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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 06:48
7 Français sur 10 pensent que le grand débat ne permettra pas de sortir de la crise
7 Français sur 10 pensent que le grand débat ne permettra pas de sortir de la crise
Emmanuel Macron lors du coup d'envoi du grand débat, le 15 janvier 2019, à Grand Bourgtheroulde (Eure).

 

À deux jours de la fin du grand débat, un sondage Elabe pour BFMTV révèle le scepticisme des Français. Ils sont 63% à estimer qu'Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des points de vue exprimés.


Lancé début janvier pour tenter de trouver une issue à la crise des "gilets jaunes", le grand débat s'achève ce vendredi 15 mars.

Quelles en seront les conclusions ? L'exécutif se donne jusqu'à la mi-avril pour décider ce qu'il compte faire des très nombreuses propositions, avec des "choix" qui s'annoncent "difficiles", selon le Premier ministre Édouard Philippe.

Les Français restent sceptiques. Selon un sondage Elabe* pour BFMTV publié ce mercredi 13 mars, sept Français sur dix pensent que le grand débat ne permettra pas de sortir de la crise et 63% estiment qu'Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des contributions des Français. Ils sont par ailleurs 55% à penser que le grand débat ne permettra pas d'améliorer la participation des citoyens aux décisions.

Parmi les thèmes abordés lors du grand débat, les Français interrogés souhaitent que l'exécutif agisse en priorité sur le pouvoir d'achat (52%), les impôts et les taxes (46%), et les retraites (28%). Au total, une quinzaine de sujets ont été listés. Les inégalités sociales, l'emploi et l'environnement semblent également être au centre des interrogations des Français. À l'inverse, la protection sociale, les inégalités entre les territoires, la laïcité et les transports restent marginaux.

Les "gilets jaunes" toujours soutenus par la majorité des Français

Malgré sa très grande implication dans le grand débat, fustigée par l'opposition comme une "campagne déguisée" à l'approche des élections européennes du 26 mai, Emmanuel Macron ne semble pas vraiment avoir gagné en popularité. L'image du chef de l'État s'est "améliorée" pour seulement 18% des Français, elle s'est "dégradée" pour 27% et n'a pas changé pour une majorité d'entre eux (55%).



Par ailleurs, l'approbation de la mobilisation des "gilets jaunes" reste majoritaire avec 61% des Français qui expriment leur soutien ou leur sympathie pour le mouvement, contre 28% qui y sont opposés et 11% indifférents. 11% (-2) seulement s'identifient eux-mêmes comme "gilets jaunes", mais 49% (+2) soutiennent leur actions et leurs revendications.

 * Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 mars auprès de 1.005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 07:24
Une ancienne cadre du RN étrille le parti dans un livre
Une ancienne cadre du RN étrille le parti dans un livre
Sophie Montel et Marine Le Pen en 2015 à Besançon

 

Ex-cadre du Front national devenu Rassemblement national, Sophie Montel étrille, dans un livre qui paraît mercredi, son ancien parti qu'elle accuse d'amateurisme et de "tuer le souverainisme en France".

Dans "Bal tragique au Front national" (éditions du Rocher), l'eurodéputée Sophie Montel, qui a quitté le FN en septembre 2017, n'épargne pas non plus l'ancien numéro deux Florian Philippot, dont elle était proche et qu'elle a brièvement rejoint dans son nouveau parti Les Patriotes: un "piteux copier-coller" du FN selon elle.

Marine Le Pen a qualifié jeudi sur RTL le livre de "terriblement crapoteux (...) graveleux". Pour Florian Philippot, interrogé par l'AFP, il s'agit d'un livre "écrit dans l'aigreur".

Sophie Montel affirme dans son livre vouloir "mettre au jour cette imposture, ce cul-de-sac électoral". "Ces boutiquiers du Front national tuent le souverainisme en France. (...) Ils trahissent sciemment cette +France des oubliés+ dont ils n'ont à l'évidence que faire".

Elle qui dit avoir "succombé politiquement au mirage Marine Le Pen" quand cette dernière a pris la suite de son père Jean-Marie en 2011, dénonce aujourd'hui chez la cheffe du FN "son autoritarisme, sa brutalité, son agressivité, qui masquent si mal son manque d'autorité et de stabilité politique".

"Je n'en pouvais plus de la violence et des pressions constantes, du copinage, de me battre sans cesse en interne contre des moulins à vent, du cafouillage manifeste au niveau de la ligne politique", écrit encore l'ex-présidente du groupe FN au conseil régional du Grand-Est, en assurant que dans aucun autre mouvement "on ne voit un tel degré d'amateurisme".

 
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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 06:38
Retraite : les dernières révélations de cette ministre chargée du dossier
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Niveau des pensions, protection sociale, âge de départ… Les incertitudes concernant la réforme des retraites sont nombreuses. Pour calmer les angoisses, une ministre a décidé d'en dire un peu plus.

Retraite : tout mettre en place pour maintenir un "haut niveau de solidarité" ?

La réforme des retraites est un sujet qui angoisse tout une partie des Français. En témoigne le périple entrepris par la députée LREM Corinne Vignon : avec une trentaine d’autres élus de la majorité, elle doit expliquer l’action du gouvernement sur le sujet et calmer les inquiétudes qui battent le pays, rapporte le quotidien La Croix. Pour certains syndicats – qui s’expriment dans les colonnes du Parisien – le sujet est hautement inflammable. Susceptible de "mettre le feu" à la nation dans son ensemble, même. Face à toutes ces incertitudes, la ministre de la Santé et des Solidarités a tenu à communiquer.

"Nous maintiendrons un haut niveau de solidarité en reprenant les grands mécanismes qui, aujourd’hui, permettent de limiter les effets sur la retraite des aléas de vie et de carrière", a récemment déclaré Agnès Buzyn à l’occasion d’un colloque organisé Palais bourbon. "La retraite, c’est avant tout une protection sociale et la promesse que chacun de nous aura les moyens de vivre correctement lorsque nous quitterons la vie active", a ajouté la ministre.

Plus que ça, la ministre a estimé possible de "faire plus et mieux", rapporte l’AFP, dont les informations sont reprises par Libération. Agnès Buzyn souhaite en effet une "attribution de points qui augmentera directement la pension" à chaque enfant et un "minimum de pension plus lisible". Celle-ci doit permettre de "garantir un niveau de pension satisfaisant à celles et ceux qui auront travaillé toute leur vie avec de petits revenus".

Réforme des retraites : un sujet explosif qui effraie l’exécutif ?

Cet important chantier sur lequel travaille le gouvernement depuis de nombreux mois déjà fait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat disait vouloir mettre en place un système "universel" dans lequel chaque euro cotisé apporterait les mêmes droits à l’ensemble des citoyens.

Pour autant, la réforme a été maintes fois repoussée. Tant et si bien que le texte du projet de loi n’est pas attendu avant les élections européennes qui se tiendront courant mai 2019. "Le gouvernement ne veut surtout pas polluer la campagne avec un sujet aussi explosif que la réforme des retraites, qui risquerait aussitôt de se traduire dans les urnes", soulignait en octobre 2018 un responsable syndical.

"Emmanuel Macron est logiquement effrayé. Comme le serait n’importe quel autre président dans sa situation. Chaque réforme des retraites et une réforme particulièrement délicate à mener", expliquait d’ailleurs le politologue Raul Magni-Berton dans les colonnes de Planet.

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 07:00
Réforme des retraites: Buzyn promet de "maintenir un haut niveau de solidarité"
Réforme des retraites: Buzyn promet de "maintenir un haut niveau de solidarité"
La ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn, le 11 mars 2019 à Paris
La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron maintiendra "un haut niveau de solidarité" afin notamment de "garantir un niveau de pension satisfaisant" pour les bas salaires, a affirmé lundi la ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn.

Promesse de campagne du chef de l'Etat, le futur système "universel" dans lequel "un euro cotisé donnera les mêmes droits" à tous doit se concrétiser dans un projet de loi attendu après les élections européennes.

En attendant d'abattre ses cartes, l'exécutif cherche à rassurer: "Nous maintiendrons un haut niveau de solidarité (...) en reprenant les grands mécanismes qui, aujourd'hui, permettent de limiter les effets sur la retraite des aléas de vie et de carrière", a déclaré Mme Buzyn lors d'un colloque à l'Assemblée nationale.

La ministre a même jugé possible de "faire plus et mieux", évoquant une "attribution de points qui augmentera directement la pension" pour chaque enfant, ainsi qu'un "minimum de pension plus lisible" permettant de "garantir un niveau de pension satisfaisant à celles et ceux qui auront travaillé toute leur vie avec de petits revenus".

"La retraite, c'est avant tout une protection sociale et la promesse que chacun de nous aura les moyens de vivre correctement lorsque nous quitterons la vie active", a-t-elle insisté.

Le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a pour sa part prévenu que la réforme à venir serait l'occasion de "définir quelles solidarités nous paraissent indispensables pour que chacun puisse vivre la dernière partie de sa vie dans la dignité".

Pour cela, il faudra préciser "selon quelles modalités et à quel niveau prendre en compte les spécificités", ainsi que la pénibilité de certains métiers, a souligné la présidente de la commission des Affaires sociale, Brigitte Bourguignon, qui entend "veiller à ce que le principe de solidarité soit respecté".

 
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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 06:53
Réforme des retraites : à quoi pourrait ressembler votre future pension ?
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Les négociations conduites dans le cadre de la réforme des retraites entrent dans le concret. Le gouvernement hésite d'ailleurs sur plusieurs points concernant les pensions et leur revalorisation…

Retraite : ces deux types de pensions qui font hésiter l’exécutif

C’est, sans nul doute, l’un des chantiers les plus explosifs lancés par le gouvernement d’Emmanuel Macron. La réforme des retraites pourrait même "mettre le feu au pays", assurent certains responsables syndicaux dans les colonnes du Parisien. Un dossier qui comprend, nécessairement, un chapitre sur l’évolution des pensions dans le modèle à venir…

Pour les syndicats, rapporte L’Express, il importe de renoncer à l’indexation des pensions sur l’inflation. Sur ce sujet, l’exécutif n’a pas tranché puisque deux modèles-types se livrent encore un duel au sommet. D’une part, le système actuel qui implique un certain nombre de défauts d’après l’hebdomadaire, et d’autre part l’indexation des pensions sur les revenus des actifs.

Dans les deux cas, peu indépendamment des évolutions prévues par le gouvernement, les retraités actuels ne devraient pas être concernés, rappelle Notre Temps. Le nouveau régime ne doit, en théorie, pas entrer en vigueur avant 2025 et la première génération concernée est celle de 1963.

Il est très peu probable que le gouvernement opte pour une revalorisation annuelle des pensions basée sur les seules évolutions de salaires des actifs. D’après le Haut-commissaire à la réforme Jean-Paul Delevoye, le coût serait trop élevé et il faudra nécessairement verser des pensions beaucoup plus basses qu’actuellement en début de retraite.

La solution que prôneraient celles et ceux qui travaillent à la réforme n’est pourtant pas très différente explique le journal hebdomadaire : il s’agirait de baser chaque année la revalorisation sur l’évolution minorée des revenus des actifs. La principale nuance vient du fait que les "revenus des actifs" comprennent plus que les salaires. Sont concernés les salariés, mais aussi les indépendants ainsi que les fonctionnaires.

Fondamentalement, cette méthode permet d’éviter la dépendance à la croissance du système. Se faisant, elle permettrait une meilleure visibilité quant à la santé à long terme du système des retraites. En outre, c’est l’indexation des pensions sur l’inflation qui a ralenti la progression du niveau de vie des retraités… Puisque les salaires progressent généralement plus vite que les prix.

Un tel choix n’empêche pas de fixer un seuil plancher, de façon à ce que les pensions ne descendent pas sous l’inflation, si la croissance des sources de revenus n’est pas assez importante. Une mesure "politiquement indispensable", estime L’Express.

Retraite : les modalités qui posent encore problème au gouvernement

Si c’est effectivement vers ce choix que décident finalement de se diriger l’équipe d’Emmanuel Macron, les modalités d’applications concrètes devront encore être précisées. D’autant plus que la nature même de la réforme implique de répondre à toutes les questions sans perdre de vue les autres, de telle sorte à assurer l’équilibre financier du régime.

Par exemple, si le gouvernement opte pour une indexation sur l’évolution des revenus, il pourrait également choisir de réduire la pension obtenue au moment de la liquidation des droits. Et pour cause : dans ce schéma, celle-ci croit plus vite que dans le système actuelle, ce qui justifie qu’elle commence plus forte.

Les autres interrogations soulevées concernent aussi le niveau de la minoration, le seuil plancher concret, le caractère évolutif de le revalorisation… Tant de questions qui ne devraient pas trouver de réponse officielle avant juin, normalement.

Vidéo : Retraite complémentaire : cette très mauvaise nouvelle qui vous attend pour 2019

 

 
 
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:17
Bellamy (LR): Macron mène "aussi une politique de la peur"
Bellamy (LR): Macron mène "aussi une politique de la peur"
François-Xavier Bellamy, le 28 janvier 2019 à Paris
 

La tête de liste LR aux européennes François-Xavier Bellamy a fustigé la supposée "mise en scène" par Emmanuel Macron de son "opposition avec Marine Le Pen", estimant dans une interview au JDD que le chef de l'Etat menait "aussi une politique de la peur".

"Le danger qui guette notre démocratie, c'est que nous soyons condamnés à un deuxième tour perpétuel entre Macron et Le  Pen", a souligné M. Bellamy auprès du Journal du Dimanche. 

"Un double rejet, ce n'est pas un choix. La politique n'est pas un combat entre ennemis, mais un débat entre des visions concurrentes", a-t-il poursuivi. 

"Si Macron met en scène son opposition avec Marine Le  Pen, c'est parce qu'il voudrait n'avoir d'autre adversaire que le populisme. Il dénonce une politique de la peur, il a raison. Mais son clip de campagne, qui commence par des battements de coeur sur une musique d'apocalypse, c'est aussi une politique de la peur", s'est-il insurgé.

En ce sens, la tête de liste LR lance un avertissement au président: "dire que la seule alternative à sa majorité c'est le chaos, c'est lui ouvrir la porte" car "toute démocratie vit d'alternance".

Dans cet entretien, l'enseignant en philosophie revient également sur la proposition d'Emmanuel Macron de "remettre à plat Schengen", en affirmant vouloir "aller plus loin".

"Notre projet est clair: mettre fin à l'impuissance européenne face au défi migratoire", assure M. Bellamy en plaidant pour que les demandes d'asile soient effectuées "hors d'Europe, dans des pays tiers sûrs".

Se prononçant en faveur d'un contrôle accru aux frontières nationales "quand c'est nécessaire", M. Bellamy a souligné que "pour accueillir quelqu'un chez soi, encore faut-il avoir un chez-soi !" Selon lui, "l'anxiété de la société française vient de là : il y a une différence majeure entre le choix d'ouvrir la porte à quelqu'un qui vous demande d'entrer et le fait de ne plus avoir de porte à ouvrir parce que de toute façon plus rien ne protège l'entrée".

M. Bellamy a aussi affirmé que Les Républicains dévoileraient "plusieurs dizaines de propositions concrètes pour l'avenir de l'Europe" le 16 mars prochain, lors du conseil national du parti.

Selon un sondage Ifop pour le JDD, M. Bellamy est connu "ne serait-ce que de nom" par 39% des personnes interrogées, un taux honorable au regard de son noviciat en politique. Il bénéficie d'une notoriété plus élevée chez les sympathisants LR: 67%. 

La même enquête, qui porte sur 1.005 personnes interrogées en ligne les 7 et 8 mars (marge d'erreur de 1,4 à 3,1), montre que la droite est davantage jugée crédible dans la lutte contre l'insécurité et la délinquance (41% des sondés) et contre l'islamisme (37%) que pour faire baisser les impôts (28%) et lutter contre le réchauffement climatique (27%).

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:13
Grand débat: Bayrou souhaite qu'émerge un "projet de société"
Grand débat: Bayrou souhaite qu'émerge un "projet de société"
Le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou en mai 2018
Le président du MoDem François Bayrou a souhaité dimanche qu'émerge du grand débat national un "projet de société", avec davantage de "justice" et aussi "des réponses sur la démocratie et la représentation".

Dans la crise des "gilets jaunes", "la question qui a été posée par les Français, c'est +est-ce qu'on peut reprendre notre destin en main+", a déclaré M. Bayrou lors du "Grand Rendez-Vous" organisé par Europe 1, Cnews et Les Echos.

Cela implique selon lui de "formuler un nouveau projet national pour la France". "Face à toutes les puissances de la planète, oui nous pouvons porter un projet de société différent", qui "introduise de la justice dans ce monde tourné vers la création de richesses", a estimé cet allié d'Emmanuel Macron.

Il faut aussi apporter d'après le maire de Pau "des réponses sur la démocratie et la représentation", avec une dose de proportionnelle aux législatives qui soit conséquente. 

Il évoque aussi "la nécessité de rendre plus facile l'expression directe des Français", en rendant "plus facile" le référendum d'initiative partagée. Il suggère également de "regarder l'extension du domaine du référendum", par exemple aux "problèmes sociétaux", "sans remettre en cause les principes fondamentaux de la déclaration des droits de l'Homme".

Interrogé sur l'idée du patron de LREM Stanislas Guerini d'un alourdissement de l'impôt sur la fortune immobilière, M. Bayrou se prononce contre. Mais revenir sur la suppression de l'ISF ne doit pas être "une question interdite", selon lui.

Globalement, il salue le succès du grand débat: "lorsque l'on offre à des citoyens de participer à une vraie réflexion, de bonne foi, sur leur avenir, (...) alors ils s'engagent". Et les Français ont vu "un engagement authentique, sincère du président de la République" dans la consultation, d'après lui.

 
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:09
LREM : des dizaines de députés au bout du rouleau
LREM : des dizaines de députés au bout du rouleau

Selon « Le Journal du dimanche », entre 40 et 60 députés La République en marche seraient « perdus » à l'Assemblée et une cinquantaine d'entre eux ne songeraient pas à se représenter aux élections législatives de 2022.

La politique n'est pas un milieu facile et certains députés l'ont découvert à leurs dépens. D'après Le Journal du dimanche, la majorité présidentielle à l'Assemblée rencontre des problèmes avec certains de ses membres.

Alors que huit députés ont quitté La République en marche depuis le mois de juin 2017, d'autres ne seraient tout simplement pas à leur place et chercheraient à quitter la politique.

Après plus d'un an et demi de mandat, certains s'interrogent sur le casting qui a été fait par le groupe en vue des élections législatives de juin 2017. Un ancien membre de la Commission nationale d'investiture explique ainsi au JDD qu'il n'a bénéficié que de "quelques mois pour aller chercher les candidats", parfois des novices en politique, souvent inconnus. Résultat, deux députés ont été priés de quitter le groupe : M'Jid El Guerrab dès le mois de septembre 2017, accusé d'avoir frappé un élu socialiste avec son casque et Joachim Son-Forget, poussé vers la sortie après une nuit de messages délirants postés sur Twitter.

Certains « subissent les textes »

Depuis le début de leur mandat, six députés ont claqué la porte de La République en marche à cause d'incompatibilités politiques, rappelle Le Journal du dimanche. Des départs que minimise Gilles Le Gendre, chef de file de La République en marche à l'Assemblée nationale : "Depuis le début, certains nous lançaient des signaux sur le fait que leur participation à la vie collective leur pesait."


Si les départs donnent une mauvaise image du parti, certains, parmi ceux qui restent, ne font pas non plus bonne figure. Cité par le JDD, un proche du groupe estime qu'entre 40 et 60 députés marcheurs "sont... perdus, pas bons. Ils font des trucs mais ils brassent de l'air". Des élus qui ne seraient pas heureux dans l'hémicycle, qui "subissent les textes" et se contentent de "faire acte de présence", confie un député. Pas de quoi s'inquiéter pour Gilles Le Gendre, qui évoque au magazine des "vagues" de découragement car la "mission est exigeante". "Les députés sont comme tout le monde, ils peuvent connaître des hauts et des bas", tempère-t-il.

Pourtant, ce mal-être serait tel au point qu'une cinquantaine d'entre eux songeraient à ne pas se représenter en 2022, voire à profiter des élections municipales de 2020 pour quitter, une bonne fois pour toute, l'hémicycle. Peu après la rédaction de cet article, Gilles Legendre a réagi auprès de nos confrères du Point : "C'est une invention, avec deux citations, vous faites un papier. Je ne connais pas ces 40 députés dont il est question".

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:04
"Sortez des traités, stupides!" : Jean-Luc Mélenchon répond à Emmanuel Macron sur l'Europe
"Sortez des traités, stupides!" : Jean-Luc Mélenchon répond à Emmanuel Macron sur l'Europe
Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée nationale, le 5 février 2019
 

"Une autre parole française existe", promet l'ancien candidat à l'élection présidentielle.

5 jours après la lettre "aux Citoyens d'Europe" publiée par Emmanuel Macron dans les journaux de 28 pays de l'Union européenne, Jean-Luc Mélenchon a livré sa "réponse" dans une tribune publié dimanche 10 mars sur le site de Libération, et à paraître lundi 11 mars dans plusieurs journaux du continent.


Mélenchon attaque le "pseudo-couple allemand"
 Dans ce texte, intitulé "Sortez des traités, stupides !", le leader de La France Insoumise assure qu'une 'autre parole française existe" que la "stratégie du bavardage de posture" du chef de l'Etat. "C'est la langue des biens communs à défendre et à étendre (...) celle des droits sociaux et des services publics à reconstruire après le saccage de trente ans de concurrence libre et non faussée"."C'est celle de la paix, face aux délires belliqueux anti-Russes et aux provocations guerrières de l'OTAN", détaille le député des Bouches-du-Rhône, pourfendeur affiché de cette alliance, ainsi que du "pseudo-couple allemand" dont "nous n'avons que faire", et qui "humilie les vingt-six autres Etats et isole les Français de leurs parents naturels au Sud". "Nous n'avons que faire de la peur des Russes, qui sont des partenaires", ajoute t-il.
 


"Si la démocratie est menacée, c'est plutôt par la tyrannie de la finance et les méthodes de brutes pour diriger les peuples", estime t-il encore, dénonçant la "répression féroce" de la mobilisation des "gilets jaunes" par l'exécutif."Toutes ces misères sociales ont leur origine commune dans le contenu des Traités européens, qui ont figé toutes les politiques économiques dans le dogme absurde de l'ordo-libéralisme, cher au gouvernement Merkel. La condition préalable de la coopération en Europe est la sortie de ces Traités", résume t-il.
 

 

Pour lui, s'il faut une "renaissance" en Europe, "que ce soit celle de la souveraineté du peuple, celle des Lumières contre l'obscurantisme de l'argent et des passions religieuses adverses". Il prône le respect partout en Europe de la "règle verte", qui préconise de "ne plus prendre à la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer"; la lutte contre l'évasion fiscale; un "protectionnisme négocié avec le monde"; l'éradication de la pauvreté et la limitation des écarts de revenus.

 
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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 10:03
Européennes: Wauquiez répond à l'approche "stérile" de Macron
Européennes: Wauquiez répond à l'approche "stérile" de Macron
Laurent Wauquiez à Paris le 6 décembre 2018
 

Dans sa propre tribune, le patron des Républicains Laurent Wauquiez répond samedi à l'approche "binaire" d'Emmanuel Macron sur l'Europe qu'il juge "stérile", affirmant qu'"un autre choix est possible" et que la France "doit d'abord se redresser".

"Il y a un autre chemin pour l'Europe", proclame M. Wauquiez en exergue de cette tribune publiée sur le site du quotidien Le Monde, quatre jours après la tribune du chef de l'Etat "aux citoyens européens", qui a marqué le début de l'offensive de La République en marche pour les élections européennes du 26 mai.

Chez Emmanuel Macron, le président de LR considère que "les postures peuvent varier, passant du fédéralisme à la protection, mais la volonté d'enfermer le débat européen dans un choix binaire reste intacte", entre "proeuropéens et antieuropéens, progressistes et nationalistes, sauveurs et destructeurs".

Mais "avec ce manichéisme, le président fait courir à notre démocratie et à l'Europe un lourd danger", prévient-t-il.

"En deux ans, Emmanuel Macron n'est parvenu à aucun progrès sur la scène européenne" et "pire, la France a rarement été aussi isolée et l'accueil glacial de sa tribune n'en est qu'un symptôme supplémentaire", pointe M. Wauquiez.

Et de lancer: "Si la France veut refonder l'Europe, elle doit d'abord se redresser" alors qu'elle est devenue "l'homme malade de l'Europe". 

D'après le dirigeant, dont le parti oscille entre 8 et 14% dans les sondages pour ce scrutin, "la seule réponse qu'on apporte (aux Français), c'est soit toujours plus de l'Europe que vous ne voulez pas, soit plus d'Europe du tout". "Il est temps de sortir de cette binarité stérile".

Sur les thèmes populaires à droite et développés par Emmanuel Macron, M. Wauquiez livre sa propre vision. Notamment "contre l'immigration de masse, nous proposerons une double protection: une protection aux frontières européennes pour ramener tous les bateaux de passeurs sur les côtes africaines, et une protection aux frontières nationales pour empêcher les entrées illégales en France".

Sur la politique de concurrence, "quand le président se découvre partisan de la préférence européenne, je suis heureux de constater que celui qui a bradé Alstom à l'américain General Electric corrige son approche et rejoint nos positions", tacle le patron de LR.

De façon générale, à ses yeux "c'est une faute de vouloir se débarrasser de la France dans l'Europe. L'Europe doit et devra s'appuyer sur les nations pour grandir et réussir".

 
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  • : Le blog de Zuwala Richard
  • : Prévention et santé.Insertion de personnes en détresse sociale. Intervenant sur les problèmes d'addictologie.(alcool, drogue) Photographe amateur. Membre du bureau départemental et national fédération UDI de la Somme Président de la Croix Rouge locale de Ham (80) J'ai écrit un livre paru en 2005 *Une Vie Autre et Nouvelle* édité par la Société des Écrivains. Président de la Croix Rouge de Ham (Somme) Membre du Conseil d'Administration Alcool Assistance (Somme) Secrétaire adjoint du bureau départemental de la Somme Membre du CCAS de HAM Somme
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