (…) L’enjeu aujourd’hui n’est donc pas de repousser l’âge ou d’augmenter la durée de cotisation. » Cette affirmation se basait sur les projections 2016 du Conseil d’orientation des retraites (COR), prévoyant un retour à l’équilibre du système au milieu des années 2020.

Le nouveau président comptait donc sur cette amélioration rapide des finances pour mener sereinement sa réforme de fond,avec l’instauration d’une retraite « universelle », calquée en partie sur le modèle suédois ( expliquée en détail ici). Mais c’était sans compter sur les nouvelles prévisions du COR, dévoilées ce mardi : désormais, l’équilibre financier du système des retraites n’est pas envisagé avant… 2040, au mieux.

>> Lire aussi : Le conseil d’orientation des retraites repousse le retour à l’équilibre à 2040 (au mieux)

Repousser l’âge de départ ?

L’argument d’Emmanuel Macron se trouve donc fragilisé. Déjà, plusieurs voix s’appuient sur les projections actualisées du COR pour demander un report de l’âge légal de départ à la retraite. C’est le cas notamment de la fondation Concorde, think-tank libéral, qui s’est fendu d’un tweet pour appuyer son propos :

« Dans l’immédiat, passer de 62 à 65 ans c’est la seule solution viable. C’est une réforme nécessaire, même si elle est douloureuse et impopulaire », affirme Erwann Tison, chargé d’études à la fondation. Pour Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, la solution est loin d’être aussi simple : « Le passage à 65 ans est un faux argument. Les réformes précédentes ont déjà décalé l’âge de départ effectif » rappelle-t-il.

L’emploi, la priorité ?

De fait, selon la Caisse nationale d’assurance-vieillesse, « en excluant les retraites anticipées, l’âge moyen [de départ à la retraite] est de 63,2 ans ». Et il pourrait encore reculer, car les nouveaux travailleurs commencent leur carrière de plus en plus tard : désormais, un salarié qui commencerait à travailler à 23 ans ne touchera sa retraite à taux plein qu’à 66 ans.

>> Lire aussi : Pourquoi les futurs retraités seront forcément pénalisés

Selon Henri Sterdyniak, « le problème principal, c’est le taux de chômage. Il faudrait créer plusieurs millions d’emplois. L’essentiel, c’est d’avoir une politique qui redonne de la croissance. Or, c’est ce que veut faire Emmanuel Macron. Donc si j’étais lui, je ne me préoccuperai pas des projections du COR ».

Un calendrier déjà établi

Du côté du gouvernement, le rapport présenté ce mardi a néanmoins fait réagir. « L'objectif, c'est de garantir un système des retraites équilibré (...) L'impératif, c'est d'équilibrer le financement des retraites » a asséné le Premier ministre Edouard Philippe sur BFMTV, tout en rappelant que la variable principale était « l'emploi et la croissance ». 

Le chef du gouvernement a par la suite assuré qu'une série de rencontres auraient lieu à partir de la rentrée 2017 sur ce thème avec les organisations syndicales et patronales. Signe que le dossier est sensible : selon l'Opinion, Emmanuel Macron aurait choisi Jean Pisani-Ferry, l'économiste qui avait élaboré son programme, pour « une mission sur la réforme des retraites ». 

>> Lire aussi : A quoi faut-il s'attendre avec la réforme du travail ?

En attendant, le comité de suivi des retraites (instance différente du COR) pourrait aussi donner ses recommandations au gouvernement sur ce thème d'ici le 15 juillet. Un privilège dont il n'a cependant jamais usé depuis sa création en 2014...

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 20:04
Les #5 infos des législatives aujourd'hui
Goulard démissionne du gouvernement, scission en vue au groupe LR, Jean-Marie Le Pen interdit d'accès au FN...

Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu'il ne faut pas rater après les élections législatives des 11 et 18 juin et la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Voici l'essentiel à retenir ce mardi 20 juin.

#1 La ministre des Armées, Sylvie Goulard, quitte son poste en raison des affaires

La nouvelle a pris tout le monde par surprise. Dans un communiqué envoyé ce matin, la ministre des Armées, Sylvie Goulard, a indiqué avoir demandé au président de la République de ne plus faire partie du gouvernement. "Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli", écrit-elle.

#2 Richard Ferrand exfiltré du gouvernement

Mis en cause lui aussi dans des affaires, le ministre de la Cohésion des territoires ne fera pas partie du prochain gouvernement. Emmanuel Macron a convaincu Richard Ferrand de briguer la présidence du groupe LREM à l'Assemblée nationale. L'Elysée, qui nie toute "exfiltration", évoque "une marque de confiance" de la part du président.

#3 Les Républicains "constructifs" vont faire scission à l'Assemblée

Les députés LR qui envisagent de voter la confiance au gouvernement sont "largement assez nombreux" pour créer un groupe parlementaire autonome, selon Thierry Solère. Interrogé sur France Inter, le député des Hauts-de-Seine travaille à la constitution de ce groupe, qui pourrait officiellement voir le jour la semaine prochaine.

#4 Jean-Marie Le Pen reste à la porte du FN

La grille est restée fermée, bloquée par des chaînes. Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, n'a pas pu accéder au siège du parti, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il comptait assister à une réunion du bureau politique, dont il est membre. L'ancien leader frontiste en a profité pour tenir une conférence de presse improvisée avec les médias présents sur place. Il a estimé que sa fille devrait démissionner de la présidence du FN, en raison de ses "échecs cinglants" à la présidentielle et aux législatives.

#5 Le blues des "marcheurs" qui se voyaient déjà députés

Les résultats du premier tour les avait remplis d'espoir, mais ceux du second ont eu l'effet d'une douche froide. Franceinfo a recueilli les témoignages de huit de ces candidats LREM malheureux. Démobilisation, reports de voix, affaires... Ils cherchent encore à comprendre comment la victoire a pu leur échapper.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:41
Les #5 infos des législatives aujourd'hui
Le pari gagné de Macron, les femmes en force à l'Assemblée, un mini-remaniement ministériel en vue

Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu'il ne faut pas rater après les élections législatives des 11 et 18 juin et la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Voici l'essentiel à retenir ce lundi 19 juin.

#1 Le pari gagné d'Emmanuel Macron

Le président de la République va avoir les mains libres pour gouverner. Avec l'élection de 350 députés selon les résultats définitifs, l'alliance La République en marche-MoDem dépasse largement la majorité absolue (289 sièges) à l'Assemblée nationale. Malgré tout, la vague En marche ! a été moins forte que prévu, et l'abstention record (57,36%) vient ternir ce bon résultat. Retrouvez dans notre article tout ce qu'il faut retenir de ce second tour des élections législatives.

#2 Un nombre record de femmes dans l'Hémicycle

C'est du jamais-vu : il y aura 223 femmes parmi les 577 députés de la nouvelle Assemblée, soit 38,65% des effectifs. Ce chiffre dépasse de loin le précédent record (155), établi sous la précédente mandature. Les femmes représentent environ 46% des troupes de l'alliance LREM-MoDem, mais seulement 24% chez Les Républicains. Depuis 1988, le nombre de femmes élues au Palais-Bourbon a continuellement augmenté d'une élection législative à l'autre. Nous avons réalisé un gif animé pour visualiser cette évolution vers une parité accrue.

#3 Marine Le Pen espère un groupe parlementaire "dans les prochains mois"

Il faut 15 députés pour former un groupe parlementaire à l'Assemblée. Le Front national n'en a obtenu que 8, mais Marine Le Pen ne désespère pas de créer tout de même un groupe. "Rien ne dit que nous n'en aurons pas demain (...). Je ne perds pas de vue cet objectif de pouvoir au cours des prochains mois constituer un groupe à l'Assemblée nationale qui puisse être un groupe où nous nous entendions sur deux-trois lignes principales, tout en conservant chacun notre indépendance et sa spécificité." Elle pourrait éventuellement compter sur des députés non-inscrits comme Jacques Bompard (Ligue du Sud) ou Nicolas Dupont-Aignan, mais aussi sur une éventuelle scission au sein du groupe Les Républicains.

#4 Un mini-remaniement ministériel en préparation

Comme l'usage l'exige après un scrutin législatif, Edouard Philippe va remettre dans la journée sa démission au président de la République. Il sera aussitôt renommé et chargé de constituer un nouveau gouvernement. Selon le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, il ne s'agira pas d'un remaniement "d'ampleur", mais d'"un remaniement technique". Les six ministres en lice aux législatives ayant tous gagné, ils devraient, sauf surprise, tous rempiler à leur poste.

#5 L'agresseur de NKM jugé en comparution immédiate

Son acte pourrait lui coûter cher. L'homme qui a agressé jeudi Nathalie Kosciusko-Morizet doit être jugé en comparution immédiate aujourd'hui au tribunal correctionnel de Paris pour violences et outrages "sur une personne chargée d'une mission de service public". Vincent Debraize, 55 ans, maire d'une petite commune de Normandie, "a reconnu avoir insulté" la candidate LR dans la 2e circonscription de Paris, lors de leur altercation sur un marché de la capitale, mais il a contesté "tout contact physique", selon une source proche de l'enquête.

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:21

Marine Le Pen élue députée pour la première fois

ELECTION La présidente du Front National a remporté la 11e circonscription du Pas-de-Calais…

 

Marine Le Pen, photographiée le 18 juin 2017 lors du second tour des élections législatives.

Marine Le Pen, photographiée le 18 juin 2017 lors du second tour des élections législatives. — Michel Spingler/AP/SIPA

Marine Le Pen entre à l’Assemblée nationale. Pour la première fois de sa carrière politique, la présidente du Front National va siéger au Palais Bourbon.

Largement en tête au premier tour des élections législatives avec plus de 46 % des suffrages, la finaliste de l’élection présidentielle a confirmé ce ballottage très favorable en s'imposant au 2e tour face à Anne Roquet, candidate soutenue par La République en Marche (LREM). 

>> A lire aussi : Suivez les résultats des élections législatives en direct...

L’une des principales opposantes à Macron

Après avoir échoué en 2012 face au socialiste Philippe Kemel, Marine Le Pen a réussi son pari au deuxième essai dans cette 11e circonscription du Pas-de-Calais à laquelle appartient Hénin Beaumont, ville détenue par le maire frontiste Steeve Briois depuis 2014.

Avec cette élection, Marine Le Pen devrait désormais s’affirmer comme l’une des principales opposantes à la politique d’ Emmanuel Macron sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:15

Dans l'Essonne, la victoire de Manuel Valls contestée et chahutée

 
Pendant toute la campagne pour ces législatives, Manuel Valls a soigneusement évité les médias.

Pendant toute la campagne pour ces législatives, Manuel Valls a soigneusement évité les médias.

Après une campagne difficile, l'ancien Premier ministre a annoncé sa réélection au second tour des législatives avec 139 voix d'avance dans la 1e circonscription de l'Essonne. Ce que conteste sa rivale LFI.

Tout a été dur cette année pour Manuel Valls. Son échec à la primaire à gauche, son isolement lors de la campagne des législatives et même sa victoire ce dimanche, contestée par sa concurrente immédiatement après qu'il l'a annoncée. Les deux candidats ne sont séparés que par 139 voix. Farida Amrani, de La France insoumise, a assuré ce dimanche soir qu'elle ne signerait pas les PV et qu'elle revendiquait elle aussi la victoire, ayant constaté des "irrégularités" à Évry, la ville de l'ex-Premier ministre.  

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"On revendique la victoire et on fait un recours très rapidement. On a constaté des irrégularités sur certains bureaux, jure-t-elle face aux caméras. On déposera dès demain matin un recours à la préfecture". 

 

La directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon a qualifié Manuel Valls de "tricheur". 

 

Lors de l'annonce des résultats dans sa circonscription de l'Essonne, l'ambiance était particulièrement tendue dans la mairie d'Evry. Manuel Valls n'a pu prendre la parole que dans un brouhaha incessant. Lors de son discours de victoire, le député a été hué aux cris de "annulez, annulez", "tricheurs", lancés par les militants de la France insoumise qui demandaient un recomptage des voix. Ils se sont fait expulser manu militari par la police. Les journalistes ont également été sortis de l'hôtel de ville d'Evry alors q'un nouveau décompte des voix était en cours. 

 

Avec 50,3% des voix, l'ancien Premier ministre récupère donc, pour le moment, son siège à l'Assemblée nationale conquis en 2002. Dimanche dernier, l'ancien Premier ministre s'était qualifié fébrilement au second tour dans cette 1re circonscription de l'Essonne, avec 25,45% des voix, contre 17,61% pour Farida Amrani. 

 

Une campagne loin des caméras

Lors d'une campagne locale difficile effectuée loin des caméras, brouillée par les candidatures de Dieudonné ou de Francis Lalanne, Manuel Valls avait sollicité l'investiture de la République en marche au prix d'un psychodrame. En vain, même si le parti présidentiel ne lui a pas opposé de candidat. Le PS ne l'a pas non plus investi, le laissant sans étiquette. 

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Cette épisode humiliant avait conclu une séquence politique très compliquée pour l'ancien Premier ministre, éliminé à la primaire de la gauche par Benoît Hamon. En point d'orgue de ce passage à vide, un sondage Odoxa de mai l'avait classé homme politique le plus détesté des Français. 

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Published by Ricky
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  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Vice Président de la Croix Rouge locale de Ham (80)
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